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Pathfinder (ceersa)

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Zora Birghild
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❝ Disponibilité RP : Disponible
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❝ Métier : Politicienne, future représentante du peuple de la Terre.
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~#~Sujet: Pathfinder (ceersa) Sam 3 Juin - 19:14

Les événements de ces derniers jours avaient eu l'effet d'un ouragan dans la vie de Zora. Tour d'abord, son apparition publique, au bal des représentants. Le regard des siens qui coulaient sur sa silhouettes, aux bras d'un homme qui l'avait arrachée à sa famille ; l'expression de peine et d'incompréhension dans leurs yeux ; et surtout, surtout, l'incapacité d'exprimer son impuissance. La jeune femme avait bien trop peur des répercussions que son ravisseur pouvait déclencher si Zora avait le malheur de révéler la situation dans laquelle elle se trouvait. Certains, dans son entourage, étaient conscient sans même en parler que l'héritière Birghild était loin d'être aussi heureuse qu'elle essayait de le montrer. Et placarder un faux sourire sur son visage de poupée n'avait pas eu l'effet escompté. De la poudre aux yeux, pour ceux qui n'avaient pas envie de voir la réalité. Incapable de soutenir ces regards, et encore moins de répondre aux questions qu'ils posaient, le silence aussi blessant qu'un flot d'insultes, elle fit le premier pas vers eux. Zora avait du sélectionner mentalement la personne la plus à même de remplir les conditions de son plan : si elle ne pouvait révéler la nature exacte des raisons qui la poussait à rester auprès du dictateur Ramose, elle pouvait au moins rassurer sa famille sur ses conditions. Assez naturellement, son choix s'est porté sur sa tante, Ceersa. Les deux femmes étant très proches, il serait ainsi plus aisé de s'adresser à elle, et surtout, elle pourrait plus facilement décrypter ses sous-entendus que le reste du monde. Aspyn aurait pu également, mais elle était trop directe : elle aurait tenté de subtiliser Zora de sa prison invisible, et aurait entraîné un large panel de complications. Ceersa était le meilleur des choix. Alors, malgré les nombreuses difficultés qui avaient pu se présenter à elle, Zora avait réussi à lui faire passer un message : il fallait que sa tante la retrouve dans le quartier Sud de Lucrezia, quelques jours plus tard, le 14 de la 10 lune, dans l'après-midi. Ce serait leur seule ouverture, la seule brèche que la jeune politicienne pourrait trouver : car elle profitait ainsi d'un des déplacements de Sven pour s'échapper, temporairement. Elle avait indiqué le jour, et l'endroit. Le message avait trouvé son destinataire avec succès ; il ne lui restait plus qu'à attendre ce fameux jour.

Entre temps, une autre terrible nouvelle s'était abattue sur la famille Birghild : l'assassinat d'Osrian, l'époux de Ceersa, et de par ce fait, l'oncle des jumelles Birghild. Quel ne fut pas la tristesse qui envahit la douce Zora, lorsqu'elle apprit la nouvelle... Elle qui était si proche d'eux. Plus que jamais, elle était persuadée qu'elle devait rencontrer Ceersa, en espérant que le chagrin ne l'aie pas abattue, quand bien même elle n'était pas ce genre de femme. Les quartiers Est et Ouest de Lucrezia étaient plongées dans le chaos, et au loin, leurs régions s'étaient fermées, comme pour se préparer au pire. Tout ceci n'était vraiment pas de bonne augure. Zora trépignait d'impatience, jusqu'au 14. Elle devait s'assurer que les siens allaient bien, qu'ils surmontaient le décès d'Osrian, aussi difficile soit il d'admettre une telle horreur. Elle devait être sûre qu'Aspyn était en sécurité, avec le redoublement des contrôles. L'ennemi pouvait être partout. Tout n'était que traînée de poudre qui attendait simplement de s'embraser. La dernière chose que souhaitait la jeune Birghild...

Enfin, le fameux jour de la rencontre pointait le bout de son nez. Subitement animée d'une motivation sans bornes, Zora sortit de la résidence de Sven, accompagnée de quelques gardes, devant s'assurer que leur otage ne mettrait pas les voiles une fois que tout le monde avait le dos tourné. Car même si la gamine n'avait jamais tenté de faire une telle chose, ils se doutaient bien qu'avec tous ces événements, elle pouvait en être tentée. Tous savaient très bien qu'elle était une sorte de sécurité qui assurait au peuple du Feu un certain adoucissement de la méfiance que leur portait le peuple de la Terre. Et surtout, ils craignaient bien trop le courroux de leur dictateur. La brune tentait tant bien que mal de leur adresser la parole, mais leurs réponses étaient souvent sèches et fermées, laissant peu d'espoir d'amadouer ses gardiens indésirés. Le chemin jusqu'au cœur du quartier Sud avait donc été très silencieux, bien trop même. Cet endroit était bien loin du quartier de la Terre, que la politicienne avait toujours connu. Bien plus petit, et bien plus sujet aux diverses tentations et autres trafiques, l'image même de ce qu'était leur représentant. Zora détestait cet endroit, autant qu'elle détestait Sezni. Mais pour le moment, elle se devait de paraître comme à son habitude, gracieuse et chaleureuse. Le plan de Zora était simple, mais souvent efficace. Les rues, à cette heure-ci, étaient bondées. La foule formait une immense marée de silhouettes indissociables, et le moindre pas de travers résultait à une noyade au milieu de visages inconnus. « Restez par ici. » lui intimait les gardes. Ben voyons. Tentant de se frayer un chemin parmi les habitants, la jeune femme tente de repérer la raison de sa venue ici. « Comme c'est animé, par ici ! » s'exclamait-elle, faussement émerveillée. « Avez-vous vu tout ce qu'ils ont a proposer ? » Profitant d'un moment d'inattention, la jeune Birghild saisit sa chance et s'engouffre dans la masse informe créée par les passants, et entraînée par le courant, elle se laisse éloigner petit à petit des gardes, qu'elle entend pester derrière elle à mesure qu'elle s'éloigne. La première partie du plan semble se dérouler à merveille, et elle prie en silence pour que cela continue sur sa lancée. Zora a besoin de cet échange, même s'il ne dure qu'un court instant. S'extirpant de la foule, la brune réussit à atteindre l'endroit qu'elle avait indiqué sur son message. Lorsqu'elle atteint enfin le bâtiment qui l'intéresse, plus ou moins à l'abri des regards, elle espère qu'elle va trouver sa tante, qui lui a tant manqué et qui lui rappellera, par sa simple présence, ce pourquoi elle se bat et continue d'endurer.

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❝ Disponibilité RP : Pas disponible
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~#~Sujet: Re: Pathfinder (ceersa) Dim 4 Juin - 10:20


Pathfinder
Feat @Zora Birghild
le quatorzième jour de la dixième lune de l'an 836
La situation était plus complexe qu'il n'y paraissait. L'interrogatoire de ce matin allait être rapportée et analysée à l'écrit par Jackwen. Je voulais qu'il me fasse part de ses impressions et suspicions. Son esprit affûté faisait de lui un redoutable limier. Le massacre des Eau au marché et le meurtre d'Osrian n'allaient guère restés impunis. C'est une chose que je me promettait. Bien des fois je me suis retrouvée impuissante, incapable de faire comprendre à une cour de la culpabilité de quelqu'un ou de la pertinence de sécuriser un endroit plus qu'un autre. Être une femme n'aidait en rien dans tout ceci... Je rêvais d'un horizon où cette distinction entre hommes et femmes ne serait plus. Où les voix seraient entendues d'une même intensité, à hauteur égale. C'est un combat que je menais à travers Dylies, ma fille, mais aussi à travers Zora qui, ayant choisit la voie politique de son père, serait un jour Chef des Représentants. S'il existe encore des représentants à Dahud... Si les Birghild ne perdent pas leur place. Cette place qui nous ait confiée depuis des générations et des générations. Nous appartenons à Lucrezia autant qu'elle nous appartient. Nous partageons la régence avec une famille de chaque élément, mais cela n'empêche pas le fait que nous soyons toutes les quatre les familles qui possèdent la cité-reine. Personne ne devrait abandonner le navire. Mais les sous-entendus de certains conseillers que Thrad se plaît à écouter nous poussent à retourner à Gorka... Abandonner. Se retirer de la course le temps que la tempête passe. Quitter Dahud serait une porte ouverte à un affrontement direct entre Nord et Sud. Il y avait, à mon sens, bien assez de dégâts comme cela pour ne pas ajouter en plus ce conflit qui menace d'éclater depuis des lustres.

Thrad et bien d'autres paraissaient ne pas voir les choses sous cet angle. Ils paraissaient accepter l'échec de notre génération à Dahud. Ce que je n'acceptais pas. Le fait que Zora ait disparue n'avait en rien arrangé les choses... Ces attaques, la mort d'Osrian, ce sont les éléments qui ont confortés Thrad dans l'idée que notre pérennité était menacée à Lucrezia. Il ne devait pas perdre espoir, cesser de tenir la ligne de front. Se retirer pour mieux revenir, c'est une idée charmante, mais aussi risquée : qui sait quel visage aura la capitale une fois que nous y reviendrons ? Tant que les Présidents ne se seront pas mis d'accord sur une posture à adopter, une tactique à employer, nous n'étions que des pions qui devaient penser à leur protection. Je comprenais le confort qu'apportait la solution de retrait à Gorka. Mais il y avait tellement plus à faire à Lucrezia que c'était une alternative que je n'envisageais pas. Quitte à me retrouver seule, je resterais au palais Terre et continuerai à me battre. Je n'avais guère de pouvoir au sein de la ville, si ce n'est ma main mise sur la garde Terre. Mais j'avais assez de contacts pour pouvoir apporter mon aide aux Kunan qui enquêtaient sur les différentes tragédies. De plus, jamais je ne pourrais me résoudre à abandonner le quartier Est. Les Terre de Dahud comptent sur les Birghild pour veiller sur leurs intérêts, les protéger. La sécurité de ma famille prévaut, mais je n'abandonnerai pas non plus notre peuple, encore moins par peur.

On ne choisit pas notre famille, ni notre destin. Reste à savoir s'il on a la force et s'il on veut se donner les moyens pour parvenir à marcher sur les traces du chemin que les dieux ont tracés pour nous. Je restais forte, la tête haut malgré le chagrin qui me faisait tant souffrir. Une détermination que j'étais décidée à transmettre à Zora. Peu importe ce qui se passe en ce moment pour elle, elle ne devait pas baisser les bras, se terrer dans une crainte, une peur qui la surmèneraient. C'était une Birghild, forte et pleine de convictions. Elle avait toutes les qualités nécessaires pour être une bonne chef des représentants. Je ne laisserai pas ce détraqué de dictateur briser cette force qui l'habite depuis ses plus jeunes années.

Le choc de la mort de mon mari avait occulté ce message que j'avais trouvé lors du bal des représentants. Deux jours plus tôt, Orméa - ma suivante - avait sorti de ma robe un message que j'avais glissé dans un pli. Relisant le papier, je fus à la fois rassurée et terrifiée. Rares étaient ses proches à avoir compris pourquoi elle s'était retrouvée au bras de Sven Ramose au bal. Tout un groupe d'infiltrés avait été envoyé pour la retrouver. La moitié se faisait trop discrète pour décrocher la moindre information et l'autre moitié avait probablement été défaite par les gardes Feu... Les récents événements avaient mis fin à ce simili d'enquête. Une gueulante poussée sur mes hommes et leur congés pour quelques semaines. Je pensais pouvoir obtenir les informations différemment, mais celles-ci s'étaient présentées d'une façon plus qu'humiliante. En plein dans le bal des représentants. Sven tenait le futur des Birghild à son bras et la maintenait près de lui comme un trophée. À y repenser, je bouillonnais de colère. Pressant le message dans mon point serré, je repris mon calme. Cet après-midi, rendez-vous dans le quartier Sud.

Il ne pouvait y avoir personne pour me dissuader d'y aller. Jackwen-même ignorait que je m'y rendais. Non pas que je pouvais douter de la confiance que je pouvais lui porter, mais parce que je savais qu'il était capable de prendre des risques pour s'assurer que rien ne m'arrive. Nous nous étions quittés plus tôt dans la journée et j'avais feins une grosse fatigue pour aller m'enfermer dans mes appartements privés. Un passage dissimulé derrière une tenture et une boiserie peu travaillée me permettait de quitter le palais sans être vue. Sans apparats, voilée, des vêtements modestes, je me dirigeai à travers les ruelles pour rejoindre le quartier réservé aux Feu. Je prenais mon temps, usant de mon don à déceler la présence des êtres vivants afin de prendre l'itinéraire le moins risqué. J'ai grandi à Dahud. Avant d'être une part de ma responsabilité, cette ville avait été mon terrain de jeu. Le quartier Sud n'était guère mon préféré et je ne m'y étais pas beaucoup aventurée, mais je trouvai le lieu de rendez-vous sans trop de peine. Manquant deux fois de me faire surprendre par des résidents, j'arrivai saine et sauve. Le nombre de gardes avait doublé ! Pas étonnant vu les derniers événements... C'était la même chose dans toute la ville. J'avais demandé un redoublement du nombre de contrôles de marques dans le quartier Est et les gardes Terre affiliés au Centre devaient montrer une vigilance infaillible, quitte à interpeller de personnes n'ayant rien fait de répréhensible. Les citoyens devaient comprendre que la situation était grave et que le temps qui avait été béni par la paix fragile entre les éléments était menacée.

Surveillant à l'écart le lieu de rendez-vous, je ne voyais personne. Méfiante, je voulais m'assurer que ce n'était pas là une ruse des Feu pour prendre un nouveau Birghild sous sa coupe. Lorsqu'elle apparut, Zora ! Elle était seule. Personne ne semblait l'accompagner. Intriguée, je ne perdis pas une seconde avant de la rejoindre. « Zora.... » Dis-je en la serrant fort dans mes bras. Une étreinte chaleureuse qui s'avérait être la plus grande source de réconfort que j'avais pu avoir depuis la mort d'Osrian. Erende aidait sa sœur Dylies à faire son deuil, elle qui me regardait sans vouloir me parler. « Tu es saine et sauve, que Tarlyn soit bénie ! » Louai-je en me reculant sans pour autant la lâcher, mes mains posées sur ses bras. « J-je ne comprends pas pourquoi... Tu es seule ? Qu'as-tu fait du dictateur ? Que t'a-t-il fait ? » Je scrutais ses yeux un à un, la mine inquiète, expression de détresse qu'elle avait rarement dû voir sur mon visage. Protéger ma famille avait toujours été une priorité. J'étais prête à faire bien des sacrifices pour le bien de mon peuple et encore plus pour ceux de mon sang. Me retrouver aussi impuissante face à la situation dans laquelle Zora paraissait se trouver m'abattait. Surtout en ces heures ci sombres... Mon cœur battait si vite... Je voulais l'entraîner, l'amener avec moi pour qu'elle retourne au palais. Mais Zora était loin d'être idiote. Si il y avait un moyen aussi simple pour retourner auprès de nous, elle l'aurait déjà trouvé. Il fallait qu'elle me parle, qu'elle me fasse comprendre la situation dans laquelle elle se trouvait.
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Dernière édition par Ceersa Birghild le Jeu 8 Juin - 12:46, édité 1 fois
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Zora Birghild
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~#~Sujet: Re: Pathfinder (ceersa) Lun 5 Juin - 10:52

Lorsque Zora atteint enfin le lieu de rendez-vous, le soulagement prit possession d'elle en un instant. Reconnaître les traits de sa tante avait eu un effet libérateur, et à peine à sa hauteur, elle prit la liberté de lui rendre son étreinte avec une délectation à peine masquée. Qu'il était bon de retrouver l'un des siens après tous ces jours passés sous la coupe de Sven ! La jeune politicienne prit le temps de se ressourcer dans cette étreinte éphémère, abandonnant ses craintes et le masque qu'elle s'employait à porter en toute circonstances depuis son arrivée à Dahud. Puis, les deux femmes durent se séparer, sans pour autant se lâcher. Mille et une questions semblaient marquer la visage de Ceersa, et ses traits étaient tirés par l'incompréhension mais aussi par le deuil d'Orsrian. Les derniers événements n'avaient en rien épargné la plus âgée des Birghild et Zora se doutait que l'ambiance au palais de la Terre devait frôler le chaos. Consciente qu'elle ne pourrait pas répondre franchement à toute les interrogations qu'elle avait, et sans pouvoir révéler trop explicitement la situation dans laquelle elle se trouvait, Zora prit une voix plus douce, afin de rassurer sa tante : « Ne t'en fais pas. Je les ai semés dans la foule. Mais nous n'avons pas beaucoup de temps avant qu'ils ne me retrouve... »

Zora était bien trop effrayée par les conséquences que pourrait avoir cette rencontre clandestine. Sven n'apprécierait que très peu que son oiseau en cage aie réussi à se libérer quelques instants afin de retrouver les siens. Son plan était bien trop important pour qu'une telle variable ne vienne le  perturber. Consciente que le temps leur était compté, la jeune femme reprit immédiatement la parole ; elle n'avait en rien préparé son discours, et tout était délivré avec une spontanéité retenue, afin de ne pas donner des informations qu'elle ne souhaitait pas partager, du moins pour le moment. Le visage de la brune affichait une mine triste, alors qu'elle se décide à commencer par le plus dur : «  Je suis vraiment désolée... Pour Osrian... » Zora n'avait pas les mots. Elle qui d'habitude les maniait avec brio, avait perdu tout son savoir-faire pour laisser place à l'émotion. Après tout, les mots pouvaient-ils vraiment apaiser une perte ? Avaient-ils le pouvoir d'effacer la tristesse ? Parfois, le silence est la meilleure des réponses. Alors, la jeune femme se contente de dire cela, et ses yeux essayent de transmettre tout ce qu'elle ressent par rapport à cet événement tragique. Aussi, elle s'inquiète du sort de sa famille : «  Est-ce que... Aspyn... ? » C'est suffisant. Savoir si sa sœur était en sécurité, son son secret était bien gardé malgré l'absence de sa jumelle. Plus que jamais, Zora était inquiète pour la sécurité des siens. Et en étant gardée loin d'eux, l'impuissance était un sentiment difficile à supporter.

Mais il ne fallait surtout pas oublier que le temps leur était compté. Derrière elle, la foule s'agite dans la rue, et nul doute que les gardes allaient bientôt se détacher de la masse. Dans ce court laps de temps, il fallait qu'elle communique très rapidement son message, même si elle ne pouvait pas le délivrer aussi clairement qu'elle le souhaitait. Alors, en simple entrée en matière, Zora se contente de dire : «  Ne t'en fais pas pour moi. Je vais bien. Je dois rester auprès de lui encore un moment. » Zora avait insisté sur le « dois », comme pour faire comprendre qu'elle n'avait de toute façon pas le choix. Et aussi, tout simplement pour lui faire comprendre que l'heure de la fuite n'était pas venue. Son ton était posé, calme, comme si sa détresse était totalement inexistante ; et pourtant, elle brûlait d'envie de rentrer avec sa tante. Au fond d'elle, elle se sentait comme arrachée à ses terres ; elle ne s'était jamais sentie aussi vivante que maintenant, auprès d'un visage familier. Mais avant tout, avant même ses propres sentiments, la jeune femme voulait protéger les personnes chères à son cœur. «  Je t'en prie, ne faites rien qui pourrait vous mettre en danger. Des jours sombres sont en route... Ne prenez aucun risque.  Je ne veux pas qu'il vous arrive quelque chose, pendant que je ne suis pas là. » Malgré tous ses efforts pour paraître sûre d'elle et sans crainte aucune, Zora se doutait que sa détresse devait se lire dans ses yeux. «  Les choses empirent et... » Sa voix se brise, comme pour une confession, alors que la jeune femme faillit craquer. Elle reprend son souffle : « Je ne serais pas plus en sécurité qu'auprès du dictateur. Il faut que vous pensiez à notre peuple. » Ça y est, elle l'avait dit. Cela lui avait coûté très cher, et cela devait se ressentir, mais elle l'avait dit. Son peuple avant elle, quoi qu'il advienne, et même si cela ne plaisait pas à sa tante. C'était la raison même pour laquelle elle s'était engagée sur la voie de la politique, et il n'était pas question de craquer maintenant.

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~#~Sujet: Re: Pathfinder (ceersa) Lun 5 Juin - 15:28


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Une bonne nouvelle, c'était ce dont tout le monde avait besoin en ces heures si sombres... Me retrouver aussi proche de Zora avait beau me réconforter un bref instant, le fait qu'elle ne puisse être libre de ses mouvements n'annonçait rien de bon. Scrutant ses yeux je cherchais des réponses au-delà de ses mots. « Ne t'en fais pas. Je les ai semés dans la foule. Mais nous n'avons pas beaucoup de temps avant qu'ils ne me retrouve... » Le temps défilait si vite dans ce genre de situation, cela n'ajoute qu'un danger de plus. Je pourrais lui en vouloir de se mettre ainsi en danger, mais en vérité, elle était bien assez grande pour prendre ses propres décisions et affronter leurs conséquences. Je priais toutefois Tarlyn pour qu'elle ne se méprenne pas et ne soit pas aveugle à la menace qui paraissait planer sur elle. En réalité, son courage et sa détermination me rendaient fière. En pleine contradiction avec mon perpétuel besoin de mettre mes proches à l'abri, pouvoir constater de la bravoure de ma nièce était un signe assurant qu'elle était encore prête à poursuivre ses combats.

Nous avions toute deux des idées similaires, même si sa génération est bien plus ouverte que la mienne, contrairement à mes homologues, je ne m'indignais guère de sa persévérance à vouloir immiscer des idées d'acceptation des autres, élémentaires comme exempts. Tant que cela ne mettait pas en danger les Terre, n'ouvrait pas Gorka plus que nécessaire, elle pouvait toujours compter sur mon soutien. Mais Zora n'était pas sans savoir que j'étais une fervente partisane des frontières fermées. Que seule Lucrezia devait rester ouverte. Je ne condamnais pas pour autant ses démarches, je l'encourageais à conserver ses idées et se battre pour elle. Quand bien même je ne les partageais pas toutes.

Son visage angélique se ternit lorsqu'elle énonça le drame qui nous avait frappé. « Je suis vraiment désolée... Pour Osrian... » Je fermai longuement les yeux, expirant longuement. Elle n'était pas à nos côtés pour faire son deuil, pour partager ces instants où l'on doit se montrer encore plus soudés et solidaires les uns avec les autres. Mais elle n'était en rien fautive de cette absence. Comme j'aimerais la ramener à la maison... Je lui adressai un regard réconfortant en passant ma main sur sa joue avant de la laisser à nouveau passer sur son bras. Je ne voulais pas qu'elle s'en aille. Qu'elle reparte avec ce pernicieux dictateur. « Est-ce que... Aspyn... ? » S'inquiéta également Zora. « Elle parle peu, est très préoccupée depuis que tu n'es plus là. J'essaye de faire de mon mieux pour qu'elle ne fasse rien d'inconsidéré pour venir te chercher. » Avouai-je, dépitée. Aspyn avait toute la fougue d'une adolescente, elle n'avait jamais vraiment grandi au fil des années. Pourtant, les événements avaient un impact fort sur elle. Toujours discrète, en retrait, dans l'ombre de Zora, Aspyn est difficile à cerner, à comprendre, à canaliser. Sa jumelle était la seule personne capable de la comprendre.

Tic, tac, se lisait dans les yeux de ma nièce, préoccupée par la foule qui s'agitait non loin de la rue où nous nous trouvions. « Ne t'en fais pas pour moi. Je vais bien, je fronçai les sourcils. Ne pas m'en faire... tout le monde s'en faisait pour elle... Je dois rester auprès de lui encore un moment. » Ceci devait nous rassurer probablement. Mais ses mots paraissaient bien choisis. Elle devait rester avec lui. Cette assurance dans sa phrase me donnait envie de lui faire confiance. « Je t'en prie, ne faites rien qui pourrait vous mettre en danger. Des jours sombres sont en route... Ne prenez aucun risque. Je ne veux pas qu'il vous arrive quelque chose, pendant que je ne suis pas là. » Je soupirai. Quelque chose lui faisait peur, la terrifiait sans pour autant qu'elle perde le contrôle de ses mots. Pourquoi ne voulait-elle guère m'en dire plus ? Se montrer plus concrète ? « Les choses empirent et... » Mes sourcils se froncèrent alors que sa voix se brisait. « Je ne serais pas plus en sécurité qu'auprès du dictateur. Il faut que vous pensiez à notre peuple. » Un frisson me traversa de la tête jusqu'aux extrémités de mes membres. Lisant entre les ligne qu'elle n'était pas ma nièce à cet instant, mais la représentante qui se dévouerait corps et âme pour le bien de son peuple. Je fermai mes paupières. Si elle venait à partir, Sven s'en prendrait inévitablement à sa vie. Et ça, je ne le permettrais jamais.

Cette jeune femme me ressemblait bien plus que je ne voulais l'admettre. « Zora... je secouai ma tête de gauche à droite. Je... je ne pourrais pas raisonner ta mère et encore moins ton père d'aller dans ce sens, tu le sais. » Ma voix était basse, déconcertée. Pourquoi devait-elle porter ce poids sur ses épaules ? Pourquoi Sven s'en prenait à elle et pas à un autre représentant ? Faire peur à Thrad ou à Faryn était bien plus difficile que Ragon ou Zora... Ma question avait sa réponse. Bien que cela me faisait frémir de terreur, je n'avais aucun droit de l'inciter à trouver une autre solution. Sven n'avait pas choisi la moins coriace des Birghild. « En tant que tante, je ne peux accepter cela sans bouger le petit doigt pour toi. Mais en tant que conseillère... mes mains glissèrent jusqu'à ses mains que je serrai dans les miennes. Je ne peux que t'encourager à faire ce qui te semble juste pour les Terre, pour Gorka, pour notre peuple. » Prononcer ces mots me fit l'effet d'une épée transperçant mon cœur. « Le Président Hileran incite ton père à faire revenir notre famille à Bleuzenn. Il considère cette idée très sérieusement. Ils seront en sécurité à la capitale de Gorka. » Ils. S'il venait à ordonner ce départ, je ne les suivrai pas. Zora l'avait bien compris et ne pouvait que me comprendre. Mettre notre famille à l'abri, subvenir aux besoins de notre peuple, c'est tout ce qui comptait. Peu importe le prix que je devais payer. Et visiblement, peu importait celui qu'elle allait devoir payer. « Je veux bien faire mon possible pour éviter que des actions soient engagées pour te récupérer. Mais promets-moi une chose Zora : si tu es en danger imminent, si ce que tu as en tête ne fonctionne pas ou si tu es dépassée par la situation, fais parvenir par messager ou missive une lettre contenant du sable au relais des messagers de Lucrezia. D'accord ? » Lui proposai-je comme moyen de nous alerter. Une façon assez peu ordinaire, mais qui la laisserait insoupçonnable.

La personne qui gérait ce relais n'était pas une de mes connaissances direct, mais un contact que maintenait l'un des hommes composant ma garde. Le maître était un Eau tout ce qu'il y a de plus Lucrezien, ouvert et dévoué à son travail. Cela ne l'empêchait pas de boire plus qu'un verre... Les deux hommes avaient été retrouvés ivres et je n'avais pas encore eu le temps de décider du blâme à donner à ce garde. De quoi exploiter leur amitié naissante et le fait qu'il devait se racheter pour cet écart de comportement. Même en dehors de leurs fonctions, les gardes devaient être des exemples de citoyenneté et de droiture. Ce n'était pas aussi strict que chez les Feu, mais il y avait une certaine prestance à maintenir, une crédibilité à conserver. « Quoi que tu décides de faire, Zora, sache que je crois en toi. Je sais que tu es capable de surmonter tout ça et tu ne devras jamais laisser quiconque te faire douter de tes capacités. Tu es une femme forte, je suis fière de toi. Quand bien même cela me coûte de te voir aussi loin de nous, c'est là un fardeau que nous avons hérité par notre nom et notre peuple compte sur nous. » Je me voulais rassurante et sûre, lui insuffler un peu de cette force qui m'aidait à maintenir la tête hors de l'eau dans ces jours si sombres. Elle allait devoir tenir, et j'allais trouver un moyen de mettre en place un plan pour la faire quitter les griffes du dictateur sans qu'il ne puisse l'atteindre ensuite. Ce ne serait pas une tâche facile, mais j'avais certains appuis qui pourraient m'être d'une aide inestimable. En espérant que cela sera en place avant que la lettre n'arrive...
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Dernière édition par Ceersa Birghild le Jeu 8 Juin - 12:46, édité 1 fois
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Zora Birghild
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~#~Sujet: Re: Pathfinder (ceersa) Mer 7 Juin - 12:04

Qu’il fût bon de revoir ainsi Ceersa, même si c’était informel, même si c’était furtif. Ces quelques secondes partagées avec quelqu’un de sincère et qui se souciait réellement de son sort. Ce n’est pas du tout la même chose qu’au sein des quartiers du Dictateur, dans lequel les mœurs de Sezni s’appliquent, et donc personne ne sympathise avec sa peine. Quel cruel et vide monde que celui du peuple du Feu : eux qui pourraient se montrer si chaleureux, accueillants et rassurant, ils n’étaient que destruction, sécheresse et appauvrissement de l’Homme. Un véritable risque pour une paix déjà fragile. Zora se surprit à réaliser quelque chose : elle avait demandé des nouvelles de sa famille… Mais ne s’était pas inquiétée de sa tante, qui traversait un véritable enfer avec la perte de son mari et l’effondrement d’Oranda suite aux terribles événements que Lucrezia avaient connu ces derniers jours. Ceersa devait être ravagée par cette perte, et elle était bien plus concernée que n’importe qui. Quelle idiote. C’est pourtant la première chose qu’elle aurait dû demander. « J’espère que tu tiens le coup… Je suis vraiment désolée de ne pas pouvoir être à tes côtés en des heures si sombres. »

Pourtant, son attention s’était portée avant tout sur Aspyn, sa sœur jumelle. Qui aurait pu la blâmer : personne ne pouvait se vanter d’être aussi proche qu’elle, malgré leurs caractères si opposés. La réponse que lui apporte sa tante ne l’étonne guère : Aspyn s’était renfermée, et Zora était prête à parier qu’elle programmait déjà quelque chose pour l’arracher à son geôlier. La jeune femme ne pouvait s’empêcher de prier pour que la fougue qui l’animait de la conduise pas à commettre des actes irréfléchis et impulsifs. Ce n’était une situation aisée pour personne, mais il n’était pas encore l’heure de se préoccuper de son évasion. Ceci serait traité en temps et en heure, lorsque Zora serait parvenue à trouver un arrangement avec le Dictateur, et surtout que cela soit organisé sans que personne ne soit trop exposé en danger. Elle ne supporterait pas que quelqu’un soit blessé lors d’une opération si délicate, la concernant.

Zora avait conscience qu’il était inutile d’essayer de rassurer ses proches sur son état actuel : peu importe ce qu’elle dirait, tout le monde serait effrayé. Car nul ne savait ce qui se déroulait entre les murs du palais du Feu. La brune pouvait vivre dans d’horribles conditions, subir des préjudices largement condamnables par la famille et entraînant un conflit qui ne sèmerait que le chaos. Même si cela n’était pas le cas, Sven s’employait à ce que Zora aie de bonnes conditions de vie malgré l’interdiction formelle qu’il lui avait imposée de sortir seule ou de rencontrer une connaissance. Interdiction qu’elle était en train de braver sans le moindre remord. Difficile de garder en cage une Birghild, un oiseau aspirant à la liberté et à l’égalité. Inutile de se fourvoyer : si en tant que personnalités politiques, Ceersa et Zora divergeaient sur certains points, elles étaient néanmoins parfaitement conscientes de leurs devoirs et surtout de leur dévotion pour leur peuple. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’elle avait conviée sa tante à ce rendez-vous et personne d’autre : Ceersa était la seule qui pourrait être en capacité de comprendre ses choix et ses décisions, même si elles ne plaisaient guère ni à sa famille, ni à elle-même. Tant que ces choix étaient réfléchis et logiques. Apporter une argumentations infaillible et digne d’une Birghild était un avantage considérable. « En tant que tante, je ne peux accepter cela sans bouger le petit doigt pour toi. Mais en tant que conseillère… Je ne peux que t'encourager à faire ce qui te semble juste pour les Terre, pour Gorka, pour notre peuple. » Zora serre les mains de sa tante, et elle est ainsi persuadée d’avoir fait le bon choix pour son interlocuteur. Ces multiples preuves d’affections, verbales et non verbales, apportaient du baume au cœur de la politicienne, ne faisant de renforcer ses convictions et sa détermination dans la quête qu’elle s’était confiée.

Enfin, les nouvelles que Zora avait désespérément besoin d’entendre lui parviennent. Le contexte politique s’effondre, et la plupart des gens veulent se confiner dans leurs régions, s’éloigner du conflit qui gronde. Le président lui-même souhaite le retour de la famille Birghild au plus tôt, et ces derniers semblent approuver cette demande. La brune était partagée quant à cette nouvelle. Quelque part, elle savait qu’il valait mieux mettre tout le monde en sécurité, et que cela ne serait possible qu’au sein de Gorka. Il s’agissait là d’une retraite plutôt logique et elle ne pouvait que se réjouir d’une telle chose si cela signifiait mettre les siens en sécurité. Mais quelque part, au fond d’elle, Zora n’approuvait pas vraiment cette idée : cela donnait raison au meurtrier d’Osrian. Si les représentants du peuple de la Terre se risquaient à partir ainsi, ils ne feraient que preuve de faiblesse face aux événements, en allant se terrer dans leurs merveilleuses forêts. Un comportement que certains dirigeants se feraient un plaisir de pointer du doigt… « Il est trop tôt pour prendre une telle décision… Même si les choses n’évoluent pas de façon favorable, il ne faut surtout pas précipiter un retour. Je suis bien consciente que tout le monde serait plus en sécurité à Gorka, mais notre travail à Lucrezia est loin d’être fini. Nous ne devons pas céder à la peur, sinon nous serons finis. » Un court instant de réflexion vint mettre un terme à ses idées, puis elle reprend : « Cette situation est étrange pour tout le monde, mais elle me permet d’avoir une certaine proximité avec le Dictateur. Il est plus attentif sur ce que j’ai à lui dire… Et tant que je resterai à ses côtés, notre peuple n’aura rien à craindre du sien. » C’était la seule consolation qu’elle pouvait apporter à sa tante.

Pour le reste, Zora devrait se montrer discrète. Si elle avait réussi à organiser cette entrevue, c’était probablement un coup de chance : une telle chose aurait du mal à se produire de nouveau. Mais elle avait l’impression d’avoir trouvé des alliés auprès de Sven, qui pourraient sans mal faire parvenir quelques missives pour son compte. Et l’astuce très intelligente que venait de lui proposer Ceersa ne faisait aucun doute sur les possibilités qui s’offraient aux deux femmes pour communiquer. La force et l’encouragement que cette dernière lui montrait ne faisait que confirmer ce que Zora voulait croire : elle faisait le bon choix. Sur une note plus légère, elle se permet de dire : « J’avais conscience des risques que j’encourais en acceptant de suivre cette voix. Et j’accepte tout ce que cela implique, si cela me permet un jour d’apporter la paix. » Sur ces mots, la brune sentit de l’agitation derrière elle. Elle s’éloigne alors un pas. «Ils ne vont pas tarder à me retrouver… Ils ne doivent pas te voir. Pars, et ne te retournes pas. Je te promets que tout ira bien. » Dans un vague geste d’adieu, elle tente de détourner le regard, pour ne pas incriminer sa tante si jamais les gardes venait à les surprendre.


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~#~Sujet: Re: Pathfinder (ceersa) Mer 7 Juin - 18:02


Pathfinder
Feat @Zora Birghild
le quatorzième jour de la dixième lune de l'an 836
L'assurance de Zora me rendait fière, mais derrière ce regard sûr et déterminé, je ne pouvais m'empêcher de mes yeux de tante de voir cette jeune femme terrifiée, coincée dans une situation dans laquelle jamais elle n'aurait songé se trouver un jour. Durs temps pour les représentants... Dès le putsch de Sven Ramose, tout Oranda a frémit. Un tremblement qui annonçait des tumultes incommensurables. Comment pouvait-il se permettre d'enlever une représentante de la Terre ? Il y aurait des conséquences. C'est indéniable. La vengeance des Terre n'est pas vouée à détruire ni à provoquer la guerre. Elle est bien plus ancrée que cela. Et le jour où Sven se confrontera à notre courroux, même Tarlyn ne pourra plus rien pour l'épargner. Cette folie qui l'habitait et la folie qui conquérait de plus en plus de cœur sera inévitablement arrêtée par les dirigeants. Les alliances qui se profilent me font peur, mais en plaçant bien nos cartes, nous pourrions peut-être parvenir à épurer Oranda de la présence d'esprits malfaisants comme Sven Ramose. Je priais Tarlyn pour qu'il ne touche pas un seul des cheveux de notre chère et douce Zora.

Les inquiétudes de Zora étaient ciblées. Coincée par le temps qui lui était compté, j'avais l'impression qu'elle se perdait dans ses priorités. De son regard témoignant à la fois ses craintes et son courage, sa peine et sa force, elle s'enquit de savoir si je parvenais à traverser cette dure épreuve. « J’espère que tu tiens le coup… Je suis vraiment désolée de ne pas pouvoir être à tes côtés en des heures si sombres. » Mes trait se crispèrent. Non, je ne tenais pas vraiment coup... Dès lors que mon esprit n'était plus affairé au travail, je me morfondais dans des sanglots sans fin qui me paralysaient... « Ne t'en fait pas pour moi Zora, il faut se concentrer sur ceux qui vivent, pas vrai ? Alors ne pense pas à cela, et œuvre pour notre cause. En pensée tu ne nous as jamais quitté une seule seconde. Pas une. Tout ira mieux lorsque l'on t'aura ramenée chez toi. » Je ne souhaitais pas qu'elle ajoute à son fardeau la souffrance de mon chagrin... Perdre l'homme que j'aimais... Celui qui avait toujours su nous consoler, nous faire rire, nous intriguer, nous souder. Cet homme si complice de ses enfants et si tendre amant... Je peinais à croire qu'après tout ceci, ma vie parviendrait à conserver tout son sens. Osrian n'avait rien à voir avec la politique. S'il était mort, c'est parce qu'il était mon mari. L'époux d'un Birghild. Notre famille était un fardeau pour quiconque la rejoignait. M'efforçant de garder l'esprit clair, je chassai ces mauvaises pensées de ma tête.

Il était plus important de se focaliser sur les décisions que prenaient les dirigeants. Alors que Kalen préférait le retrait des Birghild de Lucrezia, Ysire souhaitait que l'on tienne position afin d'aider les Kunan à mener l'enquête et surtout pour que les autres peuples ne prennent pas notre retraite pour un signe de faiblesse. Je me doutais qu'elle souhaitait qu'à terme, Gorka se referme sur elle-même, tout comme Kalen. Ce qui n'appuyait en rien mon idée qu'il faille continuer de tenir bon pour Dahud. C'est une pièce maîtresse d'Oranda. Non pas par sa politique, mais par les échanges qui s'y faisaient. Gorka était pleine de ressources, nous avions tout pour vivre. Mais nous avions également beaucoup à gagner en partageant cette économie qu'offrait Dahud. Je n'étais pas une utopiste qui pensait que la vie entre élémentaires pouvait s'écouler paisiblement sans frontière, mais je croyais qu'il était encore bon de se battre pour rester à Dahud. Ce que je ferais. Jusqu'au dernier jour où cela me sera possible. Peut-être que le temps et les épreuves m'auront à l'usure, mais j'étais une battante. Comme toutes les femmes Birghild. Les temps avaient beau être dur pour moi et ma famille, je ne baisserai pas les armes si aisément.

« Il est trop tôt pour prendre une telle décision… Même si les choses n’évoluent pas de façon favorable, il ne faut surtout pas précipiter un retour. Je suis bien consciente que tout le monde serait plus en sécurité à Gorka, mais notre travail à Lucrezia est loin d’être fini. Nous ne devons pas céder à la peur, sinon nous serons finis. » Vint abonder Zora en mon sens. Malheureusement, cela n'avait aucune valeur dans cette ruelle sous le joug du dictateur... Elle devait être au conseil, faire entendre sa voix... Je pouvais bien en parler à Thrad et Faryn, mais je craignais qu'ils ne choisissent la sécurité des leur à leur mission envers notre peuple. Je ne pus que soupirer. Elle savait qu'à distance, sa voix n'aurait pas l'impact escompté. Sa voix ne tiendrait pas contre son père, ni contre les Présidents. Je luttais contre cette voix qui me disait de la ramener avec moi. De trouver un moyen, là, maintenant ! Non... « Cette situation est étrange pour tout le monde, mais elle me permet d’avoir une certaine proximité avec le Dictateur. Il est plus attentif sur ce que j’ai à lui dire… Et tant que je resterai à ses côtés, notre peuple n’aura rien à craindre du sien. » Mon regard n'est pas convaincu. « Il va chercher à te manipuler, à obtenir de toi que Gorka se plie à ses exigences. Ne le laisse pas entrer dans ton esprit. Ne lui donne pas les clés de Gorka et surtout, préserve-toi de lui. Les enjeux sont très importants. Mais tu le sais mieux que personne... » Perdre un proche, être loin de chez elle, sous la coupe d'un homme plus que détestable, Zora pâtissait de ces jours sombres plus que quiconque. Elle ne méritait pas cela... Elle ne méritait pas de voir le monde entier paraître se liguer contre elle et ses idées.

Loin était le temps où les enfants Birghild, tous ensemble, jouaient dans les somptueux jardins de Gorka possédés par la famille. Ce temps où le palais résonnait de leurs rires et de la joie qui berçait les cœurs encore innocents de ceux à qui, aujourd'hui, incombait la responsabilité de notre futur. Thrad, Faryn et les autres de notre génération, nous n'étions là que pour payer le prix fort à voir ainsi notre jeunesse s'échiner à mener un combat auquel personne n'est préparé. Trop d'années se sont écoulées avec cette paix fébrile. Nous avions toujours eu la menace de voir cela partir en éclat. Mais personne n'y croyait réellement. Nous avions grandi avec cette peur, si bien qu'elle faisait partie de nous. Nous l'avions apprivoisée. Mais jamais nous n'aurions pu nous préparer à ce qu'elle éclate aujourd'hui. L'art de repousser l'échéance. « J’avais conscience des risques que j’encourais en acceptant de suivre cette voix. Et j’accepte tout ce que cela implique, si cela me permet un jour d’apporter la paix. » Assura Zora. Je voulais la croire. Mais quand bien même ce fusse en toute connaissance de cause qu'elle s'était lancée dans cette quête, elle ne pouvait savoir réellement tout ce qui l'attendait et les risques qui s'ajoutaient à la liste à chaque pas ou parole qu'elle posait. Je posai une caresse rassurante sur sa joue, appréciant un dernier instant ses prunelles et la douceur de son visage si pur. « J'ai confiance en toi Zora. Je sais que tu en es capable. »

Un brouhaha s'élevait depuis la foule qui longeait la rue perpendiculaire à la nôtre. Cela attira notre attention et inquiéta Zora. « Ils ne vont pas tarder à me retrouver… Ils ne doivent pas te voir. Pars, et ne te retournes pas. Je te promets que tout ira bien. » Rassurée, je ne le serai que lorsque Zora sera à nouveau parmi nous. Mais l'heure n'était pas à la complainte. « Fais très attention à toi, on attendra ton signal. Je ferai tout ce qui est en mon possible pour retarder les actions de ton père s'il en entreprend. » Avouai-je en lui laissant comprendre que ça ne sera peut-être pas suffisant pour arrêter Thrad. Il a toujours été proche des siens et très protecteur. S'il n'avait pu protéger Osrian, il ferait tout en son possible pour retrouver sa fille saine et sauve. Quitte à mener des missions sans les exposer au conseil. Sans plus attendre, je filai d'un pas sûr et déterminé. Si j'étais démasquée dans ce quartier, les répercussions pourraient être effroyables. Que ce soit pour Zora avec le dictateur, ou pour nos rapports avec les Ergorn. La gravité de la situation rendait le moindre doute suffisant pour condamner autrui.
©FRIMELDA @Vanka ◈ 1500 mots


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