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Le scénario d'Eden'El Lumnar a été mis en avant par Silee Pherusa
C'est le dirigeant d'un refuge de Lucrezia qui n'attend qu'à être pris !

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Bare grace misery ☙ Ariel

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Eden'El Lumnar
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~#~Sujet: Bare grace misery ☙ Ariel Dim 11 Juin - 21:15

Ariel Greer
&
Eden'el Lumnar


Bare grace misery
22, dixième lune de l'an 836 ☙ La journée au marché m'avait valu quelques rencontres pour le moins inattendues mais agréables. Ce qui était assez rare à Lucrezia. Tout de moins pour moi. Certains devaient se plaire toutefois à la capitale pour y rester. Nous n'y étions pas tous par nécessité ou par attachement à quelqu'un. Peut-être que lorsqu'on naît dans cette ville, toute cette violence, cette pression continuelle et cette avidité sont des choses normales. Rien que la notion d'utiliser des pièces pour payer des objets ou services m'est étrange. Mais j'ai vite compris que c'était cet argent qui faisait vivre les Lucreziens.

En décalage avec ce monde, je repense souvent à mes années passées à errer dans la jungle... Si cette femme ne m'avait pas capturée, serais-je encore en vie ? J'essayais de me conforter en me disant que non. Penser qu'être enfermée dans cette ville valait mieux pour un être humain que de rester couper de tout. Si je n'avais pas été arrachée à la nature, jamais je n'aurais pas connu Ranrek. Et bien que sa rencontre constitue probablement le meilleur coup du hasard de toute ma vie, il représentait ce qui m'était arrivé de mieux dans ma vie. Étrange d'attribuer à cet homme ce trophée. Enfin à "cet"... à n'importe quelle autre personne en vérité. Auparavant,je pensais que la seule personne pour qui je pouvais ressentir cette admiration et cette estime était ma sœur aînée et même lorsque je repensais à elle, il me paraissait blasphémer. L'attachement que j'avais envers Ranrek n'était peut-être pas aussi profond que celui que j'avais pu expérimenter avec ma sœur, il était bien plus intense et... physique. Une chose que j'appréhendais tout particulièrement. Jamais je n'avais ressenti ça pour personne et cela m’effrayait. Malgré ce que j'avais pu vivre et endurer, mon air innocent prenait tout son sens lorsqu'il s'agissait d'amour. Le platonique ne m'était pas difficile, mais s'il devait devenir autre, je me décomposais...

Loin de prétendre pouvoir éclairer ces incompréhensions de mon esprit et de ma personnalité, je tentais de retrouver mon chemin vers la boutique que l'on m'avait indiqué afin de récupérer une course pour Leanor. Mais la personne à qui j'avais demandé mon chemin m'avait fait atteindre des rues que je ne connaissais guère encore. Ne trouvant toujours pas, je redemandai une nouvelle fois mon chemin. Mais cet homme avait l'air bien moins avenant que le précédent. Les minutes avaient bien plus que défilées et la soirée allait s'entamer. Il fallait que je rentre... Décevant sûrement Leanor alors que j'avais tant insisté pour sortir lui rendre ce service. Les rues se vidaient et je me retrouvai dans un dédale assez austère. Avais-je quitté le Centre ? Probablement. Mais aucun garde... Demander mon chemin aux gardes était un risque idiot d'être soumise à un contrôle. Ma marque n'avait malheureusement guère grandit et restait dissimulée derrière cette cicatrice qui avait atténué sa couleur déjà palote. Il serait aisé de me prendre pour une exempte. Me faire vendre une nouvelle fois n'était pas dans mes objectifs : je devais rentrer chez moi. Mais comment ? Des bruits de pas se firent entendre derrière moi. Un éclat de rire de femme. Je me plaquai contre un mur qui faisait l'angle et observai les troubles-fête. Un couple bercé par l'alcool. Cela me fit sourire et reprendre ma respiration. Je m'étais fait une frayeur pour rien !

Quand soudain, une main se posa sur ma bouche et, dans mon dos, quelqu'un me tenait par la nuque.Je sursautai en me laissant entraînée à contre cœur un peu plus dans cette ruelle. Il me retourna avec douceur en gardant sa main posée sur la nuque. Je sentais ses doigts se faufiler dans mes cheveux alors que son autre main me tenait par l'épaule. Le regard terrifié, je restai figée de peur. « Une douce beauté raffinée, tu dois sûrement avoir un prix à la hauteur de ce regard d'ouaille égarée... combien ? » Ne comprenant pas sa requête, je me défis de sa faible étreinte, traits tirés par la crainte qu'il ne me veuille du mal. Il voulait m'acheter ? Absurde... pourquoi chercherait-il à acheter une jeune femme qu'il croise sur sa route ? Je m'enfonçai dans la ruelle jusqu'à débarquer sur une allée bien plus large, bien plus peuplée et active. Au milieu des quelques badauds qui traversaient la rue pour se rendre dans des établissements, je restai observatrice. Une boule au ventre, cet endroit ne m'inspirait aucune confiance. Pourtant, il m'évoquait quelque chose... Rien qui m'était familier, mais un lieu dont on m'aurait parlé. Des femmes plus ou moins vêtues, mais très aguicheuses. Des hommes aux rires gras et d'autres aux allures faussement élégantes. Je m'avançai un peu plus, m'éloignant des ivrognes et des âmes errantes. La rue prenait une teinte chaleureuse et décadente à la fois. Des maisons bien plus accueillantes et moins mal fréquentées paraissaient se dévoiler sous mes yeux. Enfin.. mieux fréquentées... quels genre d'hommes allaient... Efrem ! La rue des plaisirs ?! Par Tarlyn... Comment m'étais-je retrouvée dans un tel endroit ? Les regards lubriques et les approches dénuées de considération devinrent plus limpides à mes yeux. Mais cela ne me rassurait guère plus.

Quand j'y réfléchissais, je ne connaissais pas grand chose sur cet homme que je fréquentais entre mon service au refuge du quartier Est et quelques instants de solitude. Je l'appréciais particulièrement, même s'il restait un ami avant tout autre chose. Je n'ai jamais souhaité m'immiscer dans son passé, mais il m'avait déjà parlé de cet endroit. Il ne m'évoqua guère les fréquentations qu'il y tenait et, vu les lieux, je n'étais - pour une fois - pas bien curieuse de savoir ce qu'il pouvait - avait pu - y faire. Je me souvenais d'un nom qu'il avait énoncé : Ariel. Un doux prénom lancé assez innocemment en me disant que cette fille était une personne bien, et que si un jour pour telle ou telle raison je me retrouvais dans les parages, elle pourrait m'être utile. C'était assez incongru pour un Lucrezien - aussi Terre qu'il pouvait être - de placer ainsi sa confiance en une personne et assurer qu'elle en ferait de même pour les amis de son ami. Mais cette journée m'avait rendue positive et je décidai d'entrer dans le premier établissement pour demander cette Ariel. À Gorka, tout le monde aidait tout le monde. Et au-delà d'indications, nous étions prêts à accompagner la personne au plus qu'il nous était possible pour faciliter son trajet. Ce qui n'était pas dans les mœurs à la Capitale... En même temps, vu la concentration d'habitants, il était concevable de ne pas toujours tout faire pour aider tout le monde. Sinon les gens ne pourraient plus vivre leur propre vie. Après deux échecs cuisants, je tombai sur une femme qui me regarda tout sourire en me jaugeant de haut en bas. « Ariel ? » Elle eut un éclat de rire satiné. « Bouge pas petite. » Je ne bougeai pas. Elle si. Devais-je attendre ? Allait-elle revenir ? J'étais perplexe, mais fixe, raide comme un piquet, quelque peu gênée par les regards plus que lascifs.

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~#~Sujet: Re: Bare grace misery ☙ Ariel Lun 12 Juin - 1:07


Bare grace misery

Eden'El Lumnar & Ariel Greer


Le temps était doux. C'était la seule pensée que j'avais. L'air entrait docilement par ma fenêtre, faisant voleter les rideaux de satin dans une danse compliquée, avant de retomber lentement. Et moi, j'étais juste à côté, allongée sur le dos, mes bras formant un angle improbable, tandis que je ramenais lentement une jambe contre moi. La fraîcheur de la fin de l'après-midi venait hérisser ma peau, achevant de refroidir mon corps nu. Restant immobile, je fermais les yeux, respirant longuement. Grande inspiration. Je bloque. Et je relâche lentement.

Mon client avait quitté ma chambre depuis un long moment déjà, mais je n'allais pas redescendre immédiatement. Les gros poissons n'arrivaient qu'en milieu de soirée de toutes façons, j'avais tout mon temps. Et puis, j'avais bien gagné le droit de m'octroyer une pause. Même s'il m'en coûtait de l'admettre, je ne pouvais nier la fatigue qui s'emparait peu à peu de mes muscles. Ramenant lentement mes bras contre moi, je tendis l'oreille. Les bruits de la ruelle me parvenaient toujours, sorte de cacophonie assourdie de couples, de femmes cherchant à attirer une proie dans leurs filets, ou de mâles en quête de compagnie.

Il y avait rarement autre chose. Mais je ne demandais pas autre chose, évidemment. Si le silence s'emparait un jour de la rue des plaisirs, c'était qu'une descente de gardes étaient en cours, et qu'il valait mieux détaler. Enfin, pour moi. Mon faux tatouage était suffisant pour passer un contrôle où j'aurais attiré l'attention du garde sur ma poitrine plutôt que sur sa tâche, mais s'ils cherchaient expressément des Exemptes, il n'aurait l'air de rien.

Un frisson agita mon corps d'un spasme à cette idée. A moins que ça ne soit le froid ? Ma poitrine dressée serait une preuve suffisante que j'avais suffisamment paressé sur mes draps sans m'être habillée, et, après une dernière expiration contrariée, je rouvris les yeux, agitant un à un mes doigts comme si j'en testais le fonctionnement. Visiblement satisfaite de mon examen, je ramenais vivement mes jambes pour les poser après une demi-seconde d'hésitation sur le plancher froid. Ramassant ma veste en satin pour l'enfiler avec élégance, je vins un instant à ma fenêtre pour regarder la vie passer au-dehors.

Il était toujours amusant de chercher à savoir qui viendrait ce soir. J'avais acquis suffisamment de réputation et de clients réguliers pour ne plus avoir à sortir chercher des hommes dans la rue. Non. Maintenant, ils venaient à moi. Et c'était là où résidait toute l'influence que j'avais pu accumuler depuis que j'étais ici... Ariel, la prostituée se vantant de ne plus avoir à traîner dans la rue. Si Mère savait ce qu'était devenue sa fille... Mieux valait qu'elle pense qu'Ariel était une gentille maladroite emportée par le fleuve.

Tout en laissant mon esprit divaguer, je ne pouvais empêcher mon regard de suivre les passants, ces ivrognes, ce couple un peu trop fêtard, cette fille à l'air un peu perdu, ou ces deux types patibulaires que j'aurais immédiatement interdit à Pénélope de recevoir, si jamais ils essayaient. La vie ne s'arrêtait jamais à Lucrezia, et les ambiances pouvaient changer du tout au tout en un rien de temps. C'était ça ce que je préférais par dessus tout. C'était comme si je voyageais sur le continent rien qu'en changeant de rue...

Soupirant, je fermais la fenêtre, presque à regret, avant de m'atteler à rallumer toutes les bougies, une à une. Aucun client n'aimait entrer dans une chambre glaciale, ni dans une pièce trop sombre. Et puis, cela rajoutait une ambiance feutrée, dans un décors presque confortable. Rajustant les draps, puis les coussins étalés au sol. La pièce avait cet avantage qu'elle était située presque au-dessus de la cheminée, et qu'elle pouvait chauffer vite, si l'on fermait la fenêtre.

Evidemment, de mon côté, la chaleur de la dernière Lune avait été difficile à supporter, et ce, en dépit de toutes ces années que je vivais ici... Il y avait certaines choses auxquelles on ne pourrait jamais s'habituer, je suppose, et j'avais depuis longtemps accepté cet état de fait. Alors dès que je le pouvais, j'ouvrais tout pour que la pièce refroidisse et me rappelle, ne serait-ce qu'un moment, la fraîcheur si délicieuse du Nord.

M'approchant du mur donnant sur la chambre à côté, j'écoutais silencieusement, avant de frapper deux fois, puis une troisième fois, un peu plus fort. Le même code se fit entendre quelques secondes après. Pénélope allait bien. Rassurée, je revins m'asseoir sur le bord de mon lit pour tâcher de remettre de l'ordre dans mes cheveux bouclés, tout en venant passer une main sur mon corps après l'avoir trempée quelques instants dans de l'eau parfumée.

Personne n'était encore monté, et je m’apprêtais donc tout naturellement à noter dans mon carnet tout ce que j'avais pu retenir de mon client précédent, quand une femme frappa à ma porte. Je me relevais sans un bruit, confirmant mes soupçons en ouvrant. S'il s'était agit d'un homme, le plancher aurait davantage craqué. Et un homme n'aurait certainement pas frappé. Sur le seuil se tenait Naëlle, une de mes estimées collègues.

Fronçant les sourcils à ses dires tout en souriant en coin, je lui fis signe que je descendrais bientôt, avant de refermer la porte. Je n'avais évidemment aucune idée de qui était cette jeune fille qui me demandait, et si elle n'avait pas été reconnue, c'était bien parce qu'elle ne devait certainement jamais être venue. Et puis, je me souvenais sans mal des femmes demandant mes services... Lâchant ma veste, j'optais pour une tunique sombre, avant de passer ma veste sur mes épaules. Par pure coquetterie, j'attachais un petit bracelet à ma cheville, avant de descendre pieds nus au rez-de-chaussée.

Il n'était pas difficile de savoir qui m'attendait. Avec son air perdu et par le simple fait qu'elle soit la seule femme que je ne connaisse pas dans l'établissement, je pris le temps de l'observer sans en avoir l'air, comme si je n'étais pas celle qu'elle attendait. Visiblement, elle ne savait pas qui j'étais, ni même à quoi je ressemblais. La vraie question était pourquoi elle me cherchait... La réponse la plus évidente, quand confrontée à une inconnue, était de mettre la visite sur le compte du bouche à oreille. Mais cette fille respirait l'ingénue à plein nez, et je doutais qu'elle soit là pour se débrider.

Alors pourquoi ? Etait-ce un piège ? Non. J'écartais l'hypothèse. Elle n'avait pas l'air de jouer l'apeurée. Je n'en saurais pas plus par un simple examen, et, après la fixer avec insistance, essayant de forcer son regard à croiser le mien, je m'avançais vers elle, souriant doucement. Même si elle n'était pas une cliente, je savais faire mon entrée...


« Bonsoir ma chère... Vous avez demandé Ariel, me voici. Que puis-je faire pour vous ? »


Mon ton, comme à mon habitude en ces lieux, était doux, presque murmuré. Velouté, presque ronronné. J'avais eu des années d'entraînement... Et surtout pour discerner les émotions des gens en face de moi, alors que je la toisais, essayais de percer son jeu pour savoir ce qu'elle était venue faire là... Et surtout, qui l'avait envoyée.

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~#~Sujet: Re: Bare grace misery ☙ Ariel Lun 12 Juin - 14:20

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Bare grace misery
L'endroit transpirait d'une ambiance à la fois charmeuse et lubrique. Un côté que je trouvais très malsain mais dont les convives paraissaient apprécier la moindre langueur. Je me sentais épiée, observée, jugée. Les mains jointes face à moi, je tentais de faire abstraction de cette gêne plus qu'oppressante. J'avais l'impression de ne rien avoir à faire ici. La femme qui m'avait accueillie était à peine partie une minute qu'un homme s'approcha de moi, regard charmeur qu'il laissait traîner sur mes courbes timides. Je fuyais son regard tout en l'observant subrepticement du coin de l'œil. Que me voulait-il ? Je n'aimais pas que l'on me porte tant d'attention, surtout de cette manière... J'avais l'impression qu'il me déshabillait du regard, ce qui me déplaisait grandement. Ne souhaitant pas créer d'esclandre, je ne prononçai pas un mot, me contentant d'essayer de conserver un minimum de distance entre nous deux. Distance qu'il se décida à combler de mots. « Tu m'as l'air bien trop sage pour chercher à passer une nuit avec une compagnie interdite, ne serais-tu pas là pour apprendre ? Je pourrais t'aider... » Innocemment, je plissai les yeux et le regardai avec un air interrogateur bercé d'incompréhension. « Apprendre ? Je ne pense pas qu'il y ait d'école en ces lieux... » Cela ne ressemblait pas à un établissement prompt à l'enseignement, quel qu'il soit à mon sens. Mais un large sourire se dessina sur ses lèvres. « La vie est une école, petite ingénue. Si besoin, je ne suis pas loin », dit-il en amorçant une caresse du revers de ses doigts sur ma joue. Je me reculai d'un pas hasardeux afin de signifier mon refus à tout contact. « J'y penserai, merci... » Lui dis-je alors que je n'avais pas vraiment compris sa proposition. Il s'éloigna et passa sa main sur la taille d'une fille dont seuls quelques drapés de tissu presque transparents couvraient l'intimité. Tarlyn... quel était cet endroit ?

Rapidement, je balayai les lieux du regard, cherchant à m'arrêter sur des détails qui pourraient être plus éloquents. J'avais l'impression de me retrouver dans un lieu où les hommes venaient quérir les charmes de belles femmes prêtent à s'offrir... Cela ne me paraissait pas si malsain en soi. Après tout, il n'y avait aucun mal à vouloir la tendresse d'autrui, fusse-t-elle même physique. Ce n'est pas parce que je craignais le toucher des hommes que cela devait me paraître choquant. Mais en m'arrêtant sur une femme et un homme, je compris qu'il s'agissait de services rendus en échange d'argent. Cela me glaça le sang et laissa un air ahuri sur mon visage. Baissant les yeux, je cherchais à me faire petite. Ceci paraissait être encore plus suspect et bien plus attirer l'attention que si je venais à tenter de charmer les hommes qui se trouvaient là. Mais sur l'instant, ma seule crainte était de me faire remarquer et qu'au sortir de cet endroit, on reconnaisse mon visage, l'affiliant à ma présence, ce soir, dans cet établissement où l'amour se vendait.

L'attente me parut durer une éternité... Essayant de retrouver le visage de la femme qui m'avait reçue au milieu des visages qui étaient présents, je ne fis pas attention à l'arriver de cette belle créature aux cheveux blond ondulés qui paraissaient aussi raffinés que l'étaient ses courbes enchanteresses. C'est quand elle fit quelques pas assurés vers moi qu'elle attira mon attention. Quelque peu gênée, je fis mine de ne pas l'avoir vu malgré le regard insistant qu'elle m'accordait, jusqu'à ce que sa voix ne m'interpelle. « Bonsoir ma chère... Vous avez demandé Ariel, me voici. Que puis-je faire pour vous ? » Sa voix me procura un frisson. Loin d'être désagréable, bien au contraire. Mais ses yeux et ce charme qui émanait de sa personne me laissa sans voix. Je déglutis avec difficulté avant de lui répondre. « J-je... pourrait-on aller dans un endroit plus... privé ? » Lui demandai-je, intimidée, d'une voix basse et peu assurée. Il ne me venait même pas à l'esprit que les personnes présentes me voyant partir avec cette femme viendraient à penser que je cherchais à m'octroyer ses services. C'était une femme... Et même si j'étais une personne ouverte, c'était là quelque chose qui ne m'attirait guère. J'aimais apprécier la vue des belles femmes, bien vêtues, aux voix douces et regards hypnotiques. Mais de là à songer à partager la moindre intimité, ça non ! Peut-être que ma sœur, bien moins enchaînée aux mœurs de la majorité, se serait adonnée à ce genre d'expériences.

Songer à cette différence comme si Hly'tha était encore des nôtres. Comme si, à travers le souvenir que j'avais d'elle, je m'échinais à la faire vivre. Jamais elle n'avait quitté mon cœur, et jamais elle ne le quitterait. Bien qu'il tendait à appartenir à un autre depuis le début de cette lune, ma sœur en resterait toujours la reine incontestée. Cette persévérance à vouloir constamment me remémorer ma sœur enjolivait fatalement le souvenir que j'avais d'elle, son image, ses qualités. Comme j'aurais aimé être elle... Ce n'était pas une jalousie mal placée. Mais Hly'tha avait toujours été un modèle pour moi. Un modèle dont je n'avais pu m'inspirer bien longtemps. J'étais trop jeune à l'époque, et je pensais ne jamais la perdre. Comment pouvais-je alors chercher à comprendre ce qui m'attirait chez elle, dans sa personnalité ? Depuis sa disparition, je n'ai plus eu de modèle, d'exemple à suivre. Laissée à l'abandon par ma sœur en qui j'avais placé bien trop d'admiration. Ma mère n'avait été qu'une ombre les deux années où je restai auprès de mes parents. Avant que ne vienne cette Cérémonie et que plus jamais je ne trouve qui que ce soit en qui placer ma confiance. Cela me ramena à penser à la princesse Nymeria. Si j'avais été choisie par Glorë, m'aurait-elle ramenée avec Brehn et elle à Vainui ? Quelle vie aurais-je pu avoir ? Cette idée saugrenue se dissipa alors que la réalité me rattrapait.

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~#~Sujet: Re: Bare grace misery ☙ Ariel Lun 12 Juin - 21:29


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La belle ne semblait vraiment pas à sa place ici. Et pour cause, il suffisait de voir les regards lubriques lui tourner autour, l'ambiance générale de ce lieu, et son air clairement innocent qui semblait hurler à plein poumons à tous les prédateurs qu'elle était une brebis égarée et qui ne demandait qu'à voir le loup. Littéralement. Cherchant son regard, l'empêchant du mieux que je pus de détourner ses yeux ou de les baisser, je gardais mon sourire aux lèvres alors que sa nervosité semblait grandir davantage.

Alors qu'elle commence à répondre, je commence à tourner autour d'elle, lentement, un pas après l'autre, sans la lâcher des yeux. Sa voix est mal assurée, et elle parle pour que moi seule l'entende. Sa prononciation n'est pas celle d'une aristo, ce qui ne fait que confirmer le fait qu'elle n'est pas là pour avoir une "expérience." Non. Si elle est là, c'est pour une raison toute autre, mais que ses paroles ne me laissent pas l'opportunité de connaître.

L'unique façon de le savoir serait bien évidemment lui accorder la possibilité de me l'expliquer elle-même, mais dans le même temps, je réfléchis à toute allure. Vu son air, je suis à peu près sûre que je peux lui extorquer quelque chose. Quoi, je ne sais pas trop encore. Mais c'est évident que je devrais sans mal pouvoir tirer mon épingle de son jeu. Je lâche un petit rire cristallin à ses paroles, comme si elle venait de plaisanter, avant de la regarder de nouveau. En un sens, ses mots timides auraient pu être interprétés de tant de façons... Et des façons qui ne lui aurait pas plu, à coup sûr.


« Bien entendu. Suivez-moi... je susurre, enjôleuse, venant lui prendre d'autorité sa main, sans la forcer non plus. »


Elle pourrait se défaire de mon étreinte, mais je décide tout de même de l'amener à ma suite de cette sorte, comme si elle était ma cliente. Cependant, je ne veux pas non plus nuire à sa réputation. Ma patronne, qui surveille tout et tout le monde, et surtout les transactions qui se fond au rez-de-chaussée, sait déjà que cette demoiselle n'est pas là pour mes charmes. C'est l'unique raison pour laquelle j'ai décidé de lui accorder sa demande de me voir en privé sans lui demander directement quelque chose en échange.

La pauvre ne doit pas comprendre ce qui a pu se tramer dans ma tête, alors que je réfléchis encore à ce que je pourrais lui demander, en fonction de ce qu'elle veut avec moi. Ondulant des hanches, mes pieds semblant voler légèrement au-dessus du sol alors que j'essaie d'en éviter au maximum le contact, notre petit duo est arrêté par un homme nous rattrape et me prends par le bras, nous dévisageant avec une envie visiblement dévorante.


« Ariel... Je me demandais qui cette jeunette qui t'accompagne voulait voir... Je comprends mieux. Je peux vous rejoindre ? demande-t-il d'un ton qui n'a plus rien d'innocent depuis trop longtemps. »


Je ris de nouveau, venant me défaire de sa prise avec douceur, mais fermeté, avant de reprendre la main de la blonde. Notre "couple" ne passe évidemment pas inaperçu auprès des clients pour qui avoir deux beautés de la sorte pour eux serait un rêve bien trop cher pour leurs maigres bourses...


« Désolée très cher... Même avec une inexpérimentée, je suis toujours bien trop hors de tes moyens... Et puis, elle n'est pas là pour ça. »


Je le regarde de haut en bas d'un air amusée, avant de le laisser totalement s'évaporer de mon champs de vision, grimpant les marches une à une pour l'amener sans un mot de plus jusqu'à ma chambre, qui s'est déjà réchauffée depuis que je l'ai quittée, lui donnant une petite atmosphère douillette. Je finis enfin par la lâcher, afin de refermer la porte derrière elle, avant d'aller tirer un fauteuil bien confortable qui a été témoin de trop nombreux actes indécents pour elle. Puis, je termine ma course en m'asseyant sans gêne sur mon lit, ma tunique s'ouvrant légèrement sur le dessus devant elle, acte imprévu mais que je ne cherche nullement à corriger.



« Nous sommes seules maintenant, et si ça ne vous fait rien, je souhaiterais maintenant connaître votre nom, et la raison pour laquelle vous avez fait appel à moi ce soir. »



Subrepticement, ma voix a changé par rapport à celle qu'elle a pu entendre en bas. Elle n'est pas méchante, ni même inquisitrice, mais je sais que mon ton a perdu de son charme. Si nous sommes seules, je sais que je peux être directe, et sa présence m'intrigue autant qu'elle pour le fait qu'elle ne souhaite visiblement pas se payer mes services qu'elle n'a pas non plus l'air de vouloir me tendre un piège. Alors, je pose simplement la question. Après tout, vu son teint, je doute qu'elle ait envie de rester indéfiniment dans cet endroit, et quant à moi, je veux être rapidement fixée sur ce qu'elle veut.

En dépit de toutes mes réflexions, je suis incapable de comprendre la raison de sa présence, ni comment elle aurait pu avoir vent de mon nom. Elle ne fréquente visiblement pas ce genre de quartiers, et elle n'a pas non plus le comportement de celle qui veut acheter des renseignements auprès de moi, une réputation que je commence à acquérir dans certains milieux très fermés.

Alors, oui, cette femme m'intrigue, mais uniquement sur sa réponse. Si elle m'ennuie, nul doute que je la renverrais dans la rue sans plus de cérémonie. Je n'ai pas le luxe de m'octroyer une soirée, même en bonne compagnie, pour le simple plaisir de déstabiliser ses beaux yeux. En revanche, si elle tient en éveil mon intérêt, et surtout, si je peux commencer à prévoir ce que je pourrais tirer de cette rencontre... Alors elle aurait ses chances de voir ses demandes exaucées...

Certes, je profiterais de son innocence, mais pour le coup, je n'en ai pas grand-chose à faire. Elle n'a pas l'air d'être en manque de nourriture ou même de vêtements, et je me vois mal refuser de soutirer à cette gamine autant que je le pourrais pour le simple prétexte qu'elle est mignonne et plutôt craquante quand elle est intimidée.

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~#~Sujet: Re: Bare grace misery ☙ Ariel Mar 13 Juin - 12:43

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Intriguée par cette femme, j'essayais de garder mon calme apparent. Mais à l'intérieur, je hurlais de peur. Pourquoi Efrem irait dans ce genre d'endroits ? La belle inconnue se mit à tourner doucement autour de moi, comme un rapace attendant avant de plonger sur sa proie. Cela ne me mettait pas à l'aise... « Bien entendu. Suivez-moi », dit-elle en posant sa main sur la mienne pour me guider. Sans la serrer en retour, je la laissai m'entraîner, peu rassurée. Sa beauté irradiait une aura de charme prédateur. Que cachaient son visage ? Était-elle vraiment une amie d'Efrem ? Sans craindre pour ma vie, je commençais à sérieusement me douter d'un retour intact à la réalité. À ma réalité.

Suivant le rythme des pas d'Ariel, je restais sur ses talons en lui tenant toujours la main. Lorsque notre cheminement fut interrompu par un homme. Comme un réflexe d'amener de me mettre à l'abri, je me tins en retrait, légèrement derrière la femme que j'accompagnais. « Ariel... Je me demandais qui cette jeunette qui t'accompagne voulait voir... Je comprends mieux. Je peux vous rejoindre ? » Nous rejoindre ? Je ne le connaissais pas, ça ne le regardait pas ce que nous allions faire... Mais je déglutis difficilement en comprenant l'image qu'il devait avoir en tête. « Désolée très cher... Même avec une inexpérimentée, je suis toujours bien trop hors de tes moyens... Et puis, elle n'est pas là pour ça », assura Ariel en reprenant ma main que cette rencontre lui avait fait lâcher. Je passai sous silence une expiration de soulagement. Nous reprîmes notre chemin jusqu'à une chambre. Elle referma la porte et dégagea un fauteuil pour que je m'installe. Elle se posant sur le lit. Je détournai le regard alors que mes yeux avaient été attirés par le mouvement d'ouverture de sa tunique. Je raclai ma gorge, gênée. L'atmosphère de cette chambre était bien moins dérangeante à mes yeux. Plus intimiste, plus chaleureuse mais une chaleur saine, dénuée de ces hommes plus que douteux... Cela pourrait être naturel, une marché comme un autre, mais l'idée que tout ceci ne soit orchestré que par l'argent me dérangeait.

« Nous sommes seules maintenant, et si ça ne vous fait rien, je souhaiterais maintenant connaître votre nom, et la raison pour laquelle vous avez fait appel à moi ce soir », demanda Ariel. Bien qu'encore anxieuse, j'étais déjà plus détendue qu'en bas... Sa voix était bien moins mielleuse et me paraissait plus naturelle. Je pus sans grand mal lui répondre, essayant toutefois de ne pas me montrer trop directe. « Je suis Eden'El Lumnar, un ami m'a dit que si jamais je me retrouvais dans ce quartier, je pourrais faire appel à vous pour m'aider... » Lui annonçai-je simplement.

Dans son regard se lisait une sorte de curiosité intelligente. Un regard qui laissait sous-entendre un intérêt pour ma présence. Il n'était pas difficile de comprendre que je n'étais pas là pour payer les services d'une femme - en tout cas pas ce genre de services - et pas non plus pour me mêler à ces filles dont elle fait partie. Enfin... je l'espère... Je n'étais pas dupe au point d'ignorer la façon dont les autres me percevaient. Et si elle pensait que je voulais faire partie de leur monde ? Une "inexpérimentée" souhaitant... quelle horreur. Je maudis une nouvelle fois Efrem de m'avoir amenée dans cet endroit - indirectement, certes - même si je commençais à prendre l'ampleur des risques auxquels je me frottais en tombant dans ce quartier. Il me paraissait de plus en plus malfamé et enrobé de mauvaises mœurs. Mais juger cette femme, cet endroit, ce n'était probablement pas la chose la plus intelligente à faire. À cette pensée, je ne pouvais m'empêcher d'en déduire que cette femme n'aurait pas le temps de s'occuper de guider une âme perdue de mon genre sans rétribution... Mais d'un autre côté, Efrem n'était pas du genre à avoir des amis douteux ou trop matérialistes. Elle avait beau paraître directive et sélective, inspirant une certaine admiration plus que pour son apparence mais aussi pour sa personnalité, peut-être qu'elle avait le cœur altruiste lorsqu'il ne s'agissait pas de son... travail.

« Il s'agit d'Efrem... je ne sais pas trop ce qu'il est pour vous mais... Il m'a laissé comprendre que vous vous connaissiez... et que vous pourriez être en mesure de m'aider. » Précisai-je sans pour autant préciser - à tord - ce que je pouvais bien attendre comme aide de sa part. Joignant mes mains sur mes jambes sur le fauteuil où j'étais confortablement assise, j'entrelaçai mes doigts, nerveuse.

J'étais partagée entre l'envie de partir en courant et de lui poser des questions sur cet endroit, sur les raisons qui l'avaient amenées à venir ici. Ce qui aurait été très déplacé... Mais ma curiosité était souvent déplacée. Je me mêlais trop de ce qui ne me regardait pas, découvrant encore comment les gens réagissaient et interagissaient entre eux. Je n'avais connu que le calme d'un village très peu peuplé au fin fond de la Forêt Fluorescente de Gorka. Après ma Cérémonie, le peu que j'avais connu de Lucrezia m'avait entraînée dans un flots de péripéties qui m'avaient poussées à croire que le seul moyen que j'avais de rester en vie était de m'exiler dans la jungle. Un bien dangereux endroit qui me laissa en ermite pendant plusieurs années. La civilisation fut difficile à rejoindre. Surtout dans le milieu où j'ai atterris... Une jeune femme aux allures de sauvageonne devant se tenir aux côtés des domestiques bien éduqués et formés, rigides et intransigeants, du palais des représentants du Feu. Heureusement, Ranrek avait toujours tout fait pour que je me sente à l'aise à ses côtés. Et l'aide que m'apportait sa suivante, Leanor, m'avait aidé à comprendre comment agir. Même si faisais encore un bon nombre d'erreur concernant l'étiquette et que je n'avais pas totalement conscience des dangers que représentaient Lucrezia, je savais que j'étais sur la bonne voie avec cet entourage. Il en valait mon acceptation au refuge des orphelins du quartier Est que gérait à présent Efrem. Il n'était pas le plus doué avec les enfants, contrairement à moi qui, à force d'œuvrer pour retrouver cette innocence et m'y conforter, avait une facilité indéniable envers eux.

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~#~Sujet: Re: Bare grace misery ☙ Ariel Mar 13 Juin - 21:05


Bare grace misery

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Au moins, le fait d'être en privé semblait lui avoir rendu un peu de son aplomb. Oh, elle n'avait pas l'air détendue pour autant, c'était évident, mais de toute évidence, elle se sentirait davantage en confiance pour parler dans cette pièce où il n'y avait pas tant d'oreilles indiscrètes. Je notais son nom dans un coin de ma tête, pour penser à l'écrire plus tard dans mon carnet, tout en continuant de l'écouter. Elle n'était pas une cliente, certes, mais elle avait besoin de quelque chose, cela devenait de plus en plus évident de minute en minute. Et un jour, j'aurais certainement besoin de quelque chose moi aussi...

Un petit sourire mauvais étira un bref instant mes lèvres en songeant à cela, tandis que j'essayais malgré tout de me concentrer sur ce qu'elle disait. Un ami m'avait recommandé si jamais elle était en détresse ? Je pouvais facilement réduire les possibilités. Il ne pouvait logiquement pas s'agir d'un de mes clients, même régulier, qui serait venu uniquement pour le sexe. L'ami en question devait venir du cercle très fermé des clients que j'appréciais, et avec qui je partageais quelques informations personnelle...

Je pouvais exclure sans trop de mal Kaan. Je doutais qu'il ait parmi ses connaissances Eden'El, étant donné ses fréquentations et le simple fait qu'elle ait l'air aussi horrifiée de découvrir véritablement un endroit comme celui-ci. Peut-être venait-elle de Sven ? Hm. Non, encore une fois, elle semblait bien trop innocente si elle avait été à son contact. A mon avis, elle connaissait l'un des jumeaux Anios. Ça se tenait. Surtout si c'était Celes. J'étais sûre que c'était bien son genre d'avoir ce genre de filles un peu trop ingénue dans ses connaissances.

Fort heureusement pour moi, je n'avais pas parié, même mentalement. Sans que je n'ai besoin de la relancer, elle venait d'apporter le nom de notre connaissance commune, et cette fois-ci, je ne pus empêcher mon rictus de s'éterniser sur mon visage. Déjà, parce qu'elle venait sans le savoir de lâcher une bombe, et ensuite, parce que je ne pouvais m'empêcher d'admirer son choix de mots... Elle ne savait pas trop ce qu'il était pour moi ? Oh, je pouvais parier que si. Je n'allais pas la mettre dans l'embarras immédiatement en lui posant directement la question, mais je me connaissais trop bien pour savoir que je n'allais pas laisser cette question suspendue trop longtemps sur mes lèvres.

Efrem n'était pas méchant, non. Clairement pas, même. Non, la simple raison pour laquelle j'avais une raison de lui en vouloir était les explications que j'avais dû fournir à ma patronne lorsqu'il avait tout simplement disparu de la circulation sans honorer ses dettes... Qui s'élevaient maintenant à une somme tout à fait rondelette.

Eden'El ne pouvait se douter dans quoi elle était tombée. Et pour le coup, elle avait fort bien fait de ne pas mentionner son nom devant tout le monde au rez-de-chaussée... Si je n'étais pas partisane de faire payer une tierce personne pour les tords de la seconde, je devais bien être l'une des rares dans cet établissement. Et clairement, la pauvre ne méritait pas qu'on lui fasse payer pour un service qu'elle ne comprenait même pas.

Evidemment, je n'allais pas non plus l'aider sans rien demander en retour. Mais je n'allais pas lui demander de vider ses poches pour combler les dettes non plus. Je voulais juste un service en échange d'un autre, rien de plus... Il n'y avait pas de mal à cela, n'est-ce pas ? D'autant plus que je ne détestais pas Efrem, même après qu'il ait disparu. D'ailleurs, entendre qu'il existait toujours me faisait un peu chaud au cœur. Dans ma recherche d'explications sur le pourquoi de son absence, je n'avais pas écarté l'hypothèse qu'il ait été égorgé quelque part dans une allée...


« Comment va-t-il ? demandais-je finalement, évitant au silence de s'installer. »


Il y avait quelque chose dans le ton de ma dernière question qui m'horripilait. Une nuance qui donnait l'impression que je m'en souciais plus que je ne voudrais. Ou plus que je ne voulais me l'admettre, en tous cas. D'ailleurs, c'était la première fois depuis notre entrevue que j'avais lâché son regard pour me frotter discrètement le bras gauche, remarquant au passage l'ouverture de ma tunique, que je refermais avec soin en reportant mon attention sur elle, replongeant mes yeux dans les siens.

En attendant qu'elle me réponde, je ramenais lentement une jambe contre moi, la dévisageant. Si elle se demandait quelle était ma relation avec Efrem, je me demandais bien quelle était la sienne avec lui. Je voyais sans mal Efrem s'attacher à elle, à vrai dire, mais tout de même. Je me demandais à quelle occasion il avait pu lui parler de moi. Et ce qu'il lui avait dit, vu qu'il avait l'air d'avoir omis ma profession dans la discussion.

Cette jeune femme m'intriguait décidément de plus en plus... Toutefois, il fallait tout de même que je sache pour quelle raison elle venait chercher mon aide. Si avoir parlé d'Efrem avait achevé de me rassurer sur le fait que cette rencontre n'était pas un piège grossier, elle n'avait pas encore annoncé ce qu'elle voulait de moi, et le fait qu'elle se refuse pour le moment à aborder le sujet ne présageait rien de bon.

Je doutais qu'elle me demande d'accomplir quelque chose de parfaitement exorbitant, mais peut-être était-elle la détentrice d'un message qui lui serait plus difficile à accomplir... A moins que je ne me fasse des idées, ce qui était aussi bien possible. La seule solution était de toutes façons la plus simple, et, souriant de nouveau, je relâchais ma jambe en me penchant légèrement en avant dans sa direction.


« Si nous parlions maintenant de la véritable raison de votre venue ici ? Dites-moi ce que je peux faire pour vous, ma Demoiselle Lumnar. Je suis sûre qu'un petit ange telle que vous ne vient pas dans ces ruelles par plaisir. »

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~#~Sujet: Re: Bare grace misery ☙ Ariel Jeu 15 Juin - 10:34

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Bare grace misery
À force de courage, je m'étais plus ou moins acclimatée à l'approche de certains hommes. Je n'étais pas à mon aise à côté d'un inconnu, mais depuis mon retour à Lucrezia, grâce à la force que m'insufflait Ranrek, je parvenais à prendre sur moi et à adresser la parole aux autres hommes. Je parvenais même à rester en leur compagnie seule sans forcément paniquer. Il y avait toujours cette appréhension, ce et si ? dans ma tête comme une voix au fond de mon inconscient qui me poussait à constamment me méfier. La ville m'impressionnait, les autres m'intimidaient, je n'étais pas dans mon élément à Lucrezia. Mais c'était ma vie à présent. Je devais m'y acclimater. Car même si au départ j'aspirai à retourner à Gorka, maintenant, je n'avais qu'une envie : profiter du temps qui m'était accordé auprès de Ranrek. Je n'étais pas la femme parfaite pour cet homme. De part mon rang, ce qui déjà empêchait tout réel rapprochement public. De part mon élément, il restait un Feu et moi une Terre. De part les barrières que mon passé avait forgé, plantés au fond de mon être comme les racine d'un arbre à la terre. Lui était si... il n'avait pas honte de ses sentiments, de ses désirs, de ses envies. Elles étaient faite d'une affection sincère, des sentiments qui parfois l'effrayaient, mais des intention toujours louables à mon égard. Je me suis parfois risquée à l'imaginer avec Kara... Ils sont très proches et sur bien des points, il sautait aux yeux qu'ils étaient faits l'un pour l'autre. Je n'avais pas la force de Kara. Ni son caractère. Je n'avais pas sa belle beau d'ébène ni sa grâce, son raffinement. Je n'étais pas de leur monde. Et j'avais de plus en plus l'impression de voler ces instants avec Ranrek. D'abuser de cet attachement qu'il avait envers moi pour ma propre appréciation. Alors que je savais pertinemment que je n'étais pas celle qu'il lui fallait... Nous vivions dans un rêve lui et moi. Kara me l'avait bien assez durement rappelé. Comme un reproche à demi-mot.

Malgré ce sujet délicat, il était indéniable qu'au fil de ces dernières semaines, j'étais devenue moins craintive. Je revenais de loin, certes... quatre ans passés à errer dans la jungle... revenir à la civilisation n'est pas chose aisée. Surtout que la Nature est mon habitat naturel. Je n'ai jamais côtoyé la ville petite. J'ai toujours laissé mon cœur communier avec l'environnement forestier de Gorka. Ce silence mêlé de cette vie dont chaque Terre ressent les vibrations. Mon vrai visage se découvrait une fois les murs d'enceinte de Lucrezia traversés. Chose que je m'étais gardée d'avouer à Ranrek. De peur qu'il préfère me demander d'y retourner, de ne pas rester près de lui... Je ne souhaitais pas le quitter le moins du monde. Même si en échange on m'offrait de retourner chez moi. Les épreuves que j'avais traversées me forceraient à voir cet forêt natale différemment. Et j'avais peur qu'elle ait perdu de sa splendeur à travers ces nouveaux yeux que je portais. Ils avaient beau rester teintés de cette innocence enfantine, ils étaient bien moins purs qu'auparavant... Même la tranquillité de mon village pourrait ne plus être aussi appréciable qu'avant.

Mes indications parurent intéresser la jeune femme en face de moi. Je la regardai dans les yeux, timidement. Fixer ses yeux n'était pas aisé tant ils paraissaient pouvoir me faire voir de choses, mais au moins cela m'éviterait un regard mal placé... Quitte à choisir, je préférais l'effort de la regarder directement plutôt que de laisser croire un quelconque intérêt pour autre chose. « Comment va-t-il ? » S'enquit Ariel une fois le nom de notre ami évoqué. Cette question parut souligner le fait qu'ils ne s'étaient pas vus depuis un certain temps. Avant le refuge, il avait une vie assez mouvementée de ce que j'ai compris. Pas tellement professionnellement... Mais avec le massacre perpétré lors du marché des festivités pour les dieux, le gérant du refuge tué, Efrem avait vu son avenir changer de direction... Cela me faisait sourire parfois, quand je le voyais tenter d'arranger les choses avec les enfants. Je voyais bien qu'il n'était pas vraiment fait pour ça. Qu'il était à cette place par devoir de maintenir cet endroit en place. Efrem avait beau parvenir à gérer le refuge, il me faisait plus penser à l'un des enfants qui y résidaient qu'au responsable des lieux. Cela lui prenait beaucoup de temps, beaucoup d'investissement. Il était sûrement devenu un fantôme pour bien des personnes qu'il devait avoir l'habitude de fréquenter... « Il fait aller, très pris par son travail. » Me contentai-je de dire. Je n'étais pas vraiment dans sa tête, mais de ce que j'en percevais, Efrem était concentré sur le refuge et ne s'accorderait un souffle qu'une fois l'établissement à nouveau sur une bonne voie.

Nous n'étions pas beaucoup à l'aider et le nombre d'enfants avait augmenté avec l'attaque des extrémistes Eau. Les fonds manquaient et Efrem devait tenter de trouver de nouveaux donateurs, des personnes qui pourraient venir prêter main forte à l'encadrement des enfants et leur éducation. Si le cercle d'amis et autres connaissances d'Efrem se cantonnait à ce genre d'endroits, c'est sans mal que je devinais alors la difficulté pour lui de ramener des âmes charitables... Mais ce n'était que préjugé absurde. Ariel n'avait rien d'une personne malsaine ou indécente. Certes, elle devait user de ses charmes pour des choses qui me dépassaient, mais elle avait un certain charisme qui est loin de ceux qui éloignent les gens d'elle. Au contraire. « Si nous parlions maintenant de la véritable raison de votre venue ici ? Dites-moi ce que je peux faire pour vous, ma Demoiselle Lumnar. Je suis sûre qu'un petit ange telle que vous ne vient pas dans ces ruelles par plaisir. » J'esquissai un sourire en baissant les yeux un bref instant. « Je... à vrai dire j'étais loin de me douter d'où je mettais les pieds... J'ai du mal à croire que des personnes viennent... acheter des personnes comme... vous... » Dis-je avec hésitation, me reprenant de peur d'avoir pu paraître indélicate et juge : « Enfin... c'est juste... Là d'où je viens, l'amour ne s'achète pas », sauvai-je avec un sourire gêné. Voir l'intégrité qu'affichait Ariel me laissait toutefois curieuse. À moins que ce ne soit qu'un voile d'apparence, elle avait l'air heureuse ici. En tout cas loin d'être dérangée par ce procédé. Une pensée qui traîna bien trop dans mon esprit et me fit oublier en réalité la question qu'elle m'avait posée ; assez bête lorsque l'on sait qu'il s'agit de la simple raison qui m'avait amenée à la demander.

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~#~Sujet: Re: Bare grace misery ☙ Ariel Ven 16 Juin - 12:57


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Alors qu'Eden'El me confirmait qu'Efrem, déjà, était simplement en vie, je ne pouvais m'empêcher de vouloir la bombarder de questions. S'il était effectivement pris par son travail, je ne pouvais qu'assumer qu'il avait terminé sa formation de garde du corps avec succès. J'aurais voulu lui demander si elle savait qui il s'affairait à protéger maintenant, qu'est-ce qu'il pensait des récents événements ou tout simplement quelles avaient été ces dernières épreuves dont il m'avait parlé en long, en large, et en travers ?

Evidemment, toutes ces questions ne trouveraient leurs réponses qu'en le voyant une prochaine fois. Au fond, je me fichais de ses dettes. Je ne le lui dirais probablement jamais, mais ça n'était pas si important. Avec l'argent que je me faisais en étant l'informatrice de certaines personnes haut placées, j'avais de toutes façons déjà remboursé ce qu'il me devait à ma patronne. Non, s'il se prendrait certainement une gifle bien méritée lors de notre prochaine entrevue, ça n'était pas pour l'argent.

Par contre, avoir abusé de ma gentillesse, ne pas donner de nouvelles, surtout par les temps qui courraient, oui, celle-là, il la mériterait. Et plutôt deux fois qu'une. Devant lui, je jouerais sûrement les dramatiques, lui expliquant comment j'ai failli être chassée à la rue, essayer de jouer sur ses sentiments pour le faire culpabiliser... D'ailleurs, je pourrais simplement faire passer un message par l'intermédiaire d'Eden'El ici présente. Un message au caractère urgent, le suppliant de venir avant que je ne sois expulsée de l'établissement. Un message qui capterait certainement son attention...

Un petit sourire malsain se dessina sur mon visage alors que je me concentrais de nouveau sur la belle qui s'apprêtait à répondre à ma question sur le pourquoi de sa venue. Sauf qu'à la place, elle commença une toute autre discussion, démontrant une fois de plus, si jamais c'était encore nécessaire, de son innocence. Mon sourire s'était agrandi au "vous", comme si j'étais d'une espèce totalement différente, sur un ton qui au moins réduisait l'accusation qu'on aurait pu lire si elle avait prononcé ses mots autrement. Un petit rire ponctua la fin de ses paroles, alors que je me levais devant elle, la dominant alors qu'elle était assise encore sur son siège.


« Parce que tu es l'amie d'Efrem, je ne dirais rien sur le jugement que tu portes quant à ce que je fais... commençais-je, essayant de contenir mon rire à l'intérieur. »


Je savais, ou du moins, je me doutais, qu'elle ne devait pas vouloir m'offenser, mais je jouais précisément là-dessus, jouant la susceptible qui n'avait pas compris à quelle ingénue elle avait affaire. Je me rapprochais vers elle lentement, jusqu'à ne plus être qu'à cinq pas de son siège, lui bloquant déjà toute possibilité de retraite.


« Les gens qui viennent ici ne sont pas là pour m'acheter, chère Demoiselle. Ils viennent me louer, dis-je, insistant sur le dernier mot comme s'il avait toute son importance, tout en avançant d'un pas. Et ils ne viennent pas non plus acheter de l'amour, continuais-je, m'avançant d'un pas de plus, une main tirant lentement sur la ficelle composant le haut de ma tunique. Les gens qui viennent ici ne cherchent pas une belle histoire qui se finit bien. Un nouveau pas vers elle, et ma main tira un peu plus sur la cordelette. Les gens qui viennent ici ne sont pas des romantiques, et on ne m'a encore jamais offert de rose pour ce que je propose. Un nouveau pas, et la corde se défit. Un mouvement de jambe plus tard, et j'étais devant elle, la tunique ayant glissé sur mes chevilles, me dévoilant entièrement à elle. Les gens viennent ici pour chercher de la luxure chère Demoiselle. Rien de plus, rien de moins. »


Tout en l'observant, je ne pouvais m'empêcher de sourire. Je devais être en train de la mettre décidément bien mal à l'aise, et j'en aurais presque pitié. Mais il n'était pas question d'abandonner le jeu maintenant. Me penchant en avant, la touchant presque alors que je repris entre deux doigts le tissu qui m'habillait quelques instants auparavant pour m'en revêtir, je m'éloignais de nouveau, certainement à son soulagement, avant de m'asseoir de nouveau sur le lit.


« Je ne sais pas si je vais être en mesure de vous aider, finalement. Et comme vous préférez vouloir me moraliser plutôt que me dire ce que vous êtes venue chercher ici, je ne sais pas si je vais vous laisser partir aussi facilement non plus. »


J'achevais mes paroles avec un dernier sourire à son attention, faisant comme si je ne lui prêtais qu'une attention de façade, alors que j'observais chacune de ses réactions du mieux que je pouvais pour mieux poursuivre ce petit jeu de dupes que j'avais initié avec elle.

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~#~Sujet: Re: Bare grace misery ☙ Ariel Dim 18 Juin - 0:07

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La liberté ne m'allait pas. En vérité, je devenais un fléau pour moi-même lorsque je ne répondais qu'à mon libre arbitre... Ranrek pouvait difficile remplir le rôle de garde-fou, entre ses responsabilités et sa volonté de ne pas me contraindre de quelque façon que ce soit... En dehors de quelques fréquentations, je n'avais personne autour de moi assez déraisonnable pour chercher à me suivre dans mes moindre chemins et m'alerter lorsque je décidai de prendre une mauvaise route. Ma malchance combinée à ma curiosité et mon inconscience donnaient un mélange détonnant qui m'avait pourtant déjà coûté bien cher... Sûrement assez pour refréner ces élans. Pour une personne normale. Mais ma perpétuelle tendance à persévérer malgré mon ignorance et ma naïveté m'empêcher de rester raisonnable. Même plus vieille, je ne serais probablement jamais sage... Une chose que j'allais accepter plutôt que de chercher à y pallier, sûrement inconsciemment bercée par l'idée que de toute façon je ne vivrais jamais assez longtemps pour trouver une façon efficace de corriger cette attitude.

Gênée par la tournure de mes phrases, j'étais perplexe quant à la manière dont Ariel interpréterait ces mots. Loin de connaître les codes de ce genre de milieu - peinant déjà à saisir les plus classiques - j'étais à deux doigts d'avoir peur de cette femme. Sa prestance et le charisme qui émanait d'elle étaient suffisant pour m'intimider. Ce devait être une femme forte, maîtresse de son destin et de sa vie tout entière. Ne dépendant de personne... Comme j'aimerais être une femme forte... De celles que l'on regarde avec déférence et de qui on cherche les faveurs plutôt que la façon dont on pourrait l'utiliser pour servir ses propres intérêts. « Parce que tu es l'amie d'Efrem, je ne dirais rien sur le jugement que tu portes quant à ce que je fais... » Dit-elle en me surplombant, debout face à moi. Levant les yeux pour la regarder, je déglutis difficilement en resserrant mes ongles sur mes mains. Alors qu'elle s'avance de quelques pas, je tente de regarder autour de moi s'il n'y avait pas un moyen de partir d'ici rapidement, de s'évaporer. Il y avait bien cette porte, mais à repenser aux résidents, j'ignorais ce qui était le pire : Ariel ou ces rapaces ? Mon instinct de préservation disait les rapaces, celui de survie : Ariel...

Mais c'est une menace tout autre qui s'avançait vers moi. « Les gens qui viennent ici ne sont pas là pour m'acheter, chère Demoiselle. Ils viennent me louer, décrivait-elle. Et ils ne viennent pas non plus acheter de l'amour. Elle était bien trop proche... Les gens qui viennent ici ne cherchent pas une belle histoire qui se finit bien. Mon regard se laissant capter par sa main déliant la ficelle qui retenait sa tunique. Les gens qui viennent ici ne sont pas des romantiques, et on ne m'a encore jamais offert de rose pour ce que je propose. Mes yeux se plissent, mon cœur bat. Qu'allait-elle me faire ? J'inspirai avec stupeur en détournant mon regard de son corps qui s'était dévoilé à moi. Les gens viennent ici pour chercher de la luxure chère Demoiselle. Rien de plus, rien de moins. » Ma gêne était impossible à masquer... Sa peau immaculée était dessinée par des courbes finement féminines et sa proximité me laissait apprécier des senteurs fleuries qui n'avaient sûrement de but que d'ajouter à ses charmes alors qu'elle se penchait vers moi. Embarrassée, troublée, je tomberai à cours de synonymes avant que ça ne parvienne à décrire le sentiment que je ressentais face à ce geste délibéré de sa part.

De mouvements calmes, Ariel remit sa tunique et retourna s'asseoir sur le lit. Peu à peu, mes yeux acceptèrent de se risquer à croiser les siens à nouveau. La vue de son corps n'était pas désagréable, loin de là. Mais sans être d'un naturel pudique, je trouvais très déplacé qu'il me soit donné de voir son corps à nu alors que nous ne nous connaissions pas... Mais vu ses activités décrites, il était évident que la pudeur ne l'atteignait guère. Son corps était une friandise pour ceux qui s'intéressaient aux plaisirs charnels sans vouloir se soucier des sentiments et des barrières qu'imposent les statut, la société et toutes ces mœurs que l'on doit suivre pour être considéré comme un bon et honnête citoyen. Avoir une femme, des enfants, un foyer. Un modèle dans lequel certains devaient s'ennuyer ou simplement se déplaire. Des personnes qui, du coup, devaient faire appel à ces services ou des personnes - en proie à la solitude - souhaitant tout de même s'adonner à cette pratique. Cela ne sonnait pas si affreux que cela, au final. Je préférais de loin voir des hommes se pavaner dans ce genre de lieux que d'enlever des filles pour les séquestrer et les réduire à l'état d'objets sexuels pendant des semaines... Puisant jusqu'à la dernière étincelle de vie qui leur reste... Peut-être que mon tortionnaire avait un rang trop distingué pour se permettre d'être vu dans ce genre d'endroits. Ou peut-être que ces endroits n'existaient pas à Sezni... Peut-être que ce jour où il m'a vue, s'il était tombé sur un établissement comme celui-ci, rien de ce qui m'a traumatisé n'aurait eu lieu...

Reprenant de ma contenance, je commençais à relativiser petit à petit et mes traits s'adoucirent au fur et à mesure. « Je ne sais pas si je vais être en mesure de vous aider, finalement. Et comme vous préférez vouloir me moraliser plutôt que me dire ce que vous êtes venue chercher ici, je ne sais pas si je vais vous laisser partir aussi facilement non plus. » Finalement non... Sourcils froncés, je baignais dans une appréhension perplexe. « J-je ne voulais pas vous juger... Je ne vois pas ce qui m'en donnerait le droit et rien ne me laisse croire que je puisse l'avoir... » Considérée comme une exempte par la majeure partie de mes connaissances et par la garde que je fuyais comme la peste, longtemps traînée plus bas que terre par celui qui hantait mes cauchemars, j'avais même du mal à considérer que j'avais le moindre droit... Je jouais à un jeu dangereux, tablant sur ma capacité à m'extirper des situations les plus compliquées et l'appui que pourrait m'offrir Ranrek en guise de dernier recours. Mais cela ne restait jamais loin de mon esprit : si je me faisais attrapée par un garde, il ne lui serait pas difficile de me refiler entre les mains de revendeurs d'esclaves. D'autres l'avaient tenté. Une avait réussi. Cette femme que j'avais recroisé au marché lors des festivités pour les dieux. Je lui avais échappé alors que le massacre se déroulait sous ses yeux et que les miens n'avaient guère eut le temps de comprendre ce qui se passait réellement.

Ma liberté ne tenait qu'à un fil et je mettais ce fil en péril sans vergogne à me laisser perdre et errer dans la capitale alors que les gardes sont pour la plupart à cran depuis le drame... Même si les contrôles restaient facilement évitables, ils n'en étaient pas moins plus réguliers. Surtout une fois la nuit s'approchant... Comme si un couvre-feu implicite était déployé. Ce quartier avait l'air bien éloigné de cette ambiance lugubre qui englobait rapidement les rues de la capitale. Peut-être était-ce dû à son activité nocturne. En tout cas, je pourrais difficilement retourner au palais sans un coup de pouce... Et passer une nuit en dehors du palais me terrifiait. Déjà parce que je ne souhaitais pas que Ranrek pense que je veuille m'éloigner de lui, qu'il pourrait tout aussi bien déjà être entrain de s'inquiéter pour moi, et parce que dormir dehors à Lucrezia fut une erreur qui a permis à cet homme que j'abhorrai de pratiquement m'anéantir. Je devais arranger les choses... Malheureusement, je n'avais pas la diplomatie de mon bienfaiteur... « Partir c'est tout ce que je souhaite, excusez la rudesse de mes mots... J'ai un peu trop tendance à agir avant de réfléchir... Je veux juste pouvoir retourner chez moi sans encombres... » Enfin chez moi... De toute façon, je devais surtout trouver un moyen de rejoindre le Centre et de me rapprocher des palais. Je connaissais un passage pour m'y faufiler. Les gardes qui patrouillaient là-bas commençaient à connaître mon visage. Et même si le jour où l'un d'eux viendrait à vouloir vérifier ma marque et y verrait cette cicatrice au lieu d'un signe de mon appartenance à un dieu, je pourrais toujours appelé Asgad, Leanor ou Ranrek en personne. Ce qu'il fallait, c'était que j'évite les gardes Feu du quartier Sud, les gardes du Centre, et tout irait bien. « Je peux peut-être vous donner quelque chose en échange, c'est ainsi que l'on fonctionne chez moi. Du troc ou des échanges de bons procédés. Que pourrais-je faire pour vous en échange de votre aide ? » Loin de savoir quelle portée pourrait avoir ma proposition, j'étais habitée par une certaine volonté déterminée. Persuadée que nous pourrions trouver un terrain d'entente.

@Ariel Greer ☙ #Sanie #Vanka ☙ 1588 mots

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Bare grace misery ☙ Ariel
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