AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  
Groupes fermés
Les groupes des Matières et des Exempts sont momentanément fermés aux inventés et scénarios, merci de votre compréhension
Intrigue
Un vent de changement souffle sur les terres d'Oranda... Pour en découvrir plus, la première intrigue a été dévoilée
Venez donc tout savoir (ou presque) du meurtre d'Osrian Thenkar, membre de la Famille Birghild
Avis de Recherche
Nous recherchons activement des Innocents, merci de privilégier les PV et scénarios !
Ils sont en sous nombre et on aimerait bien avoir de nouveaux amis avec qui jouer !
Scénarios
Le scénario d'Eden'El Lumnar a été mis en avant par Silee Pherusa
C'est le dirigeant d'un refuge de Lucrezia qui n'attend qu'à être pris !

Partagez|

Le loup et l'agneau || Sven Ramose

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
AuteurMessage

avatar


❝ Disponibilité RP : Disponible
❝ Message : 267
❝ Avatar : Emilia Clarke
❝ Crédits : MissKettyDesigns, tumblr

❝ Métier : Princesse du Nord
❝ Age : 20
❝ Niveau : 2


~#~Sujet: Le loup et l'agneau || Sven Ramose Lun 19 Juin - 19:33


Le loup et l'agneau
16, Dixième Lune de L'an 836




Les dernières journées semblèrent interminables. Ils auraient dû faire route de Lucrezia à Ibai mais Andar, le Roi, avait prévu de faire un discours en l'honneur des défunts et de la paix sur la place du Marché de la capitale, là où un massacre avait eut lieu. La princesse était fatiguée, elle peinait à dormir à cause des derniers événements, elle y était, au bal des représentants, elle avait vu le cadavre et finalement, à chaque fois qu'elle fermait ses paupières dans l'espoir de trouver le sommeil, elle le revoyait.  Son visage était blême, elle avait la boule au ventre. Elle n'avait pas quitté Lucrezia depuis le bal. Elle y était toujours,  accompagné par Raisa, Danis et Andar. Ils séjournaient au palais des représentants.
Une jeune femme à la peau mâte et dont les mains tremblaient, tentait de créer un chignon avec les cheveux argentés de la princesse. Celle-ci sentait cette dernière tirer quelques mèches par inadvertance et, par manque de sommeil, elle était irritable.

-Assez. Murmura-t-elle d'un ton grave.

La domestique s'éloigna aussitôt, les yeux fixant le sol comme si sa vie en dépendait. Finalement, ce n'était peut-être pas ses mains qui tremblaient, mais son corps entier. Avant que Nymeria ne puisse dire quoi que ce soit, la domestique avait prit la direction de la porte et s'en était allée sans dire mot.

-Je ne voulais pas... souffla la princesse à sa dame de compagnie, Raisa. Celle-ci haussa les épaules, comprenant le désarroi de son amie sans pour autant pour la réconforter.

Nymeria posa ses coudes sur la coiffeuse en face d'elle et prit sa tête entre ses mains. Elle qui était si douce habituellement... elle s'en voulait terriblement d'avoir blessée cette jeune femme. Elle se sentait changer, Nymeria était moins à l'écoute, moins présente. Elle était perturbée, terriblement. Restant un moment les yeux clos contre ses mains, elle inspira doucement, tentant de calmer son esprit. Elle pria Glore de protéger son père durant le discours, de protéger le peuple de Vainui ainsi que ceux de Lucrezia. Elle se redressa et tourna la tête vers Raisa.

-Va donc parler à cette fille. Dis lui que je m'excuse pour mon attitude. Je ne veux pas qu'elle ait de problème et que j'aimerais qu'elle revienne me coiffer demain.

La dame de compagnie acquiesça et quitta à son tour la pièce, laissant seule la princesse. La solitude qu'elle ressentait à cet instant l’oppressait. Nymeria avait peur. Elle avait honte d'avoir peur. Sa propre attitude la désolait. Elle ne pouvait pas être une bonne souveraine si elle-même, bien protégée dans son château de glace, craignait qu'il lui arrive malheur. Sans s'en rendre compte, elle posa sa main sur sa cuisse droite, là où se trouvait sa brûlure. La peur était saine, mais elle ne devait pas l'empêcher d'agir. Comme ce jour où elle avait bravé les flammes et s'était sciemment mutilée pour qu'Eden'El puisse s'enfuir. Ce jour là, la peur ne l'avait pas arrêté, elle savait qu'elle avait fait le bon choix.

Nymeria serra les poing et se leva du fauteuil, elle fit un moment les 100 pas dans ses appartements. Sa robe était aux couleurs des quatre régions. La forme était simple, une robe sobre, traditionnelle, noire, sur laquelle étaient brodés plusieurs motifs. Ses longues manches étaient amples, sur chacune d'elles on pouvait y voir des arabesques fleuris brodées en vert. Sur l'autre, on y trouvait des montagnes aux formes démesurés en violet. Le bas de sa robe était rouge, elle imageait les flammes quand à son buste, il était brodé de bleu, de légères vagues et un croissant de lune en son centre. Elle retourna d'un pas plus assuré cette fois, en direction de la coiffeuse afin de terminer sa préparation. Elle desserra quelques peu son chignon, laissant ainsi ses mèches argentées courir librement sur son visage. Elle frotta doucement ses joues afin de leur redonner des couleurs et tapota de crème ses lèvres.

Avant de quitter ses appartements, elle inspira une dernière fois. Bientôt, ils arrivèrent sur la place du marché, là où son père allait faire son discours. L’appréhension de Nymeria ne faisait qu'augmenter, mais elle tenta de ne rien laisser paraître. Danis était là elle aussi, elle ne semblait pas plus à son aise. Mais sa présence était toujours réconfortante, c'est sans doute pour cela que le Roi lui avait demandé de venir. Nymeria sourit en direction de sa belle mère et vint se positionner à ses côtés. Andar fit quelques pas en avant et commença son discours.

Il prônait la paix. L'émotion se sentait dans sa voix. La place était noire de monde, les yeux de tous ces gens étaient braqués sur Andar. Nymeria avait les mains serrées sous ses manches, elle craignait que quelqu'un ne veuille s'en prendre à son père. A la fin du discours, celui-ci fut applaudit et la princesse prit part aux applaudissements, mais des sifflements se faisaient entendre. Elle tenta de rester stoïque, elle ne pouvait pas en vouloir au peuple. Eux, ils étaient les plus à plaindre. Elle se jura d'aller courir les rues de Lucrezia afin de rassurer ceux qui en avaient besoin.

La foule se dispersa, les dirigeant retournaient au palais, Nymeria se fit discrète tout en prenant la direction opposée. Un garde la surprit et la retint un moment, elle lui sourit doucement et le convia à l'accompagner tout en gardant quelque peu ses distances, elle ne voulait pas être trop remarquable. Elle avait la tête baissée, ses angoisses n'avaient pas disparues, mais c'est ainsi qu'elle devait les combattre, en traversant une foule qui peu avant avait montrée son désaccord vis à vis de son paternel. Elle rabattit sur ses cheveux argentée, la capuche qui était cousue à sa robe, seules quelques mèches si reconnaissables filaient. La princesse tourna la tête et remarqua que le garde qui devait l'accompagner, finalement, ne la suivait plus. Elle s'engagea dans une rue étroite et peuplée. La tête lui tournait. Où était le garde ? Tentant d’accélérer le pas, elle manqua de trébuché. Nymeria leva les yeux et découvrit, stupéfaite, qu'elle avait heurté Sven Ramose, le dictateur de Sezni, l'ennemi juré de son père.

© BLACK PUMPKIN

______________________



.




Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar

Sven Ramose
expert


❝ Disponibilité RP : Disponible
❝ Message : 284
❝ Avatar : Michael Fassbender
❝ Crédits : HardCandy

❝ Métier : Dictateur
❝ Age : 38 ans
❝ Niveau : 9


~#~Sujet: Re: Le loup et l'agneau || Sven Ramose Dim 25 Juin - 1:36

Il réfléchissait calmement à la situation, tout en arpentant les rues du Grand Marché. A vrai dire, ces derniers jours, il avait tant de sujets sur lesquels se pencher qu’il ne savait pas où mettre sa tête. Il était contraint – bon gré, mal gré – à déléguer certaines tâches essentielles à ses conseillers ou à des hommes de confiance, en « théorie ». Il détestait avoir à faire ce genre de choses, qui n’était qu’une preuve qu’il ne « suffisait » pas, qu’il était « faible ».

Tout d’abord, il y avait cette affaire de meurtre qui avait chauffé les relations entre la Terre et l’Air. Certes, il se « réjouissait » de ladite situation, mais elle compliquait bien d’autres projets. Il ne savait qui était le véritable commanditaire, et quel était le but de ce dernier. Etait-ce une simple vengeance à l’égard des Birghild, ou alors un mégalomane qui souhaitait créer des tensions pour profiter de la faiblesse générale ?

Les projets menacés étaient nombreux.

D’une part Il y avait son potentiel « mariage » avec la jeune Birghild. Il savait qu’il risquait de perdre de précieux alliés en choisissant une « Terre » au lieu d’une fière et noble « Feu », et qu’il risquait de paraître hypocrite aux yeux de tous, mais il pouvait tout autant montrer au monde qu’il pouvait asseoir ses idées et sa personne sur tous, même la plus libérale et passive des politiciennes. Ajoutant à cela qu’une alliance intra-élémentaire – une première, en terme de politique – pourrait lui permettre d’obtenir un soutien non négligeable et – presque – s’offrir un territoire sans trop de pertes, ou de dépenses. Effectivement, il ne voulait pas d’une « collaboration ». C’était être dominé, ou dominer, et nullement une demi-mesure. Enfin, un « peut-être » persistait sur ce mariage car la question était de convaincre la jeune Birghild or, c’était un tantinet complexe. Il devait taire ses véritables instincts, et volontés, pour tromper et endormir la méfiance de la brunette et c’était un exercice assez intense, au quotidien. Il savait qu’il allait craquer, la question était de savoir si cela allait arriver avant, ou après le mariage ?

D’autre part, il y avait ses multiples idées pour développer son pays. Malgré sa mégalomanie – un défaut qu’il assumait parfaitement, et sans aucune honte – il savait qu’il ne pouvait pas mener une nation entière à la guerre si cette dernière mourrait de faim, ou voyait en lui un simple diablotin incapable de remettre les choses dans les rails. Enfin, et plus important, il ne pouvait pas gérer une guerre civile et une autre guerre avec Andar – il doutait franchement que le Roi du Nord reste sagement si jamais Sven déclarait la guerre à une quelconque Nation -.

Pris de migraine, il ferma un court instant ses yeux, en plissant ce front aux rides de plus en plus marquées. Ses deux gardes maintenaient une posture droite, et rigide – une pose militaire -, ne montrant aucune empathie ou souci à l’égard du Maître. Par expérience, ils savaient que leur rôle consistait seulement à se taire et à anticiper le danger. Sven était un homme puissant – il le savait – mais il aimait s’entourer d’un homme ou deux constamment. Il pouvait mettre à bas bien des hommes, mais il savait qu’il pouvait se faire abattre si le nombre jouait à son désavantage – et si chaque ennemi avait une force moyenne. Etre un Dictateur haït poussait tout homme – puissant comme faible – à envisager le pire, et à prendre mille précautions, aussi stupides puissent-elles paraître.

Une demoiselle qui marchait, capuche rabaissée, trébucha soudainement, tombant sur le Dictateur. Ce dernier qui venait à peine d’ouvrir ses lourdes paupières fut un tantinet surpris. Cependant, il n’eut guère le temps de s’inquiéter de savoir si la personne était une ennemie, ou non, que ses gardes avaient pris la relève. L’un avait plaqué la demoiselle au mur en mettant une épée sur la gorge, et l’autre en profita pour abaisser la capuche. La surprise fut totale pour les trois hommes, reconnaissant là la princesse Nymeria Drogon.

- Lâchez-la ! ordonna aussitôt Sven, jetant en parallèle quelques regards aux alentours, avant de se diriger vers la Princesse pour rabaisser la capuche.

Il ne voyait aucun garde d’eau – une chose étonnante – et se demandait sincèrement s’il n’y avait pas un petit espion glissé dans la foule, suivant la blondinette doucement. Cette théorie lui semblait peu probable : la princesse ne semblait pas être une demoiselle rebelle rendant un père fou. Non, sa théorie était que son garde avait été un parfait incapable, ayant perdue de vue sa Princesse, une erreur qu’il allait regretter. Etre Eau, et se promener sans savoir se défendre étaient folie de nos jours.

- Pardonnez le zèle de mes gardes, mais vous comprendrez qu'on n'est jamais trop prudent par les temps qui courent. Je me suis également permis de rabaisser cette capuche, afin de respecter votre désir d’anonymat, glissa Sven en lançant un regard curieux à la demoiselle. Vous comprendrez donc que je ne ferais aucune révérence, afin qu’on ne vous remarque pas.

En effet, un Dictateur qui montre ses respects à une demoiselle en Capuche risquait d’attirer bien des regards et attentions. Il profita d’un court silence entre eux pour faire un signe de tête à ses gardes – un menton vers un garde, puis un menton rabaissé vers la princesse -, ce petit signe qui signifiait qu’ils avaient une nouvelle mission, celle de gardait un œil sur cette demoiselle.

- Puis-je me permettre de demander ce que vous faites seule dans ce grand Marché ?
demanda Sven d’une voix très polie et mielleuse, avec un sourire chaleureux. Entre temps, il s’était placé aux côtés de la Princesse, et menait déjà la danse, en donnant le rythme et la direction à suivre. Je ne vois nulle garde, et nul parent. Au vu des récents événements, ce n’est guère prudent pour une personne de votre rang, et de votre élément, souligna-t-il, faisant discrètement référence aux massacres.

______________________

No honest man can have pleasure in exercising power over his people. But we know words are so powerful, they can create a moment, bring grace and love or unite. But they can destroy just as easily. — .

power is my destiny
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur En ligne

avatar


❝ Disponibilité RP : Disponible
❝ Message : 267
❝ Avatar : Emilia Clarke
❝ Crédits : MissKettyDesigns, tumblr

❝ Métier : Princesse du Nord
❝ Age : 20
❝ Niveau : 2


~#~Sujet: Re: Le loup et l'agneau || Sven Ramose Dim 25 Juin - 14:18


Le loup et l'agneau
16, Dixième Lune de L'an 836




Sven Ramose. Évidemment. Il fallait qu'elle tombe sur lui.
La princesse n'eut pas vraiment le temps de réaliser. Deux brutes s'étaient abattus sur elle en un rien de temps. Son dos frappa lourdement contre le mur en pierre qui se trouvait derrière elle, il lui arracha une grimace. Une épée fut tendu, sous sa gorge. Nymeria ne quitta pas des yeux le porteur de l'épée. Elle lui lançait un regard noir, emprunt de colère, de rage. Elle avait peur. Mais la princesse affichait un air de défi. L'autre homme vint alors découvrir son visage, ôtant le capuchon qui couvrait ses cheveux. La stupéfaction se lut dans les yeux des trois hommes devant elle.

Sven Ramose ordonna immédiatement à ses hommes de la lâcher. Ils s'exécutèrent sans un mot. Nymeria resta accolé au mûr, poussa un soupir lasse, tentant de ne pas paraître impressionnée ou effrayée. Elle avait toujours son regard posé sur celui qui l'avait menacé. Tentant de se souvenir de ses traits. Le dictateur s'approcha gracieusement d'elle, tel un félin qui venait de coincé sa proie. Voilà qui il était vraiment. Une bête sauvage, et Nymeria n'était que sa nourriture. Son cœur battait la chamade, elle chercha un instant dans la foule, l'ombre de l'un de ses gardes, mais celui qui devait la suivre avait disparue. Elle était de nouveau dans de beaux draps.

Sven rabattit doucement le capuchon sur les cheveux de Nymeria, elle posa son regard sur lui. Droite, fière. Elle ne le laisserait pas percevoir sa peur. Elle passa ses mains dans son dos, cachant ainsi le tremblement de celles-ci. Une interrogation traversa soudain l’esprit de la princesse : Sven la considérait-elle comme une ennemie ? Fille de son rival, Andar. Sans doute. On lui comptait parfois d'étranges récits à propos du dictateur, mais jamais elle n'avait eut l'occasion de lui parler. Ils s'étaient seulement aperçu, au bal des représentants. Ses angoisses refirent surface à cette pensée. Personne ne savait qui était l'auteur du meurtre d'Orsian Birghild, et elle, elle était coincée contre un mur, entourée des gardes de Sven Ramose et de lui même.

- Pardonnez le zèle de mes gardes, mais vous comprendrez qu'on n'est jamais trop prudent par les temps qui courent. Je me suis également permis de rabaisser cette capuche, afin de respecter votre désir d’anonymat.

Le regard qu'il lui laissa par la suite fit hausser un sourcil à Nymeria. Allait-il lui demander des comptes ? Elle était libre de se balader comme bon lui semblait. Meurtre ou pas. Elle ne put s'empêcher un sourire narquois lorsqu'il prétendit que cette violente rencontre était dû au fait que personne n'était en sécurité.

- Cette rencontre n'entache pas votre réputation. Murmura-t-elle simplement. Sentait-il l'amertume dans sa voix ? D'autant que, d'après les dires que l'on pouvait entendre sur le dictateur, il était bien loin de se sentir menacé. S'en était presque ridicule de le voir ainsi circuler dans les rues, protégés par deux gardes alors qu'elle, Princesse d'à peine 20 ans, avait eut le courage de sortir seule. Ayant pour seule arme, une dague qu'elle gardait toujours cachée, accrochée à son mollet gauche. Elle espérait sincèrement ne pas avoir à s'en servir.

Guidée par Sven, ils reprirent leur route. Visiblement, le dictateur ne comptait pas la laisser libre pour le moment. Nymeria ne se sentait pas tant menacé par le dictateur, celui-ci usait de mode doux et de geste aérien pour, sans doute, la rassurer. Mais il ne connaissait pas la princesse. Sans doute se pensait-il en position de force. Physiquement parlant, il l'était, c'était indéniable. Mais serait-il assez fou pour kidnapper la princesse de Vainui alors que quelques jours avant, un massacre avait eut lieu, là où ils marchaient ?

- Puis-je me permettre de demander ce que vous faites seule dans ce grand Marché ? Je ne vois nulle garde, et nul parent. Au vu des récents événements, ce n’est guère prudent pour une personne de votre rang, et de votre élément.

Irritée, elle ne répondit pas immédiatement. Comment ça, ''une personne de son élément''. Nymeria se souvint alors que, d'après les récits, Sven était persuadé que les Feux étaient au dessus de tout. Il désirait plus que tout la suprématie de son élément sur les autres. Elle leva les yeux au ciel.

-Je souhaitais entendre ce que l'on chante dans les rues, à propos des récents événements. Un garde devait me suivre, mais il semblerait qu'il se soit perdu.

Elle fronça les sourcils. Posant machinalement sa main sur sa propre cuisse droite. Celle-ci semblait se réchauffer, comme si la brûlure qu'elle avait était réanimée après 5 ans. Elle posa un regard ahurit en direction de celle-ci. Était-ce dans sa tête, ou bien la présence de ces trois hommes feux pouvait réellement réanimé ce vieux souvenir ? Prise de nostalgie, se laissant un instant emportée par le picotement, Nymeria trouva le monde des souvenirs. C'était lors de la cérémonie, la veille, elle avait sauvé Eden'El de la noyade et était restée avec elle jusqu'à ce que l'enfant qu'elle avait enceuillis dans son cœur se réveille. Elle lui avait parlé de son appréhension vis à vis de l'épreuve du feu. Sa sœur était morte. Nymeria se souvenait bien du moment où elle allait braver le mur de flamme. Elle savait qu'elle n'en sortirait pas indemne. Elle savait qu'elle allait se brûler. Et sans hésiter plus longtemps, elle avait plongé dans les flammes. Celles-ci avaient commencées par lécher son pantalon en peau de bête avant d'attaquer sa peau à elle. La douleur était insoutenable. Son cri raisonnait encore dans son esprit. Mais cela avait permis à Eden'El de fuir... Gardant la main sur sa cuisse, les sourcils froncés, elle reprit :

-Je ne me sens pas particulièrement plus menacée que vous. Que je sois bénie par Glorë ou non. Et si je m'affiche dans les rues, la peur plaqué au visage, que pensa le peuple ? N'ont-ils pas peur, eux ? Sans doute que si. Ont-ils des gardes pour les protéger ? Non. C'est notre rôle de les protéger. Et me fondre dans la masse me permet de mieux les comprendre.

Elle leva les yeux vers Sven, affichant à son tour un regard currieux.

- Puis-je vous demander ce que vous faites dans ce Grand Marché ? Je doute que vous soyez venu écouter le discours de mon père.

© BLACK PUMPKIN

______________________



.




Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Le loup et l'agneau || Sven Ramose
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Oranda ~ Truth is not far :: Dahud :: Lucrezia :: Centre :: Grand Marché-
Sauter vers: