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Intrigue
Un vent de changement souffle sur les terres d'Oranda... Pour en découvrir plus, la première intrigue a été dévoilée
Venez donc tout savoir (ou presque) du meurtre d'Osrian Thenkar, membre de la Famille Birghild
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It'll be fine ♆ avec Levan

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Rhenis Kunan
initié


❝ Disponibilité RP : Disponible
❝ Message : 415
❝ Avatar : Sarah Gadon
❝ Multi-Compte(s) : Styx Frasier, Ranrek Ergorn & Chenoa Ismor
❝ Crédits : Lux Aeterna (ava)

❝ Métier : Future représentante en chef
❝ Age : 27 ans
❝ Niveau : 3


~#~Sujet: It'll be fine ♆ avec Levan Dim 4 Juin - 13:11


It'll be fine
feat @Levan Kunan
Quatorzième jour de la Dixième Lune de l’an 836
L’épaisseur des nuages laissait passer quelques rais de lumière effleuraient les pétales de rose vermeils tout autour de toi, la nitescence de l’astre accentuant les couleurs vibrantes du paysage. Tu t’es faite à l’idée que tu finirais par tout oublier de ta mère. Elle est morte il y a 17 ans, et tu as du mal à te rappeler quoi que ce soit d’elle… son visage et sa voix sont devenus flous dans ta mémoire au fil des années. Mais tu te rappelles de sa fierté devant cette roseraie qu’elle avait réussi à maintenir dans le climat tropical de Dahud. Un dignitaire Terre s’était permis de lui dire qu’il était peu probable qu’elle seule parvienne à faire fleurir ce type de bourgeons dans un climat aussi chaud et humide que celui de la cité sans être touchée par le don de Tarlyn. Ç’avait suffit pour qu’elle se lance dans ce projet corps et âme. On t’a souvent dire que tu lui ressembles. Surtout physiquement. Mais s’il y a bien un trait de caractère que tu partages avec celle qui t’a mise au monde, c’est ta détermination et ton entêtement. Tout comme ta mère avait tout fait pour enjoliver l’espace vers des jardins intérieurs dont elle avait fait une roseraie éblouissante, tu n’as jamais laissé le scepticisme des commandants te rebuter quant à ta capacité à diriger.

Depuis des années que tu envoies paître quiconque se permet de remettre tes compétences en doute. Pas que tu n’acceptes aucune critique, loin de là. Sauf que tu n’as jamais laissé quiconque te rabaisser gratuitement sous prétexte que tu es une femme. Finalement, tu as toujours été ton propre pire ennemi. Parce que la seule personne que tu aies jamais laissé te taper dessus, c’est toi-même. Et après ce qui s’était passé trois jours plus tôt, dans les jardins communs des palais des représentants, après avoir aperçu le sang ocre d’Osrian Thenkar s’incruster entre les pierres sous la passerelle, après avoir réalisé que la sécurité accrue autour de l’événement n’avait protégé personne, tu ne pouvais t’empêcher de t’auto-flageller. Ta rencontre avec Ceersa, l’épouse de feu Osrian Birghild – cet homme doux et généreux avec qui tu avais souvent joué dans les jardins, cet homme qui t’avait inculqué le peu de passion pour l’histoire d’Oranda que tu aies aujourd’hui – n’avait pas eu le mérite d’arranger les choses.

Aujourd’hui, trois jours après les faits, tu avais décidé de te réfugier ici, dans les jardins intérieurs privés du palais des représentants de Vainui. Après la mort de ta mère, Fulvia, ton père avait embauché une des familles de fleuristes les plus réputées à travers Vainui pour s’occuper de cet espace et s’assurer que jamais les fleurs plantées par sa défunte épouse ne finissent par faner. Ces jardins étaient pour toi un havre de paix; l’endroit qui te faisait sentir proche de ta mère malgré son souvenir de plus en plus flou. Le temple de Glorë ne te permettait pas de ressentir cette proximité. Ainsi, assise sur le sol, sur les grandes pierres gris pâle qui formaient les sentiers pédestres, tes jupes étendues autour de toi, nimbée par le parfum capiteux des fleurs, ton teint cadavérique sous la pâle lumière du matin, tu étais songeuse. Depuis plusieurs longues minutes, tu tentais de te raisonner; de te convaincre qu’il fallait te ressaisir, qu’il fallait que tu te remettes sur pieds le plus rapidement possible pour pouvoir attaquer enfin tes interrogatoires avec le commandant de la garde. Interroger les dissidents Eau qui s’étaient attaqués aux civils sur le marché relevait de ta responsabilité.

Attrapant une fleur épineuse entre tes doigts pâles, tu caresses ses pétales. Le calme de la roseraie ne reflète en aucun cas le tourbillon d’émotions conflictuelles qui déferle en toi.
©FRIMELDA @Vanka


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Dernière édition par Rhenis Kunan le Sam 1 Juil - 23:27, édité 2 fois
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~#~Sujet: Re: It'll be fine ♆ avec Levan Dim 11 Juin - 17:19

Trois jours s’étaient écoulés depuis les faits. Les paroles de celle qui avait découvert Osrian Birghild. Levan était songeur. La ville était tendue et cela ne présageait rien de bon. Levan regardait Lynta jouer. Elle semblait si innocente. En tant que futur représentant de l’eau, il tenait à rester ici et soutenir son père et sa sœur. Il se doutait bien que sa sœur vivait mal le meurtre de Birghild. C’était son domaine la sécurité. Levan tentait de faire de son mieux, mais le dialogue avec les autres familles coinçait. Chacun s’accusait et l’enquête devait être menée. Ce n’était pas facile et ce n’était rien de le dire. L’homme passa une main dans ses cheveux blonds attachés et se leva quand il entendit les pas de sa femme. Elle venait le rejoindre et s’occuper de sa petite. Il la regarda alors qu’elle prit leur grande fille dans ses bras. Depuis quand n’avait-il plus de bébé ? Il regardait de plus en plus sa fille et se demandait si elle pourrait réellement grandir à Dahud ou si un jour, ils partiraient à Vanui. Le royaume de son roi semblait être une bonne solution. Il n’y avait jamais grandi, malheureusement. « Je vais chercher Rhenis. » Dit-il avec douceur. Il s’approcha de sa femme et l’embrassa sur la joue, un baiser sur le front de sa fille et il laissa les deux femmes de sa vie.

Il se demandait bien qui avait tué Osrian. Pour lui il était inutile de penser que c’était le fils de l’air. Non, c’était trop flagrant. Il avait toujours été intéressé par les complots et la politique, mais là cela atteignait de grands niveaux. Il se demandait s’il ferait parti de ceux qui assisteraient au jugement et ce serait probablement le cas. Un bref soupir lui échappa. Il avait juste une crainte, que le sang appelle le sang. L’entente entre les différents éléments avait toujours été fragile. Dahud possédait un équilibre fragile qui tenait bon. C’était une ville exemplaire et cela pouvait se briser en mille morceaux si des précautions n’étaient pas prises. Or l’homme avait l’impression que tout se brisait. Levan avait une petite idée d’où sa sœur aînée pouvait se trouver. Certes elle était sa sœur aînée, mais il était extrêmement proche d’elle. Il se dirigeait vers les jardins appartenant aux représentants eaux. Il vit sa chevelure blonde et ralentit le pas. Levan se souvenait vaguement de leur mère, mais une chose était sûre, Rhenis en était le portrait craché. L’homme s’approcha doucement de sa sœur qui tenait une fleur. Rhenis était comme une fleur, fragile d’apparence, mais féroce si on n’y prenait pas garde. « Ma sœur. » Sa voix grave s’éleva dans le jardin.

Il s’approcha d’elle et s’assit à ses côtés. Elle semblait si calme, mais il n’était pas dupe. Elle ne l’aurait pas. C’était elle qui devait aussi gérer les dissidents eaux. Levan avait prié leur déesse récemment, espérant avoir une illumination pour aider sa sœur. « Je te cherchais. » Il voulait voir comment elle allait et il ne voulait pas qu’elle s’en veuille trop. Mais il la connaissait. Levan pouvait dire énormément de choses, probablement ne la détournerait-il pas de ce qui la torturait. Il regarda ce jardin et pensa à leur mère. Il aimait bien ce lieu, mais ce n’était bien entendu pas son préféré. « Tu réfléchissais ? » Peut-être ne pensait-elle pas aux derniers événements de trois jours en arrière. Il en doutait sérieusement. Néanmoins, il ne voulait pas aborder le sujet. Levan se doutait qu’elle s’accablait suffisamment sans en rajouter une couche. De toute manière cela serait probablement leur sujet principal de conversation. Ils n’y échapperaient pas, ils étaient dans la tourmente. L’homme admirait le sang-froid de son père. C’était la pire situation, à sa connaissance, qui arrivait depuis bien longtemps et son père devait gérer. Levan n’aimerait pas être à sa place, mais il décida de garder ce commentaire pour lui.


Dernière édition par Levan Kunan le Dim 18 Juin - 10:30, édité 1 fois
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Rhenis Kunan
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~#~Sujet: Re: It'll be fine ♆ avec Levan Ven 16 Juin - 23:16


It'll be fine
feat @Levan Kunan
Quatorzième jour de la Dixième Lune de l’an 836
Tu passes tes doigts le long de la tige de la rose aux pétales écarlates, écorchant ton majeur par inadvertance. Sursautant sous l’effet de pincement causé par la morsure de l’épine, tu lâches presque la fleur pour la laisser s’effondrer sur le sol de pierre, mais tu resserres ta prise au dernier instant. Songeuse, immergée dans tes pensées, tu lèves ta main libre devant tes yeux céruléens pour observer la peau meurtrie. La vie est tellement fragile... murmures ta voix dans les parois de ton esprit en effervescence. La douleur causée par la piqûre de cette épine n’est rien comparée à celle des lames qui ont perforé la chair des innocents. Toutes les nuits depuis trois jours, tu revoyais les dalles qui pavaient les rue de Lucrezia tachées par le sang vermeil des civils. Même si tu n’étais pas présente au moment des événements, tu t’étais rendue sur les lieux avec ton commandant quelques heures plus tard, juste avant de te rendre au Bal des Représentants. La scène macabre demeurait gravée dans ta mémoire. Tu avais frémis d’horreur en constatant l’hémoglobine répandue sur le pavé. Et alors que tu constatais le spectacle, il te semblait entendre, dans les tréfonds de ton esprit, les cris des hommes, des femmes et des enfants qui avaient été tués lors de ce coup d’éclat.

Tu étais dégoûtée... On persistait à affirmer que les Feu étaient impitoyables, mais qu’en était-il des autres ? Les orandiens étaient tellement occupés à détester les enfants de Malaggar et le mirage qu’étaient les enfants de Rhaegal, tellement occupés à persécuter les Exempts, qu’ils oubliaient que les autres pouvaient également s’avérer fatals. Depuis trois jours, tu ne pouvais faire autrement que de prier pour le salut de ton peuple. Quelque part au fond de toi, une Rhenis pleurait ceux qui avaient disparu en ce jour fatidique. Une autre part de toi, elle, ressentait une énorme frustration envers ces convictions dont tu t’étais armée durant toutes ces années... Toi qui avais toujours affirmé que le peuple de l’Eau était pacifique, tu t’étais vertement foudroyée. C’était un fait que les Vainuins prônaient la spiritualité. Tous les jours, la majorité d’entre eux remerciait leur déesse de s’être sacrifiée pour leur offrir la plus belle chose qu’ils possèdent en ce monde : leur don. Ils prônaient la sobriété, la simplicité et surtout, la justice. C’était là un concept auquel tu étais énormément attachée... les Eau n’étaient pas des êtres violents. Ils se tournaient vers leurs dirigeants afin de trancher lorsque survenait un crime, afin de punir les fautes. Tu tardais à enfin comprendre... Comment ces hommes et ces femmes avaient-ils pu commettre un tel massacre ? Comment avaient-ils pu briser cet accord de paix entre les nations en ce jour sacré ? Tout ton monde s’effondrait autour de toi. Toi qui nageait habituellement comme un poisson dans les problèmes qui affligeaient les tiens, tu avais l’impression de te noyer, de crouler sous la pression.

Obnubilée par le sang incarnat qui perle sur ta chair opalescente, tu n’entends pas les pas de ton frère résonner dans les corridors menant à la roseraie. « Ma sœur. » Sa voix brise le silence dans lequel tu t’es plongée toute entière. Son ton est grave, feutré. Il coule familièrement sur ta peau comme du satin. Tu lèves les yeux vers son visage. Il te rassure... Tu connais ses traits par cœur. Malgré vos fréquentes périodes de séparation, tu n’oublies jamais le visage de Levan. La couleur de ses cheveux, de ses yeux et de sa peau sont le reflet des tiens. Si vous n’aviez pas eu trois ans d’écart, on vous aurait probablement pris pour des jumeaux... En fait, certains représentants du peuple vous appelaient les jumeaux Kunan. Ça ne te dérangeait pas. Tu l’avais toujours considéré comme l’autre moitié de toi-même. Lorsque tu étais ferme et impulsive, Levan se montrait plus posé et réfléchi. Lorsque tu t’avérais autoritaire et insatiable, Levan était résilient et modéré. « Je te cherchais, » énonce-t-il calmement. Tu esquisses un sourire avant de rabaisser les prunelles vers tes mains. Il te semblait parfois qu’il y avait toujours quelqu’un qui te cherchait entre les murs de ce palais. En tant que seule femme de la dynastique Kunan à demeurer sur les lieux – à l’exception de ta cousine Ora et de sa mère – on cherchait souvent ton approbation pour des choses futiles que l’épouse de Levan aurait très bien pu prendre en main. Tu ne le reprochais à personne, évidemment.

Levan jette un œil autour de vous avant d’élever la voix de nouveau. Son organe résonne entre les murs du jardin écarlate. « Tu réfléchissais ? » s’enquit-il, une pointe d’inquiétude effleurant ton oreille. En silence, tu acquiesces. Tu caresses un instant la douceur des pétales de la rose que tu tiens entre tes doigts, essuyant discrètement la perle de sang qui point sur ton majeur sur le rouge de la corolle avant de te redresser de toute ta petite stature. Adressant un sourire contrit à ton frère, tu lances la rose dans les rosiers. « Comment pourrais-je en faire autrement ? que tu lâches, une pointe d’amertume dans ta voix cristalline. Cela fait trois jours que je n’arrive à rien d’autre que cela... Tu t’interromps un instant, sélectionnant tes mots avec soin. Excuse-moi. Je n’ai pas beaucoup dormi depuis... depuis le bal. Comment sont Aessa et la petite ? » que tu t’enquis, tentant de détourner le sujet de conversation le plus longtemps possible.
©FRIMELDA @Vanka


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