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Intrigue
Un vent de changement souffle sur les terres d'Oranda... Pour en découvrir plus, la première intrigue a été dévoilée
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Trapped in bad habs × Ismea

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❝ Disponibilité RP : Pas disponible
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❝ Age : 35 ans
❝ Niveau : 3


~#~Sujet: Trapped in bad habs × Ismea Sam 22 Juil - 20:33


× 7, 11ème lune, 836 ×
Trapped in bad habs
Lexmja & Ismea
De temps, c'est tout ce qu'il avait fallu à mon passé pour me rattraper. Des années douces et tranquilles et maintenant que Markal, ma bonne étoile, n'était plus de ce monde, tout revenait. Comme une ritournelle éternelle qui virevolterait autour de moi. Une aura de merde que je me traînais comme un boulet au pied. Une étrange personne avait frappé à la porte de Thorm Précieuse. Un fantôme du passé. Une chimère plutôt, qui allait et venait sans vraiment que l'on sache ce qu'elle faisait. Des contrats. Je crois me souvenir que c'était son travail : remplir quelques contrats pour des personnes ayant les moyens de payer le prix fort. Celui de sa liberté qu'elle mettait en jeu à chaque fois. Ou presque. Une femme assez pittoresque de mon point de vue, sans vraiment de grand intérêt. Mais elle était forte de la maîtrise de son don. Je ne pouvais pas lui retirer ça et ne pouvais le contrer avec des mots ou des gifles à répétition comme je le faisais face à des impertinent qui auraient mieux fait d'écouter leur maman lorsqu'ils étaient petits.

Malheureusement, l'équilibre des forces n'était pas monnaie courante dans ce monde. Les maîtres vous diront que nous avons tous les capacités, la force en nous de développer notre don jusqu'à atteindre la parfaite symbiose avec celui-ci. Hm. Lorsque j'utilisais trop mon don, la seule chose que je récoltais était la sensation de m’immoler, de surcharger mon corps d'une chaleur qui me brûlait de l'intérieur. Peut-être m'y prenais-je mal. Sûrement. Mais j'ai connu des hommes qui parvenaient à comprendre et améliorer leur don par simple entraînement auto-stipulé. Sans suivre de réel maître en la matière. Comme la force physique, mentale ou simplement le lieu de naissance, tout ceci faisait - selon moi - partie d'un poule de chance que les dieux nous attribuaient à la naissance. Ainsi certains seront des forces de la nature, d'autres des maîtres de leur élément, et certains des esprits plus vifs. Il y avait également ceux qui paraissaient avoir été lestés de leur poule de chance avant même d'avoir ouvert les yeux. Les exempts, les faibles et toutes ces personnes à qui jamais la vie ne fera de cadeau.

Loin de moi l'envie de me plaindre. Mes chances avaient été assez bien réparties, bien qu'oubliées pour la maîtrise de mon don. Je n'étais pas surhumaine, ma force se jaugeant assez justement à ma carrure. Je n'étais pas une érudite ni une grande savante, mais je n'étais pas ignorante pour autant. J'avais appris à écrire et à lire très tard, mais cela n'a pas réellement eu d'impact sur ma capacité à apprendre d'autres disciplines. Malgré toutes mes erreurs, tout mes déboires, je suis en vie. C'est à peu de chose près la seule preuve qui me suffit à être convaincue que rien n'était perdu pour moi. Il y avait toujours un chemin pour moi en ce monde et je ne le lâcherai pas de si tôt.

Même si cette femme était revenue, même si elle m'avait contrainte à renouer avec des relations que j'espérais avoir pu enterrer après toutes ces années, je ne perdais pas le contrôle ; je ne retournerai pas dans ces travers. Dans cette vie à l'argent facile. Cette vie où une simple envie nécessitait qu'un simple et habile geste enrobé de la bonne parole, du bon regard. Le vol, l'arnaque, tout ça était loin derrière moi. Et derrière moi, il y avait aussi Alfeim et ses gardes. Je ne voulais pas risquer qu'il me repère. Je ne souhaitais pas lui donner une raison de me remettre dans les geôles du quartier Sud. J'avais longuement réfléchi à l'ultimatum posé par cette femme du passé. Il n'y avait plus Reyliik ni Einhor pour receler ses trouvailles aux valeurs qui me dépassaient. La recette paraissait simple : un livre, un prix. Libre à moi d'y ajouter une marge. Ce que je refusais. L'argent n'était plus un problème pour moi depuis longtemps et j'avais su me contenter de ce que j'avais pendant assez d'années pour ne pas être intéressée par les gains. Ce livre et cet argent, une fois remis entre les mains des bonnes personnes, n'auraient plus rien à faire avec moi. Plus rien.

La journée m'avait paru longue. Tout comme cette semaine passée à garder ce livre planqué chez moi. Il ne devait être que la fin d'après-midi, mais déjà s'amoncelaient l'obscurité de la soirée. Les nuits étaient sombres. Bien trop sombres depuis les attaques lors des festivités en l'honneur des dieux de la lune précédente... Un détail auquel je n'attachais pas bien d'importance. Qu'il fasse jour ou nuit, la vie continuait et peu importaient les circonstances : je continuerai d'avancer. J'avais quitté l'atelier assez tard par rapport à ce que je désirais. Mais je ne bâclais jamais un travail. Ce qui pouvait parfois me faire passer des nuits entières à l'atelier tant que je ne parviens pas à obtenir le résultat escompter. Dans un baluchon bien refermé, j'avais disposé l'objet volé et je marchai jusqu'au centre. J'empruntai un dédale qui m'évitait les lieux douteux où souvent les gardes tentaient d'analyser chaque visage, chaque personne passant devant. J'avais beau ne pas être née ici, Lucrezia était ma ville depuis plus de vingt ans déjà. Il serait difficile de m'y perdre ou de me faire emprunter les mauvais chemins. Rapidement, j'atteignis mon but : le quartier Ouest où se trouvait la boutique du serpent. Cette intrigante jeune fille avait attisé ma curiosité des années auparavant. Une certaine fascination. Je n'avais jamais laissé ma curiosité prendre le pas sur nos rares rencontres. Mais une chose était sûre c'est qu'en huit années, elle avait dû changer... Lorsque j'arrivai à la boutique, j'entrai d'un pas lent. Observant tout ce qui pouvait se trouver autour de moi. Peut-être ne tenait-elle plus cette boutique aux mille trésors. Peut-être ne faisait-elle plus de recèle. Peut-être que le temps était passé plus vite que ce que je m'imaginais. Patiemment, j'attendis que quelqu'un arrive. S'il s'agissait de Smeya, peut-être me rendrait-elle ce service sans poser de question. C'était une jeune fille discrète et respectueuse de ses clients. J'espérais juste que ce livre parviendra à capter son intérêt.
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@Ismea Adj-Ereb × 1115 mots


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~#~Sujet: Re: Trapped in bad habs × Ismea Jeu 3 Aoû - 15:54

Le stylo dans la main gauche, narguilé dans la main droite. La fenêtre ouverte et le feu dans la cheminée. Assise dans son fauteuil, Smeïa lisait les derniers rapports de la guilde. Les affaires battaient leurs pleins. Peut-être trop d'ailleurs. La guilde était beaucoup demandé. Pourtant, trop s'exposer était loin d'être une bonne chose. Attiser l'attention des gardes était risqué. Il fallait se faire plus discret. Elle soupira.
Une lettre à l'écriture grossière attira son attention; le papier était taché de terre et l'orthographe négligée.
“Au Serpent;
Je me présente: Rupert Bhor-N’hiol, de la maison Bhor-N’hiol.
Otrefois, notre maison était réputer en Oranda et plus précisément en Sterenn. Aujourdui, notre maison n’est plus rien et j’en suis le dernier héritier.
Je ne cherche pas à redonner à mon nom la grandeur d’avant, mais les Bhor-N’hiol on encore un rôle à jouer dans le destin de ce monde et on dit dans les faubourgs: les grandes chose se passeront avec le serpent.
C’est pourquoi je réclame votre attension. Je possède certains talent dont je ne préfère pas parler ici. Retrouvé moi au cimetière du quartier nord. A l’heure où le soleil se couche. Je saurais vous reconnaître.”
La jeune femme sourit et, délicatement passa la lettre au-dessus de sa bougie. Le papier frémit sous la chaleur avant de s'enflammer. Quelques instants après, il ne restait plus qu'un petit tas de cendre dans la corbeille de la marchande. Cette dernière se leva et d'un pas gracieux, se dirigea vers le mur. Là, la carte de Lucrézia trônait dans un cadre d'acajou. Carte des plus récente tracée par des académiciens trop payés pour le travail fourni. Le cimetière nord était isolé, l'endroit parfait pour un rendez-vous ou un guette-apens. C'était souvent l'un ou l'autre, quand l'un ne devenait pas l'autre. Elle laissa ses yeux traîner sur la carte de la ville. Sa ville. Ici tout le monde avait un ami d'un ami qui lui avait acheté quelque-chose, une connaissance d'un frère qui avait eu affaire à la guilde. D'une manière où d'une autre, tous avaient entendu parler de cette jeune fille au passé tragique qui avait récupéré l'affaire de ses parents. L'histoire de cette fille des rues passée de rapine à l'honnête voie. Tous savait que quelque part le Serpent attendait son heure. Et, même si pour la plus grande partie, Ismea et Smeïa étaient deux personnes bien distinct, rare étaient ceux qui ne la respectaient pas d'une manière ou d'une autre. Cette ville était la sienne. Elle se le répétait à chaque fois qu'elle passait devant cette carte. Pour le moment ce n'était qu'une pensée. Un jour ce serait une réalité. La cité n'était qu'un matériel brut, attendant que quelqu'un la chauffe à blanc, la brûle pour la forgée. Lucrézia n'était qu'une ébauche, il lui manquait qu'un coup d'encre pour la parfaire et effacer les traits de l'esquisse. Lucrézia serait sienne ou ne serait plus. Dans le creux de ses reins une chaleur pris forme. L'adrénaline de l'excitation se diffusait en elle. Un soupir de plaisir s'échappa du pourpre de ses lèvres. Encore quelques secondes Smeïa se laissa aller au plaisir de la mégalomanie. Puis, revenant lentement à la raison elle se remémora ses objectifs. Un jour un mendiant lui avait dit que les possessions vous dépossédaient de raison. L'homme ne possédait rien et avait raison.
Secouant la tête, elle jeta un oeil au cadran solaire peint sur le sol. Le battant de la fenêtre faisant office de gnomon. Il était tard et son rendez-vous tardait.
La cliente de la soirée venait de son passée; du temps où Smeïa n'était qu'une enfant des rues tentant simplement de boucler ses mois… non, ses journées en rapinant. Ismea avait bien grandit, le rat des rues qu'elle était avait pris de la bouteille et pourtant… la rapine et le mensonge étaient toujours présents dans son quotidien. Et si les robes de lin blanc avaient remplacé les pantalons rapiécés; les cernes sous ses yeux étaient toujours là, avec cette boule dans le ventre quand elle pensait à demain. Sous les flanelles les cicatrices étaient toujours là et dans le miroir, elle se voyait toujours identique. Seul le prix de son maquillage avait augmenté.
Le tintement cristallin de son carillon la sortie de ses pensées. Elle glissa sa langue sur les incisive et se dirigea vers le magasin. Les affaires étaient tout ce qu'elle avait et elle devait les gérer d'une main de maître.

- Bonjour.

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- J'compte bouffer l'monde avant que l'monde me bouffe
Partir loin, seul au milieu d'la ronde j'étouffe
Traverser les mers, avancer coûte que coûte
Coûte que coûte, dévorer la terre -
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