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Nous recherchons activement des Terre, des Eau et des Innocents
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Intrigue n°2
La deuxième intrigue a vu le jour
Pour savoir ce qui va se passer entre les régions, c'est par ici !

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A dangerous mind ◈ Jackwen & Oracle

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~#~Sujet: A dangerous mind ◈ Jackwen & Oracle Dim 21 Mai - 21:00


A DANGEROUS MIND
Feat @Jackwen Dolm & @Oracle
le quatorzième jour de la dixième lune de l'an 836
Osrian... je murmurais son nom dans mon sommeil qui était bien plus lourd que d'habitude. Aucun repos ne pouvait me faire regagner les forces que cette tragédie accablante me coûtait. Cela ne faisait qu'amplifier la colère et la haine qui naissaient en moi et s'installaient subrepticement. Comme pourrais-je croiser à nouveau le regard d'un Fanior sans voir le visage de mon défunt mari ? Il fallait qu'ils payent. Mais pour l'heure, il y avait d'autres affaires à traiter. Je n'étais pas de ceux qui s'abattent. Les Birghild sont des rocs. Il ne fallait pas que je fléchisse, pas maintenant. Cela faisait trois jours qu'Osrian avait été assassiné. Qu'il m'avait été arraché. Ragon, mon neveu, fils de Thrad, me tenait à l'écart de l'enquête qui était menée sur ce meurtre. Je saurais pourtant parvenir à obtenir toutes les informations que je souhaite en temps et en heure. Malgré la loyauté de plus en plus vacillante des gardes qui osaient moins qu'avant déroger aux ordres de celui qui prendrait bien assez tôt ma relève. Cela n'était pas un mal, bien au contraire. Mais je n'aimais pas ne pas savoir. Ragon faisait cela pour me protéger, je n'en avais aucun doute. Me préserver, me ménager. Et je lui faisais confiance pour mener les choses à terme. Mais je n'allais pas rester les bras croisés pour autant. Mon ordre de ramener des assaillants du marché en vie avait été respecté. Et nous avions quelques têtes à faire parler.

Apprêtée pour recevoir l'un des prisonniers, j'attendais, assise dans une salle bien obscure du sous-sol du palais des représentants de la Terre. Deux gardes se tenaient devant la porte ; personne ne devait venir me déranger sauf Jackwen. Je l'avais mandé afin qu'il choisisse la cible la plus à même de coopérer. Peu m'importaient les moyens que nous utiliseront pour le faire parler, ce prisonnier finira par nous chanter de bien sombres chansons. Les galeries qui tissaient un dédale sous le rez-de-chaussée du palais n'était guère bien éclairé. Quelques torches, quelques bougies. Il y faisait très frais, les pierres étaient foncées et le sol était poussiéreux. Ce n'était pas un endroit très entretenu. Deux chaises disposées de part et d'autre d'une table, le tout fait de bois, quelques chaînes et le vide. Cette pièce lugubre avait de quoi donner la chaire de poule. Ça n'allait pas être un rendez-vous cordial, le prisonnier le saurait bien assez tôt. Des extrémistes clamant la suprématie de l'Eau. Massacrant femmes et enfants, innocents et gardes. Le poing serré, je m'efforçais de rester calme et de ne pas laisser la colère me prendre. Cette affaire avait au moins pour elle de me permettre de laisser de côté l'enquête du meurtre de mon mari. Jackwen à l'image de Ragon, ne s'était pas montré des plus enthousiasmes à l'idée de m'aider dans cette entreprise d'interroger l'un des prisonniers. Ragon s'y était opposé, mais Jackwen avait abdiqué. Je ne lui ai pas laissé le loisir de s'élancer dans le moindre sermon. Il n'en avait pas à me faire. J'étais libre de faire mon deuil à ma façon après tout, non ?
@Jackwen Dolm
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~#~Sujet: Re: A dangerous mind ◈ Jackwen & Oracle Mar 23 Mai - 13:24


A dangerous mind
Feat Ceersa Birghild & Oracle


L'humidité et les odeurs nauséabondes des cachots du bâtiment de Justice me prenaient au cœur. Je ne pouvais comprendre qu'on puisse accepter de passer une partie de sa vie ici en échange d'avoir fait valoir quelques idées extrémistes. Ces fanatiques qui se revendiquent Eau s'étaient en réalité prêtés à un suicide collectif; comment pouvaient-ils imaginer une seule seconde qu'ils allaient s'en sortir ? Et c'est là tout le problème, personne n'aurait voulu faire cela pour de simples idéaux. Leur action avait un tout autre but. Une portée bien plus profonde. Je n'étais pas le seul à le penser d'ailleurs: les Birghild se sont réunis, j'ai pris part à l'échange en tant que chef de leur garde, et nous avons conclu qu'il y avait une forte probabilité que tout cela soit lié à l'assassinat d'Osrian. Les Fanior ont clairement l'envie de semer le chaos entre les pays, ils ont tué l'un des nôtres lors du Bal des représentants et ce même jour a eu lieu le massacre de nombreux civils au marché. C'était une évidence: ces sois-disant extrémistes Eau - dont personne n'a entendue parler avant - cachaient quelque chose, il y avait anguille sous roche et nous étions bien déterminés à lever le voile opaque de cette histoire.
Il y a de nombreuses cellules sous ce bâtiment de Justice, tout aussi répugnantes les unes que les autres. Quelques lueurs timides osaient pointer leur nez à travers des soupiraux disposés çà et là. Dès que j'en dépassai un, j'espérai très vite en rencontrer un nouveau pour respirer un air pur. Je pouvais entendre les rats couiner de plaisir en accomplissant leurs desseins: voler la nourriture des prisonniers ou festoyer autour d'un nouveau mort. Du reste, il devait y en avoir assez souvent... on ne devait pas résister ici bien longtemps entre les maladies colportées par cesdits rongeurs, ainsi qu'à l'eau croupissante qui tapissait le sol. Le système d'évacuation n'était vraisemblablement pas efficace, et les souterrains étaient perpétuellement humides. Les cris d'agonies venant rompre la cadence parfaite de mes bottes claquant contre le sol mouillé, ne faisaient que confirmer mes pensées. En somme, à chaque fois que je me rendais dans ces ces souterrains - dans le cadre de mon travail -, j'y voyais une interprétation de l'enfer...

De longues minutes suffocantes passèrent jusqu'à ce que le geôlier m'accompagnant, s'arrêta net devant une cellule. "C'est lui, l'homme que vous cherchez ?" Je m'approchai de cette silhouette terrée dans l'ombre. Ses poignets et ses chevilles étaient ferrés. Il n'avait passé que deux jours ici, mais ces lieux l'avaient déjà bien rongé: ses habits ressemblaient plutôt à de pauvres guenilles, ses longs cheveux blonds étaient emplis de crasse et son visage lugubre plein d'ecchymoses venaient achever le parfait stéréotype auquel on s'attend en ouvrant une de ces cellules. Je me fie à la description des soldats qui l'ont arrêté; pour eux c'était certainement le plus faible et donc le plus coopératif. "C'est bien lui, nous pouvons l'emmener." Le geôlier referma la lourde porte de bois et de d'acier, laquelle grinça comme une des possibles lamentations qui allaient sortir de la bouche de ce prisonnier sous la torture qui l'attendait. Ce n'est pas une pratique que j'apprécie, mais compte tenu de la situation elle était nécessaire. Et puis de toute façon, Ceersa qui m'a ordonné d'organiser tout ça, n'était pas prête à changer d'avis. Sa détermination,  pour trouver réponse aux meurtres de son mari - s'ajoutant à son patriotisme - était sans failles. Je rejoignis avec le geôlier les deux autres gardes qui m'attendait à la sortie; j'ai préféré les préserver de ce gouffre qui mine notre moral pour la journée.

Le voyage du bâtiment de Justice au Palais des représentants se passa étrangement bien. Certes, le prisonnier avait été cerné depuis le départ comme soumis mais il n'en restait pas moins un fanatique. Il savait certainement ce qui allait lui attendre, et s'y préparait tant bien que mal... Nous rejoignîmes Ceersa qui se trouvait dans une des nombreuses pièces que comptent les sous-sols du Palais. Ceux-ci étaient bien plus commodes qu'au bâtiment de Justice, mais le prisonnier se mit à trembler lorsque nous nous engouffrâmes dans de nouvelles fraîches ténèbres. Cette fois pas de soupiraux pour apporter de la lumière, mais des bougies et des torches disposées avec régularité dans les couloirs. Cette luminosité bien que faible était plus chaude, pour autant elle ne réconforta pas le moins du monde notre prisonnier, et ce, pour notre plus grand plaisir. La peur est en effet notre meilleure arme pour le faire parler...
Arrivés à destination, la porte était ouverte. Ceersa était là, le dos tourné, impassible, prêt à en découdre, peut-être même prête à assister au sanguinaire spectacle qui y allait avoir. Voire même y participer...





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~#~Sujet: Re: A dangerous mind ◈ Jackwen & Oracle Ven 26 Mai - 4:09


A DANGEROUS MIND
ft. Ceersa Birghild & Jackwen Dolm
Je faisais partie des derniers à s’être faits prendre. Ils étaient peu nombreux, ceux qui étaient arrivés à s’enfuir. Beaucoup d’entre nous avaient été tués par les gardes qui servaient les familles représentantes ; leurs corps gisaient parmi ceux des civils qui avaient fait office de victimes. Fers aux poignets et aux chevilles, avec des dizaines d’autres dissidents, on m’avait entraîné à travers la ville avant de m’enfermer dans cette immense édifice, le bâtiment de la justice, dans des cachots sales, humides et puants. Seul dans une toute petite pièce, on avait négligé de me nourrir depuis deux jours. On s’était contenté de me donner un peu d’eau pour éviter que je ne finisse par crever de soif. Recroquevillé sur moi-même dans la pénombre, vêtu de mes loques puantes, mes cheveux crasseux me collaient sur les joues et mes yeux étaient gonflés. Les bras enroulés contre mon torse, les jambes repliées vers la poitrine, j’appuyais ma tête contre le mur de pierres à la recherche d’un peu de fraîcheur dans l’atmosphère étouffante des cachots. La sueur perlait sur ma peau. Ça me rappelait la fièvre qui avait emmené mon frère lorsque j’étais enfant… Je sursaute légèrement entendant la porte crisser sur ses fonds.

Je savais qu’ils viendraient tôt ou tard. Forcément, les Kunan voudraient interroger chacun des prisonniers qui se trouvaient dans ces cachots. « C’est lui, l’homme que vous cherchez ? » demande un des hommes que j’avais aperçus à travers la meurtrière le tout premier jour de mon séjour dans ce trou à rats, alors que je m’entêtais toujours à hurler à travers les barreaux. Levant les yeux, je dévisageai l’homme qui se tenait dans le corridor pendant un moment. Ses cheveux sombres frôlaient sa nuque, son menton était barbu et son regard était ténébreux. Il ne ressemblait pas à l’image que je m’étais fait des gardes des Kunan. « C’est bien lui, acquiesça-t-il, nous pouvons l’emmener. » Deux d’entre eux s’approchent pour me tirer sur mes pieds sans plus de ménagement. Je sens mes articulations craquer à mesure qu’ils me forcent à me remettre sur mes pieds, grimaçant de douleur. Sans mot dire, je suis le capitaine, mes mains tremblant bien malgré moi. Quelles souffrances devrais-je endurer pour parvenir à conserver notre secret ? Les dieux étaient bien cruels envers moi… Ils auraient dû prendre ma vie en même temps que celle de mes congénères… Chancelant, encerclé des gardes vêtus de vêtements sombres, je m’avançais vers la surface, avec un tout petit espoir que mes tortionnaires seraient imprudents, qu’ils ne feraient pas attention à ma faiblesse, qu’ils seraient impatients et m’amèneraient à la mort rapidement.

J’observais les bottes du capitaine alors que nous marchions vers l’extérieur. C’est avec surprise que je compris qu’on ne se dirigeait pas vers le palais des représentants de l’Eau. Je me crispai. Où m’emmenait-on ? Je me raidis, tentant de freiner notre avancée lorsque je compris qu’on m’emmenait vers le palais des représentants de Gorka. Mais la poigne d’un des gardes était bien ferme, et je n’osai pas tenter de m’enfuir. C’était inutile. Ils m’entraînèrent encore une fois sous terre, dans des dédales de corridors plus aérés avant de s’engouffrer dans une pièce où une femme à la peau maure, aux cheveux et aux yeux très noirs nous attendait. Mon esprit roule à toute vitesse. Qui cela pouvait-il bien être ? Je ne connaissais pas grand-chose aux affaires des grands de ce monde. Je savais que Vainui était gouvernée par un homme faible qui ne méritait pas sa place sur son trône. Je savais que Nehko Kunan gouvernait le nord de Lucrezia et les sujets Eau de la région en compagnie de sa fille aînée et de son fils. Mais je ne connaissais rien des autres familles dirigeantes sinon que les hommes menaient principalement les affaires un peu partout. Aussi, je fus surpris de me retrouver devant une femme, mais je m’assieds devant elle, soutenant son regard du mieux que je le peux.

Elle pourrait probablement lire de la terreur dans mon regard… Je n’avais pas peur de mourir. Mais je ne pouvais m’empêcher de craindre ce que je percevais dans les iris de cette femme. Une froideur. Une détermination qu’on ne connaissait qu’à ceux qui n’avaient plus rien à perdre…
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~#~Sujet: Re: A dangerous mind ◈ Jackwen & Oracle Ven 26 Mai - 19:32

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le quatorzième jour de la dixième lune de l'an 836
Un silence morne entourait la pièce lugubre. Pensive, je regardais l'une des jarres de Terre disposées dans un coin. Ce n'était pas un lieu très usité. Hormis lorsque nous tenons à avoir une personne à portée. Les bâtiments de justice étaient bien plus adaptés et plus sécurisés. La sécurité n'allait pas être le maître mot aujourd'hui. Je voulais des réponses. J'en obtiendrai et ce, même s'il faut donner au malfrat un coup de pouce. La torture n'était pas une pratique courante chez nous. Une pratique que moi-même je n'appréciais guère. Mais cet homme était en partie responsable de la mort d'enfants, de femmes, d'hommes innocents, venus fêter les divinités. C'était là un sacrilège abjecte qui souillait notre lien envers les déités que nous chérissions tant. Ces extrémistes n'avaient aucune notion du sacré. Aucun respect pour leur divinité ou pour celle des autres régions. Leur massacre n'allait pas resté impuni par les dieux, cela ne faisait pas l'ombre d'un doute pour la fervente croyante que j'étais.

Des pas franchirent l'encadrement de la porte béante. Doucement, les mains jointes dans mon dos, je me tournai et vis le visage du tueur. Du blasphémateur. De l'ignoble traître aux dieux. De longs cheveux clairs sales et ébouriffés, une mine apathique reflétant la faiblesse physique dans laquelle les gardes du bâtiment de justice avaient dû le maintenir. Il ne méritait aucune considération quelconque. Pas même celle de l'eau et du pain. Il ne serait pas mieux accueilli ici que dans sa précédente geôle. Quoi que les lieux devaient être mieux entretenus. Je ne m'étais encore jamais rendue en personne dans les geôles. Ce n'est pas un endroit convenant aux femmes de bonne mœurs, me disaient les gardes. Je ne pensais pas un instant que la vue de ces vauriens rampant dans la poussière aurait pu me choquer. Les affaires que je traitais étaient rarement reluisantes... Mais le fait est que je n'ai jamais insisté pour y descendre. Les gardes m'apportaient les prisonniers à la surface, dans des pièces prévues pour les interrogations par les représentants, conseillers et autres personnes faisant office d'autorité.

Là, c'était différent. Je ne souhaitais pas que les mots qui sortiraient de la bouche de cet homme ne quittent le palais des représentants de la Terre. Deux gardes, Jackwen, et moi. Les Kunan auraient bon soin de chercher leurs informations eux-mêmes. Ils me reprocheraient rapidement d'avoir extorqué moi-même des informations sur l'un de leurs prisonniers concernant l'une de leurs enquêtes alors que ce n'était pas là mon rôle.

Entre les insurgés et la mort de mon mari, je trouvais que les Kunan n'avaient que trop à faire. Je n'aurais pas été plus rassurée de voir les Fanior ou les Ergorn s'occuper de l'enquête sur Osrian, mais peut-être que cela aurait été plus équilibré. Thrad avait presque gentiment accepté que les Kunan s'occupent de cette affaire alors que la victime était un Terre. Un noble qui plus est. Mon mari... Mais la peine obstruait le jugement de nos frères et il savait que bien vite, qui qu'on accuse à la fin, cela serait discrédité par les autres familles en faisant appel à notre partialité. Le meurtre de mon mari levait une faiblesse à laquelle nous n'avions jamais vraiment été confrontés... La mort d'un proche des représentants de la Terre, l'accusation d'un Air, tout ceci au cœur du palais des représentants, lieu de non-droit où nous cohabitons tant bien que mal... Plus les drames s'accumulaient, et plus il me paraissait évident qu'aucune famille n'avait de quoi diriger Dahud.

L'oligarchie trouvait-elle ici sa limite ? Une entité neutre devait diriger Lucrezia. Cette idée se renforçait dans mon esprit alors que je ne voyais aucun moyen de la mettre en place. Les Terre avaient des valeurs qui iraient à tous, qui pourraient permettre une justice, une solidarité et une cohabitation exemplaire. Mais les autres éléments trouveraient un moyen de démontrer l'injustice de cette suprématie naissante. Ils n'accepteraient guère de ne pas être représentant à la tête de la cité-reine. Ils nous reprocheraient de régler les affaires de notre propre peuple alors qu'eux, doivent être jugés par des étrangers ne partageant pas le même élément. On se retrouverait alors avec un élu par région. Avec ses conseillers. La même configuration que les familles représentantes. Même si nous n'étions pas tous égaux dans le rôle politique de nos famille, certaines n'acceptant pas que des femmes aient le statut de représentante malgré leur légitimité par le sang, on trouvait dans cette répartition du pouvoir une égalité. Parce que chaque élément avait sa voix. Le seul et impensable moyen serait de mettre à la tête de la région une personne neutre. Ou un groupe de conseillers neutres. Des... exempts.

Balayant de mon esprit cette idée saugrenue - que Zora aurait sûrement apprécié - je me concentrai sur notre prisonnier. « La fine fleur des maîtres à penser de Vainui... » Dis-je d'un ton froid et presque écœuré. « Vous n'avez aucune fichue idée de ce que vous avez fait, vos camarades et vous. » Lui lançai-je d'une voix plus basse en m'approchant de lui. Prédatrice, je le toisais du regard, le perçait comme l'acier de leurs armes avait transpercé le cœur de Lucrezia. « Des mins que rien. Des idiots bercés par des mots d'un orateur bien supérieur. Des proies faciles, manipulables, à qui il est parvenu à retourner l'esprit jusqu'à vous faire oublier la raison même de ces festivités. Des fous. Perdus. » Chaque mot sonnait comme le claquement d'une gifle sur son visage alors que la haine se notait dans mes yeux. « Rendez sa parole à notre "ami". » Demandai-je à Jackwen sans prononcer son nom, intentionnellement. De mon regard, il comprit ce que j'attendais de lui. Poser des questions sur ses origines, sa présence à Lucrezia, qui il est et toutes ces choses qu'il a sûrement déjà dû dire aux gardes pour nourrir leur curiosité. La nôtre serait bien plus nourrie. Car ce qu'il ne souhaite pas dévoiler aisément, nous le lui arracherons des lèvres.
@Jackwen Dolm
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~#~Sujet: Re: A dangerous mind ◈ Jackwen & Oracle Dim 28 Mai - 19:41


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Ceersa se retourna avec le regard d'une prédatrice, voire même d'une dominatrice. Je compris qu'elle ne sortirait pas de cette pièce sans avoir extirpé toutes les informations qu'elle voulait. Je pris même peur de cette attitude: et s'il n'y avait aucun rapport entre l'attentat du marché et le meurtre d'Osrian ? Et si Ceersa décidait tout simplement de passer ses nerfs sur un bouc-émissaire ? Effectivement, ce prisonnier ne mérite de toute manière aucune sympathie de notre part, mais j'avais peur de ne pas retrouver les principes de justice que je partage avec Ceersa. J’espérai que mon instinct se trompe... Nous verrons bien jusqu'où décide-t-elle d'aller.
La Birghild inspecta le vainuin de fond en comble; elle semblait pouvoir lire tout ce qu'il y a de plus secret en lui, mais cela n'était là que de l'intimidation. Personne n'a un tel don, la torture serait inévitable. Je n'avais pas vraiment prévu que les choses se déroulèrent ainsi, mais Ceersa montrait une assurance telle que je décidai de la laisser faire. Elle prit la parole avec un ton glacial. Pas un seul mot n'était dit au hasard, tout était parfaitement maîtrisé. Quelque part cela me rassurait, j'avais peur qu'elle perde ses moyens et son sang-froid en associant ce prisonnier au meurtrier de son mari... Espérons que sa retenue et son professionnalisme restent intacts jusqu'à la fin de l'interrogatoire; il n'y a pas de place à l'erreur, auquel cas nous perdrons rapidement l'avantage de la situation. C'est une règle d'or que j'ai pu apprendre durant mes formations de Protecteur et de garde: ne jamais sous-estimer qui que ce soit où il saura vous dominer sans que vous puissiez vous en rendre compte.

"Rendez sa parole à notre ami." finit-elle par me dire sans ouvertement s'adresser à moi. C'était parti, l'enfer de notre détenu allait commencer. J'ordonnai à mes deux gardes de sortir en veillant à bien fermer la porte derrière eux. Je regardai Ceersa qui cachait son étonnement: "Nous serons bien assez de deux." Là était une sorte de faveur que je faisais à la Terre. En effet, depuis que je suis entré dans cette pièce, elle m'a convaincu qu'elle pouvait tout à fait m'assister. Ce n'est pas une activité que je laisserai volontiers à une femme, au-delà d'un sexisme primaire, je préférais tout simplement la préserver de toute violence. Mais, de toute façon, d'une part Ceersa a bien conscience du monde qui l'entoure, elle n'est pas bercée d'illusions comme tant de ses semblables... et d'autre part, je savais que cela lui tenait à cœur, elle ne reculerait devant rien pour venger son mari.

J'assis le prisonnier sur une chaise qui est d'ailleurs l'un des seuls mobiliers de cette pièce. Les mains dans le dos, toujours enchaînées, je rajoutai quelques cordes pour qu'il ne bouge pas de celle-ci. Je me mis à sa hauteur, légèrement accroupi et lui dis les yeux dans les yeux: "Cela ne va pas être compliqué mon petit père. Comme tu le vois nous ne sommes pas des Eau et nous pouvons aisément en échange d'informations pertinentes t'aider à t'enfuir." Je me relevai doucement puis m'étirai les bras ainsi que la nuque. On put entendre quelques craquements. Je repris avec un regard déterminé: "Par contre si tu ne coopères pas, nous nous ferons un plaisir de passer notre haine due aux récents événements sur toi."
L'homme sourit comme un effronté, visiblement il commençait déjà à se renfermer dans un jeu de provocation pour éviter de parler. C'est une pratique courante, en fait, dans ces cas-là, on cherche à justifier la violence que nos tortionnaires vont nous infliger pour mieux la supporter, et en plus on leur fait perdre patience... Je souris à mon tour, content de savoir qu'il avait bien des choses importantes à nous cacher. Je tournai la tête vers Ceersa qui était derrière moi pour lui faire comprendre que nous avions certainement fait une bonne pêche. Et sans qu'il s'y attente je me retournai vers le prisonnier en lui décochant une droite sur sa joue, laquelle laissa échapper un filet de sang. Joueur mais calme je lui déclarai: "Je te déconseille fortement de nous résister..."





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~#~Sujet: Re: A dangerous mind ◈ Jackwen & Oracle Mar 30 Mai - 5:32


A DANGEROUS MIND
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Son regard sur moi me fait frissonner de la tête aux pieds, il me transperce comme mon poignard a transpercé la chair des innocents il y a quelques jours. Et avant même qu’elle n’ouvre la bouche, ce que je lisais dans ses iris ne me disait rien qui vaille. J’y décelais cette lueur qui brûlait parfois dans le regard des meurtriers, de ceux qui ont souffert et qui ne craignent plus qui que ce soit ou quoi que ce soit. Puis sa voix retentit, chaque parole franchissant ses lèvres résonnant dans la pièce, tranchant le silence comme une épée bien affilée, me frappant de plein fouet comme une gifle, chaque mot me faisant osciller entre la folie et le désespoir. Alors que je l’écoutais déblatérer sur la folie qu’avait été la nôtre, je clignais des yeux pour tenter d’éclaircir mes idées. Mes pensées étaient obscurcies par la fatigue, la faim et la fièvre. Mais je ne pouvais laisser mon corps m’indisposer alors que je me tenais devant elle. Un sourire effleura mes lèvres l’espace d’une seconde alors qu’elle nous qualifiait de fine fleur des maîtres à penser de Vainui. J’avais arrêté de songer à ce que je faisais depuis longtemps. J’avais abandonné l’idée que nous pouvions changer le monde sans verser le sang. L’humanité ne réagissait qu’à la violence et la cruauté. C’était la façon la plus efficace de faire passer un message. Ce qu’ils s’apprêtaient à me faire subir en était la preuve. J’étais loin d’être un esprit manipulable comme le laissait entendre. J’avais été captivé par les paroles de mon maître, c’est vrai, mais jamais je ne l’avais laissé m’insuffler une philosophie contraire à mes convictions. Je n’étais pas un mouton. Je faisais partie intégrante d’un engrenage élaboré pour détruire le monde tel que nous le connaissions. Je relève mon regard pâle et injecté de sang vers elle lorsqu’elle demande à son homme de main de me délier la langue.

Je rebaissai les yeux pour observer la table qui me séparait de ma geôlière. Attentif, mais confus, je lus une certains satisfaction dans son ton lorsqu’il ordonna à ses deux compatriotes de sortir, indiquant à sa maîtresse qu’ils seraient assez de deux pour faire ce qu’ils avaient à faire. Il s’approche de moi, s’accroupissant tout près, ses yeux sombres s’enfonçant dans les miens alors qu’il m’invite à coopérer, m’assurant qu’ils pourraient m’aider à m’enfuir en échange d’informations pertinentes. « Par contre, si tu ne coopères pas, nous nous ferons un plaisir de passer notre haine due aux récents événements sur toi, » cracha-t-il, me gratifiant d’un regard déterminer. Bien malgré moi, un sourire étira mes lèvres. Je sens du courroux lorsqu’il me dévisage pour me sourire à son tour. Il se retourne vers sa maîtresse avant de m’asséner un coup de poing en pleine figure. La douleur me vrille de crâne, ma tête vacille sur mes épaules. « Je te déconseille fortement de nous résister… » prononce-t-il d’un ton amusé.

Rejetant la tête vers l’arrière, j’inspire longuement par les narines avant de braquer mon regard vide vers la dame. Un goût de fer m’effleure les papilles. Nerveux et incertain quant à la réaction à adopter, un sourire étire mes lèvres, dévoilant une dentition ensanglantée. Je lève le regard vers le capitaine. « Quoi …? Tu penses m’amadouer avec une promesse aussi bidon ? Tu vas m’aider à m’enfuir… pour aller où ? Toi et moi, on sait tous les deux que je ne ferai pas long feu même si tu me relâches… Crois-moi, j’aime mieux mourir sous tes coups qu’affronter la colère de fanatiques… » Je rejette la tête sur le côté pour cracher un filet de sang sur le sol. « Je sais pourquoi tu m’as choisi, dis-je en observant la dame du coin de l’œil. Tu as cru que je céderais facilement… que j’étais faible… Qu’est-ce que tu peux bien espérer tirer d’un simple serviteur comme moi, hein ? »
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~#~Sujet: Re: A dangerous mind ◈ Jackwen & Oracle Mer 31 Mai - 11:06


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Ma confiance en Jackwen était sans faille. Et même si je retins ma surprise de le voir ainsi congédier les gardes, je compris rapidement que ce qui pouvait se passer entre ses murs ferait mieux de rester entre nous. Cela ne me faisait pas peur. Je n'avais peur de rien. Pas à cet instant. Des craintes, j'en avais. Mais il fallait garder la tête haute et au vu des circonstances, on pouvait comprendre que j'étais prête à faire le nécessaire pour le rester. Seule dans mes appartements, j'expiais bien assez de larmes pour ne plus pouvoir en laisser m'échapper le jour. Jackwen n'était pas sans avoir remarqué cette détermination dans mon regard. Cette froideur qui démontrait jusqu'où j'étais prête à aller pour obtenir ce que je veux.

Dire que je n'appréhendais pas ce qui allait se produire dans cette pièce serait mentir. Mais cela ne dépendait ni de Jackwen, ni de moi. Tout pouvait se passer le plus calmement possible, avec le minimum de civilité que j'étais en mesure d'accorder à un blasphémateur, fauteur de trouble et meurtrier. Semer ainsi la terreur ne servait guère les intérêt de sa région et, au contraire, fragilisait les familles dirigeantes de Vainui qui devaient alors tout faire pour étouffer ces insurger afin que personne ne vienne prendre exemple sur eux. Que se passait-il cette année pour que tant de personnes oublient le sens qu'ont ces festivités ? Le sens qu'a Dahud et les forces qui s'échinent à maintenir la paix ? Cela ne pouvait pas être une coïncidence. Quelque chose se préparait, était en marche. Ces extrémistes, la mort d'Osrian, cela faisait partie d'un tout. Et je comptais bien découvrir de quoi il s'agissait. Jackwen avait de l'expérience dans les interrogatoires. Je lui laissais volontiers la main pour l'heure. Il tentait d'amadouer notre client. Mais sans succès. Un sourire narquois que j'affrontai en levant le menton. Qui cherchait-il à défier au juste ? Pensait-il vraiment avoir une chance de survivre ? Les Kunan ne laisseraient jamais un tel criminel en vie longtemps. Jackwen avait raison sur un point : nous lui faisions là une faveur.

Cette vision, le Vainuien ne l'avait guère. « Quoi …? Tu penses m’amadouer avec une promesse aussi bidon ? Tu vas m’aider à m’enfuir… pour aller où ? Toi et moi, on sait tous les deux que je ne ferai pas long feu même si tu me relâches… Crois-moi, j’aime mieux mourir sous tes coups qu’affronter la colère de fanatiques… » Là était sa première erreur. Bien qu'ignorant les pratiques de ces fanatiques qui, pourtant, sont sensés être du même côté que lui, l'Eau allait comprendre que notre courroux pouvait s'avérer tout aussi insupportable. Le tuer n'était pas mon intention. Il rentrerait au bâtiment de justice en vie. C'était là une condition non négociable. Il allait vivre avec ce que nous lui auront faire subir. Avec ces morts qu'il aura sur la conscience. Ces malheurs que sa trahison envers les dieux causera. Seuls les fous seraient prêts à croire qu'aucune conséquence ne découlera de la faiblesse de ces hommes et ces femmes qui ont fait couler le sang dans les rues de la cité-reine. « Je sais pourquoi tu m’as choisi, avança avec bien trop d'assurance le prisonnier. Tu as cru que je céderais facilement… que j’étais faible… Qu’est-ce que tu peux bien espérer tirer d’un simple serviteur comme moi, hein ? » J'eus un rictus à sa remarque. Sa faiblesse était celle de son esprit. Je n'ai point jauger un par un les captures des gardes. « Comme un chien dressé pour obéir à son maître, un esclave harassé pour n'avoir plus qu'une idée en tête : servir son maître, tu es aussi simple à détruire qu'à construire. Non pas par ta condition physique, mais par tes allégeances. Tu sais des choses, c'est évident. Et même si je suis sûre que tu ne sais pas tout, je me contenterai de ce qu'ils t'ont permis de savoir. » Me rapprochant d'un pas, je plantai mon regard dans le sien et le rassura d'une voix douce et avenante, sourire aux lèvres : « Mais rassure-toi, nous te ramènerons auprès de ces amis pour qui tu sacrifies ton intégrité, ton honneur et ta place aux côtés de Glorë. Entier ou non... ceci ne dépend que de toi. » Terminai-je avant de me reculer et de me tourner vers l'une des jarres posée au coin de la pièce.

La torture n'était guère appréciée en ces lieux. Mais au vu des circonstances et des crimes commis, cet homme ne méritait pas meilleur traitement. La justice concernait les Hommes et non ces élémentaires qui, bafouant la volonté des dieux et leurs préceptes, se mettent à commettre de telles atrocités. Il y ait des crimes impardonnables. Des attaques personnelles et visant des personnes en particulier pour un fait en particulier. Mais ces fanatiques, finalement, se battait contre tout Oranda. Souillant ces terres que les dieux nous ont octroyé. Défiant la Vie elle-même en s'en prenant à tout ce qui pouvait être sur leur passage. J'appréhendais la punition que les dieux nous infligeront. Devant ce constat, cet homme, dans cette pièce face à Jackwen, avait encore moins d'importance à mes yeux qu'un exempt. Moins d'importance que toute personne. Tout animal. Toute plante. Il n'était rien. Rien qu'une âme rongée par l'esprit machiavélique d'un gourou prônant je ne sais quelle utopie. Et si cela se trouve, cette personne œuvrait dans plusieurs communautés. Plusieurs éléments. Son but n'était pas la suprématie des Eau. Ni celle d'un autre élément. Cet homme souhaitait la fin d'Oranda. Provoquer les dieux de cette manière ne menait qu'à cette conclusion. Restait à savoir de qui il s'agissait. L'attentat, Osrian, s'il devait y avoir un lien, ce serait cette tentative de discorde. De dissolution du fil fébrile et fragile qui maintenait les quatre peuples d'Oranda en paix. Un équilibre qu'il était parvenu à faire chavirer.
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~#~Sujet: Re: A dangerous mind ◈ Jackwen & Oracle Ven 2 Juin - 12:21


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"Je sais pourquoi tu m’as choisi. Tu as cru que je céderais facilement… que j’étais faible… Qu’est-ce que tu peux bien espérer tirer d’un simple serviteur comme moi, hein ?" lança le captif en regardant alternativement Ceersa et moi-même. Je n'étais pas agacé mais il est certain que j'aurais préféré un peu plus de lucidité de sa part; rejeter systématiquement l'aide que nous pouvons lui apporter pour sa survie sous simple prétexte que nous ne sommes pas des siens et qu'il y a forcément une entourloupe, me dépassait. Les fanatiques sont tous réputés pour être butés, et cela se confirmait même lorsqu'ils n'ont aucun pouvoir sur leur situation. En fait, leur propre vie n'a aucun prix à leurs yeux... Pourtant je ne sais pas à quoi ils peuvent prétendre après la mort en ayant prôné la majeure partie de leur existence tant d'idées qui vont à l'encontre des préceptes de nos Dieux. Là est toute leur idiotie. Mais le pire d'entre eux est leur chef. Un homme qui ne croit certainement pas à ce qu'il avance à ses sbires, qui les embrigadent pour servir ses intérêts. Intérêts que seuls quelques-uns connaissent d'ailleurs... Il fallait donc espérer que notre homme ne soit pas qu'un simple allumé à qui la nature n'a fait don que d'une moitié de cervelle. Mais vu le comportement de défense qu'il continuait d'adopter et la peur qui avait grandi dans ses yeux tout le long du trajet, il ne pouvait qu'avoir des choses à cacher. Enfin, qu'il ait eu la confiance de son chef car repéré comme pas trop bête, il n'en demeure pas moins à mes yeux l'un des pires abrutis d'Oranda.

Suite à ces mots, Ceersa s'approcha de lui et continua de lui asséner de violentes estocades à l'aide d'un vocable toujours aussi bien choisi et d'un ton qui ne laissait paraître aucune faille. Elle se retourna et observa les jarres, lesquelles étaient remplies de sable. Nous avions là l'un des pires moyens de torture que seuls les Terre de haut niveau peuvent maîtriser. Néanmoins, je préférai le garder en dernier recours. Cela reste en effet une torture dangereuse et en outre, elle nous est permise grâce au don de Tarlyn, or, les dieux n'apprécient guère ces pratiques, et il est bien beau de blâmer ces fanatiques pour leurs actes contre-nature si nous-mêmes nous faisons pareils...

Assez pensé, nous ne devions pas perdre le rythme de l'interrogatoire auquel cas nous perdrons en crédibilité. Je dévisageai le prisonnier tout en passant ma main calmement dans ma barbe. Je finis par lui dire: "Bon et bien Monsieur ne comprends pas bien les enjeux et nous sous-estime. Passons donc à la vitesse supérieure." Je sortis un poignard d'une poche intérieure de ma veste en cuir, que je plantai brutalement sur la table. Le prisonnier ne sursauta pas vraiment mais ses yeux restèrent figés sur la lame. Cette fois en voilà une vraie ! pensais-je. Je m'approchai de l'Eau et commençai à tourner autour de sa chaise en prenant soin de garder le même rythme et de marquer chaque pas. Puis je m'arrêtai derrière lui, m'abaissai pour avoir ma bouche à la hauteur de ses oreilles et je repris:"On peut faire beaucoup de choses avec un tel engin, comme couper une oreille... Ou bien un doigt... Aussi je tiens à te dire que cela fait bien longtemps que je n'ai pas entretenu cette dague. Il ne serait pas étonnant qu'elle ne coupe plus très bien. Elle pourrait même apporter, à celui qu'elle coupe, diverses maladies et infections potentiellement mortelles." L'homme ne bougea pas d'un pouce, je pouvais voir quelques sueurs froides couler sur ses tempes. Il avait beau faire le fier depuis son entrée dans le pièce, je savais très bien que nous gagnerions. Quant à Ceersa, elle semblait être étonnée des mots qui sortaient de ma bouche. Il faut savoir que dans ma carrière j'ai participé à de nombreux interrogatoires, et j'ai appris à jouer un jeu de comédie qui avec le temps était bien fignolé et maîtrisé. Elle sait très bien que je n'apprécie pas particulièrement la violence et la manipulation bien que je sois Garde et ancien Protecteur, toutefois lorsque c'est inévitable pour servir les intérêts de mon pays je sais me mettre dans la peau d'un autre, retirant toutes les barrières morales qui pourraient m'empêcher d'agir en conséquence.

Profitant d'être derrière le détenu, je lui adressai un bref regard amical, accompagné d'un sourire confiant. Je ne pouvais plus; il ne fallait pas que je perde de vue le personnage que je devais incarner pour le bien de l'interrogatoire quitte à effrayer Ceersa...




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~#~Sujet: Re: A dangerous mind ◈ Jackwen & Oracle Sam 10 Juin - 22:53


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La réponse de la femme ne se fait pas prier. Son élocution ne laisse aucun doute quant à ses origines nobles. Pouvait-elle être l’épouse du Représentant en chef de Gorka ? Il était sceptique. Pourquoi une Haute Représentante s’embêterait-elle à interroger les prisonniers ? Mais il avait du mal à même comprendre ce qui se produisait. Les Terre ne se mêlaient pas des affaires de leur voisin. Peut-être avaient-ils envenimé les choses en attaquant toutes les branches de la société Dahudienne lors de leur coup d’éclat. Sauf que seuls les représentants Eau auraient dû prendre l’affaire en main. Et il ne craignait pas les Kunan. À Lucrezia, on en parlait constamment comme des laxistes, des gens faibles; comme le Roi. La pomme ne tombait jamais bien loin de l’arbre, après tout.

Sous ses paroles métaphoriques et bien tournées, elle laisse sous-entendre que le prisonnier possède un esprit faible et influençable; qu’il est facilement manipulé et que ses allégeances sont aisément détournées. Lui, il sait que sa fidélité ne peut être achetée; que ce soit par l’or ou par les coups. Mais il l’observe, louchant sur son protagoniste, à l’affût du moindre geste haineux, sans dire quoi que ce soit pendant qu’elle poursuit en lui disant qu’elle est sure qu’il sait quelque chose; même s’il ne sait pas tout, elle se contentera de ce qu’il a à lui offrir avant de le ramener parmi les siens. Il aurait voulu lui dire que les Vainuins n’avaient rien de plus que le souvenir d’une Déesse qui s’était sacrifiée afin de leur offrir sa puissance. À la mort, ils ne retrouveraient pas leur bien-aimée Déesse. Les siens honoraient la Déesse en utilisant leur puissance pour servir les intérêts du peuple du nord. Chacun honorait le divin à sa façon. Il sait qu’il ne sortira pas de cette affaire avec tous ses morceaux. Si ces deux-là ne le font pas souffrir, ce sont les autres qui le faisaient. Quoi qu’il arrive, cette histoire n’avait pas de fin heureuse pour lui.

La femme s’approche d’une des jarres de terre posée dans un coin de la pièce et le coeur du prisonnier se met à battre à toute vitesse, de façon incontrôlable. Mais il ne se laisserait pas intimider. Pas tout de suite en tout cas. Alors que le silence dans la pièce s’épaissit, son comparses se passe la main dans la barbe en constatant tout haut que leur prisonnier n’allait pas délier la langue aussi facilement. À toute vitesse, il sort un poignard de sa veste pour la planter brusquement dans le bois de la table qui séparait le prisonnier de la dame quelques instants plus tôt. Même si tout son intérieur tressaillit, il ne laisse rien paraître à ses geôliers, ses yeux demeurant fixés intensément sur la lame qui s’est fichée dans le boix précieux. Sa voix perce le silence encore une fois. Il pourrait couper ton oreille. Ou ton doigt. La lame est émoussée et elle affiche des taches de rouille qui ne lui disent rien qui vaille. Le prisonnier ne cille pas, même si la sueur perle sur son front et coule sur son échine.

« Avant de me couper les phalanges, l’oreille ou la langue, tu devrais me poser des questions, non ? Même si je n’ai pas l’impression que mes réponses t’apporteront grande satisfaction, ou réconfort. » Il affiche une expression neutre. Il n’éprouve ni plaisir, ni amusement. Juste un peu de peur et de l’appréhension.
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~#~Sujet: Re: A dangerous mind ◈ Jackwen & Oracle Dim 11 Juin - 23:55


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le treizième jour de la dixième lune de l'an 836
De pas lents, je passai derrière notre cher prisonnier. Le visage neutre. Si neutre qu'il pouvait en paraître inquiétant. Mes traits étaient assez pointus et ces derniers jours m'accablaient de la fatigue causée par un deuil que je n'étais pas encore prête à faire. Chaque minute était une souffrance intérieure qui ne demandait qu'à exploser. Que je ne faisais que réprimer. Loin paraissait être partie Ceersa Birghild, épouse et mère comblée, en ces instants où même Jackwen me jugeait capable d'endurer la vue et les cris de cet homme déchu malgré son insistance à prôner l'extrémisme d'un peuple pour qui la religion était toute une façon de vivre. Aucun Eau à ma connaissance n'était pas d'une fidélité intransigeante envers Glorë. Une contradiction qui avait don de m'exaspérer. Ce prisonnier allait m'apparaître de plus en plus comme une perte de temps que je ne pouvais me permettre.

« Avant de me couper les phalanges, l’oreille ou la langue, tu devrais me poser des questions, non ? Même si je n’ai pas l’impression que mes réponses t’apporteront grande satisfaction, ou réconfort. » Mes yeux se posèrent sur Jackwen. Il devinait assez aisément les informations que je souhaitais soutirer à cet homme dont le visage était semblable aux haillons qui le couvraient : décomposé. La faim, la soif, l'ombre. Un bien sombre destin. « Ce que ton nouvel ami cherche à te dire, c'est qu'au plus tu te montres bavard et coopératif, au plus nous pourrons faire pencher la balance pour une fin moins douloureuse et moins longue. » Ma voix était plus lointaine, gardant un ton froid et détaché, résonnant dans le dos de l'homme enchaîné comme le présage d'une lame faite de terre qui viendrait se frayer un passage dans l'anatomie du convive.

D'un signe de tête, je laissai comprendre à Jackwen qu'il pouvait commencer l'interrogatoire. Le faire parler sur l'attaque des extrémistes, leur fiable niveau pour ne pas avoir utilisé l'Eau, leur élément, mais le fer. Pourquoi durant les festivités qui concernaient tout Oranda et pas un quartier précis où d'autres éléments faisaient leurs rituels, leurs fêtes. Pourquoi un événement commun durant lequel leur attaque leur mettrait à dos même les Eau ? Ce peuple pour qui ils disaient se battre. Avant de chercher à lier les faits, je voulais lier l'idée du gourou de ces ouailles égarées : comprendre pourquoi frapper de la sorte, sans peine pour ceux du peuple que l'attaque souhaitait pourtant défendre. Impossible de me mettre à la place des personnes qui ont assisté à l'attaque. Mais je n'étais pas sans savoir que les Kunan avaient été profondément heurtés par cette attaque. Elle dépassait les aspirations des Eau. Que ce soit celles de leur Roi ou de leur Représentant en Chef à Dahud. L'attaque visait-elle à déstabiliser et discréditer le pouvoir Eau en place ? Les mettre dans cette posture de faiblesse selon laquelle les autres éléments jugeraient qu'ils ne sont pas capables de maintenir l'unité et l'ordre dans leur propre pays, alors comment pouvaient-ils prétendre à mêler leur faiblesse à Dahud ? Je n'ai jamais vu les Eau comme des personnes faibles. Bien au contraire. Mais force est de constater qu'à Lucrezia, bien des rumeurs circulent et beaucoup remettent en question l'efficacité de la monarchie en place et des représentants. Ces ragots étaient racontés par des anticonformistes qui avaient besoin de se trouver une idéologie à défendre pour ne pas se sentir inutiles. Ils ne savaient rien de ce qui se faisait et du travail que cela demandait.

Le déchet que nous avions récupéré paraissait pourtant bien sûr de lui et des idées qu'il défendait à travers une telle action de groupe. Une action qui allait tous les mener à la mort. Pourquoi avait-il rejoint ce groupe ? Que s'était-il passé dans son esprit pour être ainsi bercé de ces idéologies qui le poussaient à commettre les plus impardonnables des crimes ? J'aurais aimé me retrouver dans l'esprit de cet homme. Mais à cet instant, l'empathie intrinsèque à ma nature de Terre ne parvenait pas à m'aiguiller. Je ne pouvais cerner correctement cet homme dont les motivations et les aspirations m'échappaient. Peut-être que Jackwen aurait la présence d'esprit de tourner l'interrogatoire pour en savoir plus sur lui et ce qu'il pense de tout cela à titre personnel. Et non dans sa considération globale de cette attaque sanglante et blasphématoire.
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~#~Sujet: Re: A dangerous mind ◈ Jackwen & Oracle Mar 13 Juin - 17:11


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"Avant de me couper les phalanges, l’oreille ou la langue, tu devrais me poser des questions, non ? Même si je n’ai pas l’impression que mes réponses t’apporteront grande satisfaction, ou réconfort." lança le prisonnier. Il n'avait aucune expression faciale, et un ton des plus neutres, le tout me réjouissait au plus haut point. Nombreux des interrogés réagissent de cette manière et de mon expérience ce sont ceux avec qui j'ai eu le moins de fil à retordre. Ceersa lui répondit dans la même lignée que ses précédentes paroles et hocha de la tête pour me faire comprendre qu'elle était prête pour l'interrogatoire. Maintenant, nous n'avons plus le droit à l'erreur: nous devrons agir de concert, sans incohérence, sans flottement, sans agacement et sans inquiétude.

Pour ma part, les formalités pour l'impressionner étaient finies, le ton était donné et le prisonnier savait à quoi s'en tenir. Je pouvais à présent commencer l'interrogatoire. "Bon bon bon... Nous te le rappelons une dernière fois pour que tu prennes bien conscience de la chance que tu as d'être avec nous: celle de pouvoir fuir loin d'ici, là où tes semblables ne te trouveront pas. Je me chargerai moi-même avec d'autres gardes de confiance, de t'escorter et t'assurer un avenir... Je ne te cache pas que cela ne m'enchante guère mais c'est ainsi, nous sommes des gens de paroles et en échange de service de qualité, tes informations, il n'y a aucune raison que nous ne rendions pas la pareille." Je m'arrêtai un instant et repris avant qu'il ne réponde, ne voulant pas qu'il ait le temps d'énoncer la moindre parole, lesquelles seront en effet destinées à se motiver de ne pas vendre la mèche - en créant une carapace de mensonges - plutôt qu'à nous énerver: "Pour commencer, nous aimerions savoir pourquoi il n'y a eu aucune trombe d'eau, aucune salve aqueuse, aucune attaque de glace lors du massacre ?" Nouvel arrêt assez pesant où seul les claquements de mes bottes retentissaient dans cette salle dénuée de pratiquement tout mobilier, pendant que je tournai autour de lui. À nouveau juste avant qu'il ne réponde, je levai la manche de son avant-bras droit, laissant apparaître une marque de taille moyenne. Je ne connaissais pas par cœur les échelons de chaque niveau des Eau mais je me doutais bien que cet Élémentaire, n'était pas capable de prouesses offensives. Les Eau étaient moins bien lotis que les autres éléments pour celles-ci, seuls les plus grands étaient capables d'utiliser leur Don pour attaquer. "Je te le dis tout de suite, ne me fais pas croire qu'aucun de tes compatriotes n'a un niveau suffisant pour maîtriser ne serait-ce que des gerbes d'Eau !" m'exclamai-je avec le ton habituellement utilisé aux enfants pour montrer que nous avons une longueur d'avance et qu'aucun mensonge ne passerait inarpercu. "Enfin, pour continuer dans les incohérences de votre action, et je te laisserai répondre après cette dernière question, peux-tu m'expliquer quel est le réel but de votre action ? Vous saviez dès le départ que vous finiriez morts ou capturés, alors quels idéaux peuvent-ils justifier une telle folie ? Et encore une fois, n'essaye même pas de répéter les revendications douteuses que vous avez déjà criées tout haut lors de la rixe, nous ne sommes pas dupes, il est certain que tout ceci n'est que mascarade et qu'un projet bien plus complexe que la suprématie des Eau se cache derrière tout ça. Peut-être même que vous cherchiez à mettre en porte-à-faux les Eau ? Il n'y a qu'à voir, ce sont les premiers à vouloir vous faire la peau. Triste récompense pour avoir voulu montrer la puissance des Vainuins au reste du monde ? Non ?"

Mes paroles étaient toujours empreintes d'un sarcasme et d'un cynisme assumés; je voulais montrer à ce scélérat qu'il n'avait aucune chance avec moi. Pour enfoncer le clou j'avais presque envie de quitter la pièce un instant, rire avec les deux gardes qui attendaient sagement dehors, et rentrer comme si de rien n'était. Il aurait certainement pu croire que je me moquais de lui ou bien voir là une décontraction qui signifierait que je survole totalement l'interrogatoire, que tout est sous contrôle au point même que je me permette une petite coupure. Mais je ne pouvais pas: Ceersa était là et je ne préférai pas la laisser seule avec. Non pas que je doute de ses capacités, mais encore une fois, je ne me pardonnerai jamais s'il lui arrivait quelque chose alors que je baissai la garde... Ce n'est pas grave, je n'avais pas besoin de jouer cette scène pour l'avoir, il n'y qu'à regarder ses sueurs froides qu'il ne pouvait cacher malgré toute la bonne volonté du monde.




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~#~Sujet: Re: A dangerous mind ◈ Jackwen & Oracle Ven 23 Juin - 2:43


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Je tente de demeurer impassible alors que mon gardien me rappelle ma chance d’être tombé sur lui et sa noble dame. Je ne peux m’empêcher toutefois de ressentir de la colère chaque fois qu’il prend la parole. Les mots crachés par sa dame ne transparaissent pas autant de mensonge que les siennes. La femme à la peau basanée ne fait pas miroiter de fin heureuse devant mes yeux fuyants. Elle sait que je ne me fais pas d’illusions quant à ma longévité. Je sais que ma fin est proche. Peut-être ai-je fait une erreur en pensant que nous avions une seule chance de nous sortir vivants de ce coup d’éclat. Alors que j’observe soigneusement le vide, oyant chacun de ses mots, tenaillé à l’envie de lui cracher qu’un Terre ne peut pas assurer la survie d’un Eau dans ce bas monde, que ma place est sur ma terre mère à Vainui, là où vivent tous les miens, ;là où se trouve ma famille, je m’efforce de garder le silence. J’ai déjà dit le fond de ma pensée à mon interlocuteur quelques minutes plus tôt et même si je n’ai plus grand-chose à perdre, je ne veux pas risquer de révéler l’existence de ma famille sur les terres du nord. Mes sœurs n’ont pas à payer pour mes actes. Elles n’ont pas à voir leurs vies menacées pour les convictions de leur cadet... Elles n’ont rien à voir avec cela.

Mon geôlier poursuit sa tirade. Nous avons été incohérents, dit-il, mais il veut connaître le but de nos actions. Il constate que nous avions dû savoir que c’était perdu d’avance, que nous mourrions, quelles motivations pouvaient bien motiver ce genre de folie ? Ils n’ont pas cru aux cris qui avaient fusé sur le marché. « Gloire au peuple de l’eau ! » répétaient-ils avec ferveur. Il finit par se taire. Je lève le regard vers lui, répétant cette phrase utilisée fréquemment par mon maître pour justifier la puissance moindre des dons donnés par Glorë : « Notre déesse ne nous a pas offert notre Don pour enlever la vie ; l’eau donne la vie, pas la mort. » J’observes le visage de mon geôlier un court instant, appréhendant les coups que je risque de recevoir. « Tu crois vraiment que mon Maître aurait envoyé ses guerriers les plus puissants vers une mort certaine ? Non... Ceux-là, il les garde pour plus tard. Il les garde pour un moment qui comptera vraiment. »

Je finirais par souffrir, à un moment ou un autre. Mais pas maintenant. Même si je parlais, même si je répondais aux premières questions qu’il m’avait posées, je ne risquais pas de révéler ce qui comptait le plus. Les informations qui comptaient vraiment, je devrais les conserver, je devrais encaisser les coups, la torture, sans piper mot... « On ne sacrifie pas les plus entraînés pour prouver ce que mon Maître a cherché à prouver au monde sur le marché. Bientôt, tous sauront que cette cité, cette région ne devraient pas être. Les dieux nous ont mis en ce monde pour vivre séparés. Cette ville n’a pas lieu d’être ! »
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~#~Sujet: Re: A dangerous mind ◈ Jackwen & Oracle Dim 25 Juin - 11:43


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Observatrice, j'étudiais les échanges entre Jackwen et le prisonnier. M'intéressant bien plus aux réponses qu'aux questions. Je ne voulais pas que nous perdions notre temps avec ce prisonnier. Je prenais assez de risques ces derniers jours pour ne pas en plus me voir suspectée de me mêler d'une affaire dans laquelle les Birghild n'avaient pas leur mot à dire. Mais en vérité, je n'étais pas là en tant que Birghild, ni en tant que Conseillère. J'étais là en tant que servante de la justice. Ma justice, peut-être, mais une justice qui restait commune à des centaines de familles Lucrezienne. Ces drames ne touchaient pas seulement les familles représentantes, mais bien toute la cité dont les murs avaient été ébranlé par ces atrocités perpétrées. Ça ne paraissait être qu'un début et je me refusais de rester les bras croisés à attendre que le pire ne vienne. Il fallait cibler la menace, la prévenir, l'anéantir avant qu'il ne soit trop tard. Avant que les dieux ne finissent par tous nous punir. Peu m'importait l'avenir de ce prisonnier. Qu'il vive ou meurt, tant qu'il nous donnait les informations qui nous voulions obtenir de lui.

Assénant ses questions comme des coups, Jackwen paraissait déterminés à obtenir tout ce qu'il pouvait et plus encore de ce prisonnier. Je me perdis un instant dans mes pensées. Avec la mort d'Osrian et les tumultes des attentats, je ne pus m'empêcher de sentir une once de culpabilité. Je n'avais pas pris le temps de m'enquérir de l'état de Jackwen. Avait-il perdu des amis dans le massacre ? Des connaissances ? Certains de ses hommes les plus proches avaient-ils péri ? Cette pensée me laissa songeuse quelques seconde avant que la voix du prisonnier ne me ramène à la réalité.

« Notre déesse ne nous a pas offert notre Don pour enlever la vie ; l’eau donne la vie, pas la mort. » Je soupirai un rictus faussement amusé. L'Eau était une nature, pas un simple cadeau auquel s'associer. Notre élément faisait partie de nous et ce n'était pas l'utilisation des dons qui traduisait notre ferveur, mais tous nos actes, toutes nos paroles : notre être tout entier était à associer à notre élément parce qu'il était notre définition intrinsèque. Mais peut-être que les Eau ne sont pas assez éveillés spirituellement pour comprendre ça, finalement. En tant que Terre, dans toutes nos actions, toutes nos pensées, nous devions servir Tarlyn. Notre déesse faisait partie de nous autant que nous faisions partie d'elle. Ce n'était pas l'utilisation de nos dons qui lui importait, mais notre voie sur Oranda. Ce que nous faisions du temps qui nous y était accordé avant de pouvoir prétendre à vivre l'éternité à ses côtés. Plus je fréquentais d'autres élémentaires et plus mon idée selon laquelle seuls les Terre comprenaient réellement notre but sur Oranda devenait limpide. Nous devions trouver un moyen de guider ces âmes perdues.

Dans ses réponses, le prisonnier évoque l'idée d'une prochaine offensive qui, cette fois, impliquerait de bien plus puissants Eau. Puissant en don était généralement synonyme de puissant en influence. En tout cas, ce n'était pas le petit éleveur qui pouvait atteindre une maîtrise aiguisée de son pouvoir. Cela me fit ciller. « On ne sacrifie pas les plus entraînés pour prouver ce que mon Maître a cherché à prouver au monde sur le marché. Bientôt, tous sauront que cette cité, cette région ne devraient pas être. Les dieux nous ont mis en ce monde pour vivre séparés. Cette ville n’a pas lieu d’être ! » Intéressée par ses propos, je commençais à cerner un peu plus le mouvement dont cet homme faisait partie : les séparatistes. Un groupe de Vainui, pour le coup. Mais il en existait dans toutes les régions malheureusement. Le rapprochement des élémentaires grâce à Dahud permettait une vie confortable et des échanges facilités pour bien des villes, quelques soient leur région. Il y avait là un potentiel fort pour que tout Oranda puisse jouir des cadeaux des déités. Ce qu'elles redoutaient, ce devait être nos affrontement. Parce qu'ils connaissent la nature humaine. Ce besoin de dominer, d'asseoir sa puissance, de faire prévaloir les siens. « Pourquoi un homme ayant de telles idées viendrait alors dans cette région qu'il abhorre ? Pourquoi ne pas laisser ces hérétiques que nous sommes à tes yeux à Lucrezia dans notre coin ? Tu dois avoir une vie à Vainui, non ? Pour t'investir à ce point dans une cause perdue, c'est qu'il doit exister des personnes pour qui tu veux un avenir meilleur, plus sain, en adéquation avec tes idées ? Combien d'enfants as-tu dans le Nord ? » Insufflai-je perfidement dans un ton neutre mais non menaçant.
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~#~Sujet: Re: A dangerous mind ◈ Jackwen & Oracle Ven 30 Juin - 1:39


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"Notre déesse ne nous a pas offert notre Don pour enlever la vie ; l’eau donne la vie, pas la mort." dit-il avec sarcasme et conviction. Il savait que cela allait m'irriter, et ce fut le cas, un léger agacement vint posséder tout mon corps alors que j'écoutais sans broncher, sa réponse d'illuminé. Je me calmais en me rassurant, que malgré ses propos creux qui n'apportaient aucune réponse, il ressortirait d'ici en ayant parlé. "Tu crois vraiment que mon Maître aurait envoyé ses guerriers les plus puissants vers une mort certaine ? Non... Ceux-là, il les garde pour plus tard. Il les garde pour un moment qui comptera vraiment." continua-t-il avec le même ton. Ce n'était pas l'information du siècle mais cette fois, au moins, elle n'était pas des plus inutiles. Le prisonnier venait d'avouer que ce n'était pas un acte isolé, et qu'il y a bel et bien un commanditaire, certainement de la haute, qui serait capable d'ordonner de nouveaux attentats. Oui... nous ne sommes pas dupes et nous l'avions compris tout seul depuis longtemps, mais il fallait bien que je ma rassure comme je le pouvais, si je ne voulais pas rentrer dans son jeu et finir par être profondément irrité, à en perdre mes moyens. Et puis, ce genre de confirmation peut toujours être utile pour le coincer par la suite...

Il continua avec une nouvelle information qui reprenait la lignée initiale: une lignée qui me dépassait complètement... Du reste, je me demande encore maintenant comment un être humain peut-il être réduit à un tel état d'asservissement où la libre-pensée est littéralement détruite par un manipulateur ?

Avant que je ne pose une nouvelle question, Ceersa posa une main sur mon épaule pour me faire comprendre qu'elle avait une idée en tête. Elle l'interrogea donc à son tour. J'eus peur lorsque je la laissais prendre parole. Elle aurait en effet pu prendre une tout autre direction et nous perdre dans des chemins que je ne voulais pas exploiter, si bien qu'il serait compliqué de retourner au point où nous étions afin de repartir vers où je voulais qu'on aille initialement. Cependant - et finalement avec peu de surprise -, elle pointa tout comme moi précédemment, les incohérences du comportement de l'Eau et la folie qui régissait ses pensées... L'intelligence de cette femme n'est pas pour me déplaire, d'ailleurs je me demande encore pourquoi j'ai ces moments de doutes. Il est vrai que les interrogatoires ne font pas partis de ses domaines, mais là, c'était juste une question de bon sens que l'on apprend nul part, formation de Gardes et de Protecteurs comprises...

Nous n’eûmes, comme on pouvait s'y attendre, une réponse qui faisait référence aux déités, à une histoire de mission divine et tout un tas d'autres inepties d’atterrés... Suite à ça nous comprîmes bien vite que l'homme s'était définitivement bloqué dans des idéaux fanatiques dont seule la souffrance pouvait l'en sortir. Il y eut un petit moment de battement tandis que je réfléchissais au protocole de torture qui permettrait de faire parler le Vainuin. Le voyant se renfermer petit à petit, je me ravisai d'utiliser une torture avec une souffrance graduelle, car celui-ci serait du genre à s'habituer à un long interrogatoire. Il fallait à mon avis marquer le coup dès le départ en utilisant l'une des pires techniques que seuls les Terre ont le secret... et de toute façon... la maîtrise. Ceersa était à ma gauche, je me tournai vers elle, et lui chuchotai en faisant toutefois attention que ce soit tout juste audible pour le prisonnier de sorte qu'il puisse croire qu'il ne devait pas entendre mes mots. Là était un simple moyen de manipulation pour faire naître la peur chez lui. "Eh bien je crois que nous pouvons utiliser le sable, il n'y a que ça pour faire parler un vaurien pareil..." J'accompagnais le tout d'un petit clin d’œil déterminé, pour rassurer Ceersa qui semblait décontenancer. J'espérais qu'elle dépasse sa stupéfaction pour que nous puissions agir de connivence...

Je pris la jarre située dans un coin de la pièce dont je versai le contenu tout autour du prisonnier, lequel se décomposait à vue d’œil. L'on entendait uniquement sa respiration empreinte de peur et le déversement du sable. Cette ambiance me fit penser à un étrange rituel, qui [l'ambiance] d'ailleurs devait certainement ressembler à celle des cultes étranges pratiqués par les fanatiques pour honorer leur dieu. Je me délectai de cette ironique situation, et je pris tout mon temps afin de renforcer la peur qui s'emparait peu à peu du prisonnier. Elle était bien grande, savait-il ce qui l'attendait ?

"C'est ta dernière chance de nous révéler le commanditaire de cet attentat au marché. Je veux son nom ? Ses motivations... quelle est la suite de prévue ? PARLE... ou tu auras le droit de goûter à ce que les plus horribles Terre ont pu inventer pour faire souffrir les Hommes à l'aide de leur don..." lançai-je avec une parfaite diction et un ton des plus éloquents. Le dépravé paraissait déjà étouffé - avant même que ne nous commencions - par les mots que je venais de lui asséner.




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~#~Sujet: Re: A dangerous mind ◈ Jackwen & Oracle Mer 5 Juil - 1:24


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J’en ai déjà trop dit. Une terreur passe dans le fond de mon regard alors qu’ils dardent leurs regards de prédateurs sur mon visage émacié. La brune ne tarde pas à répliquer. « Pourquoi un homme ayant de telles idées viendrait alors dans cette région qu'il abhorre ? Pourquoi ne pas laisser ces hérétiques que nous sommes à tes yeux à Lucrezia dans notre coin ? persifle-t-elle en m’observant d’une façon menaçante. Tu dois avoir une vie à Vainui, non ? Pour t'investir à ce point dans une cause perdue, c'est qu'il doit exister des personnes pour qui tu veux un avenir meilleur, plus sain, en adéquation avec tes idées ? Combien d'enfants as-tu dans le Nord ? » Mes yeux se rétrécissent pour ne devenir que deux fentes dans mon visage. « Même si j’avais une famille, mes actes ne la concerneraient en rien, que je réponds plus fermement que je ne l’avais espéré. Si tu me tues, elle aurait simplement pensé que j’ai trouvé la mort dans la panique suite à cette fête... » Je marque une pause en observant mes interlocuteurs tour à tour.

Je secouai la tête en souriant hagardement. « Vous essayez de détourner la conversation, crachai-je avec hargne. Vous essayez de me distraire pour me faire dire des choses, pour me confondre ! » Un rire détraqué s’échappe de ma gorge alors que mes yeux papillonnent à toute vitesse entre leurs silhouettes qui dansent dans mon champ de vision. Reprenant mon souffle, je poursuis dans ma tirade, répétant des paroles maintes et maintes fois entendues. « Votre esprit est trop étroit pour comprendre que cette cité, cette région, ne sont que blasphème contre la création du divin ! » Les battements de mon cœur s’affolent alors que mes yeux s’exorbitent un peu. Bien malgré moi, ma vision s’embrouille. C’est probablement la faim qui commence à m’affecter plus durement avec la concentration que je dois déployer depuis plusieurs minutes. « Je sais ce que vous pensez ! Vous pensez servir votre Déesse chaque minute de chaque jour, mais votre présence même dans ce palais, des Feu et des Air comme voisins, prouve que vous n’êtes que des infidèles ! Nous accomplirons la volonté des Dieux en détruisant cette cité de péché et de concupiscence, nous anéantirons les impurs procréés par la luxure entre incompatibles... » Je fermai les paupières quelques instants, tentant de rassembler mes esprits qui dérivent vers la divagation.

J’entends la voix grave du soldat en sourdine : « Eh bien je crois que nous pouvons utiliser le sable, il n'y a que ça pour faire parler un vaurien pareil... » Mes paupières se relèvent tout de bloc. Je sens la crainte m’étreindre dans ses bras glacés alors qu’il s’empare d’une des jarres posées dans un coin de la pièce. Ma respiration accélère, mes yeux roulent dans leurs orbites. Il s’approche. « C'est ta dernière chance de nous révéler le commanditaire de cet attentat au marché. Ma tête valse sur mes épaules alors que je proteste silencieusement. Je veux son nom ? Ses motivations... quelle est la suite de prévue ? PARLE... ou tu auras le droit de goûter à ce que les plus horribles Terre ont pu inventer pour faire souffrir les Hommes à l'aide de leur don... » Je continues à secouer machinalement la tête, mais le voyant lever sa main vers la jarre, j’éclate. « Attends ! Attends ! hurlai-je en posant un regard désaxé sur lui. Rejetant la tête vers l’arrière, je pris une profonde inspiration avant de poser mon regard sur le visage interrogateur de sa maîtresse. Au fil mes réflexions, j’ai compris qui elle est... Et si je te disais... que mon maître sait qui a tué ton mari ? » Et je sais que je viens de toucher une corde sensible.
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~#~Sujet: Re: A dangerous mind ◈ Jackwen & Oracle Ven 7 Juil - 13:48


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le treizième jour de la dixième lune de l'an 836
L'esprit étriqué par le conditionnement d'idéaux fanatiques extrémistes me paraissait de plus en plus stérile... Parler de blasphème alors que son groupe et lui-même avaient parjurés les festivités organisées en l'honneur des dieux... Agacée par cette perte de temps, mon visage lui-même traduisait cette impatience naissante que Jackwen sut lire sans peine. M'étant rapprochée de lui, il n'eut qu'à se pencher pour m'intimer son choix pour la suite : « eh bien je crois que nous pouvons utiliser le sable, il n'y a que ça pour faire parler un vaurien pareil... » Conseilla-t-il. Intérieurement, je ne cautionnais pas l'utilisation de la violence. Mais j'étais partisane du œil pour œil, dent pour dent. Si l'ennemi jouait de violence, il n'y avait de questionnement à avoir sur la Morale : utiliser ses règles du jeu était tout à fait légitime à mon sens. Soupirant, j'opinai du chef, me disant que dans tous les cas, Jackwen savait ce qu'il faisait.

Sans attendre, il se munit de la jarre de terre disposée dans la salle et la versa autour du prisonnier. Concentrée sur le visage de notre interrogé, je voyais ses traits se décomposer peu à peu. « C'est ta dernière chance de nous révéler le commanditaire de cet attentat au marché. Je veux son nom ? Ses motivations... quelle est la suite de prévue ? PARLE... ou tu auras le droit de goûter à ce que les plus horribles Terre ont pu inventer pour faire souffrir les Hommes à l'aide de leur don... » Les menaces de Jackwen me firent moi-même frissonner de peur. Mais je gardais une impartialité perturbante dans mon attitude. Loin de considérer cela comme normal, ça n'en restait pas moins mérité pour la personne se tenant sur cette chaise. Pour toutes les vies qu'il avait prises, toutes celles qu'il avait fait souffrir en leur arrachant leurs proches. Difficile d'avoir la moindre once de compassion envers un tel rebut. Et pourtant, compatissante, je l'étais. Mon empathie de Terre m'inciter à ne pas laisser les intuitions guider mon jugement mais à garder pour chaque personne une considération, une crédibilité, une chance de nous mettre sur la voie en nous montrant où chercher. C'est peut-être cette faculté à ne pas condamner quelqu'un si aisément qui m'avait donné cette réputation d'impartialité et de Justice. Mais aujourd'hui, ça ne serait pas le cas. Je laisserai la peine incommensurable de Lucrezia obtenir vengeance en laissant Jackwen opérer sans interférer de quelque façon que ce soit.

Alors que Jackwen allait commencer les joyeusetés face aux vaines paroles du prisonnier, celui-ci l'interrompit et s'adressa à moi. Mes yeux se plissèrent alors qu'il me soutenait du regard. « Et si je te disais... que mon maître sait qui a tué ton mari ? » Ma poitrine se souleva dans une inspiration. Stupéfaite, il me fut difficile de rester impassible. Et le prisonnier l'avait bien compris. Les extrémistes Eau avaient un lien avec la mort d'Osrian. Je ne jurerai pas qu'ils étaient directement liés, mais s'il avait une information, cela impliquait une corrélation entre les deux attaques. Ce qui m'avait paru évident dès le début des investigations. Deux attentats si rapprochés lors de fêtes sacrées, ça ne pouvait être des incidents isolés. Impossible. Je jetai un bref regard à Jackwen. Nous avions mis le doigt sur quelque chose d'important. M'approchant du prisonnier, ayant repris une froideur perçante dans les yeux, je l'invitai à développer. « Si cela s'avère vrai, tu pourrais peut-être mieux t'en sortir que prévu. Développe ton propos. » Exigeai-je en restant attentive à ses moindres mots, sachant que Jackwen était prêt à utiliser des moyens efficaces pour délier la langue du prisonnier.
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~#~Sujet: Re: A dangerous mind ◈ Jackwen & Oracle Ven 4 Aoû - 20:32


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À mes paroles, une ombre passa sur son visage qui avait été jusqu’alors aussi impassible qu’un étang le jour calme qui précède la tempête. Je sais que j’ai frappé dans le mille. Elle jeta un coup d’oeil vers son camarade avant de s’approcher vivement de moi, plantant son regard froid et perçant dans le mien. « Si cela s’avère vrai, tu pourrais peut-être mieux t’en sortir que prévu. Développe ton propos, » ordonne-t-elle d’une voix impérieuse. Sa curiosité face à mon aveu apaise légèrement la détresse qui m’étreignait étroitement quelques instants auparavant. Comment pourrait-elle demeurer insensible à tes paroles ? Après des dizaines d’années de mariage, même si elle n’avait pas aimé tendrement cet époux qui avait été le sien, elle s’y était forcément attachée. La vie commune avait tendance à faire ce genre de choses… ou du moins, c’est ce que les gens racontent. La sœur de Thrad Birghild et son mari ont probablement des enfants. Les rejetons relient les âmes plus que tout autre chose.

Mais j’en ai déjà trop dit. Je ne peux que songer à ce qu’on fera de moi une fois qu’on découvrira que j’ai laissé l’information filtrer… Ils ne feraient pas que me tuer. Ils me feraient souffrir. Plus que Ceersa Birghild et son sbire. Je secouai la tête. « Tu n’as pas la moitié de l’imagination de mon maître. Si je te dis la vérité… je ne peux pas. » Je pinçai légèrement les lèvres en dévisageant mon interlocutrice le plus franchement que je le puisse. Même si elle peut sans doute lire la peur dans mes iris, mon regard se fait plus ferme à la surface que quelques instants plus tôt. La peur me tenaille encore profondément. Mais je ne peux pas laisser cette crainte détruire tout ce que nous avons construit. Je ne peux pas laisser mon maître être découvert à cause de ma faiblesse. « Finissons-en. Je suis prêt, » déclarai-je, le ton frémissant, plantant mes prunelles pâles dans les yeux sombres du soldat.
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~#~Sujet: Re: A dangerous mind ◈ Jackwen & Oracle Jeu 10 Aoû - 16:41


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Devant cette étourdissante révélation, je vis Ceersa lutter pour ne pas de se décomposer devant notre prisonnier. Le sujet la concernait bien trop pour que je la laisse prendre les rênes de l'interrogatoire, mais sa situation faisait écho à celle que j'ai vécu il y a plus d'une dizaine d'années, et de fait je pus facilement me mettre à sa place: il revenait de droit que ce soit la Birghild qui pose les questions même s'il y avait un grand risque qu'elle s'emporte ou que le détenu sente qu'il a le dessus sur la conversation.

"Si cela s'avère vrai, tu pourrais peut-être mieux t'en sortir que prévu. Développe ton propos." déclara Ceersa tout en m'adressant un regard soutenu, moi qui étais resté légèrement en retrait. J'osais espérer que le prisonnier comprenait enfin qu'il avait une chance de se sortir d'une mort assurée - par le tribunal ou bien par ses pairs - en nous révélant de fructueuses informations... Mais il n'en fut rien: il se referma aussi vite qu'il s'était ouvert et il n'avait pas l'air prêt à changer à nouveau de positions. Il tenta même de jouer les héros en me regardant dans les yeux, sans ciller, avant de lancer: "Finissons-en. Je suis prêt." Sa voix tremblante le trahit malgré lui; il craquera bien plus vite qu'il ne le pense...

Affichant un sourire presque compatissant à l'Eau, je repris la jarre en main pour y verser le sable restant tout autour du fanatique. Puis, d'un signe de tête partagé Ceersa et moi commençâmes à créer un sable mouvant à partir du sable déjà présent et de la terre battue en dessous. En effet cette pièce n'était pas pavée - comme la plupart dans ces sous-sols - et il n'est pas harassant de créer ce sable si particulier dans lequel on s'embourbe jusqu'à un inexorable étouffement à partir de terre mêlé à du sable. En outre, nous étions deux, tout était réuni pour que puissions tenir longtemps cet interrogatoire musclé; le prisonnier sera forcément éprouvé bien avant nous.

"Le jeu est simple. Il va falloir que tu maîtrises au mieux ta respiration et ne pas paniquer tandis que tu feras des allers-retours verticaux dans ce sable. Ta seule échappatoire est de nous révéler tout ce que tu sais à propos du meurtre d'Osrian et de la rixe au marché... Bon courage." disais-je avec un grand calme pour montrer à quel point je me moque de l'insignifiante personne qu'il est... D'un commun accord Ceersa et moi maîtrisèrent le sable sous la chaise du prisonnier de sorte que celui-ci s'enfonce jusqu'à sa disparition complète. Je comptais jusqu'à 20 à voix haute pour qu'il m'entende, ce après quoi nous le fîmes remonter. Son air déconfit et horrifié confirmait qu'il n'allait pas résister à ce supplice mais il n'était pas prêt et je ne pris même pas la peine de le relancer avec une question. Toujours de connivence, nous répétâmes l'action quelque fois, le tout, en rajoutant à chaque fois 5 secondes avant de le sortir de cet amas sableux.




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~#~Sujet: Re: A dangerous mind ◈ Jackwen & Oracle

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