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Ҩ Inaccessible | Pv. Lyntha

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❝ Disponibilité RP : Pas disponible
❝ Message : 117
❝ Avatar : Rami Malek.
❝ Multi-Compte(s) : Filbor Othda
❝ Crédits : Lux Reterna

❝ Métier : Bourreau.
❝ Age : 28 ans.
❝ Niveau : 3


~#~Sujet: Ҩ Inaccessible | Pv. Lyntha Ven 12 Mai - 13:16


    Qui n'a jamais rêvé d'une femme inaccessible ? Inaccessible par sa beauté, comme par son rang, voire même par le fait que cette femme n'avait aucunement conscience de vous. Une femme ne vivant pas dans le même monde que vous ne peut vous remarquer, et ainsi, par extension, vous apprécier. Certains se complaisent à vivre oniriquement cet amour impossible en imaginant quelques ébats avec la femme désirée. Tout homme a déjà convoité une femme inaccessible car, en effet, notre désir ne se contrôle pas et celui ci vise constamment plus haut, notre désir nous pousse à essayer d'atteindre des sommets insurmontables car il est dans l'essence de celui ci de vouloir toujours plus. Notre désir est avarice. Certains en sont conscients, d'autres non. Kacem, en l’occurrence, ne se berce pas d'illusions, il sait pertinemment que celle qu'il désire et sur laquelle il fantasme restera à jamais un mirage pour lui. Cependant, son désir contrôlant ses pulsions et ses instincts de mâle, il ne peut s'empêcher de miroiter une fin possible où leurs deux âmes seraient enfin liées l'une à l'autre aux yeux des déités orandiennes. Néanmoins, jamais aucune divinité n'accorderait à un vilain tel que lui le privilège de goûter à la peau cuivrée d'une femme telle que Lyntha Ergorn, l'une des filles du redouté Khorde Ergorn, futur représentant en chef de la famille Ergorn à Lucrezia ...

    Le jeune Al Mansour avait souvent entendu parler d'elle, comme des autres membres de la famille Ergorn, qu'ils soient importants ou non, dans des tavernes, des maisons closes ou même dans la rue, surprenant quelques conversations de commerçants ou de sans-abris se jouant politiciens. Étrangement, c'était bien une des seules Ergorn dont le profil qui ressortait de sa description n'était pas celui d'une manipulatrice ou d'un monstre, c'était une des rares Ergorn à être jugée plus ou moins « bonne » par la communauté lucrézienne. Enfin, c'était davantage sa beauté qui jouait en sa faveur que sa vertu, dont les hommes se moquaient généralement, préférant de loin des formes avantageuses à une bonté sans pareille. Sur ce point, il arrivait que Kacem les rejoigne, d'autant plus qu'il était maintenant trop habitué aux serviettes qu'étaient les seins pendants des prostituées bon marchés qu'il pouvait se payer... Malgré ses quelques années passées dans la capitale, Kacem n'avait jamais vraiment vu Lyntha. Il en entendait parler, mais rien de plus. Elle était pour lui un spectre, une rumeur qui courait, presque une légende. C'était une petite princesse enfermée dans une tour d'ivoire. Peut-être sortait-elle souvent en ville, mais en tout cas, si c'était le cas, le moricaud l'avait toujours manqué. Ce n'est qu'un jour que, finalement, il vit la jeune femme de ses propres yeux. Les mots des ivrognes et des commerçants ne rendaient pas justice à sa beauté. Tandis qu'il se baladait tranquillement dans les rues gorgées de Lucrezia, l'écorché eut la grande surprise de croiser des gardes qui encerclaient deux ou trois membres de la famille Ergorn. Jusque là, le vingtenaire ne connaissait de vue que Khorde, Karam, Nove ou encore Ranrek, les membres les plus influents de la famille et pour lesquels il travaillait en tant que bourreau, mais là, il vit, au coeur du bastion formé par les gardes qui se frayaient un chemin dans la foule, Lyntha Ergorn. Ne la jouons pas trop fleur bleue, sa première pensée quand il la vit ne fut pas une pensée pour louer sa beauté mais bien une pensée obscène et tout à fait déplacée qui, si elle avait franchie le seuil de ses lèvres, aurait aussitôt été châtiée par un garde. Suite à cela, il arriva qu'il croisa de nouveau la jeune femme dans la capitale, ou aux alentours du palais des Feux, et à chaque fois, Kacem la regardait avec insistance en se cachant derrière son capuchon sombre, le coeur serré, et les joues rougies. Il l'idéalisa, peut-être un peu trop. Il réinventa la demoiselle, l'imaginant séductrice, presque nymphomane, et envieuse de lui. Il arrivait même que parfois, lors de ses ébats avec une catin des bas quartiers, il cherche à tromper son dégoût pour celle qu'il montait au moment même en imaginant Lyntha à sa place.

    Cet amour impossible n'avait absolument rien de grandiloquent, de charmant, ou même de flatteur; c'était sale, dégoûtant, et exaspérant. Cet amour était davantage répugnant que touchant. C'était un « amour » semblable à celui des pauvres de la capitale pour les prostituées du coin : un simple besoin bestial. Ici, c'était juste un besoin bestial de luxe. Kacem n'était sûrement pas le seul à fantasmer sur Lyntha, d'autres devaient également rêver de la jeune femme, de façon même plus épouvantable que le bourreau quand on connaissait les goûts atypiques de certains qui étaient de véritables fétichistes. C'était la rançon de la gloire, rien de plus. Elle devait se douter, à moins d'être naïve sur ce point, qu'une jolie petite dame oisive et fortunée, à l'image d'une véritable princesse des fables populaires, comme elle devait être l'objet de fantasmes, de jalousies, de convoitises. C'était peut-être même monnaie courante pour elle et Kacem n'était au final qu'un « prétendant » de plus qui ne voyait d'elle que son beau visage et ses fesses rebondies, rien de plus. C'était aussi en cela que leur pseudo-amour était impossible.

    Ce matin-là, comme tous les matins ou presque, Kacem sortit de son logement insalubre après avoir enfilé une tunique pourpre plus ou moins présentable et s'être lavé sommairement. Il enfila ses braies sombres assez amples, réajusta son habit et se dirigea vers le centre de la capitale afin de se rendre au bâtiment de justice. C'était là que chaque jour il se rendait afin de voir si il avait quelques exécutions prévues le jour même. C'était également là qu'étaient rendus les jugements, et donc peut-être là qu'il se retrouverait un jour si les extrémistes venaient à être réprimés par les forces armées des différentes familles représentantes, autres qu'Ergorn qui soutenaient les agissements de Ballion, le chef du groupuscule extrémiste dont faisait partie Kacem. Le jeune homme foula alors les pavés d'une des grandes rues qui alimentait Lucrezia pour se rendre à ce fameux bâtiment qui surplombait de sa taille les petits bâtiments serrés et gorgées de monde du reste de la ville. Bien que l'aube venait à peine d'être annoncée par le cri d'un oiseau matinal, les activités de la ville étaient déjà lancées et la populasse s'agitait déjà. La place du marché était déjà bien bruyante, on entendait dans les rues adjacentes les cris des marchands qui louaient leurs produits, vantant les mérites diététiques de leurs poissons de Vainui, des légumes cueillies à Gorka ou encore de leurs vêtements faits à la chaîne par des employés asservis ici-même, à Dahud.

    Esquivant de son mieux les lucreziens agités de bon matin, Kacem se glissa hors de cette marrée humaine afin de regagner le bâtiment de justice. Il passa ses mains sur son vêtement afin de le soigner un peu, au cas où il devrait faire face à l'un de ses supérieurs ou même à un homme de renom quelconque et pour lequel il fallait être élégant et agréable, qu'on soit pauvre comme riche. Après avoir corrigé son pourpoint écarlate, le natif de Sezni entra dans le bâtiment bien plus silencieux que les ruelles de Lucrezia. Se tenant bien droit, le regard fixe, les bras le long du corps, le grand brun s'avança dans les couloirs luxueux du bâtiment, ne faisant plus réellement attention aux artifices lumineux et dorées qui décoraient les murs nacrés de celui ci, ayant désormais l'habitude de voir la richesse du lieu étant donné qu'il officiait en tant que bourreau depuis quelques années, et se rendit aussitôt à un tableau d'affichage sur lequel était de temps à autre écrit ses missions journalières. Rien. Afin de s'assurer qu'il n'y avait pas d'âme à prendre aujourd'hui, et pour éviter de recevoir une missive visant à le réprimander pour son absence de zèle, Kacem tourna les talons en direction d'un bureau d'accueil où siégeait une femme opulente aux cheveux roux qui passait son temps à gribouiller sur un morceau de parchemin, ou qui dévisageait la moindre personne ne faisant pas partie de l'aristocratie locale. Kacem n'aimait pas beaucoup cette vieille femme véhémente et hautaine qui n'était, en somme, qu'une simple secrétaire, une femme triant du papier et rien de plus. Il se posta devant elle, son regard fuyant le sien, et lui demanda à voix basse afin de ne pas déranger les quelques magistrats qui ne toléraient pas trop la présence des pauvres en ces lieux : « Il n'y a rien d'afficher là-bas.. Je peux savoir si j'ai du travail, aujourd'hui ? Je n'ai reçu aucun messager non plus, alors j'ai pris l'initiative de venir ici... » Elle soupira, fouilla ses papiers en désordre et reporta ensuite ses petits yeux semblables à des perles noires sur le bourreau : « Rien, pour l'instant. » Dit-elle sèchement, reprenant ses écrits sans mot dire de plus. Kacem soupira et tourna les talons. Au moins, il n'aurait personne à exécuter aujourd'hui, cela lui évitera de picoler pour apaiser sa conscience torturée. Marchant en direction de la sortie, il reprit son dos légèrement voûté et sa démarche habituelle qu'il avait troqué contre celle d'un bon soldat au moment de sa venue, il allait aller de ce pas faire quelques courses, avant de finalement se soulager auprès d'une catin bon marché qui ne lui demanderait pas plus que deux trois pièces pour une simple pénétration. Néanmoins, c'était sans compter sur l'intervention soudaine qui fit s'arrêter net le Feu ...

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❝ Disponibilité RP : Disponible
❝ Message : 99
❝ Avatar : Zoë Barnard
❝ Crédits : galerie cramberry

❝ Métier : Apprentie Apothicaire
❝ Age : 20
❝ Niveau : 2


~#~Sujet: Re: Ҩ Inaccessible | Pv. Lyntha Dim 22 Oct - 5:44

Imaginez cette pièce aux murs hauts, couverts d'une tapisserie fleuries dans des tons crèmes, aux immense fenêtres donnant sur un beau jardin, aux cousins rebondis ayant l'air le plus confortable du monde. Cette pièce aux lustres d'or et de cristal éclairant des meubles qui, à l'unité, valait sans doute plus chère que la plupart des maisons des habitants de cette grande ville. On y entre par une grande porte peinte en blanc. Lorsqu'on ouvre celle-ci et que l'on tourne la tête à droite, il y a un grand lit. On pourrait y mettre trois adulte mais seule une jeune femme s'y endort chaque nuit et s'y réveille chaque matin. Elle dort dans des tissus précieux, au chaud, ses yeux sont encore clos. Un autre jour à cette heure, elle serait certainement déjà dehors, en route pour se rendre chez l'apothicaire, mais pas aujourd'hui. Pourtant, la vieille pendule richement sculptée avait bien sonnée une heure et demie plus tôt. On le croirait, mais elle ne dort pas. Deux petits pieds fin dépassent des draps à une extrémité de ce joli nid. De l'autre se sont de folles boucles brunes et des bras dénudées. Ses mains délicates qui agrippent les couvertures sont parfaite. Elle est tournée sur le côté gauche, la lumière du jour caresse son visage. Sa peau cuivrée parait aussi douce que la robe de nuit en satin qui la recouvre. Pourtant quand on remonte le long de ses jolis bras, que l'on suit la courbe que dessine son épaule et que l'on s'attarde sur son cou, on y remarque la teinte rougeâtre et violacée qui y dessine les marques d'une grosse et vilaine main.

Si Lyntha semble dormir, tu verras que si ta main vient frôler sa joue, elle sera humide. Colère, détresse? Un mélange des deux? Difficile de savoir ce qui peut bien se dérouler dans cet esprit si complexe et tourmentée. Si toute envie de se levée l'avait quittée dès le moment où la demoiselle s'était couchée, elle mit finalement un pied à terre. Le parquet lisse était froid, mais l'air ambiant pas. On étouffait même, dans cette sublime pièce où chaque chose était à sa place. Finalement était-ce vraiment mieux de rester enferme ici toute la journée. Quoi qu'il en soit pas question d'aller travailler chez le vieux monsieur aujourd'hui, pour de multiples raisons. Sortant de ses draps, on découvrait d'autre traces de coup sur sur l'une de ses omoplates. Une grimace se dessina sur le joli minois quand elle exécuta son premier mouvement de la journée. Pas la peine de demander ce qui avait bien pu se passer la veille et de toute manière personne ne dirait rien. Un silence entendu régnait quant aux déroulements des tristes fait qui se passait sous le toit luxueux et honorable des Ergorn.

Lyn se dirigea vers la penderie, ou plutôt le dressing, cherchant plutôt une tenue couvrant les marques qui la lançait que des vêtements appropriée à la température du jour. Elle opta finalement pour une robe à col haut pourpre et très sobre. Elle ne pris pas la peine se coiffer (mais on ne l'aurait pas remarqué avec cette crinière sauvage de toute manière), ni même de se maquiller, lasse, cela malgré la légère marque bleu sur le haut de sa pommette. De toute façon un mur ou une porte expliquerait très bien cela si quelqu'un avait l'idée saugrenue de poser une question dont personne ne voulait entendre la réponse.

Alors elle sortie. Sans trop savoir où. Elle voulait juste se changer les esprits. Passant par une porte de service comme à son habitude elle emprunta les petites rue marchandes où s'entasse les échoppes de tissus, d'épices et de bijoux près du beau quartier puis des fruits et des légumes à l'apparence plus ou moins douteuse en s'engageant dans les coins où l'on est moins bien logé. Là elle regagna la grande route pavé qui accueillait du matin au soir un défilé de calèches en tout genre. Cette grande avenue donnait sur le bâtiment de justice. Le terme de justice semblait assez mal choisi à la jeune femme. Avec sa cape noir et sa triste robe elle ressemblait plus à une petite bourgeoise qu'à une princesse. Mais il lui semblait idiot de se pavaner avec tous les attributs de la richesse au milieu de ce qui n'ont rien et de montrer, alors que l'on a aucune protection, que l'on appartient à l'une des familles les plus détestée du pays. Ceci dit elle n'avait pas l'intention de se laisser suivre à la trace et surveiller par des gardes de sa famille. Lyntha tenait trop à sa liberté. A l'angle de la rue qui menait au marché depuis le grand bâtiment officiel, où les puissants décidait du sort de criminels ou d'innocents, la feu s'arrêta pour acheter une simple grappe de raisin juste parce qu'elle en avait envie. Manger restait la meilleure chose à faire durant se genre de journée, nul ne nierait ses vertus consolatrice. Puis aussi bête que ceci puisse paraître, le sourire chaleureux de la vendeuse lui faisait du bien. Cette bonne femme semblait toujours de bonne humeur. Elle avait de grosses joues roses et d'épaisse boucle rousse et une voix chantante. Lorsqu'elle voulu lui tendre les pièces, elle fit une maladresse, laissant tomber quelques unes au sol. Ce n'était pas grave, mais comme elle flottait déjà dans un océan d'humeur noire, elle se sentie profondément exaspérée. Elle tendit les pièces qui lui restait à la bonne femme et quitta l'étalage en faisant fi de sa maladresse qui ne changeait finalement pas grand chose pour elle mais ferait bien quelques heureux.

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C'est là que je viens me cacher quand j'ai peur. - Peur de quoi, Madame Rosa? - - C'est pas nécessaire d'avoir des raisons pour avoir peur, Momo. - Ca, j'ai jamais oublié, parce que c'est la chose la plus vraie que j'aie jamais entendue. Emile Ajar, La vie devant soi.
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