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Borgal Ascurn - Maître Moineau, sur sa toile penchée, tenait dans sa pogne un pinceau

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~#~Sujet: Borgal Ascurn - Maître Moineau, sur sa toile penchée, tenait dans sa pogne un pinceau Sam 13 Mai - 12:09


Borgal Ascurn feat Johnny Depp

Qui je suis


Qu'est-ce que tu préfères à Dahud ?
le danger de la rue des plaisirs
la chaleur des auberges
l'ambiance du marché
l'architecture des bâtiments

Quel régime politique te convient le moins ?  
dictature
oligarchie
démocratie
monarchie

Quel est l'animal qui te correspond le plus ?
le zèbre
le flamand rose
le caïman
l'autruche

Quelle est la divinité qui vous correspond le plus ?
Malaggar
Jalahiel
Glorë
Tarlyn

Quel serait le pire pour toi ?
perdre ton don
perdre un sens
perdre tes sentiments
perdre ton honneur

On te confond avec un exempt, ta réaction :
tu t'indignes et raisonne la personne : c'est évident que tu as un don !
tu crains de devenir un esclave et tu uses de la violence pour t'en sortir
tu dévoiles ton tatouage calmement
tu manipules la personne pour fuir à la première occasion

Ton aspiration dans la vie :
l'indépendance de ta région
l'équilibre familial
prospérer financièrement parlant
être respecté de tous

Ta plus belle qualité :
l'optimisme
la politesse
le respect
la fraternité

Ton vilain défaut :
l’égoïsme
la franchise
la fougue
l'assurance

Ta nourriture préférée :
la viande rouge
les féculents
les baies
les poissons

Pour cocher, mettre checked juste après "checkbox"

passe ta souris si tu veux en savoir plus
Surnom: Le Moineau (ancien), Sylib (signature).Age: 50 ansMétier: PeintreSituation amoureuse: Séparé de facto Groupe et niveau: Exempt
CARACTÈRE


Il y a de ces matins où le poids de ces années se fait sentir, où l'on s'interroge. Avons-nous vraiment choisi de devenir ce que nous sommes ? Ou bien ce résultat était-il prédéterminé, fixé alors même que nous respirions l'air de ce monde pour la première fois ? Est-ce cela, la crise de la cinquantaine, ces questions pompeuses et dénuées d'intérêt, ce ridicule monologue philosophique sur le sens de l'existence ?

Malgré moi, je dois bien avouer qu'il s'agirait sûrement de ma première question, devrais-je rencontrer nos créateurs.

Aviez-vous prévu cela ? Que cet adolescent naïf et aveugle à la réalité deviendrait ce criminel endurci, cet esprit rendu lucide par la force des choses, réaliste et pragmatique ? Que ce couillon irresponsable apprendrait les vertus de la patience et de l'efficacité, de la méthodicité quotidienne et constante, jusqu'à menacer de  verser dans l'obsession maniaque la plus criante ? Qu'il refuserait la douceur amère de la servitude pour lui préférer le plongeon dans l'inconnu,  vers l'imbécile, intrépide et égoïste rébellion solitaire qui l'amènerait à commettre l'irréparable ? Qu'il prendrait conscience de son talent, de sa vivacité d'esprit et d'intellect, n'en déplaise à cet ego déjà enflé à grand renforts de succès improbables ?

Qu'en dirait-il, ce gamin, s'il pouvait contempler ce qu'il est devenu ? Meutrier pétri de scrupules, fouineur invétéré sous le masque de l'exhubérance, tricheur patenté et prestidigitateur de l'art oratoire. Un homme, simplement, tout aussi distant du monstre que du dieu, déterminé à survivre, mieux, à vivre comme il l'entend, qu'importe le prix et les conséquences, pour lui-même, pour autrui, pour le monde.

J'ose espérer qu'il lui dirait merci. Car c'est grâce à lui qu'il a survécu. Qu'il peut encore rire, s'amuser aux dépens d'autrui, faire rire et faire rougir, piéger et déranger, tantôt mature sous le poids des ans, tantôt immature comme si plus de trois décennies ne venaient pas de s'écouler. Qu'il peut apprécier la beauté de ce monde ingrat, la compagnie d'une étrangère toujours suspecte, la satisfaction de l'ouvrage accompli.

Qu'il a le loisir de se laisser distraire ainsi, alors que la vaisselle n'est toujours pas lavée, que les deux pinceaux fins nettoyés n'ont pas regagné le deuxième pot de l'étagère (celui avec une fêlure de deux pouces), que ...

Allez, mon vieux Bor', au boulot.


DERRIÈRE L’ÉCRAN: Je m'appelle Zorille et j'ai 25 ans. Vous pouvez donc vous en douter, je suis un garçon. J'ai connu le forum grâce à un partenariat avec le forum sur lequel je furetais (Earth and Ashes) et je le trouve super dans son concept et son design. Mon personnage est un scénario créé par Kara Ergorn-Jaggde et je l'en remercie d'avoir créé cette merveille.


en savoir un peu plus sur moi

+ Quelle est ta région d'origine ? Y es-tu encore ?

Vainui, le paradis gelé ou l'enfer glacial, tout dépend de qui le considère. A titre personnel, j'oscille entre le rappel d'une enfance insouciante, le théâtre de quelques épisodes sordides, et les paysages d'une beauté unique. Une forêt de conifères au lever du soleil, les aiguilles givrées étincelantes,  cette symphonie si riche de la lumière et de l'eau ; le détail d'une rivière ou d'un fjord dans l'une de mes compositions. Une rude contrée, rugueuse et revêche, mais aux charmes insoupçonnés. Quittée à quinze ans pour la Cérémonie, jamais vraiment habitée depuis le début de ma cavale. Difficile de poser ses malles dans un pays où la prime sur votre tête est particulièrement élevée. Y remettre les pieds de sitôt ? Ce ne serait pas très avisé, même selon mes critères plutôt souples. Rapport aux quelques mésaventures que je viens d'évoquer, et dans lesquelles, je le crains, je n'ai pas le rôle du héros chevaleresque ... et dont l'une n'est pas plus vieille qu'un lustre.

+ Parle-moi de ta famille, et de ton lien avec elle.

Fils unique, d'un couple de pêcheurs, d'un village paumé sur l'une des côtes de Vainui. Voilà le pedigree du corniaud, des plus romanesques ! C'est assez ... pittoresque, comparé aux rumeurs qui courent sur le Moineau. J'imagine qu'ils seraient déçus, ces pauvres traqueurs, d'apprendre qu'ils pistent le digne rejeton de deux pécores qui n'ont jamais possédé rien de plus qu'une barque et qu'une masure sur pilotis. C'était ça, ma vie ; ç'aurait pu être ça, je ne demandais rien de plus. Devenir pêcheur, apprendre le métier en compagnie de père et mère, et de Nastaï. Mon chien. Qu'il me manque le plus des trois, voilà qui en dit peut-être long sur moi-même ... Je n'ai jamais revu mes vieux après le fiasco de la Cérémonie. Pas un adieu, pas une larme, persuadé que j'étais d'être un élu de l'Eau, aveugle. Je n'y ai jamais remis les pieds. Trop risqué, trop dangereux, pour moi comme pour eux.

+ Si tu pouvais aller dans une autre région d'Oranda, où irais-tu et pourquoi ?

Utopia. Tu ne connais pas ? Une splendide île à l'abri des vicissitudes des Eléments et de leurs coteries, où tous vivent en paix, qu'importe leur don, ou son absence, élus comme exempts. Un climat paisible, des vents doux et caressants, des pluies rafraîchissantes sans transir jusqu'à l'os, des plages à perte de vue. Des rivières de miel, des champs qui poussent sans avoir à les ensemencer, des vergers abondants, de l'alcool qui coule à flot. Pas de rois ou de dictateurs, de politiciens ou de bourreaux, de soldatesque ou de plèbe hystérique. Une description envoûtante, à faire chavirer le cœur de tout honnête homme. Dommage qu'elle n'existe que dans ma caboche ...

Pour être réaliste ? Gorka. Pourquoi ? La prime accolée à ma carcasse est nettement moins importante là-bas. Aussi simple que ça.

+ Quel est l'élément que tu haïs au plus haut point ? Pourquoi ?

Tous. Et aucun. Un peu. Et passionnément. Tout ça à la fois.

Les éléments, dans leur expression naturelle ? Ils m'indiffèrent. Peut-on haïr une braise, une flaque, une bourrasque, un caillou ? J'imagine que oui, mais il faudrait être sacrément dérangé du bulbe. Venant de ma part ...

Les éléments, dans leur expression sociétale, leurs institutions ? J'abhorre, je hais ce système inique, cet esclavage normalisé, cet asservissement de ceux qui comme moi, n'ont eu comme seul tort que de naître. Qu'il crève. Qu'il s'effondre. Voilà tout ce que je lui souhaite. Et pourtant, je ne m'illusionne pas. Si la Cérémonie avait connu une issue différente, si j'avais révélé un don ... je l'applaudirais des deux mains, comme tous les autres, je le porterais aux nues. C'est la rage de la proie traquée, la haine de l'être forcé à porter la peau du monstre pour survivre, l'amertume du paria, qui me saisit les tripes ; pas la morale du justicier, l'éthique du sage, l'indignation de l'altruiste. Je n'irais pas risquer ma peau pour l'abattre. Que les idéalistes et suicidaires s'en chargent.

Les éléments, dans leur expression humaine ? Je dois bien avouer que je ne raffole pas de la plupart des brasiers sur pattes, mais certains sont plus que fréquentables. A l'inverse, j'ai côtoyé de beaux fumiers chez mes anciens congénères des ruisseaux. Je hais, je méprise au cas par cas. Mais toujours, toujours méfiant, à l'affût de la menace qu'ils représentent. Tous, toutes, Eau et Feu, Terre et Air. Seul contre le monde. Je peux sympathiser, même fraterniser. Mais aucun lien n'arrêtera ma main s'il faut en arriver là. Même au nom de la plus vive des affections, de la plus intense des passions.

C'est le prix que réclame ma liberté.

+ As-tu un secret ? Un secret dont personne ne devrait en entendre parler ?

Borgal a un secret, précieusement gardé. Borgal est un mensonge, un faux, une création, un nom d'emprunt pour un criminel recherché, un meurtrier. une identité de plus sur une longue liste, si longue qu'il en a presque oublié celle qu'on lui donna à la naissance, inusitée depuis trente-cinq années. Mais on le connaît mieux sous un surnom, dérisoire et presque risible. Le Moineau. Traqué depuis sa fuite de la Cérémonie. Cinq dizaines de meurtres imputés, certains à raison, d'autres à tort.

Mais le Moineau cache aussi soigneusement ses secrets, encore plus que Borgal. Il cache la vérité, bien en deçà de sa réputation de tueur sanguinaire, de truand sans scrupules. Car il en a, des scrupules, le bougre. Il n'a jamais tué par plaisir, toujours contraint, toujours forcé. Pour chaque exaction avérée, combien de fuites effrénées, d'abandons de ses biens, de ses possessions, afin d'éviter l'irréparable ? Combien d'importuns assommés, de fâcheux estropiés plutôt qu'occis alors qu'ils étaient à sa merci ?

Tu vois, tu ne connais ni l'un ni l'autre. Tu ne me connais pas.

Et il y a cette erreur. Elle. Celle que j'aurais dû achever. Celle qui en sait trop. Celle que ne je pus me résoudre à tuer. Trop de souvenirs, trop de mémoires, trop d'instants, trop de dettes.

Celle que je revois chaque fois que je m'empare d'un pinceau, que j'entame une nouvelle toile.

+ Quel est ton rôle au sein de ta région ?

Personne. Un illustre inconnu. Mais non, ça serait l'idéal, le raisonnable ... J'aurais pu choisir d'autres façons de gagner mon pain quotidien, mais il a fallu que j'en choisisse une qui pourrait me faire connaître, me sortir de l'anonymat. L'art, la peinture. J'esquisse des paysages, je dessine des souvenirs ou des rêves, des contrées réelles ou des landes imaginaires. Peu de portraits, pas faute de talent, mais par prudence. Une maladresse, une ressemblance inconsciente à certains souvenirs, pourrait m'être fatale. Je vis de la vente de mes toiles. Des commandes, que certains nantis me passent, parfois. Des portraits, des scènes de famille. Je n'amasse pas des fortunes. J'aimerais dire que je suis un génie incompris ... Mais la triste vérité, c'est que ma patte n'est pas dans les goûts de cette décennie, que je suis trop fier et borné pour m'adapter aux exigences de ces noblaillons méprisables, que l'antipathie que certains m'inspirent suffit à me les aliéner ... Qu'importe. Je vivote, j'ai connu des années moins fastes.

+ Si tu devais assister à une mise à mort injuste qui mettrait en danger un innocent, que ferais-tu ?

En un mot ? Rien.

Chacun ses crasses, son histoire, ses soucis, chacun ses problèmes. Je n'irais pas me mettre en danger pour autrui. Je ne leur réclame rien, je ne leur demande rien, je ne leur dois rien. Un coup d'altruisme, par-ci par-là, quand ça ne me coûte qu'un peu de temps, ou par investissement, je ne dis pas, mais risquer ma peau ? Sans façons.

Non, la réelle question, c'est plutôt ... est-ce que j'ai suffisamment à y gagner pour prendre le risque d'agir ?

Jusqu'ici, toujours, la réponse a été négative.

+ Que penses-tu de la séparation entre les éléments ? Crois-tu que cela est normal, ou contre-nature ?

Normal ? Oui, c'est la normalité, celle qui nous affecte toutes et tous, que l'on choisisse de la suivre ou de la rejeter, de la protéger ou de la défier. C'est la loi ancestrale de notre monde.

Elle n'est pas contre-nature, pas plus qu'elle n'est naturelle. Qu'importe que les Dieux l'aient voulu ou pas, qu'elle s'inspire de la nature ou de la religion. Le seul point important, c'est que la majorité ne la remet pas en cause. Que nos sociétés s'articulent autour de cette séparation.

La réunification ? Un rêve naïf à mon sens. Admettons que l'on parvienne à dépasser les préjugés des élus de chaque élément, à les convaincre de la nécessité de cohabiter au quotidien, ce qui n'a rien d'une sinécure. Les castes dirigeantes de chaque nation accepteraient-elles vraiment d'être dépossédées d'une partie de leur pouvoir ?

+ Crois-tu en l'existence de l'élément Matière ?

Peut-être que oui, peut-être que non. J'ai entendu des rumeurs, des racontars, dans les basses strates, au contact des trafiquants, des prostituées, des tatoueurs faussaires, de la lie de ce monde. Au final, la vérité m'importe peu. S'ils existent, ils sont traqués, pourchassés. Peu enclins à se mêler des affaires d'un modeste peintre.

+ Si tu devais défendre quelque chose, une idée, un concept, une valeur ? Et si tu devais t'opposer à quelque chose ?

La liberté. La mienne. S'il y a bien une valeur qui me tient à cœur, que j'ai défendue bec et ongles, à coup de lames et de poings, de ruses et de mensonges, de pièges et d'embuscades, c'est celle-ci. Plus que la fortune, le bonheur, la sécurité, la satiété, la paix, la santé, le respect, la reconnaissance, et que sais-je d'autre ... C'est le choix que j'ai fait, trente-cinq ans plus tôt. Sans regrets. Sans dettes. La liberté n'est pas reçue, pas plus qu'elle n'est accordée, donnée ou mendiée. Elle est conquise par la lutte.

L'asservissement, l'esclavage. Plutôt crever debout que vivre à genoux. L'observer chez autrui m'est déjà odieux, jamais je ne me résoudrais à m'y soumettre. Je ne serais jamais la chose de quiconque, le domestiqué, le chien de manchon, le caniche bien docile. Je me salirais les mains, les pieds et le reste, je fuirais aux confins d'Oranda, je souffrirais mille morts plutôt que d'abdiquer et de me résigner à vivre sous le joug. Et si l'issue de cette lutte doit m'être fatale, ainsi soit-il.

Ceci étant dit, je préfère m'éteindre paisiblement dans un lit ...

+ Si tu devais me raconter un événement du passé...  

Le jour où tout a basculé. Je pourrais l'appeler de tellement de manières ... "L'espoir en miettes", "La fin des illusions", "La trahison du destin", "Le début de la cavale", "Mes premiers meurtres". Mais il existe un mot qui le résume mieux que tout cela. Non.

Le jour où j'ai refusé. Le jour où, d'un instinct plus fort que toutes les coutumes, toutes les valeurs, toute l'obéissance qu'on m'avait inculquées, je me suis révolté. Où j'ai dit non.

Effroi. Incompréhension. Déni. Le jugement est tombé. Définitif. L'échec. Complet. Un mot, qui revient en boucle. Exempt. Impossible à croire. Inconcevable. Ce n'est pas ... Papa. Maman. Nastaï. Perdus, à jamais. Les images du départ qui défilent, l'au revoir sur le seuil, les silhouettes qui s'estompent alors que la barque s'éloigne. Je sens la panique monter, irrésistible, les larmes qui montent aux yeux. Sois fort. Montre que tu as du cran. Sois un homme. Je reste sourd à ces voix qui me harcèlent de l'intérieur. Dérisoires. Mon monde vient de s'effondrer, d'une annonce, d'une phrase. Trop sonné pour réagir, pour être conscient du moindre détail. Sous le choc. Je réagis à peine à la bourrade d'un garde, à la caresse d'un fouet, aux cahots du chariot. Je suis, docile. Parfait petit bétail dirigé vers l'enclos.

C'est le bruit de la foule qui m'atteint comme une gifle, qui me ramène à moi. Je suis le cinquième de la file. Trois filles, un garçon qui me précèdent. Et ces yeux, parfois curieux, parfois avides, parfois calculateurs, parfois indifférents, qui se fixent sur nous. Ces ragots, ces commentaires narquois, ces invectives ou sifflements. Je voudrais disparaître, m'enterrer, me réveiller. Je voudrais rentrer, retrouver mon foyer, ne jamais l'avoir quitté. Je voudrais ...

C'est presque mon tour. La fille devant soulève l'enthousiasme, les enchères grimpent. Des hommes, principalement, qui se disputent sa possession. Je sens la nausée monter. Ce n'est pas juste. Je n'ai jamais rien fait de mal. Pas le moindre crime. Pourquoi ? Pourquoi moi ? Un mot, un cri, du marchand. A mon égard. Je le regarde, hébété, incapable d'en saisir le sens. Un geste, impatient, répété à deux reprises. Avancer. Il me fait signe d'avancer. Je m'exécute.

Je ne déchaîne pas l'enthousiasme, mais les enchères commencent à monter.
Une, en particulier, quinquagénaire, dissimule mal son intérêt à mon égard. Nos yeux se croisent. La nausée monte, plus forte. Malgré le choc, malgré le cataclysme, je comprends. Un désir extrême, sans ambiguïté. Lubrique. La nausée s'accentue, puis reflue, remplacée par quelque chose d'autre. Une chaleur qui enfle, s'enflamme. Ce n'est pas la différence d'âge. Ce n'est pas ce désir. C'est cette façon de me fixer. Sa chose. Moins qu'un être humain. Moins qu'une bête. Un objet.

Non.

Pour la première fois, je ressens de la rage. De la colère. De la haine, à m'en dévorer les entrailles. Avant même de l'avoir réalisé, j'ai agi.

Ils ont négligé de me lier les mains, devant ma passivité. Erreur fatale. Je m'empare de la dague du marchand. Et je frappe. Une fois. Deux fois. Trois fois. Il s'effondre dans un gargouillis.

Silence sur la foule. Tous tétanisés, autant que moi. Un silence de plomb, un bref instant. Alors les gardes réagissent, enfin. Ils accourent. Je tourne les talons. Vers l'intérieur, le bâtiment les enclos aux esclaves. Quelqu'un se dresse sur ma route. D'instinct, une frappe au visage. A l’œil. Il crie. Du sang. Courir, vite. Fuir. Je ne veux pas mourir ici. Je veux vivre. Je ramasse sa lance et reprend la fuite. De l'air qui me frôle, de justesse. J'enchaîne les corridors, sans réfléchir, mû par l'instinct. Une clarté étrange m'envahit, euphorique. Pour la première fois depuis la Cérémonie, je me sens vivant.


Le reste n'est que chaos et flous. Je me souviens avoir brisé la lance dans le corps d'un camarade d'infortune qui refusait de céder le passage. D'avoir poignardé une adolescente paniquée qui m'avait agrippé. Je me revois sauter à la gorge d'un des gardes, plus bestial qu'humain. Je me souviens d'avoir sauté par une fenêtre, un atterrissage miraculeux sur une pile d'étoffes.

Et surtout, je me souviens du soir, réfugié dans une grange. Couvert de sang, des estafilades en pagaille, des écorchures et quelques contusions. Je me souviens avoir dû étouffer ce rire hystérique entre mes mains, chargé de larmes et de bile, de m'être mordu la joue à en saigner, de mes ongles plantés dans la chair de mes bras. En l'espace d'une journée, j'avais renié toute mon éducation, les principes et les coutumes des miens, j'avais tué, à plusieurs reprises ; de futur esclave docile et résigné, j'étais devenu un meurtrier en fuite. Et malgré toute l'horreur que mes actes m'inspiraient, malgré le dégoût et la honte, malgré leurs visages qui me harcelaient, je n'arrivais pas à le regretter. Inconsciemment, pour la première fois de ma vie, j'avais pris mon destin en main.

Pour la première fois, j'étais libre.

+ Une dernière chose...

De la paix. C'est une exigence incongrue, une requête extravagante, mais voilà bien ce qui m'a amené à Dahud. Ce n'est pas la première fois que j'essaye de m'établir. Chaque tentative s'est soldée par une fuite, un meurtre, un affrontement. J'ai remisé mes vieilles frusques de forban, ce déguisement devenu si familier au fil des ans. Mais mes atours, mes cosmétiques, mes artifices sont toujours là, prêts à resservir. Mes armes, aussi. Les lames, les poisons, les pièges ... vieux compagnons et fidèles servantes. J'espère vraiment leur accorder le repos mérité. Et ne pas avoir, encore, à les tâcher du sang d'imbéciles cupides ou haineux.

Rien de plus pénible à récurer ...

[/i]
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Dernière édition par Borgal Ascurn le Dim 14 Mai - 11:47, édité 5 fois
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~#~Sujet: Re: Borgal Ascurn - Maître Moineau, sur sa toile penchée, tenait dans sa pogne un pinceau Sam 13 Mai - 12:12

Bienvenue officiellement
J'adore comment tu as décris le caractère, j'aime vraiment beaucoup comment tu écris
J'ai hâte de voir la suite de tout ça Bon courage et n'hésite pas si tu as des questions, je suis là pour ça

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~#~Sujet: Re: Borgal Ascurn - Maître Moineau, sur sa toile penchée, tenait dans sa pogne un pinceau Sam 13 Mai - 12:29

Bonne chance pour la rédaction de ta fiche
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~#~Sujet: Re: Borgal Ascurn - Maître Moineau, sur sa toile penchée, tenait dans sa pogne un pinceau Sam 13 Mai - 13:20

Bienvenue, et bon courage pour la rédaction de ta fiche ! Smile

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~#~Sujet: Re: Borgal Ascurn - Maître Moineau, sur sa toile penchée, tenait dans sa pogne un pinceau Sam 13 Mai - 13:41

Officiellement bienvenue au toi ! Au plaisir de Rp avec toi ;)
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~#~Sujet: Re: Borgal Ascurn - Maître Moineau, sur sa toile penchée, tenait dans sa pogne un pinceau Sam 13 Mai - 14:14

Bienvenue o/

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~#~Sujet: Re: Borgal Ascurn - Maître Moineau, sur sa toile penchée, tenait dans sa pogne un pinceau Sam 13 Mai - 16:10

Bienvenue Borgal ! Very Happy
J'ai hâte de te lire, n'hésites pas si tu as besoin de renseignements et vive Johnny Depp

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~#~Sujet: Re: Borgal Ascurn - Maître Moineau, sur sa toile penchée, tenait dans sa pogne un pinceau Sam 13 Mai - 17:47

Bienvenue sur le forum ! Un autre peintre ;P
En tout cas, ce qu'on peut déjà en lire donne envie d'en découvrir davantage.

Bon courage pour la rédaction de la fiche ! Et à très vite dans le jeu
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To the surface where you`ll be waiting
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~#~Sujet: Re: Borgal Ascurn - Maître Moineau, sur sa toile penchée, tenait dans sa pogne un pinceau Dim 14 Mai - 0:32

Et y'a un renard dans la suite de ton titre ?

Bienvenue sur le forum et bonne continuation pour ta fiche !

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So long under water ◊ I couldn't hold my breath anymore ◊ In this watery world ◊ I went ◊ Down, down, down ◊ Past the carals ◊ Sinking into the bottomless deep

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~#~Sujet: Re: Borgal Ascurn - Maître Moineau, sur sa toile penchée, tenait dans sa pogne un pinceau Dim 14 Mai - 11:18

JOHNNY DEPP :drunk: :drunk:

Sorry, je me calme. Mais JD quoi .
En tout cas bienvenue parmi nous, j’espère que tu t'y plaira et qu'on aura l'occasion de RP ensemble.
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~#~Sujet: Re: Borgal Ascurn - Maître Moineau, sur sa toile penchée, tenait dans sa pogne un pinceau Dim 14 Mai - 12:33

Merci pour l'accueil ! Promis, je serais sage ! Et je ne tuerais personne !  

Enfin, je verserais une petite larme après, quoi ...

* Kara : Merci pour les compliments, mais ça va pas suffire pour que j'accepte d'être au service de ta famille de boutefeux ! Va falloir mettre plus sur la table !

* Eden : Merci ! On se croisera peut-être à Dahud !

* Kacem : Je suis sûr que tu es quelqu'un de formidable, mais, heu ... je suis désolé, je vais devoir décaler notre rendez-vous, comme avec tes autres collègues. En fait, le plus tard possible, ça sera le mieux. T'as une place dans cinquante ans ?

* Brehn : Au plaisir aussi, Messire. (Comment ça, j'essaie de me concilier un pig... employeur potentiel ?)

* Kolga : RÉVOLTE ! A MORT L'ESCLAVAGE !

* Aspyn : Ouais ! Vive le capit... Mince, mauvais personnage

* Hly'tha : Salut consœur ! Que l'âme des pinceaux soit avec toi !

* Marigold : Une renarde, en fait. Maîtresse renarde, par les toiles alléchée, lui tint à peu près ce langage ... *Zieute Kara du coin de l’œil.*

* Nymeria : Ça manque encore d'enthousiasme, je trouve !
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~#~Sujet: Re: Borgal Ascurn - Maître Moineau, sur sa toile penchée, tenait dans sa pogne un pinceau Dim 14 Mai - 14:27

Oh wow je viens de voir que j'ai loupé mon mot de bienvenue...
Bienvenue par ici, bel homme ! On s'occupe de toi dès que possible

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Mère Nature
tout puissant


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~#~Sujet: Re: Borgal Ascurn - Maître Moineau, sur sa toile penchée, tenait dans sa pogne un pinceau Dim 14 Mai - 18:49


Fiche validée !

Bienvenue chez les EXEMPTS ♥️



✔️Félicitations pour ta validation !

Tu fais désormais entièrement partie de l'aventure. Nous avons le plaisir de t'intégrer au groupe des Exempts et d'accorder aucun niveau à ton personnage.

La première étape, la plus importante, est de venir recenser ton avatar, ton nom de famille et ton métier, si ce n'est pas déjà fait. Cela permettra qu'on ne te les pique pas ! La prochaine étape est l'ouverture de ta  fiche de liens, indispensable pour te créer tout plein de relations. Tu auras également la possibilité d'ouvrir ta fiche de topics, pour ne pas t'y perdre avec tous tes RP. Au fil de ton aventure, tu pourras gagner des points pour ton personnage ainsi que pour ton groupe, mais n'oublie surtout pas de les recenser. Pour augmenter la puissance de ton pouvoir, tu devras remplir certains objectifs qui te permettront de  passer au niveau suivant. Un petit guide est à ta disposition si tu es un peu perdu.

Tu as été ajouté(e) au groupe de Lachlan Thralmur, connu sous le nom de Kara Ergorn-Jaggde et Cyne Wkar  Elle est maintenant ton admin référente. Tu as la possibilité de flooder avec elle dans cette section puisqu'elle devient ta marraine. Elle répondra à tes questions avec plaisir ^^

Amuse-toi bien sur Oranda !  

fiche By Camo©️015
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Borgal Ascurn - Maître Moineau, sur sa toile penchée, tenait dans sa pogne un pinceau
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