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Intrigue
Un vent de changement souffle sur les terres d'Oranda... Pour en découvrir plus, la première intrigue a été dévoilée
Venez donc tout savoir (ou presque) du meurtre d'Osrian Thenkar, membre de la Famille Birghild
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Ils sont en sous nombre et on aimerait bien avoir de nouveaux amis avec qui jouer !
Scénarios
Le scénario d'Eden'El Lumnar a été mis en avant par Silee Pherusa
C'est le dirigeant d'un refuge de Lucrezia qui n'attend qu'à être pris !

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I will always be there ft Ceersa

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❝ Disponibilité RP : Disponible
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~#~Sujet: I will always be there ft Ceersa Dim 21 Mai - 23:03


I will always be there

Istvan & Ceersa


Istvan était à Lucrezia à l'occasion de la fête du printemps qui avait eu lieu la veille dans la ville. Chose rare, ce séjours avait été prévu, il avait même prévenue Ceersa de sa présence dans la ville et pour combien de temps il comptait rester. La célébration avait été mouvementée, la nouvelle de la mort d'un Birghild s'était répandue comme une traîné de poudre dans toute la ville, coupant court aux réjouissances et laissant place au chaos. Les soldats avaient dû contenir des bagarres dans tout Lucrezia et la nuit avait été courte pour beaucoup. Istvan ne faisait pas exception à la règle. Il avait passé une bonne partie de la nuit à chercher quelqu'un capable de le renseigner sur l'identité précise du Birghild mort tout en évitant de se faire prendre dans un combat. La tâche n'avait pas été facile, surtout qu'il avait bu un peu plus que de raison au début de la fête, s'amusant comme les autres habitants et dansant de bon coeur. Le retour à la réalité avait été brutal et il n'avait pu éviter tous les coups. Istvan était rentré dans l'auberge qu'il avait choisi pour son séjour au petit matin, un hématome tirant vers le bleu s'étalant sur la joue gauche et les yeux pleins de sommeil. À peine sa tête avait elle touchée son oreiller qu'il s'était endormi comme une masse.
Mais son répit avait été de courte durée, des coups sur la porte de sa chambre l'avaient réveillé avant même que le soleil ne soit haut dans le ciel. L'aubergiste lui avait tendu une lettre cacheté du sceau des Birghild qu'il connaissait par coeur à force de l'avoir vu sur les lettres de Ceersa. L'appréhension au ventre il l'avait ouverte fébrilement en avait lu le contenue devant un petit-déjeuné composé majoritairement de fruits et de baies qui avaient plus régalé Siam que lui. Il était convoqué au château des représentants de la Terre, dans une lettre qui avait tout d'officiel et même si elle était signée par Ceersa il était difficile d'y détecter ses émotions. Rien de bien incroyable de sa part. Istvan la connaissait assez pour savoir qu'elle ne laissera rien paraitre dans cette lettre. Après avoir fait une toilette rapide et avoir enfilé des vêtements propres en bons états, chose rare dans son sac étant donné le temps qu'il passait dans la nature sauvage, Istvan enfila sa veste dans laquelle se glissa Siam, se cachant dans une poche intérieure au niveau du coeur du jeune homme. Istvan quitta l'auberge en serrant sa lettre au fond de sa poche. Il avait réussi la nuit dernière à s'assurer de l'identité de la victime, que la lettre ne faisait que confirmer, et même s'il ne pouvait pas dire qu'il avait été proche ni même qu'il avait vraiment connue le défunt il savait parfaitement l'amour que lui portait Ceersa.
Une fois arrivé devant le château des représentants de la terre, le soleil était cette fois-ci haut dans le ciel, éclairant la place de ses rayons. Istvan remarqua avec tristesse qu'elle était encore couverte des traces de la catastrophe d'hier. Il se dirigea vers les portes imposantes du palais, présentant aux gardes à l'entrée sa lettre. Il fut fouillé, son tatouage vérifié, sa veste emportée et il dût insister pour pouvoir garder Siam avec lui, comme si avec son petit gabarit elle pouvait représenter un danger, à part une petite morsure on ne risquait pas grand chose de la part de la polatouche. Istvan fut ensuite conduit à travers plusieurs couloirs du palais, ne résistant pas à admirer l'architecture du bâtiment. Même s'il préférait le charme des battisses plus naturelles il devait admettre que les châteaux des représentants des régions étaient impressionnants. Finalement après un énième couloir, Istvan fut emmener dans une pièce assez spacieuse, contenant une large cheminé, des fauteuils qui avaient tous l'air extrêmement confortable et un bureau imposant qui trônait en face des larges fenêtres qui donnaient sur la place trois étages plus bas. Les larges portes se refermèrent derrière lui avant qu'il n'ait eu le temps de finir de faire le tour de la pièce. Il attendit quelque seconde avant de finalement s'asseoir dans un des fauteuils qui étaient en effets aussi confortable qu'ils en avaient l'air.

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Dernière édition par Istvan Breandun le Mar 23 Mai - 23:22, édité 2 fois
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❝ Disponibilité RP : Disponible
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~#~Sujet: Re: I will always be there ft Ceersa Lun 22 Mai - 13:32


I will always be there
Feat @Istvan Breandun
le quinzième jour de la dixième lune de l'an 836
Des parchemins, encore et encore. Une pile qui n'en finirait jamais. Je voulais garder mon esprit occupé mais, au fur et à mesure que j'avançais, j'avais cette désagréable impression de reculer ; constamment. Fuir n'était pas dans ma nature, mais je voulais rester forte et solide. L'on me comprendrait si je venais à fléchir. Laisser le désarroi m'éprendre. Hélas, je ne souhaitais guère m'accorder ce moment de faiblesse autorisée. Ragon commençait à fixer de nouveaux protocoles. Les contrôles s'intensifiaient dans toute la capitale et les entrée et sorties de la cité reine étaient bien plus réglementées qu'auparavant. Aucune piste ne semblait assez bonne pour Thrad qui commençait à parler de rapatrier notre famille à Bleuzenn où nous attendaient les présidents actuels. Pour moi, il était hors de question d'abandonner Lucrezia. Les Birghild étaient l'un de ses principaux piliers, nous devions rester et persévérer. On me prêtait cette obstination à la colère d'avoir perdu mon mari, Osrian. Il était cher à tous les membres de la famille. Il était à nos côtés depuis toujours... Le perdre était une réelle tragédie qui nous marquait tous les uns et les autres. Ses proches et mêmes certains autres élémentaires avec qui il avait entretenu des relations étroites pleuraient sa mort et se retrouvaient accablés par sa disparition... Griffonnant d'une plume ayant bien trop servie aujourd'hui, je fus dérangée par quelqu'un qui frappait à la porte du bureau. « Entrez. » Interpellai-je l'importun. Le messager que j'avais commandé. Marquant la lettre de mon sceau qui la refermait, je la lui tendis. « Apportez cette lettre à Istvan, je lui tendis une autre missive. Celle-ci devra atteindre les marais, là-bas demandez Diktah. Il saura à qui faire parvenir cette lettre. » Différentes lettres partaient vers Gorka et en ville. Un soupir, je m'enfonçai dans mon fauteuil en regardant le messager partir.

L'aube s'éveillait. Mes nuits étaient courtes. Des occupations, ce n'est pas ce qu'il manquait et j'avais une irrépressible envie d'accomplir toutes les tâches qui m'incombaient le plus rapidement possible. La situation était en suspend. Comme tenue par les dieux avec des fils si fragiles qu'à n'importe quel instant, tout pouvait s'effondrer. Il fallait se tenir prêt. Être prêts. Finir les missions de la veille afin de pouvoir faire face à ce que nous réservait demain avec la plus grande des ferveurs. Ces jours sombres qui s'annonçaient à l'horizon avec les épais nuages noirs qui bordaient le ciel, encerclant Dahud, ne me disaient rien qui vaille. Pensive, je restai de longs instants ainsi. Essayant de renfermer mes émotions afin de ne pas me laisser dépasser par les événements. Être concentrée sur mon travail m'empêcher de ressasser le souvenir encore frais de mon mari. La chaleur de sa peau, la tendresse de ses mots, la douceur de ses caresses. Tout cela s'était évanoui avec lui... Je peinais à ne pas laisser les larmes me venir. Quelques perles hyalines s'échouèrent sur mes joues. Les balayer d'un revers de main ne suffisait pas. Je m'abandonnai à ces sanglots irrépressibles dans un silence indispensable. Je ne voulais pas que les gardes s'affolent et ne viennent troubler cet instant de faiblesse auquel j'avais succombé. Il allait me falloir trouver un moyen de combattre et de faire face toute seule. Si mon frère Thrad décidait de guider les Birghild à Bleuzenn, je ne pourrais plus compter sur l'appui de ma sœur Aliesren pour traverser ces abîmes insalubres auxquelles j'étais confrontée...

Parvenant à reprendre mes esprits, je me levai et quittai mon office. Il était indispensable que je me rafraîchisse pour être en état de recevoir. Les deux gardes qui tenaient leur poste devant mon bureau et toutes les pièces où je me trouvais depuis le meurtre de mon mari, m'emboîtèrent le pas jusqu'à mes appartements où je puis alors avoir un instant d'intimité. Dans la salle d'eau, un bassin était mis à ma disposition. Les affaires d'Osrian jonchaient encore les meubles et les commodes. Fermant les yeux, j'inspirai longuement après m'être passé de l'eau fraîche sur le visage. Recentrée, j'entrepris de quitter les appartements. Il me fallait passer par le salon. Sur une table basse, un médaillon de résine attira mon regard. Un artisan avait reconstitué une edelweiss qu'un marchand venant de Sterenn lui avait offert. Ces petits pétales blanc épais et ce cœur jaune étincelant avaient été capturés comme une représentation de cette belle et intrigante fleur des montagnes de Sterenn. Le médaillon était lié à un fil de macramé noir. La forme ovale de la résine contenant la reproduction miniature de la fleur avait une couleur ambrée des plus délicates. Prenant ce collier dans ma main, je quittai mes appartement, le cœur lourd en émotions et en souvenirs, pour retourner à mon office.

« Dame Ceersa, une personne vous attend dans votre bureau. » Annonça l'un des gardes en s'inclinant face à moi. « Très bien, je vous remercie. » Le congédiant d'un signe cordial, je pressai le pas et vins ouvrir la porte de l'office. L'un des deux gardes me faisant escorte entra avec moi. Avant de saluer mon invité, je me tournai vers lui. « Laissez-nous seuls je vous pris, Istvan est un ami de longue date, il n'y a aucun danger. Restez à l'extérieur. » Opinant du chef, le garde jeta un œil à mon invité. « Faites appeler Orméa. » Sur ces derniers mots, le garde quitta la pièce en fermant la porte derrière lui. Je me tournai alors vers Istvan, mine basse, les yeux encore un peu rouges de mes pleurs encore récents. « Istvan, quel soulagement de te voir ici... J'avais peur que tu ne sois reparti après les atrocités qu'à connu Lucrezia lors des festivités... » Dis-je en me dirigeant vers lui et en lui tendant les mains. J'avais envie de l'enlacer et de trouver dans son étreinte un réconfort. Mais je n'étais pas d'un naturel très démonstratif. Je ne voulais pas qu'il se sente mal à l'aise. Il devait déjà l'être bien assez au vu des circonstances...
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~#~Sujet: Re: I will always be there ft Ceersa Mar 23 Mai - 23:29


I will always be there

Istvan & Ceersa


Istvan attendit patiemment, dans le fauteuil, Siam sur ses genoux, ses yeux se promenant sur les différents meubles de la pièce. Habitué aux espaces verts, il n'était pas complètement à son aise devant tant de luxe. Il savait depuis le début que Ceersa faisait partie de la noblesse, que sa famille et sa position lui donnait accès à ce monde totalement inconnu pour Istvan. Il savait en venant ici qu'il ne serait pas dans son élément, mais il avait oublié à quel point. Pour autant la raison de sa présence était plus importante que son léger inconfort vis-à-vis de la richesse du palais. Il se devait, ne serait-ce que par dette, de soutenir comme il le pouvait Ceersa. Il n'imaginait pas l'état dans lequel elle devait se trouver, la connaissant elle n'avait pas du beaucoup se laisser aller depuis la tragédie. Surtout avec des gardes à tous les coins de portes. Et puis la connaissant elle avait du dès le matin commencé à traiter les affaires de la journée, elle ne se laissait pas souvent de répits, le monde pourrait s'écrouler qu'elle serait toujours là, à régler ce qui doit l'être. Istvan ne s'intéressait pas suffisamment à la politique pour savoir exactement en quoi consister son travail, mais il avait compris qu'il n'était pas à la portée de tout le monde.

Alors qu'il était perdu dans ses pensées Istvan entendit des bruits de pas se rapprocher de plus en plus. Il eut à peine le temps de se lever, attrapant Siam pour la déposer sur son épaule, que Ceersa accompagnée d'un garde, l'autre restant dans à l'entrée de la pièce.« Laissez-nous seuls je vous pris, Istvan est un ami de longue date, il n'y a aucun danger. Restez à l'extérieur. » Le garde dévisagea quelque instant Istvan, qui n'aimait pas particulièrement être le centre de l'attention d'inconnue, encore plus quand ces derniers étaient de près ou de loin affiliés à des soldats, réflexes de voyageurs illégal sans doute ? Il préférait se faire oublier et passer dans la foule incognito. Mal à l'aise, le jeune homme essaya de sourire au garde mais cela devait sans doute sembler très forcé. Ceersa le congédia définitivement en lui demandant de faire venir quelqu'un. Le nom étant totalement inconnue à Istvan il se demanda qui cela pouvait bien être. À peine le garde eut-il fermé la porte derrière lui qu'Istvan se détendit nettement. Son attention à présent dirigée vers Ceersa il remarqua pour la première fois depuis son arrivée ses yeux très légèrement rouges, signe qu'elle avait sans doute dû pleurer à un moment de la matinée. Cette idée serra le coeur d'Istvan qui détestait par-dessus tout voir la souffrance chez les personnes proches de lui, en grande partie parce qu'il se sentait toujours impuissant et ne savait jamais quoi dire ni faire pour arranger les choses. « Istvan, quel soulagement de te voir ici... J'avais peur que tu ne sois reparti après les atrocités qu'à connu Lucrezia lors des festivités… »Toujours sans dire un mot, aucun ne lui venant à l'esprit ne semblaient adéquats, Istvan se rapprocha lui aussi de Ceersa, attrapant ses mains tendues et les serrant dans les siennes. Il ouvrit la bouche une première fois, mais toujours rien ne lui venait. Finalement, n'arrivant pas à se décider sur une formulation qui refléterait suffisamment bien ses pensées il attira Ceersa à lui, entourant ses bras autour d'elle, la serrant dans son étreinte en espérant lui montrer son soutien. Istvan lui-même se senti apaisé d'être aussi proche de celle qui l'avait sauvé de la solitude. Elle lui avait appris au moins autant si ce n'est plus que ses parents biologiques. " Je suis désolé Ceersa, tellement désolé, je … Je ne sais pas quoi dire d'autre." Istvan n'était pas vraiment sûr de comprendre pourquoi de tous, Ceersa l'avait fait venir lui, elle savait qu'il n'était pas doué pour faire face au décès, il avait la larme à l'oeil pour une fleur fanée !

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~#~Sujet: Re: I will always be there ft Ceersa Mer 24 Mai - 9:34


I will always be there
Feat @Istvan Breandun
le quinzième jour de la dixième lune de l'an 836
Y avait-il plus grosse douleur que de perdre un être cher ? Je n'avais guère le souvenir de plus fulgurante peine. Ce chagrin qui vous presse le cœur au point de croire qu'il était capable d'imploser... Mourir d'un cœur brisé, de la perte de l'amour, cela me paraissait bien plus réel que pouvaient le laisser paraître les poèmes et les fables. Il fallait me faire une raison... Pour jamais je ne sentirai son odeur, sa chaleur, n'entendrai sa voix ni son souffle... L'image de son corps ensanglanté venait me heurter comme d'autant de coups de poignards à chaque fois que fermais trop longtemps les yeux. Heureusement, on me laissait œuvrer pour garder mon esprit occupé ailleurs. Bien que les dossier semblaient aussi afférentes les unes que les autres, cela valait mieux de me morfondre.

Mes parents, malgré le fait que je sois une femme, ont toujours porté une attention particulière à ce que je demeure forte, sûre de moi et déterminée pour résister aux affres de la vie. C'est probablement cette force qu'ils m'ont toujours prêtée qui m'a poussée à me lancer dans la politiques. Les Birghild n'étaient pas réputés pour leur vocation à vouloir gouverner. La majeure partie des membres de notre famille ne traitaient guère les affaires de Lucrezia. La plupart préférant s'éloigner du bruit de la politique, ayant un rôle plus d'apparence que concret. Cela n'avait pas été mon cas. Au plus grand désarroi d'Osrian. Bien qu'il appréciait la vie que nous avions, je savais que depuis tout jeune, il ne portait aucun intérêt à tout ceci. Préférant apprendre, lire, découvrir. À ce titre, je n'ai jamais reproché à mes enfants de ne pas suivre mes pas. Jamais je ne le ferai. Cela peut certes, me décontenancer de voir qu'ils refusent de jouer un rôle dans ce paysage qui forme la vie de toute une ville, le lien d'une région au reste du monde, mais c'est là leur choix. Que je respecte sans ciller.

Les Terre étaient bien loin de l'organisation et de la hiérarchie que les autres régions s'imposaient. Une régime des plus simples et des plus justes. Cela nous rendait faibles aux yeux de nos voisins et de notre opposé. Cependant, la paix avait, jusqu'à lors, toujours plus ou moins existé. S'il on venait à s'en prendre directement à nous, et ce sans raison autre que semer le trouble et la discorde, ça ne pouvait qu'être annonciateurs d'heures des plus sombres. Qui aurait de l'intérêt à voir ce drame s'envenimer ? Les Eau pour dévier l'attention de leurs extrémistes dont personne ne sait ce qui attend ? Les Feu qui souhaitent asseoir une place prépondérante à Lucrezia, les Ergorn étant une bien trop jeune famille pour être légitime aux yeux de tous suite au coup d'état de Ramose ? Les Air, dont la passivité maladive masquait de bien plus noirs desseins ? Les Terre ? Pour une querelle qui aurait dégénéré ou une vengeance pour je ne sait quel propos ?

Ces questions tournaient, tournaient dès lors que mes mains n'étaient plus affairées à quoi que ce soit. Dès que mon esprit pouvait se reposer, être au calme plus de quelques minutes. Tout ce que je désirais éviter en somme. Mais en même temps, c'était là ce que je devrais affronter pour pouvoir passer à autre chose. Pour ne pas perdre le Nord et me ressaisir.

Istvan n'était sûrement pas le remède à ce mal qui devait certainement le dépasser. L'incommoder. Mais je ne pouvais nier que sa présence m'apporter déjà un réconfort indéniable. Il s'avança vers moi avec toute la candeur dont il était capable et pris mes mains dans les siennes. Je sentais son hésitation, ce perplexité qui signifiait toute la difficulté qu'il pouvait ressentir face à cette situation. Constatant ma profonde peine sans mal, Istvan m'enlaça. Je me laissai porter par cette étreinte rassurante, retenant de m'effondrer dans ses bras réconfortants. « Je suis désolé Ceersa, tellement désolé, je… Je ne sais pas quoi dire d'autre. » Me reculant de quelques centimètres pour voir son visage, je posai une main maternelle sur sa joue. « Ne te sens pas obligé de dire quoi que ce soit, Istvan, te voir sain et sauf suffit à m'apporter un peu de lumière dans ces méandres qu'il me faut traverser. » M'asseyant sur un fauteuil, l'invitant à faire de même, je soupirai, soulagée. « Quand les événements ont dégénéré au marché... je n'ai pu m'empêcher d'imaginer le pire. Bien que tu ne sois pas accoutumé à ces regroupement de foule, le fait que je ne puisse rien faire pour te protéger au même titre que les membres de la famille représentante m'a fait culpabiliser. Des extrémistes Eau... J'ignore ce qui se décide dans les murs de leur palais, mais tout ceci parait surréaliste... Et le fait qu'Osrian ait été... enfin... Dans l'enceinte des palais où la sécurité était renforcée... Je ne peux qu'imaginer le pire s'il s'agit d'un membre d'une famille représentante. Cela me terrifie, Istvan... Pas seulement pour ma vie ou celle de ma famille, mais pour le peuple Terre tout entier. De Lucrezia ou de Gorka... » Lui faire part de ces inquiétudes que je gardais pour moi afin de ne pas affoler plus que nécessaire les esprits m'allégeait d'un poids.Cela n'atténuait guère la peine que je ressentais pour tout ces enfants laissés orphelins depuis l'attaque du marché. Ces femmes aujourd'hui... veuves... Ces pères, frères et maris qui ont perdu ceux à qui ils tenaient le plus... Cette journée tragique ne touchait pas seulement ma famille. Mais des dizaines et dizaines de familles Lucreziennes et venues d'autres régions. « COmment tout ceci a pu arriver ? Pourquoi avons-nous échoué ? » Je soufflai bruyamment, secouant la tête de droite à gauche. « Je ne te demande pas d'avoir les réponses à ces questionnements... C'est juste que... On se préparait à ce jour où tout basculerait. Mais pour être franche, j'espérais ne jamais avoir à jouer une quelconque part de responsabilité dans cette déchéance... J'espérais mourir avant de voir cette paix que l'on savait fébrile se briser... »

Terre, Air, Eau, Feu, nous avions échoué. Le rôle qui incombait aux familles représentantes n'avait su être rempli. Nous avions tous échoué. Toutes les personnes impliquées de près ou de loin à la gestion de Lucrezia, à cette communication fragile entre les différentes régions. Nous avions échoué. Les Ergorn, les Kunan, les Fanior, les Birghild... J'ai vu Zora en compagnie du dictateur, Nekho tenter le premier d'apaiser les esprits au bal alors que son silence avait été total sur les actions d'extrémistes de sa région. Qu'avaient les Air pour leur échec ? D'avoir tenté de dénoncer un je ne sais quoi en s'en prenant à Osrian ? Cela était bien maigre. Cette histoire suffisait à convaincre Thrad et le peuple. Mais pas moi. Je portais en fardeau l'échec de la garde Terre lors du marché qui avait coûté la vie à tant d'innocents. Je déposais le fardeau de l'échec de la sécurité lors du bal des représentants sur Rhenis Kunan... Tant de culpabilité et de remords qui ne changeraient absolument rien au résultat... Nous devions relever la tête et voir ce qui nous attendait, nous y préparer. Mais les blessures étaient bien trop douloureuses... Je craignais de me retrouver seule ici et de devoir faire face sans personne autour pour me soutenir. Est-ce là l'amorce d'une folie dans laquelle je me risquais de tomber ?
©FRIMELDA @Vanka ◈ 1301 mots


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Dernière édition par Ceersa Birghild le Jeu 8 Juin - 12:51, édité 2 fois
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~#~Sujet: Re: I will always be there ft Ceersa Sam 27 Mai - 12:22


I will always be there

Istvan & Ceersa


Istvan n'avait pas énormément de personnes qu'il considérait comme vraiment très proches de lui, des connaissances oui, ses voyages l'avaient amené à rencontrer bon nombre de personnes toutes aussi surprenantes les unes que les autres, mais il pouvait compter sur les doigts d'une main ceux auxquels il ne pouvait pas arrêter de penser, ceux qui comptaient tellement qu'il aurait accourue de n'importe quelle partie du continents à leur demande. Ceersa avait été la première à figurer dans cette liste, la première à lui faire réaliser qu'il était possible de se choisir une famille, qu'elle ne se limitait pas au sang. Ceersa et lui n'avaient pas une différence d'âge suffisamment grand pour qu'Istvan ait pu à un moment ou un autre la considérer complètement comme sa mère, mais cela ne l'avait pas empêché de s'attacher à elle aussi fort qu'il le pouvait. A 15 ans elle avait été son unique boussole dans ce monde gigantesque et nouveau. Elle lui avait permis de devenir qui il était, de prendre suffisamment confiance en lui pour pouvoir se lancer seul à l'aventure, défendre ses convictions. Avant ça, Istvan avait toujours été un enfant très discret, souvent en retrait il fuyait dès le moindre signe de conflit. Timide il l'était encore, mais il avait appris à mettre cela de côtés quand il s'agissait de se tenir devant ne fuyait plus par peur du conflit. Sans la bonté de Ceersa, il n'aurait pas découvert le monde comme il le faisait, n'aurait pas vu autant ni rencontré toutes ces personnes. Elle n'était peut-être pas la figure maternelle parfaite, mais elle lui suffisait amplement. Istvan était reconnaissant envers n'importe quelle divinité qui l'avait mis sur son chemin.

Istvan eut une petite grimace de douleur quand il sentit la main de Ceersa toucher sa joue, où trônait encore le bleu qu'il avait récolté la nuit dernière en voulant en apprendre plus sur l'identité du mort tout en évitant de se retrouver au centre des violences. « Ne te sens pas obligé de dire quoi que ce soit, Istvan, te voir sain et sauf suffit à m'apporter un peu de lumière dans ces méandres qu'il me faut traverser. » Il essaya du mieux qu'il le pouvait de faire passer son rictus pour un début de sourire timide. Istvan était un peu soulagé de savoir qu'elle n'attendait pas de lui une tirade éblouissante sur le sens profond de la vie et la place de la mort dedans. Il n'avait jamais douté que Ceersa ne lui demande plus qu'il ne soit capable de faire, mais il avait quand même l'impression d'un poids enlevé de ses épaules. L'imitant, Istvan s'assit en face d'elle, Siam sautant de son épaule pour se poser sur ses genoux et se rouler en boule alors qu'il lui caressait le dos d'une main. Sentir la douceur de la petite polatouche était un calmant des plus efficaces sur Istvan qui se sentait toujours plus détendue et apaisait. « Quand les événements ont dégénéré au marché... je n'ai pu m'empêcher d'imaginer le pire. Bien que tu ne sois pas accoutumé à ces regroupement de foule, le fait que je ne puisse rien faire pour te protéger au même titre que les membres de la famille représentante m'a fait culpabiliser. Des extrémistes Eau... J'ignore ce qui se décide dans les murs de leur palais, mais tout ceci parait surréaliste... Et le fait qu'Osrian ait été... enfin... Dans l'enceinte des palais où la sécurité était renforcée... Je ne peux qu'imaginer le pire s'il s'agit d'un membre d'une famille représentante. Cela me terrifie, Istvan... Pas seulement pour ma vie ou celle de ma famille, mais pour le peuple Terre tout entier. De Lucrezia ou de Gorka... » Istvan n'était même pas surpris d'entendre que Ceersa s'inquiétait plus de son peuple que de sa propre sécurité après la mort de son mari. Certains auraient sans doute pu trouver cela étrange, voir insensible, de ne pas s'arrêter à la mort d'Osrian et de déjà penser aux répercussions politiques. Mais Istvan savait qu'il en était tout le contraire, Ceersa était doué d'une empathie énorme, elle était exigeante mais n'avait à cœur que le bien des Terres, elle pouvait parfois sembler dure, mais il était la preuve vivante qu'elle ne souhaitait que le meilleur pour l'intégralité de la population Terre. À t-elle point qu'elle en oubliait parfois de s'accorder le droit de plier de temps en temps. Istvan ne connaissait personne qui aurait, dans sa situation, réussi à garder la tête aussi haute. Elle ne pouvait pas protéger chaque Terre, d'ici à Gorka. « Tu m'as suffisamment protégée pour le restant de mes jours, ne t'inquiète plus autant pour moi s'il te plait, je te promets qu'il ne m'arrivera rien » La culpabilité de mentir constamment à Ceersa sur ses voyages pesait de plus en plus à Istvan, surtout qu'il connaissait les dangers qu'il courait et même s'il ne s'en inquiétait pas pour lui, il ne voulait pas que Ceersa s'inquiète plus qu'elle ne le faisait déjà à son sujet, elle avait déjà trop à faire pour en plus de ça se demander s'il allait bien, Istvan n'était plus aussi démunie qu'à leur rencontre, il savait à présent se défendre et son pacifisme assumé ne l'empêchait pas d'utiliser tous les moyens à sa disposition pour se tirer d'affaires quand il le fallait. « Comment tout ceci a pu arriver ? Pourquoi avons-nous échoué ? Je ne te demande pas d'avoir les réponses à ces questionnements... C'est juste que... On se préparait à ce jour où tout basculerait. Mais pour être franche, j'espérais ne jamais avoir à jouer une quelconque part de responsabilité dans cette déchéance... J'espérais mourir avant de voir cette paix que l'on savait fébrile se briser... » Même en sachant qu'elle n'attendait pas de lui des réponses, l'entendre aussi pessimiste sur l'avenir des régions lui serrait le cœur. Il savait qu'elle avait toujours été une grande défenseuse des frontières, c'était d'ailleurs une des raisons qui l'empêchait de lui dire la vérité. Istvan avait toujours essayé d'éviter le plus possible ce sujet avec elle, par peur de devoir lui tenir tête, voir de finir par lui avouer ses activités de voyageurs sans le vouloir. Mais il ne pouvait pas la laisser perdre espoir en la cohabitation qui existait à Dahud. Rarement dans sa vie Istvan n'avait tourné sa langue sept fois dans sa bouche avant de parler, mais cette fois-ci il choisit avec le plus de soin possible ses mots. « Ceersa, tu ne peux pas t'accuser de tout. Tu as toujours œuvré pour le bien de Gorka et celui du peuple Terre. Tu n'as pas le droit de porter la responsabilité des actions d'extrémistes. La paix n'est pas encore détruite. » Istvan avait conscience de ne pas être au courant de tous les enjeux politiques qui avaient lieu en ce moment, il ignorait tout des détails des relations diplomatiques des différents représentants, mais il espérait de tout son cœur que la mort d'Osrian ne serait pas le déclenchement d'une guerre, il était inquiété par les paroles de Ceersa.

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~#~Sujet: Re: I will always be there ft Ceersa Dim 28 Mai - 23:05


I will always be there
Feat @Istvan Breandun
le quinzième jour de la dixième lune de l'an 836
Le visage égratigné d'Istvan me laissait aisément deviner que même s'il paraissait être en bonne santé, il n'avait pas été épargné par ces tumultes dont les ragots ébranlent encore les murs de la ville. Tout allait se disloquer... s'étioler... Que resterait-il ? Qui resterait-il ? Les Fanior et les Birghild laisseraient leurs quartiers en proie aux Kunan et aux Ergorn. Les Eau ne pourraient alors plus jouer le rôle d'arbitre. Feu et Eau devraient choisir leur camp, se positionner. Mais les ambitions des Feu m'inquiétaient et face aux forces armées de Vainui, je craignais que le Roi Andar lui-même n'engagent quelconques actions pour éviter que les Feu ne saisissent l'occasion de ces temps troublés pour jouer leur symphonie. Cette discorde était une porte ouverte sur le pouvoir de Lucrezia, celui qui régissait Dahud. Prendre la cité-reine c'était comme saisir l'économie toute entière... Une suprématie installée parce que les autres autres étaient trop occupés à regarder ailleurs. Et si derrière tout ceci, c'étaient bien Sezni qui se cachait ? Chercher les coupables, c'était le chemin que tous prenaient. Mais de là à avancer ce genre d'élucubrations, il m'était difficile de nier la partialité qui me forcer à vouloir trouver un coupable. Quelqu'un à blâmer. Penser que mon mari n'était pas mort par la lame d'une folie passagère, que ce qui se cache derrière ce noir dessein a un sens, un but.

Les tensions étaient palpables dans la sphère dirigeante mais également dans les rues. Comme si Lucrezia avait une âme et que de voir ses pavés recouverts de sang... Le sang répandu au palais des représentants qui se voulait être le lieu de toute neutralité... En plus lors des festivités où nous devions louer les dieux et laisser de côtés nos aversions... Tout ceci me brisait le cœur. Cette cohabitation n'était pas l'œuvre d'une vie, mais celle de plusieurs générations, s'étalant sur des centaines d'années ! Comment Thrad pouvait ne serait-ce qu'évoquer l'idée que nous nous retirions ? Je comprenais que les moins engagés de notre famille se retirent, mais pour les autres, nous avions une mission à remplir. Une bataille à mener, qu'on le veuille ou non. On ne peut pas tourner les talons à la première difficulté, il faut redoubler d'efforts et tenir la ligne de front. Les familles sont cette ligne de front. C'est le fardeau qui accompagne notre notre depuis tant de générations...

Aveuglée par ce sens vindicatif que la mort de mon mari m'a laissé en dernier présent, je ne voyais pas les attentions de mon frère. Loin de considérer la situation à sa juste valeur, d'être objective face aux risques que prendraient toutes les personnes qui décideraient de rester. Pour moi, il fallait se battre, quoi qu'il en coûte. Le prix se révélait déjà gros... La vie d'Osrian. Un lourd chagrin pour tout les Birghild et ses proches. Perdre des êtres chers, c'est la fatalité de toute vie. L'écoulement du temps, le défilement des années. Nous n'étions guère immortels. Aucun prodige ne parvient à cet état. Mais la mort si cruelle de celui que j'aimais me paraissait si injuste ! Cela ne pourra rester impuni.

Essayant tant bien que mal d'éloigner cette colère oppressante, cette faiblesse que je me refusais d'afficher, je maintenais mon regard vers Istvan. Mes yeux se laissaient happer par son joli compagnon. Istvan me paraissait si pur... Malgré les années, je l'ai toujours vu comme une plante que l'on arrose jusqu'à la voir devenir si grande que l'on doit la rendre à la terre afin que ses racines s'ancrent plus en profondeur dans le sol, le renforcent. Peut-être que le fait d'avoir été mère a accentué cette prévenance dont j'ai toujours fait preuve envers lui. Je ressentais cette fierté que devraient ressentir ses parents. C'était un homme bien, amoureux de ces choses que nous les Terre, nous vénérions. Bien que plus terre à terre, Osrian avait ce même penchant pour la simplicité, les découvertes, être proche de ce que l'on aime. Dylies, Erende, moi, nous étions son jardin à lui. Son havre de paix. Cette bulle dans laquelle il oubliait tout les petits tracas quotidiens. « Tu m'as suffisamment protégé pour le restant de mes jours, ne t'inquiète plus autant pour moi s'il te plait, je te promets qu'il ne m'arrivera rien », m'assura ma pupille. Non sans efforts, je lui accordai un sourire marqué par le soucis indéniable que je me ferai pour lui, pour mes enfants, ma famille et tous mes proches depuis que mon mari avait été assassiné. Nous ne sommes à l'abri de rien. Son air inquiet n'était pas pour me rassurer. Mais je voyais qu'il tentait de m'accorder là un répit. Il n'était plus sous ma responsabilité depuis longtemps... Il ne l'avait jamais été officiellement quand bien même il pouvait bénéficier de mon nom pour l'aider dans tout ce qu'il entreprenait. Lorsqu'il était à Lucrezia, je veillais sur lui. Et encore aujourd'hui, mon nom saurait le protéger.

Quelque part, cela me rassurer. De chercher à ce que des personnes comptent sur moi. Qu'elles aient besoin de moi. Avoir comme excuse à ne pas faiblir de devoir rester forte pour autrui. Je l'étais et le serai toujours pour mon peuple. Pour ma famille, quand bien même elle décide de se retirer à Gorka. Mais à voir les choses évoluer, avancer plus vite que je ne le voudrais, et ceux que j'aime s'éloigner, cela ajoute à mes craintes celle de me réveiller un jour sans avoir quoi que ce soit à penser, à faire. Les événements finiraient par m'échapper, aller trop vite. Je ne me considérais pas comme indispensable au rouage de ma famille ou de Lucrezia. Mais j'avais la possibilité d'influencer la tournure que prenaient les événements. Par le sang et par la place de conseiller qui m'avait été accordée, j'avais le pouvoir d'apporter mes idées, ma voix, mes actions Ce n'était guère donné à tous et je trouvais indispensable de profiter de cette chance qui m'était donnée.

Loin de ce que pourrait en penser Istvan. Il était si loin de tout cela... Jamais il ne m'est venu à l'esprit de lui proposer une place au palais. Il serait là comme un oiseau en cage. Ça ne devait pas être une obligation mais un choix, une vocation. C'est bien pour cela que je n'ai jamais pousser outre-mesure mes enfants à suivre mes pas. « Ceersa, tu ne peux pas t'accuser de tout. Tu as toujours œuvré pour le bien de Gorka et celui du peuple Terre. Tu n'as pas le droit de porter la responsabilité des actions d'extrémistes. La paix n'est pas encore détruite. » Prononça Istvan. Je reportai mes yeux à hauteur des siens. Ses mots me paraissait bien calculés... Mais ceci ne m'interpella guère. Quand bien même ce soient des paroles faites pour me rassurer, je ne pouvais nier qu'une part de vérité s'y cachait. « Les bonnes intentions ne peuvent suffire à nous mettre à l'abri, déclarai-je en pensant à Osrian. Nous sommes si différents des autres éléments, Istvan, que nos préceptes ont la vie dure à Lucrezia. Nous devons faire face à des événements qui n'auraient jamais lieu à Gorka. J'ai grandi ici, j'ai donc conscience de tout cela depuis toujours. Mais jamais les temps n'ont été aussi sombres... Pourtant, il faut garder la tête haute et tout faire pour éviter que la situation ne se dégrade encore plus. Pour le bien de Lucrezia, des représentants, de tous. » Je laissai un silence grave entre nous. « Thrad a évoqué la possibilité que nous nous retirions de Lucrezia. Les Présidents ne savent pas encore sur quel pied danser, mais je crains pour le futur des Terre à Dahud. » Sans représentants pour se défendre, Gorka sera renfermée sur elle-même. Sans autorité pour les protéger ou les juger, les Terre restant à Dahud seront méprisés, délaissés. Un domino qui tombe. Au vu des circonstances, il ne restait qu'à prier pour que la réaction en chaîne ne fasse pas tomber tous les dominos d'Oranda. « Bien que la paix soit encore là aux yeux de tous, elle n'a jamais été aussi fragile. » Le ton dramatique de cette conversion me mettait mal à l'aise face à Istvan qui m'avait toujours apporté légèreté et candeur. La peine et la douleur étaient encore bien trop vives...
©FRIMELDA @Vanka ◈ 1467 mots


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I will always be there ft Ceersa
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