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Intrigue
Un vent de changement souffle sur les terres d'Oranda... Pour en découvrir plus, la première intrigue a été dévoilée
Venez donc tout savoir (ou presque) du meurtre d'Osrian Thenkar, membre de la Famille Birghild
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Sauvetage improvisé, 11ème lune, année 836 ft. Aléa

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❝ Disponibilité RP : Disponible
❝ Message : 45
❝ Avatar : Anne Popplewell
❝ Crédits : Fassophy
Une lueur dans l'obscurité...
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~#~Sujet: Sauvetage improvisé, 11ème lune, année 836 ft. Aléa Lun 31 Juil - 12:48

Sauvetage improvisé ☾ Onzième Lune (An 836).Oranda est victime de la colère des dieux, bien que victime soit un grand mot, car nous savons tous qu’au fond nous le méritons. Nous avons défié nos divinités, nous avons bafoué ces jours sacrés, il fallait bien sûr s’attendre à un retour de bâton. La situation est grave, non seulement ici à Sterenn mais aussi dans toutes les autres régions. Là-haut où la neige et le froid hivernal ne laissent passer le moindre rayon de lumière, plus bas où notre Astre solaire inflige sécheresse et une chaleur suffocante, ici ou mère nature se déchaîne inondant nos maisons, faisant trembler nos terres. J’ai cessé de compter le nombre de morts, de blessés, certains se sont vus obligés de quitter leur foyer pour trouver refuge chez son voisin. D’autres n’ont pas eu cette chance. L’accès aux routes devient difficile, les marchands avec les denrées alimentaires n’ont pour la plupart réussi à dépasser quelques ponts et rejoindre la capitale afin de nous apporter des vivres, quant à la chasse à moins d’être suicidaire, nul ne s’aventure dans les forêts ou les montagnes. Bientôt, nous serons pourtant obligés d’y aller, car la famine s’installe dans les foyers et nous n’avons pas dans nos réserves de quoi compenser les pertes subies.

Mon père essaye tant bien que mal de gérer la situation, de minimiser les risques sans grand résultat. Quant à moi, j’essaye de me rendre utile autant que je le peux, aidant à soigner les blessés, tentant de déblayer certaines zones à risques. Tout aide est bienvenue dans des tels moments, il n’y a pas de place pour la rancoeur ou la fierté, il est évident que si nous voulons survivre à la colère des plus grands nous devons nous unir. Je ne cesse de prier Jalahiel de nous venir en aide, l’espoir est nécessaire dans les temps qui courent, même si certains disent qu’il nous a abandonné.

La pluie s’est quelque peu calmée depuis cette nuit, le vent souffle un peu moins fort, mais je sais que ce minuscule répit sera de courte durée. C’est pourquoi je me précipite dehors de notre maison sans vraiment réfléchir, mon père s’étant absenté pour aller rejoindre le Conseil et tenter de prendre en main la situation.
L’image qui s’offre à moi me coupe dans mon élan, les fortes bourrasques ont plié les arbres les moins robustes, certains toits se sont envolés, les ruelles sont inondées, si bien que l’eau m’arrive jusqu’aux genoux. Un lit de détritus et autres débris couvre les zones les plus hautes, je suis incapable de bouger tant le spectacle me laisse sans voix.

Une brise venant des îles s’élève, je lève mon visage vers le ciel qui n’est plus qu’un cumulus de nuages grises et noires prêtes à se déverser sur nos têtes. J’inspire profondément et m’élance vers le Sud de la ville, là où se situe l’école. C’est la partie la plus touchée par les inondations, l’eau venant finir sa course dans les zones les plus basses, c’est aussi dans cette zone où l’on a déploré le plus de morts et blessés.
Soudain un faible gémissement m’arrête dans ma course, il provient de ma droite mais était trop faible pour que je puisse dire d’où exactement. Je regarde ce qui semblait être une cabane pour enfants tanguer dangereusement, elle ne va pas tarder à s’écrouler. Je sursaute, encore un gémissement, cette fois-ci les bruits dirigent mes pas vers une petite ruelle, située entre deux maisonnées. Là, sous quelques décombres je constate avec horreur une main bouger.

Je me précipite vers la victime, dont l’eau devrait presque lui couvrir le visage. Une chance qu’il ne pleuve plus sans quoi elle aurait pu finir noyée.

_ Je suis là, je vais vous aider, ne bougez pas!


Je dégage quelques débris, mais un objet trop lourd m’empêche d'accéder à la jeune femme. Son avant bras gauche est coincé entre ce qui semble être un meuble en bois et d’autres débris. Je remarque qu’elle n’a aucun tatouage, il s’agit d’une esclave.
Elle panique en remarquant que je fixe son bras, elle me supplie d’une voix faible de l’aider. Je secoue la tête, comme si le fait d’être une exempt lui octroyait le droit d’être sauvée.

_ Ne vous en faites pas, je vais chercher de l’aide, je ne peux pas bouger le meuble toute seule, il est bien trop lourd. Mais je ne vous abandonne pas!

Je fais demi-tour et me dirige vers la route principale aussi vite que l’eau qui me couvre jusqu’à mi-cuisse ici me le permet.

_ A l’aide! Il y a quelqu’un?!

JE crie, j’implore à l’aide jusqu’à ce que mes cordes vocales deviennent douloureuses. Il faut que je trouve de l’aide, hors de question qu’elle meure.
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La liberté. Rengaine pompeuse de notre civilisation. Il n’y a que ceux qui en sont privés qui savent ce que cela signifie.
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Aléa Valior
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~#~Sujet: Re: Sauvetage improvisé, 11ème lune, année 836 ft. Aléa Lun 31 Juil - 15:48

8, onzième lune de l’année 836 | Une hécatombe. De sa chambre, dans le petit village qu’elle habitait avec ses grands-parents, Aléa regardait le ciel recouvert de noirceur depuis les événements qui avaient eu lieu à Dahud. Si la jeune fille était en apparence calme, ce mot dansait dans son esprit, recouvrait les derniers événements, la narguait aussi par l’impuissance qu’elle ressentait depuis son retour à Sterenn. Pourtant, il était difficile de trouver un autre terme qui puisse décrire la situation dans tout Oranda. Tout autour d’eux, le chaos semblait régner par les rivières qui semblaient menacer de sortir de leurs lits, par le vent qui soufflait furieux sur les villes et les petites forêts de la région ; par les pluies, aussi, qui risquaient sur le long terme d’inonder leurs maisons. Une hécatombe, voilà ce à quoi ils avaient affaire pour le moment, et la rousse ne savait vraiment pas si cette suite de catastrophes allait finir rapidement.

Pourtant, Aléa avait vraiment cru que les choses se passeraient bien à Dahud. Qui aurait pu affirmer le contraire ? Qui aurait cru – hormis le responsable de l’affaire – qu’il y aurait un assassinat au bal des représentants ? Qui, enfin, aurait pu deviner un attentat de la part d’extrémistes Eaux ? Personne, hormis les Dieux peut-être, et à croire le mauvais temps, ces derniers étaient furieux. La rousse ne pouvait qu’espérer que la situation s’améliorât. Pour autant, elle avait des doutes, et elle regardait avec une inquiétude mêlée d’appréhension le ciel noir qui était d’habitude si clément à leur égard.

S’arrachant à la contemplation de sa fenêtre, Aléa secoua la tête et sortit d’un pas vif de sa chambre. Vu les événements, il aurait peut-être été plus sage de rester chez elle, comme ses grands-parents le lui avaient recommandé avec empressement. Sans doute aurait-ce été plus sécurisant, mais la jeune fille ne supportait pas subir les différents événements d’Oranda. Elle ne supportait pas rester là à ne rien faire, alors que la mine de sa famille était sombre et que les parents d’Elwyn sortaient quasiment toute la journée pour aider les membres du village à réparer les toits défaits par les vents, rassurer les enfants, assister toute personne qui en avait besoin. Même sa mère devait chercher d’arrache-pied une solution à Dahud pour améliorer la situation des habitants… Et c’était sur cette pensée qu’Aléa avait revêtu une cape épaisse afin de la protéger de la pluie et de la tempête qui menaçait dehors. Laissant juste un mot à ses grands-parents pour leur dire qu’elle s’en allait à la capitale, la jeune fille ferma prestement la porte et lança un regard presque assassin vers le ciel noir.

Par miracle, le temps était court pour aller à Arne. Elle aurait très bien pu rester dans son village, mais chacun s’entraidait suffisamment pour qu’elle n’ait à s’en mêler pour le moment. Puis… Elle avait parlé à différentes amies la veille, lorsqu’elle était dans la capitale. Certaines restaient chez elles et ne bougeraient pas ; d’autres, en revanche, irait quand même à l’école qui servirait sans doute de refuge aux enfants les plus démunis. Si Aléa pouvait donc aider des personnes, ce serait très probablement là-bas et les Dieux savaient que les professeurs, même tous rassemblés, auraient besoin de main d’œuvre pour rassurer tous les enfants sous leurs ailes. Avoir de l’aide serait donc probablement la bienvenue… Et là, l’Innocente connaîtrait des têtes. Elle saurait appeler certains gosses par leurs noms, les rassurer, leur raconter des histoires que lui avait contée sa mère. Elle saurait aussi prendre des ordres des enseignants pour savoir où aider quand il le fallait… Et probablement en aurait-elle ainsi à s’occuper jusqu’au soir, si le temps le permettait.

Ce dernier, néanmoins, était quelque peu clément par rapport aux jours qui avaient précédés. Enfin, clément. Le vent était certes plus doux et il ne pleuvait par ailleurs pas, mais c’était les inondations qui avaient pris le relais dans les rues de Sterenn. Une grimace apparut sur les lèvres d’Aléa lorsque la carriole qui l’avait emmenée la déposa. Pour autant, elle refusa de rebrousser chemin à la vue des eaux qui lui barraient le passage, et avec un soupir mêlé d’un bref juron pour ce temps pourri, la jeune fille se mit en marche, petit à petit et pas à pas.

« Folie que de sortir dehors » lui soufflait sa raison. Pour autant, elle se rapprochait, elle n’avait juste pas prévu le coup des inondations. Sa longue robe serait bonne à changer… Mais la rousse s’en fichait, et son unique but était maintenant d’atteindre les salles de classes plus sûres pour les enfants.

Ses cheveux roux rejetés en arrière lorsque se levait une brise de vent, Aléa se concentra bien vite sur sa progression, aidant parfois l’un ou l’autre passant à avancer dans des passages délicats lorsqu’elle en rencontrait. Pour autant, elle était jeune, et donc petite. Si certains avaient de l’eau jusqu’aux genoux, elle était un peu plus submergée, au moins vers le milieu de la cuisse. C’était non seulement désagréable à mourir, mais en plus, l'Innocente se devait être plus prudente que d’autres. Ce serait stupide d’avoir un accident maintenant, alors qu’elle était uniquement sortie pour aider son peuple à s’en sortir…

Ignorant royalement les débris coulant sur l’eau, la jeune fille réussit finalement à se dénicher un passage moins toucher par les inondations. Ce fut à ce instant qu’elle crut entendre un cri, un cri qui se répétait et qui semblait dire la même chose. Un cri plus à droite de la rue principale… S’immobilisant totalement, tâchant de repérer l’origine de ce cri, Aléa finit par avancer d’un pas circonspect, puis de plus en plus pressant au fur et à mesure qu’elle arrivait à en localiser la source.

Ce fut quelque peu trempée qu’elle arriva finalement à voir ladite personne en question. Elle la reconnut non seulement à sa voix mais aussi grâce à ses cheveux bruns qu’Aléa avait toujours trouvé beaux sur le visage de la jeune femme qui appelait désespérément au secours.

- Promiss ! cria-t-elle.

Aléa répéta son cri jusqu’à ce que la demoiselle la localise, et la rousse chercha à l’atteindre le plus rapidement possible. Les eaux l’atteignaient tantôt à la mi-cuisse, tantôt aux genoux, voire aux hanches, selon la profondeur des eaux.

- Qu’est-ce que tu fais là ? demanda-t-elle d’une voix pressante, oubliant toute timidité face au désastre de la situation. Pourquoi tu cries au secours ? Une lueur inquiète passa dans ses yeux. Tu es blessée ?

La jeune fille se tut pour la laisser répondre, puis tressaillit en entendant un gémissement venant dans une ruelle adjacente. Indécise quant à ce qu’elle avait vraiment entendu ou non, elle laissa son regard dériver vers les ruelles proches de la route principale, puis ramena son regard vers son aînée. Chacune se connaissait, puisque l’une comme l’autre faisait partie de la famille d’un des Dirigeants. A dire qu’elles étaient les meilleures amies du monde, ç’aurait peut-être été loin… Mais elles se respectaient, et la rousse riva son regard dans les yeux de la brunette.

- Il y a quelqu’un qu’il faut aider ici ? Montre-moi, demanda-t-elle, sans plus cacher son inquiétude face aux gémissements qui recommençaient à nouveau.

Par mesure de précaution, elle avait pris un sac entièrement rempli de médicaments, bandages, et autres lotions qui pouvaient être utiles lors de son escapade. Face au temps qui s’était gâté, l’apothicaire qui la prenait sous son aile avait entièrement voulu qu’elle revoie ses bases et retienne toute potion qui pourrait être utile pour soigner les gens de Sterenn. Blessure, infection, maladie, Aléa en avait soupé avec des révisions à n’en plus finir sous la houlette sévère de son maître, cela dès qu’elle était revenue de Dahud. Maintenant, elle bénissait l’initiative que son protecteur avait pris… Et celui-ci n’était pas demeuré en reste, puisqu’il lui avait donné des réserves pour elle et sa famille. « Au cas où tu en aurais besoin » avait-il dit. Pour l’instant, c’était un euphémisme…

- J’ai des choses pour soigner, s’il faut, reprit-elle à l’intention de Promiss, maintenant bien son sac en hauteur pour ne pas qu’il soit la proie des eaux. Ca pourra peut-être aidé et je me suis dit que pour les enfants…

Ca pourrait toujours être utile, acheva-t-elle en pensée. Après, c’était à voir, les professeurs auraient sans doute mieux su quels médicaments il fallait spécifiquement aux enfants s’ils étaient malades. Mais bon…

- Tu penses qu’on est plus proche de chez toi ou de l’école ? termina Aléa.

S’il y avait un blessé, autant la ramener comme elles le pouvaient au lieu le plus proche. Et après… Ma foi, elles improviseraient ? Toutes deux n’avaient dû faire que ça depuis leur retour de Dahud, et l’Innocente regrettait presque le beau temps tranquille de Lucrezia. La tension était certes à son comble là-bas… Mais au moins, de ce qu’elle avait entendu, la région ne croulait sous aucune catastrophe, comme ici, à Sterenn, qui était à la fois ensevelie sous les vents et sous la pluie…
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