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Ceux que l'on ne pensait pas revoir, jamais. + PV Kaan

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❝ Disponibilité RP : Disponible
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❝ Avatar : Zoë Barnard
❝ Crédits : morphine prd

❝ Métier : Apprentie Apothicaire
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~#~Sujet: Ceux que l'on ne pensait pas revoir, jamais. + PV Kaan Mar 9 Mai - 19:04

Ceux que l'on ne pensait pas revoir
machin et machine
Je m'extirpais de mon lit au petit matin ; alors que n'était  déroulé qu'un mince fil rouge le long de la ligne d'horizon, entre les vieux bâtiments de la capitale. Tout était silencieux à cette heure. Le palais dormait. Seul les gardes, immobiles, se tenaient aux coins des couloirs, attendant la fin de le tour de garde. On pouvait également observer les jardiniers qui travaillaient avant que le soleil ne les accablent.Le sommeil me laissait souvent bien trop tôt au bras du jour, mais une fois les yeux ouverts, impossible de me rendormir. Ce n'était pas faut d'essaye. Pourtant, trop de pensées se promenaient et s'entrechoquaient dans mon esprit. J'avais des idées, des regrets, des airs de révolte. Chaque matin et chaque soir dans mon lit, les mêmes questions revenaient. Et chaque matin, et chaque soir, aucun réponse ne m'apparaissaient. Je me sentais étouffée. J'ouvrai grand la baie vitrée, mais seul entrait un air chaud et lourd. Soupire. Si mon travail m'aidait à tenir et me donnait l'apparence d'une quelconque autonomie, je ne me faisais point d'illusions. Ce n'était bien qu'en apparence. Que j'essaye de m'émanciper pour voir, je n'ai pas de doute sur le résultat. Que je tente de me faire la belle, je n'aurais pas fait un kilomètre que j'aurais déjà des mercenaires aux trousses. Prisonnière, voilà ce que j'étais. Ah la jolie prison dorée ! Je vous cède très volontiers la place. Mais enfin, on ne refait pas l'histoire. Et il serait sans doute égocentrique de me placer comme la jeune femme la plus malheureuse du monde. Certes, ma vie était encore bien éloignée de ce que l'on peut appeler le bonheur. Mais on ne pouvait pas non plus dire, de ce que j'avais malheureusement pu constater, que ce dernier était très florissant à Oranda. Ou du moins entre le Sud et Dahud. Le côté positif, c'est que je vois de moins en moins père. Ce qui ne manque pas. C'est toujours quelques bleus de mois. Ce qui me préoccupe, ce sont toutes ces fois ou il se retrouve seul avec ma mère. Je prend une grande inspiration et expire avec force. Comme si toutes ces mauvaises ondes pouvait s'échapper avec mon air et je me détourne du balcon puis disparais dans ma salle d'eau.

Je quitte le palais par une porte de service. Je me sens mal à l'aise lorsque l'on n'ouvre les grandes portes uniquement pour moi qui est l'air si petite devant leur hauteur. Habillée d'une simple jupe de lin assorti d'un tablier de travail blanc pour me rendre chez l'apothicaire, on ne devinerait sans doute pas ma condition sans s'attarder sur le parfum à la rose au creux de mon cou ou sur la qualité du cuir de mon corset. Celui-ci, lacé devant, par dessus une chemise blanche au manche ample me comprimait la poitrine. Je crois que je ne m'y ferais jamais. J'attrapais une pomme dans la cuisine en saluant les deux domestiques qui se trouvait là. Je m'étonnais de ne pas voir Félicitée mais ne demandait rien. Je n'étais pas très causante et les deux autres non plus.

Dehors le monde était déjà bien plus dynamique que dans les murs qui abritait ma famille. Déjà tout grouillais, fourmillais, s'agitait. Commençait à se dresser les étalages qui se tenait le long des grandes rues sur le chemin du marché. Il était un peu tôt, l'apothicaire serait clôt. Mais je me sentais et je m'étais toujours sentie mieux en extérieure. J'aimais les grands espaces et la cohue de Dahud où se mêlait des visages de toutes horizons, de tous âges. J'observais, silencieuse, tentant d'imaginer ce que pouvait bien être la vie, le métier, le nom le caractère de chacun, avaient-ils toujours vécu là ?

Il fait bien plus clair maintenant. Le jour se lève vite maintenant. De plus en plus de talons viennent piétiner les pavés. Le grand marché est comme une grande fourmilière. Je me faufile entre les étales et les passants puis longe les murs de vaste place. On esquive la grande dame à l'air sévère qui se tient devant nous, le petit garçon beaucoup trop énergique avec l'épée de bois puis on se retrouve à quelques centimètres d'un autre passant. A tel point que j'ai bien failli lui mettre un coup de tête en redressant la mienne il me semble. Je recule d'un rien mon pied droit mais maladroitement. En fait, il y a une chose qui me dérange. Je détaille le jeune homme en face de moi probablement de manière inconvenante, un peu comme une curiosité. Mais je vous assure qu'il y avait là quelque chose de beaucoup trop curieux. Je le connais. J'en suis sûre ou presque.

« ...Kaan ? »
C'est naturellement ce à quoi j'avais pensé un premier. Ca m'avait comme assommé d'un coup. Mais en même temps le beau garçon que j'avais en face de moi était quand même très différent de l'adolescent que j'avais vu pour la dernière fois il y a quatre ans. Et en même temps cela me paraissait à tel point improbable...


Nymeria. ♕ avatar de ICI & ICI ♕ 0000 mots.

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C'est là que je viens me cacher quand j'ai peur. - Peur de quoi, Madame Rosa? - - C'est pas nécessaire d'avoir des raisons pour avoir peur, Momo. - Ca, j'ai jamais oublié, parce que c'est la chose la plus vraie que j'aie jamais entendue. Emile Ajar, La vie devant soi.
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Kaan Yasi
impur


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~#~Sujet: Re: Ceux que l'on ne pensait pas revoir, jamais. + PV Kaan Mar 23 Mai - 12:35

Trois semaines que j'avais disparu de Dahud… Pas moyen de prévenir quelqu'un avant de croiser Arkan à Sezni… Le seul vrai point positif de ce voyage dans le Sud et le fait que j'ai pu discuter avec lui sans avoir à me cacher pour une fois. Autant dire que ces instants son rares... Une légère insouciance de quelques heures pendant que chaque personne analysait le moindre de mes mots, de mes mouvements, la moindre de mes réactions. Un exercice dans lequel j'excelle depuis mon plus jeune âge. En voilà une veine pour moi ! C'est bien la chose la plus utile que j'ai réussis à apprendre ici... Et ça me permet de mentir à mes proches pour le bien de tous… Dire qu'avant mes 15 ans, je n'avais presque jamais mentis... Depuis ma fausse marque en faite. Je pourrais reprocher ça en plus à mon père mais à quoi bon… Je ne suis que moi. Lui c'est un Yasi. Un nom qui n'existe que pour me tourmenter à présent... Comme j'aimerais simplement oublier ; me dire que je ne suis personne... Que je n'ai jamais été personne... Et que je ne serait jamais personne. À vrai dire, des fois je rêve d'être quelqu'un de « normal ». Sans histoire. Qui ne vie que normalement. Sans rien demander. Et dire que je n'ai que vingt ans. Je sais très bien qu'un jour mon château de carte de mensonges tombera. Que ce jour là, je ne serais plus rien, plus personne. Car tout le monde aura préféré m'oublier. Sven que je suis un exempt. Mes parents que je suis un hors la loi. Kolga, Nymeria que je ne suis pas ce que je leur montre. Eden'El, elle ne sait rien de moi. Arkan que je ne mérite pas son amitié. Edalf que je suis un espion du Sud. Orkem qu'il aurait mieux fait de ne jamais m'aider. Je sais très bien que je n'arriverais pas à m'en sortir le jour où tous mes secrets éclaterons... et j'aime à penser que tout cela n'arrivera pas. Que j'emporterais mes secrets dans ma tombe. Que jamais aucune des personnes que je connais ne croisera une autre personne que je connais et qu'ils ne parlerons pas de moi. Et le jour où je ne serais plus un mensonge sera le jour où je ne serais plus.

Mais en attendant, une autre problématique m’empêchait de dormir. Recroiser Sven m'avait ouvert les yeux. Pourquoi j'éprouvais un tel attachement envers les filles avec qui je sortais ? Pourquoi je ne pouvais pas simplement aimer, comme dans les livres, une personne jusqu'à la fin de mes jours ? J'aimerais dire que c'est Kolga mais quand je vois ce que je ressens pour Nymeria, je me dis que je me suis forcement trompé... Peut-être avons-nous été stupides de croire qu'on n'irait jamais plus loin… Ça fait cinq ans que cette histoire dure entre nous... On joue au chat et à la souris encore et encore jusqu'à s’essouffler mais à quoi bon ? Ensemble, on se détruirait l'un l’autre... Je suis un poison pour elle. Je suis un poison pour n'importe qui voudrait avoir ne serait-ce qu'une amitié avec moi. Alors ceux qui vont plus loin ne voient pas dans quoi ils s'embarquent. Je suis le seul à pouvoir arrêter la boucle de ce massacre... Sauver les meubles. Mais comment pourrais-je me résigner, avec mon passé, à abandonner quelqu'un ?

Quelque part, j'étais heureux que Kolga soit repartie dans le Nord quand je suis retourné sur Dahud. Elle m'en voudrait tellement de ne pas l'avoir prévenue... Et en même temps, cet enculé de Razaël... S'il y a bien une personne que je ne supporte pas dans le Sud maintenant, c'est bien cet enfoiré ! Comme si les quelques minutes qu'auraient permis de prévenir quelqu'un aurait changé quelque chose pour lui...

Enfin. Tout était plus ou moins rentré dans l'ordre. Edalf avait été mis au courant par Arkan de mon absence et à priori, personne d'autre ne m'avait demandé. Quel chance d'avoir si peu de monde qui s’intéresse à vous quand on est dans ma situation.

Ce matin-là, je n'avais plus rien à manger dans mon trou à rat. J'avais perdu l’appétit et le sommeil en cadeau suite à ce petit passage dans le Sud. Une fois les premiers rayons du soleil arrivés, je partis en recherche de quelques marchands à arnaquer de bon matin. Les informations pour Orkem avaient été maigres dernièrement. La paye l'était aussi. Il semblait faire tellement frais ici. L'air était tellement pur. C'était tellement différent de Sezni. Tellement moins intéressant. Comme arnaquer quelqu'un qui à toute confiance en vous. Sans challenge il n'y a pas de jeu. Sans jeu il n'y a plus de plaisir. Après quelques heures de marche et une pomme volée à la tire, je me baladais tranquillement dans les rues marchandes sans trop faire attention au reste du monde. Je savais quel serait le prochain marchand que j'arnaquerai. Les rues étaient ultra sûres de bon matin. Pas de risque de tomber sur le moindre problème ici et maintenant. C'est exactement à cette pensée qu'une femme faillit me rentrer dedans me sortant de mes songes. Mais c'était pourtant pas compliqué de marché de son côté... Attendez, je la connais elle. C'est pas possible. Ces traits, je les ai vus trop souvent. Mais comment est-ce possible ? Elle n'a rien à faire dans les rues, surtout vêtue comme ça. Elle réagit plus vite que moi.


« … Kaan ? »

Mes yeux écarquillés. C'était impossible... Ce teint. Ces yeux. Il n'y avait aucun doute. Je cherchais mes mots et quelle serait la meilleure réaction à avoir à ce moment précis :

«  Lyn... Qu'est-ce que tu fous là ? Dans cette tenue ? »


Elle, elle était devenue membre du Feu. Elle avait encore une renom des plus importantes dans cette cité. Et si elle n'était pas remariée, elle restait une Ergorn… La meilleure alliance familiale que le Sud aurait pu avoir… Encore un magnifique échec signé de mon nom. Et encore un secret que je préférerais oublier à tout jamais.

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