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sveti † désolation

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~#~Sujet: sveti † désolation Mer 26 Juil - 13:55


désolation


baudelaire ▽ En tout climat, sous tout soleil, la Mort t'admire en tes contorsions, risible Humanité.

Le désert a ses mystères inavouables, des mystères qui t’ont toujours émerveillé. A le scruter durant des heures, jamais il n’apportait réponses, mais il restait là, implacable. Imperturbable. Dans un silence, il engloutissait les êtres s’y aventurant. Monstre de sable intimidant le monde, nombreux sont ceux qui le craignent tout en étant obnubilé par sa grandeur. Sa superbe. Tu lui as toujours envié cette majestuosité dans son irréductibilité. Tu lui as toujours envié sa force. Son invincibilité. Vous avez toujours prié pour qu’il vous épargne et vous laisse la chance de le parcourir. Vous, peuples de sable. Vallons de poussières dorées, tu peux être si impitoyable. Mais lorsqu’il se laisse dompter, il laisse échapper la magnificence des enfers. Tu n’as jamais su être sensible au monde, jamais su être sensible à ce que tes yeux te laissaient voir. Tu t’es déjà perdue dans la contemplation de quelques paysages, tu arrives à en apprécier la grandeur, la grandeur ce que les Dieux ont bâti. L’étendue. La liberté de voir. Mais la beauté, tu n’en as que faire. La beauté est subjective. La beauté ne veut rien dire. La beauté n’apporte rien. Elle n’apporte rien dans ce monde. Mise à part à améliorer la vie de quelques femmes plus enjoliver que d’autres. Quelle importance ? Plus rien ne compte désormais. Car aujourd’hui, aujourd’hui le désert est perturbé. Quelque chose l’a bouleversé, quelque chose l’a transformé, l’a soulevé, l’a réveillé. Ce quelque chose, tu en es certaine, ce sont les Dieux. Leur intention t’est encore inconnue, et c’est dans l’incompréhension qu’il vous faut subir ce chaos. Votre monde s’assombrit et glisse dans la noirceur. Tu dois te l’avouer, ce spectacle t’est vivifiant. Il fait vibrer ton cœur endormi. Te rappelle ta destinée, ta mission sur cette terre. Malheureusement, un tel ballet vous est couteux. Tu vois chaque jour la région périr un peu plus, chaque jour la population mourir un peu plus. A cette vitesse, il ne restera plus rien de ce que l’Elu s’est évertué à bâtir. Il en est hors de question. Vous vous devez de rester fort, vous vous devez de survivre. Survivre. Mais tu as cherché, tu as cherché en vain. Aucune solution, tu n’as rien trouvé. Du moins pas encore. Mais tu persisteras. Tu persisteras.

Ta mâchoire se contracte. Tes doigts se resserrent autour des lanières de cuir. Les tempêtes de sable de cessent de revenir à la charge. Il faut que tu lui parles. Il faut que vous en parliez. Ensemble. Ensemble vous trouverez une solution. Tes prunelles charbon glissent jusqu’au palais. Et tous ces parasites qui y pullulent. Ta bouche mime le dégoût. Tu sens encore la puanteur de ces incapables. Insignifiantes créatures. Tu ne comprends pas ce qu’ils font ici. Tu ne comprends pas leur présence. S’il ne tenait qu’à toi tu … Tu les brûlerais. Brûler jusqu’à la moelle. Brûler. Ton regard se perd dans le vide de la folie. Tu te sens sombrer dans les joies de tes divagations. Vermines impures. Tu ne vois en elles, que des insectes. Elles ne valent rien. Elles sombreront. Il suffirait d’un feu. Un feu ardant. Il suffirait de faire rougir les chairs. Elles ne seraient plus que cendres. Elle ne serait plus que cendre. Car il n’y a qu’elle qui t’inquiètes, pour le moment. Qu’Elle. Cette Terre. Cette chose. Que cendre. Elle ne pourrait être que cendre. Elle embrouille l’Elu. Oui, elle le dissipe. Elle le distrait. Elle l’écarte de son chemin. Oui, cette infâme créature doit disparaître. Disparaître. Que cendre. Poussière.

Reviens. Une bourrasque de sable te réveille. Reviens. Tu ramènes le châle sur ton nez, ne laissant qu’un espace pour tes yeux amandes. Un coup d’étrier et ta monture s’envole vers l’oasis. L’andalou ronfle de ses naseaux dilatés, il subit le vent puissant et tu l’encourages de tes coups. Va. Tu dois rester sereine. Tu dois rester calme. Tes pulsions tu dois garder ensevelies. Sinon c’est toi-même qui brûleras. Va.

Désolation. Il n’y a que désolation dans cet endroit auparavant si luxuriant. Déshydraté, il a été enseveli lui aussi. Comme tout le reste. Un fond d’eau persiste encore. Inutile. Pathétique. Il n’aidera en rien. Ton regard balaie l’espace. Rien. Il n’y a rien. Rien que du sable. Tu expires lentement d’énervement. Fermes les yeux. Rien. Tu avoues avoir espéré quelques instants. Tu avais espéré trouver ici une réponse. Non pas une solution, mais une réponse. Les oasis t’ont toujours paru inexplicables et symboliques. Mystiques. Tout autant que les évènements du moment. Tu t’étais dit que peut-être, ici, tu aurais trouvé une réponse à tes questions. Tu serres les dents. Heureusement, la végétation tenace de l’oasis protège du vent et des tempêtes sablonneuses. Tu te débarrasses alors de ton voile et descends de ta monture. Vous vous étiez donné rendez-vous ici. Tu ne lui as pas parlé de tes suppositions spirituelles, il est beaucoup plus rationnel que toi. Et quoiqu’il en soit, tu n’aimes pas parler au palais. Orkem n’est jamais loin. Orkem. Ton visage reste inexpressif, mais ton corps entier révulse cet homme qui n’entend rien. Hypocrite. La silhouette svelte de ton Roi se dessine et tu t’approches de lui. Tu ressens toujours cette sensation en sa présence. Comme un enivrant parfum. Il est l’Elu. Tu as travaillé si durement en attendant sa venue. Tu as travaillé si durement, pour lui. Tu l’as espéré si vivement. Tu as supplié. Tu étais née pour son accomplissement. Tu étais née pour lui. Et ils ont répondu. Ils te l’ont envoyé. Ils t’ont mit sur son chemin. Ils t’ont jugé digne de le servir et de le guider. Et te voilà maintenant à ses côtés. Toi. Toi tu es là. Avec lui. Il surplombera le monde. Ils s’agenouilleront devant lui. Ils l’imploreront. Tu les feras plier à sa volonté. Tu les feras plier.

« Maître. » Souffles-tu en arrivant auprès de lui. Tu inclines respectueusement la tête et attends un moment. Le temps d’analyser une dernière fois. Quelle douloureuse sensation que celle de l’impuissance. Tu te sens si faible face à cette nature agressive. La faiblesse. Réalité honteuse. Indomptable force. Tu aimerais tant en être : « Cette nature belliqueuse nous affaiblit de jour en jour. Mais nous pouvons voir en elle un moyen de conquérir le peuple en détresse, en le rassurant, en lui laissant entrevoir l’espoir. L’espoir nourrit la force et diminue la peine. » C’est en leur jetant de la poussière aux yeux qu’on les aveugle. Mais il ne faut pas les prendre pour des idiots. Cela ne les sauvera pas. Et vous avez besoin d’eux pour accroître la puissance de l’Elu. Stupide est celui qui néglige l’importance du peuple. Tu te détournes de la sécheresse pour poser tes prunelles anthracite sur ton roi : « Ainsi, ils nous laissent le temps de trouver une solution. Les dieux nous mettent à l’épreuve, et nous en sortiront victorieux. » Tes yeux brillent de quelques éclats de démence et de dévotion. Ils vous faut pour l’instant gagner du temps, mais tu crois en lui. Tu croiras toujours en lui. Il le sait. Peu à peu ton visage se durcit, te sentant dévier, tu te détournes vers l’immensité. Tu penses à Elle. Elle qui le perturbe : « Pour cela, il me semble qu’il faudrait se débarrasser de ceux qui troublent notre quête. » Tu tentes de rester neutre, mais tu sens tes dents crisser les unes contre les autres. Miséricorde que tu renfermes. La froideur qui était autrefois la tienne n’existe quasiment plus, la fougue de ta folie a prit le dessus. Impulsivité rends toi. La désolation est ton dans âme.
(c) AMIANTE

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~#~Sujet: Re: sveti † désolation Sam 29 Juil - 0:09

Les joues et les cernes creusées, Sven montrait tous les signes caractéristiques de la fatigue et du surmenage. Ces dernières semaines, les temps étaient rudes : littéralement. Le temps était plus sec, l’eau plus rare, les tempêtes de sable plus fréquentes et les ressources plus chères. Enfin, et plus important, sa population fuyait « sa » région pour la Cité-Reine. Ses riches, ses pauvres, et ses esclaves… tous tentaient de trouver « meilleur » là-bas. Cela l’enrageait. Ses conseillers disaient qu’il fallait que tout le monde suive le mouvement, puis changeaient d’avis aussitôt suite au regard noir, colérique et haineux du Dictateur.

Sa décision avait été prise dès lors. Personne ne quitterait la région sans laisser derrière quelque chose d’important. Ladite chose pouvait être la plus grande partie de la fortune, ou encore un à deux enfants – l’héritier, et le plus jeune. Dans tous les cas, c’était une assurance ou une garantie pour que la famille fuyarde revienne, coûte que coûte, et n’abandonne pas définitivement la région du Sud pour la région centrale.

Ceux qui restaient allaient s’organiser de la façon suivante : les femmes et les enfants allaient être assemblés dans des « refuges », où ils auront en priorité de l’eau et de la nourriture. D’une part, il protégeait la génération future et celle qui allait éduquer ladite génération – la fidélité d’une mère était la plus solide des fidélités, en ce monde – de la criminalité croissante de la région en raison de la forte précarité et des ressources rares. D’autre part, il s’assurait tout simplement qu’il y aura encore une population dans le futur – et donc un peuple à diriger. Puis, la troisième population à nourrir était l’armée. Sans armée, la région tombera soit aux mains des petites racailles, soit aux mains des régions voisines, soit à l’humiliation mondiale – encore.

Ceux qui partaient, il faisait un compte précis, afin de savoir sur qui compter, ou ne pas compter, quand toutes ces problématiques naturelles s’apaiseront. Car oui, Sven savait que ces folies allaient s’apaiser. Durant ses longues nuits d’insomnie, il avait étudié des milliers d’ouvrage pour savoir s’il y avait eu des antécédents similaires dans la région, voire dans le monde entier. Certains vieux écrits indiquaient que oui, mais temporaires. Souvent, c’était le temps d’une saison, au maximum une année. Un changement climatique plus long n’avait jamais été observé plus longtemps.

Il espérait que celle-ci ne fera pas exception à ses prédécesseurs.

Perdu dans ses pensées, il laissait ses hommes comme sa monture le guider à travers le désert jusqu’à l’Oasis, là où l’attendait Nepheti, grande prêtresse du Feu, voyant en lui un Elu. Si en soit l’idée lui paraissait saugrenue, il se gardait de l’exprimer à haute voix. Bon gré, mal gré, il devait admettre que les prêches de la brunette commençaient à porter ses fruits, et à ranger la population petit à petit, mais sûrement, à sa cause.

La demoiselle n’attendit guère pour embrayer sur le sujet qui allait apporter à Sven ses premiers cheveux gris – même Andar n’avait pas réussi un tel miracle, malgré ses nombreuses machinations et complots. Cependant, et comme il s’y était attendu, ses paroles ne se basaient que sur des superstitions, alors qu’il désirait du concret et de véritables solutions. Si elle n’avait pas été ce qu’elle était, soit une femme passionnée et passionnante qui donnait un sens à chacun de ses gestes et de ses paroles, il aurait ri, et peut-être même passé une main dans ses cheveux bruns abondants. Cependant, comme indiqué précédemment, il craignait qu’elle n’interprète la chose trop différemment, et qu’elle ne devienne qu’un obstacle et non plus un soutien. Pourtant, malgré tout ce raisonnement logique, l’envie de la faire sienne que le temps d’un instant était présent.

« Un instant signifie à tout jamais, avec elle ». Cette simple pensée suffit pour qu’il ne se calme ses ardeurs, et ne revienne au véritable sujet.

- J’admets que c’est le moment, ou jamais, de conquérir des peuples, voire ranger les plus réfractaires de notre côté, admit calmement Sven. J’ai toujours compté sur vous pour ranger l’opinion publique de mon côté. Vous avez mené cette mission avec brio, et je compte sur vous pour continuer.

Il ne comprenait pas pourquoi elle avait besoin de son accord pour une affaire qui coulait de source. Peut-être ne désirait-elle que de l’informer. La fatigue était telle que sa capacité de réflexion était des plus biaisées. Il devait admettre, pour la première fois de son existence, qu’il n’aspirait qu’au calme et au repos, loin des fêtes, loin des ennuis, loin du peuple et loin de la politique.

« Je vieillis »
conclut-il, tantôt alarmé, tantôt calme.

- Je ne comprends pas, demanda Sven vis-à-vis de la dernière tirade. Je doute sincèrement que quelques hommes sont capables de troubler un climat global, Nepheti. A moins que tu ne me dises que tu as mis la main sur un groupuscule de maîtres des éléments extrêmement puissants, dans chaque domaine, et que c’est à cause d’eux que nous avons des tempêtes de sable, des longues nuits noires, des tremblements de terre et la mort des culture, introduisit-il.

Sven ne faisait pas référence uniquement à sa région, mais à toute. Le problème n’était pas qu’à Sezni, et il souhaitait que Nepheti s’en rende compte et comprenne que ce n’était pas une affaire de rebelle, ou de complots à son égard.

- Et je doute que tuer mes ennemis va calmer le climat global.

Il l’observa un court instant, puis finit par lâcher un soupire. Quoi qu’il dise, il savait qu’elle allait finir par cracher son doux venin. Alors, il adopta sa pause habituelle dans ce genre de situation ; les bras croisés, signe qu’il ne souhaite en théorie rien entendre, et le visage dur et indifférent – cachant tout sentiment positif comme négatif, pour éviter que son interlocuteur ne s’enflamme ou n’espère inutilement.

- Parlez donc, qui sont donc ceux qui troubleraient la quête ? Et surtout, dites-moi comment calmer la Nature ?

Il se retint de se montrer ironique, notamment en demandant si les Dieux avaient fourni un manuel descriptif des épreuves à passer pour l’Elu supposé qu’il était. La fatigue et les temps troubles commençaient à avoir raison de son pragmatisme, et son caractère sanguin et impatient reprenaient tous ses droits. Ce fait-là n’était pas une belle chose à voir. A vrai dire, la seule qui pourrait apprécier un tel état était devant lui, proche mais inaccessible au grand dam du Dictateur.

Enfin, il tentait au mieux d'éviter l'emploi du "nous" et "on". Il devait admettre qu'il craignait sincèrement un tantinet cette femme et l'ascendant qu'elle pourrait obtenir s'il lui en laissait la moindre occasion.
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