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Un vent de changement souffle sur les terres d'Oranda... Pour en découvrir plus, la première intrigue a été dévoilée
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Don't pet a burning dog... [Orkem]

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~#~Sujet: Don't pet a burning dog... [Orkem] Mar 13 Juin - 10:09


Don't pet a burning dog

Orkem Vahlaan & Ariel Greer


Je ne tiens pas en place. Faisant les cent pas dans ma chambre, je ressasse les événements de la journée, tout en gardant un oeil sur ma fenêtre d'où je surveille l'agitation de la rue. Bien que continuant à vivre, la rue des plaisirs est plus calme qu'à l'accoutumée, et ça ne fait qu'attiser ma nervosité. La récente attaque sur la place du marché a provoqué de nombreux remous, sans compter l'assassinat qui a suivi...

Les affaires d'Oranda ne me concernent pas, d'ordinaire. Mais en l'occurrence, personne ne peut rester indifférent à ces attaques, pas même le petit peuple. Quelque chose, dans l'atmosphère, a changé. Mêmes nos clients sont plus "tendus" qu'à l'ordinaire, si je peux utiliser ce terme. Les passants flânent moins qu'auparavant dans les rues, préférant rejoindre leurs destinations au plus vite. Même s'il n'y a aucune preuve pouvant faire penser à une nouvelle attaque, la rue est agitée de soupçons et de peur.

Et moi, dans tout ça, je reçois l'instruction de laisser traîner mes yeux et mes oreilles près du marché pour trouver des noms de ceux ayant perpétré l'attaque. Oh, Orkem, que je t'en ai voulu lorsque j'ai reçu ta missive. Je n'aime pas me mettre en danger inutilement, et le bon sens aurait voulu que je refuse sans même y réfléchir. Le marché devant être l'endroit où actuellement se concentre le plus de gardes, et où les contrôles y sont les plus fréquents. Autrement dit, l'endroit que je dois éviter à tout prix.

Mais non. J'ai un contrat, et je n'aime pas l'idée de ne pas le respecter. Peut-être par excès de confiance, je n'ai même pas pensé à avoir peur avant d'accepter mentalement. Ce n'est qu'une fois sur place, sur une place où la foule d'ordinaire n'avait laissé qu'une cinquantaine de badauds inquiets, et entourée de gardes que j'ai compris à quel point je venais de me fourrer dans de beaux draps.

J'ai néanmoins poursuivi ma mission, si on peut l'appeler de la sorte, me disant que de toutes façons, sortir sans rien acheter serait bien trop suspect. Evidemment, j'avais une autre raison de vouloir rester. Une raison pour laquelle j'avais accepté de collecter des renseignements sans me poser de questions. Si Orkem voulait des noms de personnes impliquées dans l'attentat, moi, je voulais savoir si ma mère était parmi les attaquantes.

Dès que j'avais entendu les premiers souffles de l'attaque, les mots "fanatiques" et "Eau" avaient aussitôt provoqué un violent rejet amer dans ma bouche. Bien qu'ayant essayé d'éloigner cette idée de mon esprit -ma mère, qui s'occupait pourtant de tant d'enfants dans le village-, je ne pouvais pas non plus ignorer sa folie à l'égard de la religion, tout comme je ne pouvais pas rejeter totalement cette idée tant elle se glissait si bien dans le moule.

J'avais donc commencé par poser des questions, sur l'air de la discussion. Je connaissais certains marchands, qui étaient plus ouverts que d'autres, en essayant d'attirer un maximum de passants pour lancer une discussion. Sans évidemment dire son nom, j'avais aussi essayé de décrire le physique de ma mère, l'air de rien... Juste pour savoir si cela rappelait quelque chose à quelqu'un. La discussion rameuta finalement un grand nombre de personnes, et même deux gardes, ce qui n'était ni prévu, ni souhaité.

Certes, ils avaient le plus d'indications, mais le danger me pesait sur les épaules à chaque seconde où la discussion s'éternisait. Je finis par capter deux noms, et la description d'un troisième, que je notais rapidement dans un coin de ma tête, alors que je continuais d'écouter, mettant rapidement le doigt sur quelque chose qui me chiffonnait. Les gardes semblaient peu enclin à dévoiler l'origine des attaquants, ni même sur leur puissance d'Elémentaires d'Eau. Ce que ça signifiait ? Je n'en avais aucune idée. Mais je n'eus pas le temps de m'attarder davantage. Quelqu'un, quelque part, poussa un cri, et j'aurais pu jurer que son doigt accusateur était tendu vers moi.

La foule, d'abord immobile, fut violemment prise d'un spasme quand tous se mirent à détaler. Quant à moi, je me mis à courir aussi vite que me le permettait ma robe, essayant de suivre un petit groupe qui s'éloignait du marché. Dès que je le pus, je rejoignis une ruelle pour semer d'éventuels poursuivants. Seule ma connaissance des rues me permit de garder un certain aplomb et de retrouver le chemin de la rue des plaisirs.

Je grimpais les marches quatre à quatre pour rentrer en trombe dans ma chambre. Après avoir passé plusieurs minutes à calmer les battements affolés de mon coeur, je me défis de mes vêtements, passant une petite serviette dans le bassin d'eau parfumé pour une toilette sommaire, avant de rallumer une à une les bougies, plus par habitude que par réel besoin. Et puis, j'avais tiré trois parchemins pour y écrire tout ce que j'avais appris pour être sûre de ne rien oublier. Posés sur mon lit, ils n'attendaient plus qu'Orkem vienne les chercher plus tard ce soir, du moins, s'il venait au rendez-vous qu'il avait lui-même fixé.

Et puis, depuis cet instant, je tournais en rond, surveillant que je n'avais pas été suivie, tout en essayant de mettre du sens dans ce que j'avais appris. Les noms ne signifiaient pas grand-chose. D'ailleurs, le deuxième ressemblait plus à un surnom sectaire qu'à un véritable état civil. Les gardes avaient-ils des ordres clairs de ne pas accuser directement l'Eau, afin de préserver la paix civile à Lucrezia ? Ça aurait pu être une explication tout à fait valable, mais j'avais l'impression que quelque chose n'allait pas. Qu'un élément du puzzle me manquait, tant l'attitude des gardes me paraissait... Etrange, pour dire le moins.

Le plancher craqua légèrement sous la pointe de mes pieds dénudés, comme si, après avoir passé tant de fois au même endroit, je l'avais fragilisé. Et puis d'autres craquements se firent entendre, venant cette fois d'en dehors de ma chambre. Ça n'étaient pas les premiers pas que j'entendais, évidemment, la maison close ne dévidant pas en raison des événements, mais je mettrais ma main à couper que ceux-ci annonçaient déjà un homme, et qu'il s'approchait de ma porte. S'y arrêtait devant.

Je cessais enfin de marcher inutilement dans ma chambre, faisant face à la porte. S'agissait-il d'Orkem ? Je ne l'avais pas vu arriver dans la rue. Un garde ? Non, pas seul. Le coeur battant, j'attendis, les secondes paraissant durer des heures alors que je restais interdite, les bras le long du corps, que l'arrivant frappe, ou entre tout simplement dans ma petite chambre.

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Orkem Vahlaan
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~#~Sujet: Re: Don't pet a burning dog... [Orkem] Mer 14 Juin - 9:43

Le désordre et l'ambiance mortuaire qui faisaient de la ville, autrefois lieu de vie, une espèce de nécropole dont les cadavres ambulants avaient le regard vide et le geste mou n'étaient pas sans cause réelle, et Vahlaan s'y intéressait de très près. De très très près. Malaggar devait se réjouir, ô combien, de voir cette armistice bafouée, de voir que quelqu'un avait agi à l'encontre des intérêts de la paix...Ramose aussi, bien évidemment. Cela dit, des questions, beaucoup de questions trottaient dans la tête du conseiller Vahlaan et il lui fallait des réponses, nombreuses et rapides. Moïra avait arpenté les rues de la capitale pour se rendre dans l'endroit le moins recommandé pour une jeune femme aux formes plus qu'agréables au regard et au visage aussi fin que le sien, mais la lame qu'elle portait au côté dissuadait assez rapidement les éventuels lourdauds de la ruelle des plaisirs. Elle savait où aller, elle savait que faire, aussi grimpa-t'elle les marches de la maison close dans laquelle Orkem devait retrouver un peu plus tard son indicatrice.

Elle se sentait bête, à laisser son pas peser, frappant presque le sol de ses pieds pour paraître plus massive et...masculine, souhaitant éviter de se faire repérer dans l'endroit par toutes les travailleuses en activité, et ouvrit la porte indiquée par son maître un peu plus tôt dans l'après-midi. Elle tomba nez à nez avec une jeune femme blonde dont le regard lui fit rater un battement de coeur. Elle n'avait pas souvenir qu'il y avait de si belles filles dans les environs quand elle avait failli être "jetée aux lions" par son propre oncle...elle devait à peine avoir cinq, six ans de plus que la servante de Valhaan, pourtant, éduquée plus par son nouveau maître que par son oncle, elle ne pouvait s'empêcher de la jalouser. Orkem était soucieux de son apparence, par moments, mais en règle générale, lorsque les codes sociaux ne l'y obligeaient pas, il préférait porter un simple sarouel, des bracelets de force, et se promener torse-nu. Elle-même avait la chance d'avoir un physique avantageux, avec ses lèvres pulpeuses, ses traits fins, ses grands yeux verts en amande et sa crinière rousse, sa taille marquée et ses cuisses galbées...Mais la vision de cette jeune femme lui avait fait l'effet d'une claque visuelle. Moïra la salua  en portant son poing au coeur, à la Seznienne, sans tirer sa lame du fourreau, et s'annonça pour éviter de se faire expulser par celle qu'Orkem avait affectueusement surnommé (car il aimait littéralement donner des noms d'oiseaux à ses yeux , des noms de prédateurs à ses mains et des noms de félins à ses oreilles dans la ville) son "moineau", lui dévoilant la marque de la bénédiction de Malaggar.

- Je ne suis pas une ennemie. Mon nom est Moïra. "Il" m'a chargé de vous dire qu'il s'occupait d'éloigner les gardes, et qu'il vous attendrait chez lui, avec le nombre de gardes de Dahud et des autres pays qui trainent dans ces rues, il risquerait gros à sortir à cette heure.

Les mots étaient sortis mécaniquement de ses lèvres, elle tentait au mieux de se donner un éventuel semblant de confiance dans son attitude physique, mais ce qu'elle évitait royalement, c'était de baisser la tête (sans quoi elle ne se serait pas gênée pour observer de plus près comment était taillée la demoiselle) et de regarder son interlocutrice dans les yeux, préférant cibler l'entre-sourcils. Moïra avait toujours été attirée par les femmes autant que par les hommes, et son besoin sexuel était à la fois permanent et du domaine du compulsif. Ce n'était ni l'heure ni le lieu pour s'y adonner, mais si Orkem ne l'avait pas attendue "au plus vite", selon ses termes, elle ne se serait pas dérangée pour ajouter une "commission" pour services supplémentaires... Elle cligna des yeux à deux reprises et soupira doucement.

- Je...Je ne suis vraiment pas faite pour être messagère, désolée...Mais la plupart de ses hommes sont connus dans les environs, j'étais la seule qui ne sorte presque jamais du palais et...enfin, bref...Ses hommes s'occupent de sécuriser les alentours, voulez-vous que je vous accompagne ou que je parte en amont?

Ce qu'elle avait "omis" de préciser, c'était que quand elle disait que les hommes d'Orkem "s'en occupaient", c'est qu'il avait balancé des morceaux des cadavres de ceux qu'ils avaient "interrogés" à différents points de la ville, et envoyaient les gardes de dahud à la chasse aux bras, aux jambes et aux têtes histoire de dégager le passage. Une technique bien peu orthodoxe, il fallait en convenir, mais qui avait le mérite de faire le vide sur le chemin sans avoir à assassiner des gardes. Eviter la mauvaise publicité n'était pas un luxe en ce temps de crise. Elle sortir un chilum de sa poche et commença à le bourrer de tabac. En un sens, elle admirait cet homme qui s'était forgé seul, elle aurait aimé, elle aussi, arriver au sommet, mais elle était une femme...et à Sezni, les femmes n'ont pas leur mot à dire en politique, à moins d'être reines ou anoblies pour un acte exceptionnel. "Penser avec le coeur" n'était pas vraiment au goût des sezni. Penser avec le cerveau reptilien, par contre...Bref. Elle ne pouvait qu'espérer avoir un jour un bon poste, mais elle ne doutait pas qu'avoir travaillé pour Vahlaan lui donnerait un prestige certain : draconien quand à l'hygiène et l'esthétique de sa demeure, les rares réceptions qu'il y donnaient en mettaient régulièrement plein les yeux. Nul doute que si elle devenait un jour intendante d'un domaine, elle aurait un avenir tout tracé vers le sommet...Mais en attendant, elle n'était qu'une simple messagère, et attendait, silencieuse, la réponse du moineau, qui était décidément d'une beauté à couper le souffle...Elle se reprit avec une profonde inspiration et rajouta un point important du message qu'elle avait à délivrer :

- J'allais oublier...Le déplacement vous vaudra bien sûr un dédommagement supplémentaire.

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~#~Sujet: Re: Don't pet a burning dog... [Orkem] Ven 16 Juin - 11:41


Don't pet a burning dog

Orkem Vahlaan & Ariel Greer


La personne ne frappa pas, bien entendu. J'étais plus ou moins habituée à cette forme d'impolitesse. Après tout, ma chambre était celle d'un bordel, et j'étais bien placée pour savoir que les règles de la bienséance ne s'appliquaient pas. Mon coeur battait vite, mon coeur battait fort, et pourtant, mon coeur manqua de s'arrêter quand ce ne fut ni Orkem, ni un garde, ni même un homme, en fait, mais une rousse qui débarqua dans ma chambre.

Ma bouche s'ouvrit légèrement de surprise, avant que je ne la referme en la dévisageant. Elle n'avait rien de celles qui travaillaient ici, hormis un physique à couper le souffle. Je ne pus m'empêcher de détailler son corps, en dépit de l'urgence de la question évidente : qui était-elle, et que me voulait-elle ? Pour le coup, elle serait venue m'arrêter que durant ces quelques instants, j'aurais à peine réagi. Mais le salut qu'elle m'adressa, empreint d'une rigueur toute militaire, sa marque, puis ses paroles, achevèrent de me sortir de ma torpeur.

Elle était l'envoyée d'Orkem, donc. Mon cerveau semblait fonctionner au ralenti, avant qu'il ne commence enfin à mettre du sens sur ses paroles, et à reprendre contact avec la réalité. Comme cette brise froide suite à l'ouverture de ma porte qui venait de me rappeler que je ne m'étais pas rhabillée depuis que j'étais rentrée dans ma chambre. Essayant de bouger le moins possible, même si son regard professionnel restait fixé sur mes yeux et non sur... Autre chose, je tirais le drap du dessus de mon lit pour m'envelopper sommairement à l'intérieur, en hochant la tête.

Sortir une nouvelle fois ne me disait rien qui vaille, mais si j'étais accompagnée, le danger en serait minimisée, je suppose. Et puis, je n'avais pas non plus l'intention de me faire reconnaître. J'ignorais tout des arrangements qu'avaient dû faire Orkem pour sécuriser la zone alentours, mais, à vrai dire, cela ne m'intéressait pas plus que cela. Chacun faisait ce qu'il devait pour obtenir ce qu'ils voulaient. Qu'il bloque des rues, empêchent les gens de passer, attaque des gardes, ou quoi que ce soit, ça ne me concernait guère.

Je n'étais pas responsable, et n'avait aucune envie de le devenir. Ce qui me concernait, c'était tout simplement la paie au bout de ces quelques fiches, et l'assurance de pouvoir continuer à faire partie de ce petit réseau d'information dans lequel, il fallait bien le reconnaître, je me plaisais. J'avais beau savoir que d'ordinaire, j'aurais certainement rouspété à ce changement de plan qui me mettait davantage en danger, j'avais encore du mal à calmer les battements fébriles de mon coeur. Tant pis, j'irais donc chez lui, ce qui serait peut-être pour le mieux après tout. Malgré toutes ces années, je n'étais toujours pas certaine que ma chambre n'était pas épiée.


« Je veux bien que nous y allions ensemble, dis-je d'une voix douce, calmement posée. Au moins, le ton de ma voix parvenait à dissimuler mon trouble. Laissez-moi juste un instant pour me changer. »


Fort heureusement pour moi, en dépit du chaos à l'intérieur, je parvenais à garder une image calme à l'extérieur. Projetant mon assurance partout dans la pièce excepté en moi. La belle affaire... Je lui adressais un sourire poli alors qu'elle préparait son tabac, avant de me délester du drap qui tomba en un léger bruissement au sol. Sans gêne, je me déplaçais dans la chambre pour tirer d'une petite armoire quelques vêtements que j'enfilais lentement alors qu'elle parlait d'une compensation supplémentaire.

Assurément, ça n'était pas tombée à l'oreille d'une sourde... Comme si ce que me payait Orkem d'ordinaire n'était pas déjà suffisant. Mais il était tout aussi évident que je n'allais pas cracher sur un supplément. Enfilant une simple tunique, je pris une paire de bottes remontant jusqu'à mon genou, avant de prendre un instant pour la seule coquetterie que je m'autorisais : me brossant rapidement les cheveux, j'attrapais une veste à capuchon, avant de prendre les feuillets concernant les informations requises, les glissant à l'intérieur de ma tunique sans plus de cérémonie.


« Je suis prête —et, s'il vous-plaît, appelez moi Ariel. »


Nous n'allions tout de même pas faire de manières alors que j'étais une prostituée et qu'en plus de cela, elle m'avait déjà vue dans mon plus simple appareil... J'aurais pu lui demander de partir en avant, je savais d'expérience qu'on se dissimulait plus facilement seule qu'à deux, mais d'un autre côté, avoir une protection ne serait certainement pas de refus. Surtout avec une telle protection... Si je ne mettais pas mon capuchon, il y avait fort à parier que nous serions abordées avec plus ou moins de tact par tous les hommes de la ville voyant deux superbes créatures se déplacer sans escorte masculine... Même si je me doutais que Moïra saurait aisément calmer les ardeurs des plus insistants.

J'étais assez douée pour lire les gens, et clairement, je pouvais deviner qu'elle ne se faisait pas marcher sur les pieds, à l'image de nombre de Feu, je supposais, mais d'autant plus si l'on était au service d'un homme comme Orkem. Ce qui était bien entendu dommage, c'était qu'à cause de l'effet qu'avait provoqué sa première apparition, je n'avais pas eu l'occasion de voir le trouble que je lui avais causé en retour... Sans quoi, j'aurais certainement tenté d'y trouver un intérêt à soutirer.

Mais enfin, il ne servait plus à rien maintenant d'y penser, nous étions attendues, et la situation ne permettait certainement pas d'outrageux retards.

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Orkem Vahlaan
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~#~Sujet: Re: Don't pet a burning dog... [Orkem] Ven 30 Juin - 0:49

-Je suis prête —et, s'il vous-plaît, appelez moi Ariel.

- Joli prénom! commenta la rousse, subitement prise d'un regain d'aplomb : à part Dhelm, il y avait une éternité qu'elle n'avait appelé personne par autre chose que « monsieur », « madame » ou « mademoiselle ».

Les ruelles sinueuses, heureusement peu nombreuses, qui reliaient le centre névralgique de l'activité sexuelle monnayée dans la ville et la villa du conseiller étaient désertes. Parfois, au détour d'un passage adjacent, un garde adressait aux jeunes femmes un signe de tête discret. Orkem avait bien fait les choses : ses hommes quadrillaient le quartier, et Moïra eut tôt fait d'atteindre une demeure à colombages qui n'était absolument pas celle d'Orkem. Elle entra dans le couloir qui distribuait les différents appartements (de minuscules cagibis où vivaient entassés nombre de traîne-misère pouvant s'offrir le luxe d'une salle fermée à clé et couverte d'un toit pour y passer leurs nuits) dont été composée le bâtiment, et, vérifiant qu'Ariel soit bien toujours sur ses talons et que personne ne les aie suivis, déverrouilla la porte de ce qui avait tout l'air d'être une cave basse de plafond – les souterrains du quartier sud ne laissaient pas vraiment la place à des caves à proprement parler – et en traversa la totalité en courbant le dos en vue d'atteindre un petit escalier à la lueur d'une flamme, allumée par un petit briquet à silex et amplifiée par son don. Elle y grimpa rapidement, tombant dans une autre demeure du même genre que celle par laquelle les deux femmes étaient entrées, et emprunta donc la voie vers la sortie. Dhelm les y attendait, khepesh en main.

C'était une arme qui lui allait bien, tout comme elle allait parfaitement à Orkem, et quoi de plus normal quand on savait qu'il avait formé Dhelm lorsqu'il était encore dans l'armée ? Le cimeterre, adopté par la plupart des Sezniens au combat, en était une version aux courbes bien moins marquées, et si Orkem l'avait adopté très tôt, c'était principalement en lui donnant une fonction perforatrice par un affutage de la pointe. Du matériel solide, efficace...et qui, visiblement, dans la main de Dhelm, avait fraîchement servi. Pas étonnant que l'endroit manque de gardes, par conséquent…

- Passez par la porte est, je n'ai pas eu le temps de vérifier la sortie nord.
- On se retrouve à l'intérieur?
- Non, directement à Inaki...Bah bien sûr qu'on se retrouve à l'intérieur, la rouquine ! Allez, filez, y en a qui bossent ici...Oh, et, il est de mauvais poil. Bon courage, Ariel.
- Et merde...

Moïra soupira de dépit. Orkem était toujours de mauvais poil, en un sens, mais quand Dhelm le notifiait, c'était que Vahlaan était VRAIMENT de mauvaise humeur. L'arrivée d'informations fraîches ne saurait lui causer de tort ou l'énerver, c'était une certitude, mais il fallait s'attendre à tout avec cet énergumène parfois un peu trop enclin à faire tomber des têtes sur un coup de la sienne. Elle prit la première ruelle sur sa droite et une grande inspiration, et rapidement, les voici toutes deux rendues devant une petite porte, gardée par un véritable colosse en armure, qui les laissa entrer sans mot dire. Moïra n'appréciait pas particulièrement Shore, mais toute bavarde qu'elle soit, elle n'eut pas réellement le temps de faire les présentations qu'une voix grave et calme...trop calme, beaucoup trop calme, même, l'apostropha.

- Moïra. A boire pour notre invitée et moi.
- Monsieur.

Courbant l'échine sans ajouter un mot, elle partit en direction des cuisines tandis qu'Orkem s'approchait d'un pas lent de son informatrice. Moïra n'était pas du genre à s'écraser, un peu comme Dhelm, elle osait parfois contredire Vahlaan, mais lorsqu'il s'agissait d'un ordre, elle n'avait pas le choix. Elle lui était redevable, d'une part, et d'autre part, elle était une femme. Quiconquue venait de Sezni savait ce qu'il en était : sans même parler de son rang inférieur, elle était, par ces seuls deux facteurs, condamnée à lui obéir, et c'était un contrat qui lui allait parfaitement, sauf bien sûr lorsque son employeur était mal luné. Les yeux plantés dans ceux de la prostituée, pieds et torse nus, un bracelet de force à chaque poignet, portant un sarouel (sa tenue de combat préférée pour la liberté de mouvement qu'elle offrait) rouge bordeaux et les mains sur les hanches, son habit maintenu par une ceinture de cuir, voilà comment se présenta le conseiller militaire à sa petite informatrice, la saluant d'un signe de tête avant de s'arrêter juste devant elle.

- ...Ça change du bordel pour se retrouver. Allons dans le salon.

Bref, précis, et ne laissant pas place à la moindre protestation, contestation ou non-acceptation. Qu'attendre de plus de la part de Vahlaan ? De l'argent, sans aucun doute. Il guida, une main autour de ses hanches, la demoiselle jusqu'au salon en question, réfléchissant en murmurant pour lui-même, quoi que ce soit tout à fait audible pour Ariel, à différents rythmes de travail physique pour un rendement maximum en un temps record. Sans aucun doute pour un sale boulot ou une sombre histoire supplémentaire, mais elle devait n'en avoir cure...et de toute façon, ce n'était pas à son attention qu'il parlait. Alors qu'il ouvrit la porte du salon en question, une salle de réception qui aurait pu côte à côte accueillir un dîner mondain et un bal de village sans que l'un et l'autre ne se rencontrent, la petite table, seule habitante des lieux, était recouverte de parchemins et de document en tout genre. Sur un des coins de celle-ci, un cyrcaete, visiblement bien dressé au vu de son calme presque aussi impressionnant que l'apparence acérée de son bec, tenait dans ses serres deux petites bourses de lin, l'une plus remplie que l'autre. Orkem fit claquer sa langue, et l'animal apporta la plus petite, qu'il donna à Ariel sans rien attendre en retour : elle était venue, c'était une compensation honnête.

Tellement honnête qu'il en vint sans mal à douter que quelqu'un dans ce foutu monde paie plus cher que lui ses informateurs, mais il l'avait appris à ses dépens: un informateur bien payé était un informateur fiable, tant que personne ne surenchérissait tout du moins. Aussi s'assurait-il que la surenchère mette sur la paille la majorité de ceux qui avaient la possibilité de s'en payer le luxe. Il y avait de quoi vivre une semaine de manière bien plus que confortable dans ce petit sac, mais Vahlaan avait la chance d'avoir d'un côté un poste à la rémunération exorbitante, et de l'autre, quelques projets personnels réalisés, et, pour ceux qui subsistaient, rentables. Le rapace lâcha la bourse au dessus de la main de son maître, qui, lui tendant l'autre bras pour qu'il s'y pose (et se le faisant joyeusement charcuter par les serres de l'animal), rémunéra son espionne pour le déplacement

- J'ose espérer que tu es là pour m'annoncer de bonnes nouvelles, Ariel. Le temps presse, et je m'en voudrais sans doute un peu de dépeupler le moindre recoin de Dahud pour avoir les informations souhaitées...ce serait beaucoup d'énergie perdue. Bien ! Sven a du t'expliquer comment je fonctionnais : les infos d'abord, l'argent ensuite, et enfin, un verre pour conclure tout ça. Mais par ces joyeuses températures, un verre d'abord ne fera pas de mal.

Comme s'il l'avait sentie arriver, Orkem avait prononcé cette phrase alors que Moïra, chargée d'un plateau comportant deux verres et des bouteilles de toutes formes et couleurs contenant des boissons alcoolisées ou non, s'approcha de la table calmement. En vérité, il savait exactement combien de temps elle mettait pour partir du hall pour arriver dans le salon en faisant un détour par les cuisines. Il connaissait sa maison par cœur, et chacun des domestiques ici ne pouvait lui cacher quoi que ce soit. A part Dhelm, qui était un véritable caméléon, mais celui-ci était doté d'un certain nombre de passe-droits, Orkem ne pouvait envisager à cette heure que Dhelm puisse le trahir, et il avait bien raison : cela ne viendrait pas à l'idée du garde, quoi qu'il sache bien des choses qu'il pourrait révéler pour faire tomber son maître...mais qui croirait sa parole contre celle d'un homme comme Orkem ? Bien peu de monde. Et qu'aurait-il à y gagner, si ce n'est la mort, et par extension, celle de toute sa famille ? Rien. Le conseiller se fit servir un verre de lait d'amande, boisson dont il était friand lorsqu'il devait garder les idées claires, et s'assit en invitant la demoiselle à faire de même d'un geste de la main, alors que Moïra contournait la table pour aller servir la belle blonde.

- Je dois cela dit avouer que Sven m'a fait une agréable surprise en te recommandant...Une aussi belle informatrice est un bien rare et précieux...Ca change des gueules-cassées habituelles : au moins, on prend plaisir à discuter ne serait-ce que pour les yeux...Bref, cessons de divaguer : montre-moi donc ce que tu as pu trouver.

[ A EDITER (mais tu peux commencer à répondre, c'est juste de l'édit pour moi, j'suis trop crevé pour tout détailler, cela dit l'action ne changera pas ;)) ]

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