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Intrigue
Un vent de changement souffle sur les terres d'Oranda... Pour en découvrir plus, la première intrigue a été dévoilée
Venez donc tout savoir (ou presque) du meurtre d'Osrian Thenkar, membre de la Famille Birghild
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Scénarios
Le scénario d'Eden'El Lumnar a été mis en avant par Silee Pherusa
C'est le dirigeant d'un refuge de Lucrezia qui n'attend qu'à être pris !

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Green Finch and Linnet Bird [Eden]

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Sven Ramose
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~#~Sujet: Green Finch and Linnet Bird [Eden] Dim 18 Juin - 23:27

Les choses se pressaient les unes contre les autres ! Il ne savait quoi penser de l’attitude de Zora – tantôt impériale, tantôt aguicheuse – et préférait être prudent et mettre ce changement d’humeur sur le compte de la perte d’un être cher. Ensuite il était question des derniers événements où tour à tour Elwyn et Orkem avaient soumis leur idée. L’une soutenait une neutralité complète alors que l’autre proposait une tactique des plus déroutantes, comme se rapprocher doucement mais sûrement des hommes de Vanui. Après une longue réflexion, il avait opté pour un mélange de ces deux stratégies. Il allait feindre ne pas croire que ces extrêmistes étaient de la nation Eau, et prétendre soutenir Andar dans ses allégations d’innocence. S’il refusait sans cesse, alors le Dictateur pourra se murer dans le silence propre à la neutralité en toute passibilité, et observer la suite des événements avec un grand calme.

Enfin, il n’allait évidemment pas être le seul acteur de cette pièce. Les Ergorn auront également leur rôle. Il comptait grandement sur Karam pour maintenir tout ce beau monde à flot, et leur faire apprendre par cœur les différentes paroles à dire, ou les gestes à feindre. L’erreur n’était pas acceptée, tant le jeu qu’ils allaient jouer promettait gros. A cet effet, il avait indiqué au chef de famille qu’il honorerait de sa présence le beau palais des représentants du Feu dans la soirée – monsieur n’appréciait pas se mêler à la population, ou être soumis aux règles d’un autre sous un toit d’où une résidence secondaire.

Cependant, comme à l’accoutumé, l’impatience l’emportait sur le Dictateur et il s’était rendu au dit palais dans l’après-midi, lorsque le soleil commençait déjà son lent déclin. A peine avait-il posé pied devant la porte que les premiers serviteurs s’emballèrent. Tantôt on l’invitait à entrer, tantôt on lui promettait qu’un maître des lieux allait être présent pour avoir l’honneur de discuter avec – on avait tôt appris qu’il ne fallait jamais dire « vous allez être reçu, maître Sven », en lui donnant une sensation d’être un invité et non un maître incontesté des lieux.

Dans cette foule de serviteurs, une frêle silhouette attira son attention. Il fit signe au serviteur le plus proche, et susurra les mots suivants : « Je souhaite que cette demoiselle soit celle à mon service jusqu’à l’arrivée des maîtres du lieu ». Le serviteur était confus, évidemment. La personne en question, désignée par le Dictateur, était Eden, celle qui était des plus appréciée par Ranrek. Sven le savait, d’où la raison d’attirer la demoiselle dans ses filets. Il voulait voir qui avait pu conquérir le cœur trop attendri de son ami d’enfance.

« Et dire qu’il était un fier feu » soupira Sven. « Je m’entiche d’une Terre, pour des raisons politiques. Cependant, s’il y avait un choix, je préfère encore des femmes de Feu. Que fait-il avec cette … fille ? ».

Comme à son habitude, Sven cherchait à comprendre tous les nouveaux pions qui s’ajoutaient doucement mais sûrement à l’échiquier. L’ignorance était une chose fatale, qui pouvait avoir raison de bien des personnes.

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Eden'El Lumnar
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~#~Sujet: Re: Green Finch and Linnet Bird [Eden] Lun 19 Juin - 0:31

Sven Ramose
&
Eden'el Lumnar


Green Finch and Linnet Bird
18, dixième lune de l'an 836 ☙ Les bains chassent les mauvais rêves. Très bien. Mais quid de ces démons qui ne sont guère chimères créées par notre esprit ? J'ignore comment Ranrek parvient à tenir dans cette jungle de luxe et de superficialité. Où tout ce qui compte est de statut ou d'agressivité. Je déteste les Feu. C'est là un fait inaliénable. Entre les mauvaises rencontres du passé, l'œil austère de Karam, la violence de Khorde envers les femmes qu'il est censé aimer le plus au monde, les autres domestiques et ce Lilo que le palefrenier m'avait décrit comme une personne rigide mais "fort sympathique". Herin... même lui ; les plus silencieux ne sont guère les plus agréables. Sa violence à lui était de sourire narquois ou d'indifférence.

Quelle journée ! Cette pression perpétuelle était bien plus éprouvante que les longues journées sous le soleil à travailler la terre... Peut-être était-ce dû au rang et à l'éducation. Ces personnes devaient avoir l'habitude de voir le jugement dans les yeux d'autrui tant cette citadelle semble bercée par l'apparence et le paraître. Soit on te respecte grâce à ton rang, soit on te juge. En vérité, je me moquais bien d'être jugée. Ce qui posait problème était ma nature. Une intruse au milieu de ce panel Ergorn. Peu se doutait des marques qui jonchaient mon corps, de cette brûlures qui masquait ma marque. Et heureusement. Si le moindre doute sur ma nature arrivait aux yeux de Karam ou de Khorde, même Ranrek risquerait de ne pas pouvoir me sauver. Je m'arrangeais pour les croiser le moins possible. Si bien que jamais je me retrouvai seule avec l'une d'eux. Il en valait presque de ma survie... Je minimisais l'attachement qu'ils avaient envers Ranrek. Il se décrivait tellement différemment d'eux et agissait tellement différemment, qu'à mon sens ils ne devaient pas lui prêter une grâce digne de ce nom.

Cependant, son assurance n'était pas feinte et il avait forcément une certaine crédibilité, une importance caractéristique des hommes à qui l'on donne du pouvoir. Bien trop éloignée de cette sphère pour en comprendre les rouages, je me contentais de lui obéir. Enfin... en partie. Je parvenais à quitter le palais régulièrement. Leanor m'avait assignée aux appartements de Ranrek. Cela me permettait d'y rester sans trop de difficulté. Je m’éclipsais en ville pour diverses raisons. La principale étant mon envie de respirer sans avoir à me demander qui viendra me déloger le jour où ils seront d'humeur à se débarrasser de moi.

Cela me faisait mal à penser, mais je devais me trouver une porte de sortie. Retourner dans la jungle ne serait pas difficile pour moi qui y ait vécu quatre années durant. Toutefois, vivre si loin de Ranrek me paraissait impensable. Je devais rester à Lucrezia. J'avais tant rêvé du jour où je pourrais retourner chez moi, à Gorka... Mais il fallut que mes yeux croisent ceux de cet homme. Je souris à l'idée que Hly'tha puisse voir dans quel état il pouvait me mettre, elle serait sûrement stupéfaite. Je n'ai jamais été la sentimentale de la bande et mes projets d'avenir ne mentionnaient point de bleus sentiments envers un homme. Je n'étais guère volage, mais bien trop tournée vers les autres pour n'en voir qu'un. Et pourtant... Quand il était loin de moi, je me sentais fragile, seule. Il me donnait confiance en moi et me permettait de rester forte. Ce qui, malheureusement, s'évaporait dès lors qu'il s'éloignait. Ces derniers jours étaient particulièrement éprouvants pour lui et son travail l'accaparait bien trop. Chose que je ne pouvais lui reprocher.

Cette interminable journée allait bientôt toucher à sa fin. Et avant que les couloirs ne s'animent des fins de conseils et autres préoccupations des représentants, je me glissai dans les couloirs - que je connaissais bien à présent - pour atteindre les cuisines. Avec les invités de marque qui quittaient peu à peu le palais, Leanor m'avait demandé de m'assurer que Ranrek puisse avoir de quoi dîner avant même qu'il ne rentre à ses appartements. Elle aimait être aux petits soins avec lui, ce qui me laissait sous-entendre que tout deux étaient très proches. Si jamais je faisais le moindre impair, elle me fustigerait certainement ! Même si Ranrek ne m'en tiendrait aucune rigueur, je souhaitais être irréprochable aux yeux de sa suivante. J'enchaînais les erreurs sociales et les manquements au protocole que devaient suivre les domestiques. Un code de conduite que j'adoptais difficilement... Au moins, je ne me promenais plus pieds nus dans le palais - enfin, moins souvent - ce qui était déjà une grande avancée ! Le soucis était que même si je venais à me tenir correctement et à être bien apprêtée, je ferais toujours aussi tache dans le décors de ce palais... Ma peau plus blanche que les étendues de glace de Vainui, mes cheveux aussi clair qu'un soleil de Gorka et le bleu pâle de mes yeux faisant penser au clair du ciel de Sterenn. Je pouvais avoir mille inspiration à travers tout Oranda. Sauf du Sud. Des Feu. de Sezni. J'étais leur parfait antonyme.

Le palais des représentants du Feu conservait bien des secrets et passages qui m'étaient encore inconnus. Cependant, j'avais un assez bon sens de l'orientation, ce qui me permettait de toujours rebrousser chemin sans me perdre. À force d'éviter les gardes et autres résidents du palais, j'apprenais à être une ombre.

Souvent, je me disais qu'à force de me dérober à la vision des autres, je pourrais déclencher mon pouvoir de Terre afin d'éviter plus efficacement les mauvaises rencontres. Cela m'était encore trop incontrôlable. Il suffisait que je sois un peu trop anxieuse ou craintive et alors je ne ressentais plus aucune présence. Au moins, j'avais quelques sursaut de perception qui m'assuraient que je n'avais pas perdu mon don... Dans la jungle, ma capacité à sentir les êtres vivants ne se déclenchait qu'en cas de danger imminent. Autant dire une fois qu'il était trop tard... J'enviais n'importe quel Terre capable de contrôler ce don. En attendant, je me laissais guider par mon instinct et les sens communs à tout être humain. Autant dire que des ratés, il y en avait ! « Toi ! Tu vas peut-être te montrer utile. Rejoins le hall. » L'apparition de l'intendant me fit sursauter. Bouche bée je restais plantée au milieu du couloir. Il franchit la distance qui nous séparait et m'entraîna jusqu'au hall d'entrée où nous rejoignîmes un serviteur, agité. Les deux parlèrent à voix basse. D'un œil vif, je balayai lentement le hall. Mon regard croisa le dictateur. L'anxiété des serviteurs se comprenait aisément. La mienne également. Tâchant de rester derrière les serviteurs, je lorgnais sur le couloir pour me dérober. Mais je fus rattrapée à l'instant où je tentai de me défiler. « Eden'El, tu seras au service du Généralissime. Les maîtres ne devraient pas tarder à arriver... Je pense... Emmène-le au salon privé et obéis-lui. Dis-toi qu'ici, il est bien plus ton maître que les Ergorn eux-mêmes. » Les yeux écarquillés, je peinai à déglutir. Je n'avais aucun talent dans le service ni dans l'accueil des invités de marque et je me retrouvais à devoir servir le dictateur en personne ? Par Tarlyn...

Fébrile, mes yeux voyageaient entre tous les visages, les objets et n'importe quoi qui pourrait m'aider à garder mon calme. Impossible de me montrer convaincante... Mon angoisse de me retrouver près de Sven Ramose sans Ranrek à mes côtés se lisait dans mes yeux autant que dans mes gestes. Peu assurés, hésitants. Le regard insistant du serviteur me poussa à m'avancer de quelques pas vers le dictateur. Posant ma main gauche sur mon avant-bras droit, je commençais à bouillonner d'une panique intérieure : s'il s'apercevait du fait qu'à la place de ma marque, je n'avais qu'une cicatrice faite par l'un des siens ? S'il balayait l'idée que je puisse être Terre et décidait de me considérer comme Exempte ? Il viendrait sûrement à me faire quitter le palais, voire pire... à me tuer. Inquiète, j'arrivai à sa hauteur. Yeux baissés, on aurait presque pu prendre cela pour du respect. Évitant que nos regards se croisent, je pouvais sans nul difficulté deviner qu'il me jaugeait. Il ne devait pas s'attendre à ce que je sois une servante pour que Ranrek ait osé s'afficher avec moi au bal des représentants... Une fois face à lui, je perdis mes mots quelques instants. Comment devais-je m'adresser à un dictateur ? Avais-je seulement le droit de lui parler à vrai dire ? « Généralissime... me contentai-je d'utiliser en mimétisme du serviteur qui m'avait lancée dans la fausse aux lions. Puis-je vous conduire jusqu'au salon ? » Je mordillai mes lèvres, ne sachant pas pourquoi on m'avait demandée. Peut-être que les autres serviteurs souhaitaient voir comment je pouvais m'en sortir. Ou voir s'il y avait un moyen pour que justement, je n'en sorte pas. Ranrek, où es-tu ? De gestes lents, j'ouvris la marche pour le guider jusqu'au salon évoqué. Je n'y étais jamais allée, mais il y avait, derrière le salon réservé aux invités, une autre pièce réservée quant à elle, aux représentants.

@Sven Ramose ☙ #Sanie #Vanka ☙ 1601 mots

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~#~Sujet: Re: Green Finch and Linnet Bird [Eden] Ven 23 Juin - 0:30

Plus les minutes passées, et plus il comprenait l’étrange fascination que la demoiselle exerçait sur son ami. Pour tout homme qui aimait protéger une demoiselle, cette bouille « presque » enfantine et clairement angélique – si cela pouvait avoir une réelle portée, et notion dans un monde tel qu’Oranda – était une invitation explicite de « protection ». « Deviens mon grand et fort et doux protecteur » ou, à l’inverse, « deviens mon terrible et insatiable maître ». Elle ne pouvait qu’inspirer soit les plus nobles sentiments, soit les plus vils, et nullement dans la demi-mesure.

Par nature, les femmes étaient dangereuses mais celles-ci l’étaient davantage aux yeux de Sven Ramose. En effet, le Dictateur avait fréquenté suffisamment pour comprendre une chose : la femme « savait » les règles implicites qui régissaient ce monde et les liens hommes-femmes, mais la « fille » était encore inapte à les comprendre et n’était que source de malheurs et de catastrophes. Le Maître du Sud sentait déjà le vent du malheur, qui se déguisait sous le discret parfum de la demoiselle.

- En voilà une surprise ! Vous qui portiez de si riches atours, et paradiez aux côtés d’un représentant de la noble famille Ergorn … Vous n’êtes qu’une domestique, voire peut-être même une esclave, glissa le Dictateur, un tantinet mécontent de cette découverte. Certes, il avait deviné au bal qu’elle n’était pas de la noblesse mais il avait un tantinet espéré qu’elle soit une riche marchande. Est-ce que Ranrek avait indiqué sa condition au bal au Dictateur ? Ce dernier n’en avait malheureusement nul souvenir, surtout au vu des événements qui s’étaient enchainés. Orkem avait raison, malgré tout : un noble Ergorn ne pouvait pas parader publiquement avec quelqu’un du peuple… C'est "Maitre" pour les domestiques, ou esclaves, de cette maison, mentit-il à moitié.

La première bise du désaccord pointait son nez. Comme pour l’illustrer, il plissa légèrement le nez, comme si une très mauvaise odeur flottait autour de ses narines, et lança un regard des plus froids et des plus critiques à l’égard de la jeune fille. Certes, bien des hommes cachaient leurs femmes au regard de Sven – qui les appréciaient que trop – mais il devait admettre que cette dernière ne déclenchait rien en lui. La raison principale était sa proximité avec son meilleur ami : il avait déjà expérimenté d’avoir une aventure avec l’épouse d’un ami et il s’était promis qu’il ne s’y risquerait plus, ni épouse, ni maîtresse, ni toute amourette temporaire. C’était dangereux pour ses liens. Une seconde raison était qu’il aimait davantage les femmes avec un certain mordant et caractère. En l’état actuel, elle semblait étonnamment docile et calme – à moins qu’il ne se trompe. Ce dernier point, il allait la tester, pour qu’elle dévoile sa véritable personnalité.

- Allons donc à ce salon, se contentait-il à dire dans un premier temps, cependant avec une idée derrière la tête. A peine entré, qu’il ordonnait à un autre domestique d’apporter quelques victuailles, le temps que les maîtres des lieux n’arrivent. Il maintenait toujours Eden sous sa coupe, l’examinant attentivement, sous chaque couture. Viens me masser les épaules, je suis épuisé par ma journée, feignait-il, en s’étant assis d’une façon princière dans un sofa.

Il avait une idée derrière la tête, celle de prendre le bras de la jeune fille pour en étudier son tatouage. Il aurait pu demander calmement qu’elle le lui révèle mais cela ne risquait pas de la placer dans une situation tendue. Elle ne risquerait pas de révéler qui elle était, et c’était ce qu’il souhaitait savoir avant tout. L’étude de l’avant-bras était primordiale pour lui. C’était un tantinet la première chose qu’il exigeait à toute personne qui désirait entrer dans ses services, voire dans son entourage. Il voulait connaître les forces, et les faiblesses, de la personne qui lui faisait face – et cette connaissance débutait par la connaissance de l’élément de ladite personne.

- Après, tu pourras me dire exactement d’où tu viens. Au vu de la couleur de ta peau, tu n’es clairement pas de Sezni, indiqua-t-il, espérant créer une autre petite tension dans la tête de la jeune fille.

Certes, il existait quelques personnes à la peau étonnamment blanche mais c’était très rare et souvent, ces personnes supportaient très mal le soleil et quittaient le pays – ou devenaient assez informes et difformes au bout de quelques années. Il semblerait que la peau mate était la meilleure barrière contre le Soleil.

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~#~Sujet: Re: Green Finch and Linnet Bird [Eden] Dim 25 Juin - 0:00

Sven Ramose
&
Eden'el Lumnar


Green Finch and Linnet Bird
Gênée par la façon dont le dictateur paraissait me jauger, j'avais envie de me fondre sous les fondations du palais pour ne plus jamais en ressortir. Son regard me pesait comme mille poids sur mes épaules. Lors du bal, j'avais dû susciter le mystère : comment une fille aussi banale pouvait s'être autant approchée de Ranrek Ergorn sous le regard de son patriarche ? Karam me détestait sans me connaître : pour la simple raison que j'étais différente. Et maintenant que le souverain du Sud pouvait constater le rang que j'avais au sein de ce palais, je ne pouvais que lire la réprobation et l'incompréhension. « En voilà une surprise ! Vous qui portiez de si riches atours, et paradiez aux côtés d’un représentant de la noble famille Ergorn… Vous n’êtes qu’une domestique, voire peut-être même une esclave. » Un frémissement me fit hausser légèrement les épaules et détourner le regard. Au moins ne m'avait-il pas fustigée en public. Il avait l'air proche de Ranrek. Peut-être tenterait-il de m'éloigner de lui pour le "protéger" de lui-même, de ce caprice que je devais représenter aux yeux des siens. « C'est "Maître" pour les domestiques, ou esclaves, de cette maison », m'enseigna le dictateur. Bien que cela me fit serrer les dents, je pris sur moi. Je trouverai bien un moyen de ne pas avoir à le nommer, l'appeler. Un Ergorn finirait bien par arriver assez tôt, non ? Il s'agissait tout de même du dictateur. Et s'ils apprenaient que j'avais été nommée à son service, ils accourraient certainement pour éviter que je n'offusque leur tant adulé Généralissime.

Il ne nous fallut guère longtemps avant d'atteindre le salon en question. Ramose s'autorisa à quémander de la nourriture à un domestique qui passait par notre chemin. J'aurais peut-être dû lui proposer à manger... Cela m'aurait permis de le laisser seul quelques instants et de m'éloigner intelligemment. J'aurais pu aller quérir dame Kara, elle aurait su m'aider à gérer la situation ou même se serait-elle risquée à accueillir seule le dictateur en attendant que Khorde ou un autre ne se libère. Ou même j'aurais pu partir m'enfermer dans les appartements de Ranrek à supplier Leanor de ne pas me laisser sortir. Mais il avait évaporé cette infime chance d'un commandement que le domestique se pressa d'exécuter. Je n'étais pas la personne avec le plus de prestance parmi les domestiques - ou esclaves... - ni la plus souriante. En vérité, je devais paraître assez apathique pour les résidents de ce palais. Ce n'était pas mon monde, je n'y avais pas ma place. Kara me le rappelait assez bien... Usant de durs mots qui, si je les écoutais, briseraient toutes mes rêveries impliquant Ranrek et ce vignoble qu'il rêvait de posséder dans les champs de Gorka. Je ne voulais pas m'enlever ce rêve de la tête : un rêve où lui et moi pourrions laisser libre cours à nos désirs : regagner Gorka, vivre une vie paisible dans un petit domaine pour apprécier chaque cadeau que nous fait la nature, savourant ces instants passés ensemble. Mais ce rêve me paraissait toujours de plus en plus loin... J'avais beau essayer de regagner en assurance, il y avait ce sentiment qu'à chaque pas en avant que je faisais, mes rêves reculaient de trois. Comme si vivre l'instant présent m'entraînait dans une direction diamétralement opposée à celle de mes rêves.

Une fois seuls dans la pièce, le dictateur Ramose s'installa sur le canapé cossu et ordonna : « viens me masser les épaules, je suis épuisé par ma journée. » Je fronçai les sourcils, à la fois inquiète et intriguée par cette demande. Hésitante, je ne cillai pas, m'efforçant de trouver une façon d'échapper à tout contact avec cet homme. Il était après tout le symbole de tout un peuple : celui de Sezni. Ces Feu que j'abhorrais et qui m'avaient tant fait souffrir... Cet élément qui m'avait arraché ma sœur, ma marque... Ce qu'aurait dû être ma vie... Je ne m'autorisais qu'en de rares occasions le contact avec les hommes. Craintive face à eux et redoutant ce qu'ils pourraient me faire subir. Surtout lui... J'avais entendu dire que Sven Ramose était probablement le plus puissant des Feu. Un maître incontesté en la matière. Cela n'était pas pour me rassurer... Même s'il était fort probable que ces dires grossissaient la vérité, je n'avais pas du tout envie de chercher à savoir ce qui était vrai ou non. « Après, tu pourras me dire exactement d’où tu viens. Au vu de la couleur de ta peau, tu n’es clairement pas de Sezni », poursuivit le dictateur. D'où je venais ? Les Feu n'étaient pas des plus tolérants et je savais avec certitude que les hautes sphères n'appréciaient pas le mélange entre élémentaires. Encore moins l'idée qu'une assimilée exempte ne soit proche d'un de leurs représentants. J'avais beau avoir compris qu'il était en présence de Zora Birghild lors du bal - une représentante de la Terre - cela ne parvenait pas à me rassurer sur l'inconvenante idée que Sven puisse accepter qu'une Terre sans titre ne côtoie un de ses émissaires... Je déglutis difficilement, me rattrapant en répondant à sa première requête. « J-je ne suis pas très habile de mes mains, je vais trouver quelqu'un qui saura répondre à vos attentes... » Déclarai-je en amorçant doucement ma trajectoire vers la sortie, éludant par la même occasion sa curiosité quant à mes origines. Cette porte m'apparaissait comme une lumière au bout d'un tunnel. En quelques phrases et sa seule présence, le dictateur m'intimidait de trop et je ne voulais pas faire de faux pas. Il valait mieux que je sorte, j'avais un mauvais pressentiment... Ma méfiance s'éveillait comme un radar lorsqu'il s'agissait des Feu. Même si en quittant le dictateur je désobéissais délibérément aux ordres qui m'avaient été donnés, je préférais de loin me faire réprimander par Leanor ou les autres que par les Ergorn parce qu'il y aurait eu un soucis durant l'accueil de leur souverain.

@Sven Ramose ☙ #Sanie #Vanka ☙ 1056 mots

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