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Intrigue
Un vent de changement souffle sur les terres d'Oranda... Pour en découvrir plus, la première intrigue a été dévoilée
Venez donc tout savoir (ou presque) du meurtre d'Osrian Thenkar, membre de la Famille Birghild
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Lipstick Nude [Aspyn]

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Sven Ramose
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~#~Sujet: Lipstick Nude [Aspyn] Sam 10 Juin - 2:19


Le départ pour Sezni était imminent, et il avait grande hâte de quitter pour un peu de temps la Cité-Reine. Certes, elle offrait des possibilités, et des simplicités, que personne ne pouvait nier, Sven compris. Avant d’être un Dictateur craint, et respecté à la fois, il avait été un riche et influent commerçant de roches volcaniques. C’était dans les tavernes bruyantes et fumantes autour d’une bière qu’il contractait les contrats annuels, avec les partenaires habituels. Il avait eu aussi à fréquenter des bordels, pour acheter des clients importants à coup de demoiselles voluptueuses – ou de jeunes hommes imberbes pour certaines personnes. Enfin, c’était dans ces différentes maisons qu’il avait visité – et dormi bien des fois, selon l’amabilité de l’hôtesse de maison -, qu’il avait étendu son réseau, telle une araignée tissant son fil avec patience.

Pourtant, il n’avait jamais réellement apprécié cette ville. Ce sentiment de n’être qu’un invité, qui n’avait aucun droit, l’étouffait. Ajoutons à cela que voir ces hommes et ces femmes qui pensaient vivre en harmonie, et à égalité, l’écœurait. Les inégalités persisteront et à l’heure actuelle, c’était sa population qui en souffrait. Entre sa précarité, ou encore sa réputation, les choses allaient prendre du temps à se redresser. Oh, il ne se plaignait pas des bordels mais telle était la situation : le quartier Sud attirait pour la chair, mais en terme économique ou culturel ou militaire, il ne brillait en rien.

Cependant, avant de penser à la déchéance du quartier sud de la Cité-Reine, il y avait bien des sujets à dénouer à Sezni. Il voulait révolutionner le modèle actuel, jusqu’à ses racines, allant de l’organisation de la famille, à la définition claire et précise des castes et de leurs rôles respectifs. A l’heure actuelle, avec le dit modèle imposé par ses précédents dirigeants, Sezni était incapable d’évoluer et stagnait dangereusement. Autant dire, s’éloigner d’une région qui nécessitait d’être redressée chaque journée qui se présentait à lui ne plaisait pas à Sven.

Quand Lucrezia devenait trop étouffant pour lui et si aucune affaire urgente ne le retenait, il avait pris l’habitude de faire une balade avec son fidèle cheval dans les environs sauvages de la cité. Une première raison était que ces balades le rapprochaient davantage de ses balades dangereuses mais qui l’emplissaient d’adrénaline au sein de Sezni. Une seconde raison était qu’il appréciait d’observer les frontières – les contrôles, le nombre de soldats, le système …

Entouré de deux soldats – une chose superflue à ses yeux, mais que Karam n’avait pas cessé d’insister suite au meurtre du bal -, il fit une de ses fameuses balades à cheval. Les oreilles sifflantes à cause du vent et le cœur battant la chamade, un sourire s’élargit sur les lèvres du Dictateur, un sourire qui s’élargissait au fur et à mesure qu’il prenait de la distance avec ses deux gardes.

« Prévisible »
pensa-t-il avec amusement, donnant une tape encourageante à l’encolure de son cheval, une jument châtain claire avec plusieurs tâches blanches. Le stéréotype voudrait qu’il ait un cheval noir luisant, ou blanc neige, mais la réalité était qu’aucun de ce genre de cheval n’avait répondu à ses exigences, et seule la tachetée blanche en avait été capable. Elle pouvait courir de grande distance, sans souffler dangereusement de ses nasaux ou changer de rythme – même minime.

La frontière n’était pas loin mais elle n’était toujours pas visible. Pourtant il avait dû s’arrêter. Le cheval voulait boire. Dès que la jument avait entendu les clapotis caractéristiques de la rivière, elle avait ralenti et changé drastiquement de direction. Sven ne pouvait que prendre son mal en patience. A l’image des femmes dans son existence, la jument aussi avait décidé de diriger son monde. Sven en profita pour se dégourdir les jambes et descendre un tantinet la rivière. La jument était intelligente, et le suivra. Il le savait car c’était ainsi que ce duo homme –animal avait toujours fonctionné.

Au bout de cinq petites minutes, il fut attiré par des bruits. Deux hommes beuglaient quelque chose, avec des rires casaniers qui n’auguraient rien de bon. D’un pas nonchalant, sans se presser pour le moins du monde, il s’y dirigea, curieux de connaître l’histoire et surtout la fin de la dite histoire. A peine avait-il posé un regard sur la situation, qu’il comprit de quoi elle en retournait. Une jeune fille nue qui se baignait dans un coin des plus discrets de la dite rivière, sous l’ombrage de quelques arbres et buissons bien touffus, et deux hommes qui semblaient vouloir s’approprier le corps.

Il n’eut pas le temps de se demander s’il devait aider ou pas la jeune femme. Il le « devait », car la dite personne n’était nulle autre qu’Aspyn Birghild, jumelle de Zora Birghild. Il resta un court instant, immobile, à admirer les courbes de la brunette. Il devait admettre une chose : il était difficile d’assister à un tel spectacle, et de rester neutre tant pour l’une que pour l’autre. Décidément, les Birghild allaient le rendre fous, s’il ne le faisait pas avant.

- Bonjour, messieurs. Je vous prie de vous éloigner de ma bien-aimée
, mentit-il sciemment, sachant d’ores et déjà qu’une brunette allait voir verte, voire rouge. Il aimait embêter cette fratrie, décidément. Et il était curieux de connaître de quel bois était fait la jumelle.

Evidemment, et sans surprise, les deux hommes présents beuglaient et l’insultaient. Sven aurait pu discuter ou intimider, accuser le coup, prétendre rendre au double ou attendre le premier coup pour ensuite proclamer la légitime si besoin. Il ne fit ni l’un, ni l’autre. Il récupéra une petite pierre du bord de cette rivière – ces choses-là n’en manquaient pas dans ces environnements – et s’approcha calmement d’un des hommes. A sa surprise, il allait rencontrer de la résistance : entre le couteau, ou les tatouages exhibés témoignant une maîtrise de terre.

Il lança un regard agacé à la demoiselle. Un regard qui finit par ne plus être agacé devant la jolie silhouette trempée de la brune.

- Aurais-je droit à un baiser, après ?


Il ne pouvait pas se permettre tant de familiarité avec Zora, en raison de son titre, mais Aspyn n’avait pas ce genre de privilèges. Elle était une femme, mais avec un nom de famille prestigieux. Voilà tout, et ce genre de demoiselles, Sven avait l’habitude.

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~#~Sujet: Re: Lipstick Nude [Aspyn] Mer 19 Juil - 0:01



Lipstick Nude
Sven ξ Aspyn

Les choses n'avaient pas été aisé pour la jeune femme ces dernières semaines. Tout avait débuté par une certaine tension lors des discours politiques de la famille Birghild, des regards chargés de reproches, de longs soupirs, une atmosphère lourde et menaçante. Le kidnapping en avait été la conséquence : du jour au lendemain, son double disparaissait, comme une punition qu'elle ne méritait pas. Non pas que les jumelles étaient le genre de sœurs à rester sans cesse collées l'une à l'autre, au contraire, mais comme toutes personnes saines d'esprit et dotées de compassion, Aspyn ne pouvait qu'avoir le cœur meurtrie par cette situation.

Les premiers temps, une rage encore inconnue avait prit possession d'elle. L'envie de vengeance avait germé dans son esprit, l'embarquant précipitamment vers Dahud, aux frontières du Sud, cessant ses activités et ses habituels voyages illégaux sur le champs. Son instinct l'avait guidé, comme toujours depuis ses premiers cris. Elle n'était pas faite pour la raison et la logique, elle était la sœur impulsive, la sœur passionnée, la sœur insaisissable et infréquentable.
Et même si ses recherches et ses interrogatoires avaient jusque lors porté leurs fruits en lui révélant des informations sur les habitudes du dictateur, une carte de la région de Sezni et quelques précautions à prendre quand à cet environnement inconnu, elle restait bloquée pour le moment. Incapable d'agir, comme si elle attendait quelque chose : un déclic, le moment opportun certainement. Aidée de ses compagnons de recherche Dorin, Filbor ou encore Saleth, elle restait sur le qui-vive, passant ses journées entre le repère qu'ils avaient établi à l'abris des regards et la verdure environnante de Lucrezia.

Pourtant, ces derniers jours, son comportement semblait prendre un tournant inattendu. Se sentant bouillante, au bord de l'implosion, Aspyn avait décidé à de multiples reprises de s'échapper, de prendre du bon temps, de souffler. Zora emplissait son esprit, toutes ses pensées étaient dirigées vers le Sud et cela était plus que mauvais. Elle s'était laissé dépérir, n'utilisant son corps que pour s'entraîner au maniement d'une épée ou seulement pour chasser. Ses convictions d'originaire de l'Est avaient d'ailleurs subit un léger changement, elle s'autorisait désormais à ingurgiter de la viande de lapin, en ayant demandé le pardon à sa déesse à chaque repas. Après tout, les terres du centre n'étaient pas aussi généreuses que celles de sa région d'origine, et la brunette était consciente que ce nouvel apport pouvait lui apporter d'autant plus de force pour ce qui semblait arriver à grands pas.

Aussi, après avoir passé une délicieuse soirée la veille, lors de l'inauguration d'une échoppe chez un grand bijoutier, elle se trouvait aujourd'hui en pleine nature. C'était un réel échappatoire et aussi son terrain de jeu, la civilisation et la communauté n'avaient jamais été sa tasse de thé.
Impossible de savoir ce qui l'avait poussé à s'arrêter au bord de la rivière, ni même pourquoi elle avait prit la décision de s'y baigner, et nue d'autant plus, mais Aspyn s'y était senti en sécurité. Ou du moins assez pour se laisser aller à ce genre de petit bonheur simple. Sentir l'eau sur sa peau était un vrai délice, apaisant et rafraîchissant. Les élémentaires possédant l'eau étaient bien chanceux. Elle nagea, apaisée, plongea même puisqu'elle avait insisté dès l'enfance pour apprendre à nager convenablement. Mais très vite, la situation prit une tournure inattendue.
Au loin, un brouhaha attira son attention. Des voix, des paroles qu'elle n'arrivait pas à saisir pour le moment. Instinctivement, Aspyn s'abaissa dans l'eau afin de cacher sa nudité, chose inutile au vue de la transparence et de la clarté de la rivière. Il s'agissait de trois hommes, sûrement mal intentionnés. Elle ne remarqua pas tout de suite que l'un de ces derniers se trouvait être son pire ennemi, jusqu'à ce que celui ci l'interpelle.

"Aurais-je droit à un baiser, après ? s'exclama le dictateur Sven Ramose."

Son sang ne fit qu'un tour, il était à nouveau là, face à elle. C'était à se demander si le destin et les Dieux ne jouaient pas avec ses nerfs. Elle fusilla l'homme du regard, n'appréciant pas le ton qu'il adoptait face à elle, comme si la brunette était d'humeur à plaisanter face à lui. Comment pouvait-il se montrer si joueur, presque charmeur face à elle, alors qu'il détenait sa jumelle ? Pourquoi considérait-il Zora comme une prisonnière, une arme, alors qu'il ne la jugeait elle, seulement comme une femme, un défi ou juste un jouet ?
Même si l'envie de sortir de l'eau pour fuir autant ces hommes aux petites mœurs que Ramose -qui restait effrayant de part sa réputation et son niveau de maîtrise du feu- lui tiraillait les entrailles, Aspyn était incapable de bouger. Hors de question de se dévoiler nue devant eux. Pour une fois, elle devait compter sur les actions de quelqu'un d'autre, et même s'il s'agissait de l'être qu'elle haïssait le plus à l'instant.

"Nous négocierons pour la récompense, répond-t-elle en croisant les bras pour camoufler sa poitrine, affichant une expression assez sérieuse et inquiète, espérant animer un élan chevaleresque chez l'homme feu."

Peu lui importait de rentrer dans son jeu, elle voulait seulement qu'il la débarrasse du danger qu'elle ne se sentait pas capable de gérer sans dévoiler sa véritable nature de matière.



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Sven Ramose
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~#~Sujet: Re: Lipstick Nude [Aspyn] Mar 25 Juil - 23:22

Le grand avantage d’un élémentaliste était également son plus défaut : sa confiance absolue en la maîtrise. Sven avait fait partie de ce lot de stupides maîtres des éléments, avant de goûter à l’amère défaite causée par son propre Feu. En effet, faire appel à un quelconque élément nécessitait de la concentration et du temps – peut-être quelques secondes – alors qu’en face, la personne pouvait se reposer que sur ses capacités physiques et agir en une microseconde. Autant dire, se retrouver avec une épée dans la gorge n’aidait nullement à se concentrer ou à réfléchir d’une façon censée. La peur paralysait toute personne de censé, désirant vivre et survivre en ce bas monde.

La première fois que Sven avait goûté à cette frayeur, c’était lorsqu’il était un commerçant sillonnant encore les routes pour vendre sa roche volcanique avec son cortège. Ils avaient été attaqués par un groupe de brigands dans la jungle entourant le Dahud. Malgré qu’il sache se battre, le maître du Feu désirait à tout prix montrer sa puissance de Feu – littéralement. Cependant, quand il était à deux doigts de déclencher un pouvoir qui aurait pu être dévastateur et changer le cours du combat drastiquement, il avait senti la lame d’une épée sur sa pomme d’Adam et avait entendu un ricanement non loin de ladite épée. Il avait été sauvé à temps par un de ses gardes, heureusement.

Toujours est-il que cette aventure avait été une profonde leçon pour le Dictateur. Depuis, il ne jurait davantage que sur ses capacités « propres », puis sur ses capacités en tant qu’élémentaire. Ainsi, avant même que son adversaire n’ait vraiment le temps de ciller, il lança un de ses couteaux cachés – et affutés – droit vers l’un du duo. Le couteau effleura profondément la joue de la victime, formant deux lèvres distinctes, révélant une mâchoire saignante et une dentition inégale. Le cri qu’il poussa ne faisait qu’accentuer l’horreur de la scène. L’entaille s’élargissait presque jusqu’aux oreilles, révélant que toujours plus – et impitoyablement – l’anatomie humaine qui se cachait derrière ce bout de chair.

Cependant, Sven ne s’attarda pas à cette scène-ci, qu’il se concentrait déjà sur la seconde personne. Cette dernière semblait être sous le choc, et soudainement bien plus inquiet pour cet homme que pour son propre avenir. Au vu du « grand-frère » qui avait franchi ses lèvres, le Dictateur comprit qu’il avait affaire à une fratrie… La chose la plus vulnérable à son sens. Il suffisait qu’il fasse tomber un membre, pour que le reste suive naturellement. Plus les liens étaient forts, et plus les dégâts l’étaient. Evidemment, il y avait toujours le danger que cette fratrie fomente des plans ingénieux à deux – il vaut mieux deux cerveaux qu’un, et Sven l’avait vite compris avec Elwyn - …mais rien n’était malheureusement infaillible et prévisible dans ce monde. Il y aura toujours un risque que les choses n’aillent pas dans son sens. Loin d’être angoissé, cela l’excitait à vrai dire.

D’un pas rapide, et en quelques bonds, il avait atteint la seconde personne, avait posé une main sur la nuque et une autre – celle avec des pierres – dans la bouche. Ce dernier émis un son étouffé dans un premier temps puis soudainement gesticula furieusement, devenant toujours plus rouge. Ses veines bleutées ressortaient dangereusement, et une étrange odeur de chair brûlée commençait à envahir les narines de chaque participant de cette scène. Il ne l’avouera jamais mais à chaque fois qu’il la respirait, Sven était incapable de manger de la viande pour les jours suivants. Il était étrange de se dire que sa chair brûlée à point pouvait sentir aussi délicieusement qu’une toute autre viande…

Finalement, après un soubresaut final, les paupières tentèrent de se fermer sur les yeux injectés de sang et devenus que deux globes oculaires tenant qu’à un fil. Quant au corps, la peau se craquelait à de multiples endroits, et si l’on y touchait, un fin filet de sang coulait. Sven abandonna cette loque, qui s’effondra au sol misérablement et d’une façon désarticulait. Puis, calmement, il se dirigea vers le blessé à la mâchoire, souffrant tantôt le martyre, souffrant tantôt la perte de son frère. Pour celui-ci, la mort fut simple et immédiate, prenant la forme d’un couteau droit dans la gorge.

Il se releva calmement, les yeux brillant par l’adrénaline. Il inspira profondément quelques minutes, fier de sa performance, puis prit enfin conscience de la réalité. Celle où deux corps était entre ses bras, en plein milieu d’une crise politique au Dahud. En temps ordinaire, il était fréquent de retrouver des corps en sale état – les divergences d’éléments pouvaient créer de sacrées tensions, même parmi les êtres les plus pacifiques et innocents – sauf que les temps n’étaient pas ordinaires, et il n’avait pas le droit d’avoir du sang sur la main « publiquement ». Et surtout du sang des élémentalistes terres, quand on savait qu’il balançait beaucoup à trouver des alliés de leur côté – Kalen étant un tantinet hostile à son égard, et à raison, mais Zora étant davantage une terre et qu’il se devait de la conquérir…-.

- Alors ma récompense ? S’enquit-il, tout en posant une main sur l’homme avec un couteau dans la gorge. Calmement, et à coup de grognement cependant, il commença à trainer ce dernier jusqu’à la rivière. Dès qu’il a atteint sa destination, il chercha une pierre suffisamment grosse et lourde pour l’attacher au corps, puis pour trainer le boulet qu’était devenu ce dernier aussi loin que ses forces le permettaient, puis l’abandonner là.

Par cette méthode, le Dictateur s’assurait de deux choses : le corps continuera à divaguer petit à petit face à la force du courant … mais toujours en rasant les fonds. Entre temps, les poissons auront eu raison de cette chair ramollie par l’eau. Un court instant, il se demandait sincèrement si les gens mangeraient encore le poisson de cette rivière s’il avait vent de tout ce qu’il pouvait se passer…

Le pas lourd, la respiration sifflante et rauque, il finit par s’extirper de l’eau, puis à se poser sur le rebord, cherchant des yeux la douce poitrine d’Aspyn. Pourtant, cette rêverie fut interrompue sans pitié par la légère odeur de chair brûlée qui flottait dans les airs.

« Je le brûle jusqu’à ce qu’il devienne cendre … ou je le balance au fond de la rivière aussi ? » se demanda Sven un court instant. Il opta pour la première solution.

- Si je puis me permettre, que fais une femme de votre statut, seule et nue, dans une rivière, si loin du Palais ? Demanda finalement Sven, appréciant un court instant le calme qui l’entourait, le calme avant la tempête, le calme avant les accusations d’une Birghild. Par contre, il était très curieux de savoir ce qu’elle allait bien faire. Etait-elle comme sa sœur – une diplomate à la langue acérée, mais qui tente de le séduire maladroitement – ou alors une toute autre personnalité ? Lors de leur première rencontre, il n’avait malheureusement pas pu avoir suffisamment pour trouver une réponse à sa question. Aujourd’hui, il espérait remédier à ce problème, voire même utiliser les quelques indices grappiller à l’occasion pour quelques plans futurs – pour faire plier davantage Zora à sa volonté.

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~#~Sujet: Re: Lipstick Nude [Aspyn] Ven 28 Juil - 2:44



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Si la jeune femme avait espéré une réaction sans forcément y croire, elle était bien loin d'être resté en reste. Le plus simple des hommes aurait certes tenté d'agir, de sermonner ces hommes, de les menacer au mieux ou encore d'engager un combat dans le seul but d'obtenir leur retraite; mais le dictateur n'était pas homme à voir les choses sous cet angle. Lui qui avait la réputation d'être sans cœur, égoïste et à l'esprit pervers, avait agi instinctivement, d'une manière plus que chevaleresque.
Avec une rapidité certaine, il avait démarré les hostilités, annonçant d'entrée la couleur. Assommer, désorienter, blesser ne semblaient pas faire partie de son vocabulaire. Muni d'armes blanches, l'élémentaire ressemblait plus à un assassin du désert qu'à un homme régnant sur toute une région. Son mental l'emportait sur son physique, libérant une onde de violence qui semblait le satisfaire. Il était dans son 'élément'.
La demoiselle sursauta à chaque nouvelle attaque, étonnée par l'ingéniosité dont il faisait preuve par ces diverses manières de mutiler et de mettre fin à la vie de ces étrangers. Mais très vite, la peur et le dégoût s'emparaient aussi d'elle. Elle n'avait jamais vu pareille utilisation des armes, du feu et encore moins la mort d'aussi près. Le cocon dans lequel elle avait vécu -et ce malgré ses nombreuses escapades illégales- ne lui avait jamais permis de voir une chose aussi impressionnante.

Totalement figée devant ce spectacle, Aspyn reprit ses esprits lorsque que l'odeur de chair brûlée lui arriva aux narines. Elle fit quelques pas en arrière sur le coup, se rapprochant du rivage, prête à vomir. L'odeur de la viande cuite lui avait fait le même effet quelques semaines auparavant lors de sa première dégustation, mais l'humain sentait encore plus fort. Sa bile menaçait de remonter, tandis que Sven, impassible, s'affairait à faire disparaître un corps dans l'eau et le second en un tas de cendres. Une routine bien rodée en apparence.
La jeune femme toussota d’écœurement, s'habituant peu à peu à l'odeur infecte. Ses yeux brillaient, ses joues avaient rosi tandis que son corps se mettait alors à trembler. C'était un mélange d'émotions qui s'était emparé d'elle, fait de fascination, d'envie et aussi d'effarement. Mais la plus grande cause des secousses qui la parcouraient et lui faisait se mordre les lèvres, restait cette fraîche baignade qui commençait à prendre en longueur.

"Vous aurez ce que vous voulez, lâcha-t-elle honnêtement et sans arrières-pensées, trouvant que ce service rendu méritait logiquement un retour malgré l'animosité qu'elle ressentait pour cet individu."

Intérieurement, elle ne pouvait que le remercier silencieusement, même si elle priait aussi Tarlyn pour qu'il ne lui demande pas une chose qui ferait du tort à ses principes et ses valeurs.
Il fallait avouer que seule, elle n'aurait pu se défendre sans user de son don. Et le dévoiler offrait seulement deux possibilités : avoir deux personnes qui risquaient de la dénoncer rapidement ou devoir les éliminer. Un choix cornélien auquel Aspyn n'aurait pas aimé être confrontée.

Curieuse, la brunette aux cheveux imbibés d'eau observa le dictateur. Ses pupilles restaient encore dilatées, signe d'adrénaline alors que son souffle se stabilisait peu à peu. L'action, le sang, la supériorité devaient beaucoup lui plaire. Il semblait jubiler, fier de lui, comme s'il redécouvrait sa force et son talent d'antan. La vie de politicien était clairement beaucoup moins palpitante que celle d'un homme sur le terrain et sûrement en prenait-il doucement conscience.

"Pouvez-vous... vous retournez ? demanda-t-elle en le voyant s'installer sur la rive, affairé à deviner sa féminine silhouette dénudée de son regard perçant."

Son seul souhait désormais était de sortir de cette eau souillée par la mort. La baignade n'était plus aussi appréciable et lui faisait regretter sa frivolité. Elle qui s'était montré si sérieuse, en quête de vengeance ces derniers temps, ne pouvait même pas profiter d'un moment de répit sans qu'il ne tourne au vinaigre.
Faisant signe à Ramose qu'elle souhaitait qu'il pivote pour la laisser atteindre ses vêtements sans qu'il ne puisse l'observer sous toutes les coutures, un songe la traversa. Il était seul. Totalement seul. Sans gardes, sans conseillers, sans dames de compagnie, sans favorite... Personne. Pourquoi donc ? Était-ce un signe ?
Elle déglutit en imaginant tous les scénarios possibles. Le séduire pour mieux l'entourlouper : elle en était incapable, le charme était à Zora, la franchise à Aspyn. Le provoquer en duel : impensable, il venait de démontrer une aisance au combat rapproché, et même si la jeune Birghild possédait quelques bases solides, son petit gabarit l'empêchait totalement de rivaliser. User de son don : l'idée était à méditer, le dictateur était d'une puissance reconnue, mais il n'avait jamais eu affaire à la matière, peut-être que la surprise jouerait en sa faveur ?

Montrant des signes d'impatience, elle lui lança un regard agacé, oubliant toutes ses manières. Il était certes un dirigeant, mais il ne fallait pas oublier qu'il détenait aussi sa sœur. Et Aspyn était du genre à totalement négliger ses manières de noble lorsque son cerveau commençait à imaginer quel court les choses allaient suivre.



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