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Intrigue n°2
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When bonds become shackles [Kaan]

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~#~Sujet: When bonds become shackles [Kaan] Ven 16 Juin - 12:22


When bonds become shackes

Kaan Yasi & Ariel Greer


L'agitation des dernières semaines avait été sacrément mauvaise pour le business. Non seulement les gens avaient parfois peur de sortir, de se mêler aux autres Elémentaires, mais en plus de cela, il régnait dans l'atmosphère une certaine pesanteur qui empêchait même mes clients les plus fidèles de venir... Et ce, dans tous les sens du terme. Alors, je passais le plus clair de mon temps à rien faire, quand je ne sortais pas tout simplement pour flâner.

De nombreuses filles étaient comme moi, désœuvrées, alors que chacun se transformait en expert politique, allait de son petit commentaire, de ses appréciations, alors que la question était sur toutes les lèvres : qu'allait-il se passer maintenant ? Pour ma part, qu'on m'accuse d'optimisme si l'on souhaite, mais je restais persuadée que les choses allaient s'arranger, d'une façon ou d'une autre. Le statut quo serait maintenu, et il n'y aurait pas de guerre sans précédent. Cela me semblait tellement... Impossible.

Je n'étais pas naïve, je savais que les Eléments pouvaient se méfier les uns des autres, se haïr, même, mais de là à la guerre... Il y avait un grand pas que je ne voyais pas les dirigeants franchir. Après tout, un conflit de grande envergure provoquerait irrémédiablement des destructions terribles de part et d'autres, s'y risquer serait de la folie pure.

Aujourd'hui, après une nuit pauvre en clientèle, j'avais passé le plus clair de mon temps à me promener dans les rues de la ville. Malgré le danger évident, je ne pouvais pas non plus restée enfermée dans la peur. Sauf que même si les quartiers étaient animés, quelque chose manquait. Un petit quelque chose qui transformait le visage des gens. Sous leur apparence de gaieté et de bonne humeur se trouvait une couche de méfiance, une couche de peur qui pourrait transformer une simple bagarre d'ivrognes en pugilat, ou une simple promenade en lynchage, pour peu que l'on ait l'air suspect.

J'avais fini par écourter ma balade, préférant rentrer dans le sacro-saint établissement où j'officiais, et où je me sentais en sécurité, malgré tout ce qui passait autour. Après avoir passé le reste de l'après-midi dans la chambre de Chenoa pour parler de tout et de rien, j'étais finalement rentrée dans la mienne, dans l'attente d'éventuels clients.

Cette attente m'horripilait. Je détestais l'inactivité, et là, j'étais obligée d'attendre sans bouger, sans avoir la possibilité d'arpenter les rues, sans même pouvoir me dégourdir les jambes, sauf en faisant les cent pas. Si seulement les livres n'étaient pas aussi chers ! J'aurais pu avoir au moins le loisir de me changer les idées en imaginant les mythes du continent prendre vie.

Mais je n'avais rien de tout cela. A la place, j'étais simplement allongée dans mon lit, portant une très simple tunique bleutée, la tête posée sur mes coussins et le drap posé chastement sur mes jambes dénudées. Le froid de la fin de l'année commençait à se faire sentir, et de nombreuses bougies étaient disposées ça et là, le plancher heureusement réchauffé par la cheminée du rez-de-chaussé.

La maison était silencieuse, à peine quelques éclats de voix par ci et par là, et les quelques plaintes des rares filles ayant un client avec elle. Même dans la rue, l'agitation était moindre qu'à l'accoutumée, et de toute évidence, le froid n'y était pas pour tout. Quelques pas arpentaient ça et là les couloirs de l'établissement, des clients venant et d'autres repartant, mais sans les habituels conversations grivoises et autres plaisanteries échangées avec plaisir.

De toute évidence, si cette soirée se passerait de nouveau sans que personne ne vienne, je ne resterais pas ici la fois suivante. Faire la rue aurait au moins le mérite de me faire bouger, en dépit du risque évident de tomber sur un coupe-gorge voulant les biens sans sortir sa monnaie, et puis, je n'étais pas non plus obligée d'exercer, je pourrais aller dans une taverne... Tout, plutôt que rester sans rien faire.

Fermant les yeux doucement, luttant pour ne pas m'endormir, j'étouffais un bâillement avec difficulté. Au pire, qu'est-ce que je risquais ? Si un client venait, il n'aurait qu'à me réveiller... Sur cette pensée un rien réconfortante, je me laissais aller, tâchant d'écouter encore ce qu'il se passait autour de moi, tout en sentant les affres du sommeil m'attirer progressivement jusqu'à elles, jusqu'au moment où ma respiration se ralentit lentement, m'entraînant dans l'obscurité des rêves.


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Kaan Yasi
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~#~Sujet: Re: When bonds become shackles [Kaan] Ven 23 Juin - 22:54

Qu'est-ce qui ne va pas chez moi bordel ? Comment j’en suis arrivé là ? Comment j’ai pu penser une seul seconde que ça irait mieux après ça… Tout ça parce que je ne comprends pas mes sentiments. Comment ? J’ai été éduqué pour comprendre mes sentiments. Pour qu’aucune barrière ne se dresse sur mon chemin. Pour que les seuls doutes que j’ai soient ceux des gens qui m’entourent. Comment puis-je arriver à douter de moi-même ? De mes facultés à comprendre le monde et les gens ? Je suis un manipulateur. Je suis un Yasi. Je suis un sudiste. Alors pourquoi je n’y arrive pas ? À me foutre des autres comme on me l'a si souvent demandé de le faire. Pourquoi je n’ai ni le sens du sacrifice de Sven, ni la volonté d’exécution de Razaël, ni l’inférence de Arkan. Ils sont mes semblables. Je suis né pour devenir comme eux. Je suis né pour devenir leur successeur. Alors comment quelques histoires de filles peuvent m'empêcher de fermer l’œil ? Comment je peux croire que c’est en coupant le cordon avec toutes que je vais régler mes problèmes ? Que je vais atténuer leurs souffrances ? Que je pourrais simplement les contempler être plus heureuses ailleurs que de passer du temps avec moi ? Se pourrait-il que je me perde en moi-même ? Se pourrait-il que je ne sois plus Kaan Yasi ? Aurais-je changé de morceau de musique qu'est celui de mon but final ? Si mon cœur et mon corps réagissent de la sorte, dois-je y voir un échec ? Les doutes me hantent. Les regrets m’enlisent. La fatigue m’accable et je suis si faible par rapport à tout cela. Sven se serait-il trompé sur moi ? Aurais-je menti à mon idole ? Pourquoi je ne peux pas voir les personnes auquelles je tiens autour de moi ? Pourquoi chacun de mes pas me conduit de plus en plus vers la solitude ? Ne devrais-je pas mériter mieux que cela ? Cinq ans que je me bats chaque jour. Sans relâche. Sans baisser la tête. Voulant réussir à accorder toutes les valeurs qu’on m'a inculquées et ma situation maudite. Je n’ai donc pas le droit à l’erreur ? Je n’ai pas le droit au répit ? Le moindre de mes mauvais choix doit remettre tout en cause ? J’essaye de faire un bien meilleur. Un bien que je sais meilleur. J’ai vécu avec ces gens dans la boue. J’ai vu ces femmes et ces enfants se faire kidnapper pour être revendus pour les plus riches. J’ai même vu le désespoir de ces riches devenant fous sous la quête de puissance, construisant des monts de torture pour exprimer leurs existence ? COMMENT PUIS-JE ME TROMPER AVEC CETTE EXPÉRIENCE LÀ DU MONDE ? Mon existence même n’a servi qu'à ça. Comprendre chaque personne. Chercher à savoir comment éviter de faire souffrir tout le monde. Alors pourquoi je n’arrive pas à ne pas faire souffrir mes proches ? Je ne suis qu’une déception pour la plupart. Un traître pour les autres. Même Edalf et Arkan on choisit de souffrir pour m'aider.

La solitude me ronge… Le manque de sommeil aussi. Kolga… Pourquoi tu ne veux pas comprendre que c’est pour ton bien… Pourquoi tu ne veux pas admettre que je suis une déception… Pourquoi tu t’attaches à moi ? Je n’arrête pas de ressentir ce même désir pour chacune d’entre vous. Tu as été ma partenaire, ma complice d’aventure, mon petit rayon de soleil chaque année. Je n’ai jamais eu de doute sur mes sentiments pour toi. Alors pourquoi ne sont-ils pas plus forts que ceux que j'éprouve pour Nymeria ? Alors qu’elle m'a rejeté… Pourquoi ne sont-ils pas plus forts que ceux que j’éprouve pour Lyntha alors que je n’existe même plus dans son monde ? Pourquoi ne sont il pas plus forts que ceux que j'éprouve pour Ariel alors qu’elle n’est qu’une prostituée qui me sert de confidente quand Arkan n’est pas là ? Ariel… C’est elle que je peux voir… C’est elle qui peux me sortir de ma solitude et qui pourra me conseiller… Si je ne lui parle pas de ce que j'éprouve pour elle, alors j’aurais quelqu’un d’assez objectif… De toute façon c’est une prostituée… Elle elle ne ressent rien pour moi. Pas comme les autres. Je ne peux pas lui faire de mal ainsi… Une lueur dans la pénombre qui porte sur Dahud depuis bien trop longtemps maintenant. L’oiseau de nuit que je suis a besoin d’un nouveau rayon de soleil pour dormir.

Me déplaçant prestement bien que fatigué dans les ruelles de la ville, n’arrivant même pas à reconnaître les visages devant moi, je n’avais qu’un seul but : aller la voir, elle. Entrant rapidement dans la maison close où elle officiait, je me dirigeai jusqu'à la tenancière. Elle me reconnut rapidement.

“ Arthis… Petite mine aujourd’hui… Tu devrais en profiter il n'y a personne pour une fois… Vous pouvez faire tout le boucan que vous voulez dans la maison. “

Le regard lourd et fatigué, ne voulant pas du tout plaisanter, je lui dis assez sèchement :


“ Je paye c’est tout ce qui t’importe après tout. Le reste c’est mon problème”

Posant une bourse assez légère bien que bien remplie à la tenancière, je me dirigeai instinctivement vers sa chambre. Bon nombre des autres prostituées de la maison essayaient de m'attirer dans leur chambre mais peu m’importait. Je voulais discuter avec elle. Le reste, je m’en fichais. Je poussai doucement la porte. Elle était là. Dormant comme une enfant sur son lit, à moitié dénudée. Elle avait un corps tellement parfait et pourtant avait été réduite à la prostitution par manque de marque. Je ne lui ai encore jamais proposé cela car je commence à connaître comment réagissent les prostituées quand on leurs parle de liberté. Elles préfèrent vendre leurs corps que risquer de se faire violer dehors… Je ne peux malheureusement pas leur donner tord… Je peux juste attendre le bon moment pour leurs proposer. Elle paraissait si sereine. Si douce. Peut-être que c’est ça qui manque à mes nuits : une autre présence. Fermant la porte doucement derrière moi, j’enlevai mes chaussures, retirai ma chemise et vins m’installer contre elle. J'enlace son buste pour le serrer contre le mien. Je pose ma tête sur l’oreiller, inspirant son délicat parfum mélangé à l’odeur de cire du lieu et, comme hypnotisé par ce petit coin de paradis, je m’assoupis pour la première fois depuis trop longtemps maintenant.

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~#~Sujet: Re: When bonds become shackles [Kaan] Ven 30 Juin - 12:48


When bonds become shackes

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Le sommeil prend finalement le dessus alors que je sombre rapidement dans les affres obscurs. Comme souvent, mes rêves sont étranges, des volutes de fumées bleues tout autour de moi, m'enveloppant peu à peu alors que je ne peux ni crier, ni bouger pour leur échapper. Au moment où elles atteignent mon visage et s'engouffre dans mes lèvres, j'ouvre les yeux en un léger sursaut. Il ne me faut pas longtemps pour réhabituer mes yeux à la noirceur de la pièce à peine éclairée par la lueur vacillante des bougies, et je ne manque pas de me rendre compte que le sentiment de sécurité qui m'envahit depuis que j'ai ouvert les yeux provient de la personne qui m'a prise dans ses bras.

De toute évidence, il ne s'agissait pas de Chenoa. J'aurais reconnu la douceur de sa peau entre mille. Sans compter qu'elle a beaucoup moins de poils sur les bras, évidemment. Il s'agit donc d'un client, et a priori, d'un client que je connais, sans quoi il n'aurait pas hésité à me réveiller. Or, là, d'après sa respiration, il dort contre moi. Je bouge doucement, minimisant mes mouvements pour tenter de le maintenir assoupi alors que je tourne la tête lentement, reconnaissant ça et là des boucles de cheveux. Kaan. Je n'ai même pas besoin de voir son visage pour m'assurer de son identité. Sa chevelure est facilement reconnaissable, et je ne connais que lui qui pourrait se serrer contre moi sans arrière-pensée.

Il faut bien dire que, malgré mes nombreuses tentatives, jamais il n'a franchi le pas pour me posséder... Ce qui a exaspéré de trop nombreuses fois ma patronne. Préférant bien souvent simplement me parler, me raconter tant de choses que j'ai soigneusement enregistrées dans un coin de ma mémoire, Kaan fait partie de ces clients étranges qui viennent parfois me voir. A bien des égards, il est une perle rare... Et je ne peux pas me mentir totalement à moi-même : je l'aime bien. Le fait qu'il ne m'ait jamais touché outre mesure parce qu'il ne conçoit pas la simple base de payer contre mes services est déjà quelque chose d'exceptionnel. Le fait qu'il accepte de payer pour que je l'écoute l'est également.

Ecouter n'est normalement pas mon métier, et il m'arrive de devoir faire semblant de m'intéresser aux vies de personnes insignifiantes, de leurs petits tracas quotidiens avec leurs femmes, leurs enfants, ou tout autre soucis que je rêverais de pouvoir avoir. Parce qu'eux au moins ne sont pas constamment menacés. Et ils préfèrent noyer leurs problèmes, faire comme si, alors que parler de ce qui ne va pas dans leurs foyers résoudraient la grande majorité des cas. Ceux-là, je les écoute avec une attention de façade. Je fais semblant de compatir. Et je les oublie aussi vite.

Avec Kaan, c'est différent. Kaan est comme moi. Il sait ce à quoi nous sommes confrontés, jour après jour. Et par Malaggar, j'ai rarement connu aussi torturé que lui. Et le voilà qui ce soir revient vers moi. Pourquoi, je ne saurais exactement le dire. Je ne comprends pas vraiment cette attirance qu'il a de m'avoir choisie, puisqu'apparemment, mon physique ne lui fait ni chaud ni froid. Je suis sûre qu'il y a beaucoup d'autres personnes capables de l'écouter dans cet établissement, et certainement d'autres Exemptes.

Je ne suis pas non plus une conseillère hors pair pour l'aider dans ses soucis, alors, à part lui tendre mon oreille, je ne comprends pas ce qui le pousse à connaître par cœur le chemin vers ma chambre. Ce soir cependant, je n'ai pas envie de parler. J'ai envie de bouger, et, peut-être poussée par son sommeil, je suis davantage encline à vouloir l'amener dans ses derniers retranchements. Il y a trop de questions auxquelles je n'ai pas de réponse avec Kaan, et ce soir, je les veux toutes. Alors, lentement, je commence à bouger, d'abord dans ses bras, posant mon visage sur son torse finement musclé, profitant un instant de sa chaleur et de sa respiration doucement rythmée, caressant du bout de l'index son abdomen.

Kaan est un bel homme, il ne sert à rien de le nier. Je n'ai que quelques hypothèses quant à son refus de me payer pour ce qu'il est censé faire. Après tout ce temps, je ne crois plus en son excuse. Alors, soit il aime les hommes, même si j'ai mes doutes sur l'affaire, soit il aime une femme plus que tout, mais que je n'en ai jamais entendu parler me paraît improbable. Doucement, je bascule sur lui, venant placer mes jambes de part et d'autre de son bassin en me défaisant finalement de sa prise. Confortablement installée, je libère ma chevelure pour la faire cascader dans mon dos, tirant sur les lacets de son pantalon tout en me penchant sur lui pour venir déposer un chaste baiser sur ses lèvres.


« Il est l'heure de se réveiller mon beau... soufflais-je à son oreille. »


Attendant de voir si cela fonctionnerait, je laissais mon visage proche du sien, tandis que mes mains achevaient de le libérer de son vêtement, le poussant doucement sur ses jambes. Attentive à son visage, je ne le quittais pas un seul instant des yeux pour essayer d'analyser au mieux les émotions qui lui passeraient lorsqu'inévitablement, je le ferais sortir de son sommeil, d'une façon ou d'une autre.

Oui, j'aurais pu le laisser dormir contre moi, j'aurais même pu rester à sommeiller également. Ma soirée aurait été simple, sans soucis et sans aucune activité. Mais je ne suis pas comme ça, et de toute évidence, s'il ne voulait pas que je prenne la main, il lui aurait suffit de ne pas s'endormir... Sachant pertinemment qu'une opportunité comme celle-ci, je n'avais aucune scrupule à l'exploiter.

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Kaan Yasi
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~#~Sujet: Re: When bonds become shackles [Kaan] Lun 3 Juil - 13:25

Je pouvais la sentir contre moi. Sa chevelure. Son corps si parfait... Ma petite Kolga... Elle était là, contre moi... Malgré notre engueulade... Malgré que je l'ai quittée... Elle était revenue vers moi... Je ne la mérite tellement pas… Je pouvais sentir son souffle sur mon visage. Son baiser sur mes lèvres. Cette petite sieste m'avait bien reposé, maintenant c'est d'elle dont j'avais envie... Qu'on règle nos histoires sur l'oreiller... À demi-conscient, j’entendis sa voix me susurrer qu'il était l'heure de se réveiller. Sa main sur mon torse, ses jambes de chaque côté de mon bassin. Elle attendait que ça… Je pouvais sentir son souffle dans mon oreille. Je n'avais pas besoin d'ouvrir les yeux pour savoir où elle était. Entrouvrant doucement un œil, je ne vis que sa bouche à quelques millimètres. Un sourire aux lèvres, je viens l'embrasser de façon torride, jouant avec sa langue, ne voulant plus la perdre. Mes mains se perdirent dans son cou pour amplifier le plaisir que l'on prenait l'un et l'autre au travers de ce baiser passionné. J'aurais pu lui sauter dessus tout de suite après ça… Mais quelque part, je voulais revoir son petit visage ampli de passion et de plaisir. Comme pour clôturer notre engueulade et que la vie reprenne son cours. Finissant par reculer mon visage après plusieurs minutes de baiser intense, la bouche entre-ouverte, un léger fil reliant nos deux langues comme une ultime accroche, je finis par rouvrir les yeux entièrement.

« Ma Ko... »


Je m'arrêtai d'un coup sec... C'était pas elle... Et merde ! Le regard un peu paniqué je la regardai : Ariel... Oh oui bordel ! Je suis parti voir Ariel parce que ça n'allait pas et je me suis endormi contre elle... Comment j'ai pu oublier... M'en voulant un peu, je la repoussai gentiment.


« … Ariel… Je t'ai déjà dit que… Je ne voulais pas que tu sois une prostituée pour moi… »

La mine fatiguée et m'en voulant un peu de m'être emporté de la sorte... Elle me manque tellement depuis que je l'ai quittée que ça en devient compliqué... J'arrête pas de penser à elle... Et dire que c'est pour son bien... Je me détruis la vie pour elle et elle m'en veut… C'est catastrophique. En plus, je crève d'envie d'avoir un rapport charnel maintenant et j'ai Ariel qui va pas arrêter de me proposer comme d'habitude, espérant fidéliser sa clientèle. Si elle savait ô combien ce que je ressens pour elle est différent de tout ça…

« Écoute Ariel... Je suis crevé, ça fait une semaine que je ne dors plus… J'ai vraiment besoin de parler… Je… C'est compliqué. »

Je sentais mon érection ne pas vouloir partir en la regardant. Bordel je n'avais vraiment pas envie de la rejeter et j'étais à fleur de peau... Autant dire qu'il en fallait peu pour m’énerver... Mais elle me connaissait. Elle savait que je m'interdisais de la toucher par valeur. Donc il n'y avait aucune raison que ça se passe mal. Le tout c'est de se contrôler... Respirer à fond... Refuser gentiment... Et profiter que quelqu'un s’intéresse à moi.

« Je traverse un moment assez difficile... Bien plus que d'habitude… Je sais plus où me mettre… J'ai l'impression de…. Ressentir des trucs... Enfin... J'ai lâché ma copine parce que… Je ressens des trucs pour une autre fille... »

Si c’était si simple… Plus rien n'allait correctement. Mon retour dans le Sud m'avait changé. Mes sentiments pour Nymeria, pour Lyntha, pour Kolga, pour elle... Mon ressentit pour Brehn... Et lui qui voulait que je parte dans le Nord... Rien n'allais plus. Et je ne savais plus comment mettre mes idées en place avec tout ce qui se passait. J'avais besoin qu'elle m'éclaire. J'avais besoin d'elle...

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~#~Sujet: Re: When bonds become shackles [Kaan]

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