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Intrigue n°2
La deuxième intrigue a vu le jour
Pour savoir ce qui va se passer entre les régions, c'est par ici !

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[FLASHBACK] C'est une romance d'aujourd'hui [Kaan/Kolga]

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Kolga Järvi
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~#~Sujet: [FLASHBACK] C'est une romance d'aujourd'hui [Kaan/Kolga] Sam 18 Mar - 12:12

Une rencontre fortuite, un coup de foudre prévisible entre deux adolescents soumis à une pression aussi élevée. Une promesse. Celle de se retrouver chaque année à la même date pour renouveler leur amour. Amour? Pas du côté de Kolga en tout cas. Elle qui n'aimait pas se prendre la tête adorait cette relation qui la laissait entièrement libre 595 jours par an. Elle avait pour lui une tendresse infinie et ces sentiments spéciaux qu'on réserve à son premier amour, mais ne nourrissait aucune jalousie ni aucun manque quand elle n'était pas auprès de lui. En fait ils n'étaient un couple que quelques jours par an, gardant le reste de leur temps pour faire tout ce qu'ils voulaient. Par contre, pendant cette petite semaine, Kaan était à elle et les filles n'avaient pas intérêt de s'approcher de lui. Ils s'étaient rencontrés pendant leur Cérémonie, l'année de leurs 15 ans donc. Depuis, ils se voyaient rarement plus d'une fois par an, dépendant de s'ils arrivaient à se trouver pendant les autres grands événements se déroulant à Dahud. Kolga avait négocié un laissez passer avec sa propriétaire. Pour avoir le droit de revenir, elle devait juste ramener assez d'argent pour rembourser son séjour avec un supplément qui rendait le contrat intéressant pour la gérante. Kolga trouvait ça honnête et les conditions n'étaient pas difficiles à remplir surtout avec l'aide de Kaan.

Kolga se réveilla dans la chambre miteuse d'une auberge bon marché. Une lumière rougeoyante pénétrait dans la pièce par les carreaux sales et épais signifiant qu'il était temps pour elle de partir. A ses côtés, Kaan dormait comme un bébé, une mèche bouclée tombée devant ses yeux. Elle le regarda un instant avec un petit pincement au cœur puis se leva sans un bruit. Elle n'aimait pas les au revoir, il n'y avait aucune raison d'être triste de toute façon, ils se reverraient bien un jour, c'était leur façon de fonctionner. Le départ était le seul moment difficile de leur relation, parce qu'il fallait se détacher. Ensuite, loin des yeux loin du cœur n'est-ce-pas? Elle ne tenait pas compte du fait qu'elle sortait avec lui le reste de l'anée et se doutait qu'il faisait la même chose. Ceci dit, si Kolga n'était pas fidèle (ce qui ne lui avait jamais été demandé d'ailleurs), elle n'était pas si facile à approcher ce qui rendait toute autre relation romantique difficile. De plus, vivre dans une maison close l'avait dégoûtée de l'acte sexuel sans sentiments. Si Kaan n'était pas le seul homme qu'elle avait connu, il n'avait pas eu beaucoup de rivaux. Elle s'habilla en silence, attacha ses cheveux en un chignon lâche et quitta la pièce, ne laissant derrière elle qu'une note sur l'oreiller : "Retrouve-moi encore une fois". Chaque année le défi se corsait et ils ne laissaient plus que des indices flous sur le lieu et le moment de leur prochain rendez-vous. Ils se connaissaient par cœur et avaient tous deux envie de se voir alors ce n'était pas très compliqué de se retrouver.


An 836, 10e jour de la 7e lune. Kolga venait d'arriver à Lucrezia et errait sans but dans les rues très fréquentées du centre. Elle aimait cette ville parce qu'elle représentait tout ce à quoi elle aspirait : la liberté de vivre où elle le voulait, comme elle le voulait. Les gens étaient beaucoup moins aptes à juger ici et personne ne connaissait la petite esclave du bordel. De plus, la ville n'avait rien à voir avec Brynjolf. Tout était plus grand, plus beau, plus chaud. Elle qui souffrait du froid était toujours heureuse de quitter Vainui pour des climats plus cléments. Alors qu'elle avançait, regardant partout autour d'elle avec autant d'émerveillement qu'au premier jour, elle pensait à ses retrouvailles avec Kaan. Normalement il était là, quelque part, ils n'avait plus qu'à se croiser. Elle était très excitée à l'idée de le revoir, son cœur battait plus fort que d'habitude. Elle appréhendait la rencontre aussi, après tout il aurait pu finir par se lasser, mais ça ne l'inquiétait pas tant que ça. Elle était fébrile, comme un Innocent attendant que son tatouage se révèle. Enfin sauf que cette fois l'attente ne pouvait apporter que des bonnes nouvelles. Ce genre de sentiments puissants, c'était tout ce qu'elle aimait entre eux. Pas d'attaches, pas d'amour à proprement parler, mais une passion préservée et ce stress qu'on ressent lorsqu'on s'apprête à faire quelque chose dont on n'a pas l'habitude. Pour optimiser leurs chances, Kolga faisait le même circuit en boucle, passant par les lieux qu'ils fréquentaient le plus souvent. Son petit sourire qu'elle n'arrivait pas à réprimer attira quelques regards de passants qui ne connaissaient certainement pas l'excitation de retrouver un être cher. Elle se sentait comme l'adolescente qu'elle était à leur première rencontre, comme si tout le temps qui s'était écoulé n'avait pas existé. Elle cherchait en même temps de l'argent facile à se faire, mais n'était pas assez concentrée pour être discrète et efficace.

Au bout de quelques tours, elle en eut marre de marcher sans but et commença à observer les échoppes de la rue marchande. Elle s'éloignait d'une bijouterie quand elle le vit. Il était là, à quelques mètres d'elle et ne semblait pas l'avoir vu. Elle s'arrêta, son sourire grandissant et l'observa. Il était comme elle l'avait laissé. Peut-être un peu plus musclé? Non ça faisait trop longtemps pour qu'elle en juge. Il avait toujours ses boucles et son tic de passer la main dans les cheveux pour les replacer qui lui avait valu nombre de moqueries de Kolga.  Elle s'avança vers lui, un peu timide, ce qui ne lui ressemblait d'ailleurs pas du tout dans des conditions normales. Une fois certaine qu'il était aussi content qu'elle de la voir, elle lui sauta dans les bras. Leur semaine pouvait commencer.

"Tu m'as retrouvée bravo!"

Elle embrassa son petit-ami transitoire, une main posée sur son torse et l'autre enfouie dans ses cheveux. Cette sensation lui avait quand même manqué, même si elle l'aurait absolument nié si on lui avait posé la question. Elle qui prônait la liberté totale n'avouerait jamais que son bonheur pouvait dépendre de quelqu'un d'autre.

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Kaan Yasi
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~#~Sujet: Re: [FLASHBACK] C'est une romance d'aujourd'hui [Kaan/Kolga] Sam 18 Mar - 21:20

Kolga… Ou comment réinventer une relation qui se voulait simple et traditionnelle. Un mélange habile de dosage entre l’attirance et le manque. Elle a toujours été ravissante. Et j’ai toujours eu du goût en terme de femmes. C’est le seul répit que j’ai eu pendant ces 5 dernières années. Une semaine par an, coupé du monde et de la réalité. Sa simplicité de vie, sa volonté à tout prendre pour un jeu et surtout ce désir de vivre librement selon ses principes… Tant d’avantages en une seule personne. J’aime à me dire que je ne tiens pas à elle. Que si demain ça devait s’arrêter et bien ça s’arrêterait, un point c’est tout… La première année j’étais persuadé qu’elle ne viendrait pas. Et depuis j’ai ce doute qui s’installe chaque année… Je n’arrive pas à savoir comment elle vie cette relation. Et je ne veux pas le savoir. Ce qui fait que ça marche c’est que on ne se pose pas de question. On vie, on profite le peu de temps que ça dure, on augmente la difficulté à chaque fois et on recommence nos vies comme s’il ne c’était rien passé. Pourtant je pense à elle. Régulièrement. Je n’éprouve pas un réel manque le reste de l’année, à part la semaine avant et après sa venue. Mais j’ai l’impression de la voir. L’impression qu’on se comprend. Ce sentiment unique que tu partages avec un complice. Ce plaisir de ne rien faire de temps en temps. De dire beaucoup plus de phrases en un seul regard qu’en un discours de plusieurs heures. Profiter de ces quelques dizaines d’heures intensément pendant la cérémonie. Et s’oublier pendant un an. J’aime à croire que c’est le seul lien que j’ai avec une personne qui ne changera jamais. Elle est si douce, si simple. Mais ce n’est pas pour autant que les règles changent. Elle connait le masque de moi que je lui présente. Un masque étonnement juste et presque complet de moi… Mais elle ne sait pas tout. Mon passé, ma famille, mon vrai nom de famille, mon affiliation au Sud… Mais peut-être un des portraits le plus juste de moi.

L’année dernière, elle était partie, comme à son habitude sans rien dire. Sans faire un bruit. En laissant un mot derrière elle. Quand je me lève et que je me rends compte que les vacances sont terminées c’est avec un certain pincement au cœur que je me dis qu’il faut attendre un an pour recommencer… Je sais que je suis plus qu’un jouet pour elle… Je suis même persuadé que je peux lui faire confiance. Mais quand je me réveille par le froid des draps vides et qu’après quatre réveils de pur plaisir à ses côtés je me retrouve seul, je me dis que ça mériterait que l'on se voit plus. Mais Gorka était tellement loin... Et quelque part, c’est notre absence de contacts réguliers qui rend chacune de nos retrouvailles si uniques.
Cette année, on peut le dire : elle ne m’avait rien laissé pour la retrouver. Pas un indice, pas un message codé, pas une heure… Rien. Donc il faudrait se trouver par la seule chance. Enfin, pas exactement… On ne connaissait après tout. Et on voulait se revoir. Donc il suffisait de chercher à nos endroits préférés de Lucrezia. L’heure était un mystère mais elle connaissait mon goût pour rester dormir dans mon lit et elle-même n’était pas un oiseau de nuit… Soit quelques heures après le levé du soleil, cela ferait l’affaire. Mais même réduit à une dizaine de lieux, trouver quelqu’un à Lucrezia était abominable. Mon envie de la voir me détruisait intérieurement à chaque minute perdue à la chercher. Mon excitation grandissait, si bien que s’il fallait que j’y passe la nuit pour la trouver, je le ferai. Mais je voulais la retrouver le plus tôt possible. Chaque minute gagnée était pour moi équivalent à une extase supplémentaire. Pendant ces cinq jours, elle hantait mon esprit. Chaque courbe de son corps, chaque millimètre de sa peau était entièrement à moi pendant cinq jours. Et je consommais ce plaisir comme une drogue.

Après plusieurs recherches, c’est sur la place du marché que finalement je l’ai retrouvée. La place du marché… On avait réussis a voler tellement d’étalages à nos premières retrouvailles… On connaissait chaque étale à force. Elle était toujours aussi ravissante… En cinq ans, nous avions tout de même beaucoup changés tous les deux, mais pas assez pour ne pas la reconnaître… Sa longue chevelure brune dégringolant jusqu’au milieu de son dos, ce sourire amusé et excité de me voir. Mon cœur battait un rythme endiablé à presque en avoir mal sous la puissance des à coups. Un grand sourire de satisfaction se dessinait sur mon visage. Elle était là… Mon cadeau pour une semaine… La serrant dans mes bras avec une certaine force, expirant sous le stress et l’émotion de la retrouver. Elle me dit de façon guillerette : « Tu m’as retrouvée bravo ! »
Comme si j’allais me passer de cette semaine… Elle vient m’embrasser avec passion et sensualité. À chaque fois que l’on se retrouve, j’ai toujours un très grand frisson de plusieurs secondes lors de notre premier baiser. Une main contre le creux de ses reins pour la maintenir contre moi et l’autre caressant sa magnifique chevelure. J’étais complètement coupé du monde, m’enivrant de son parfum. Finissant délicatement l’embrassade, restant très proche de sa bouche et lui souriant en rouvrant les yeux. « Je te déteste ma belle… » Sous-entendu : tu me rends fou.
Retournant jouer un peu avec sa langue et après plusieurs minutes, je la lâchai délicatement venant glisser ma main jusqu’à la sienne... Sa peau était si douce et elle avait encore réussis à se développer depuis l’année dernière j’en aurais mis ma main à couper. Comment elle arrive à me mettre dans un état pareil ? Ne pas réussir à contrôler son corps à quelque chose d’énervant. Caressant sa joue de l’autre main, mon regard plongé dans ses grands yeux marrons tels deux joyaux au milieu de son visage, je lui dis doucement « T’as fait bonne route ? » J’allais pouvoir lui faire découvrir tout ce que j’avais pu découvrir dans Lucrezia maintenant que j’y habitais et je comptais bien en profiter pour la faire rêver.
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Kolga Järvi
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~#~Sujet: Re: [FLASHBACK] C'est une romance d'aujourd'hui [Kaan/Kolga] Dim 19 Mar - 13:17

Une sensation d'allégresse emplit Kolga. C'était enfin le moment de lâcher prise, ses seules véritables vacances de l'année, les seuls instants où elle n'avait vraiment pas besoin de se poser de question, où elle pouvait vivre comme elle l'aimait, c'est-à-dire au jour le jour sans se soucier de rien. Elle répondit aux baisers de Kaan avec autant de passion, profitant de leurs premières minutes à fond. Elle aimait penser qu'elle pouvait se passer de lui et c'était vrai la plupart du temps, mais rien dans sa vie ne se comparait à ce qu'elle ressentait lorsqu'elle était à ses côtés. Sans lui, il manquerait ce petit pic d'adrénaline et de pur bonheur annuel. Il n'était pas irremplaçable bien sûr, mais avec lui tout était naturel et facile. En fait, cette relation comblait Kolga bien plus que ne l'aurait fait une vie de famille ou une bande d'amis proches. Elle n'avait aucun comptes à rendre et rien à faire sinon prendre son pied. Elle sourit en entendant la remarque de Kaan et entrecroisa ses doigts avec les siens quand elle sentit la caresse sur sa main. Ce simple geste lui donnait des frissons. Vous connaissez les tressaillements à chaque fois que votre dernière conquête vous touche? Imaginez pouvoir toujours ressentir ça 5 ans après. Voila pourquoi Kolga aimait retrouver son amant. De plus, c'était une des rares personnes dont elle pouvait être si proche, yeux dans les yeux tout en se sentant totalement en sécurité. Elle l'embrassa sur le nez avant de lui répondre :

"Un peu long à mon goût. Et toi alors?"


Le voyage avait duré quelques jours durant lesquels elle avait suivi une caravane de marchands. Jusque-là son impatience l'avait tenue debout et pleine d'énergie, mais elle commençait à accuser le coup, la fatigue se faisant sentir maintenant que le stress était retombé.
Quant à Kaan, il vivait à Gorka, d'où la question de Kolga, mais il avait aussi connu Sezni. Elle l'avait souvent harcelé pour qu'il lui décrive ses régions et lui raconte comment c'était de vivre là-bas. Il ne lui avait jamais trop donné de détails sur son passé par contre et à chaque fois qu'elle avait insisté ils avaient fini par se disputer donc elle avait dû accepter qu'elle ne pouvait pas tout connaître de lui. Elle avait fini par apprendre qu'il était Exempt quand sa fausse marque s'était estompée. Elle avait mal prit son mensonge et son manque de confiance, mais avait finalement dû se rendre à l'évidence : elle aurait fait exactement la même chose. Par contre Kolga ne considérait pas les Exempts comme inférieurs à elle ou comme des erreurs de la nature. Elle avait passé son enfance à penser qu'elle en deviendrait une, tout en sachant que comme elle était déjà esclave ça ne changerait pas grand chose à sa vie donc pour elle, ils faisaient partie de la même classe sociale.

Utilisant la main qui le tenait déjà, elle le tira en direction de la taverne qui leur servait de repaire chaque année. C'est qu'ils commençaient à avoir leurs petites habitudes tous les deux. Ils avaient fait les quatre-cents coups ensembles. Ils avaient arpenté Lucrezia des heures durant, fait des concours pour voir qui était capable de se faire le plus d'argent en volant des marchandises ou des bourses. Ils s'étaient lancé toutes sortes de défis plus ou moins dangereux qui s'étaient souvent terminés en fou rires. Ils avaient passé leurs nuits à refaire le monde et à faire l'amour et chaque année ils remettaient ça pour leur plus grand plaisir. Cette taverne avait vu les plans les plus rocambolesques voir le jour, elle les avait enivrés, réchauffés, rassurés. Ils avaient même leur table habituelle et leur ardoise qu'ils payaient toujours à la fin de la semaine. Lachlan en aurait été jaloux. Elle lui indiqua leur destination en pointant du doigt le bâtiment épais en pierre et bois qui débordait d'activité à cette heure.

"On a un an à rattraper, je préfère faire ça autour d'une bière."

Plus vite ils se seraient raconté leur année, ce qui du côté de Kolga ne serait pas très long, plus vite ils pourraient s'amuser. En attendant, elle préférait ne pas rester au milieu de la rue, là où ils commençaient à déranger les passants.  En plus elle commençait à fatiguer à force d'être debout et à avoir soif. Bref que de bonnes raisons pour s'installer dans une taverne dont les murs épais les isolerait un peu de la chaleur environnante à laquelle Kolga n'était pas habituée.

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Kaan Yasi
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~#~Sujet: Re: [FLASHBACK] C'est une romance d'aujourd'hui [Kaan/Kolga] Lun 20 Mar - 18:25

Elle s’imposait délicatement à son habitude… J’aimais chacun de ses petits gestes, des formulations abruptes de son vocabulaire, de sa simplicité de vie, de son frisson venant faire réagir tout son corps… J’avais l’impression d’être un musicien qui jouais une nouvelle fois un morceau. Le morceau ne change pas, les notes et le rythmes sont les mêmes mais chaque fois l’interprétation du musicien est unique. La puissance d’un forté, la délicatesse d’un pianissimo, et surtout le ressenti pour celui qui écoute. Et pour le coup, j’avais plutôt un bon public. Doucement, elle vient embrasser le bout de nez. Encore une de ses habitudes qui pourrait me manquer si on ne se voyait plus.

"Un peu long à mon goût. Et toi alors?"

Moi… Moi ça fait maintenant 5 mois que j’ai quitté Gorka pour venir ici car si je restais à Gorka, on risquait de tous finir esclaves voire même tués… Mais ça, je ne pouvais pas vraiment le dire. Pour elle, je ne vis que de petit vols. Elle ne sait rien de mon travail sur la libération des exempts ou même sur le fait qu’un certain nombre d’informations son revendues a ceux qui sont prêts à y mettre le prix. Pourquoi me direz-vous ? Après tout, je peux avoir confiance en elle, elle ne me trahira jamais… et bien simplement parce que si demain je devais lui apporter des problèmes je préfère que sous la torture elle ne puisse rien dévoiler. C’est égoïste de ma part ? Complètement… et j’en suis le premier navré. Mais j’ai été élevé dans le Sud. Si jamais quelqu’un arrivait à savoir que je suis et un Yasi et un exempt et que ça remonterait jusqu’à Sven, je peux dire adieu à ma vie et ma famille aussi… Donc autant dire que on va éviter tout ça… Elle en sait bien assez sur moi ma petite Ko… Pour une amourette en tout cas… qui sait dans le futur où j’en serais. Peut-être que la situation me permettra moins de mensonges.

« On a un an à rattraper, je préfère faire ça autour d'une bière. »

Elle me tira jusqu’à notre repaire… Oh oui je la connaissais cette taverne… Elle a autant de symbolique à mes yeux que l’approche des préparatifs pour la cérémonie. C’était la première année que j’étais ici et je pense bien que Edalf allait me demander de bien suivre chaque participant à la cérémonie pour les récupérer si leur marque ne se révélait pas… J’allais pas beaucoup dormir moi entre une chose et l’autre… Et il ne fallait pas que Kolga le sache… Putain de merde, pourquoi ça tombait aussi mal ? J’allais devoir jouer fin cette année. Réussir à profiter de son sommeil profond pour travailler à toute vitesse et espérer qu’elle me laisse dormir assez le matin… Ou que d’une façon habile j’arrive à relier les deux. Et merde… Poussant la porte de la taverne, on se dirigea vers notre table… par chance, personne pour nous faire chier… Il nous était déjà arrivé de se prendre la tête pour avoir cette table. Qu’est-ce qu’on n’a pas fait ici il faut dire… C’est tout une symbolique pour nous. Même le tavernier commençait à nous reconnaître, chaque année. En même temps, deux jeunes qui se permettent des ardoises faramineuses en une semaine et qui te donnent tout l’argent d’un seul coup en fin de semaine… Venant d’une quinzaine de bourses différentes… Oh, lui ne nous faisait pas chier, on lui faisait le chiffre du mois en une semaine ! Mais vivre la semaine avec l’adrénaline de ne pas savoir si on pourra rembourser le tavernier était notre manière de commencer celle-ci. Je la laissai s’asseoir et j’allai chercher deux bières, demander notre chambre et notre ardoise. En revenant, on pouvait commencer. Je m’assis, trinquai avec elle en la fixant du regard et glissai ma main dans mes cheveux tout en posant ma tête contre cette main. Une jambe caressant délicatement la jambe de la femme, je lui dis :

[color:6431=#0033ff]« Je n’ai pas vraiment voyagé… J’ai déménagé ici, à Lucrezia. Je vie dans un trou à rats mais bon, J’espère bien que c’est temporaire. Il y a plus de monde ici et… » Je lui montrai ma nouvelle marque calligraphiée avec perfection par Eldaf, remise à neuf tous les trois jours. Elle était plus vraie que nature.

« … Moins d’emmerdes… » Je repris une gorgée en lui souriant : « J’ai trouvé du monde avec qui m’amuser et survivre. Et je peux côtoyer un vieux copain d’enfance ici. Et puis j’aime bien ce mélange culturel… »

Me mordillant la lèvre inférieure j’ajoutai en rigolant à moitié : « Il y a pas mal de gens du Nord ici… Surtout de charmantes demoiselles. » Ou comment faire passer avec humour le fait que dans l’année, j’ai côtoyé deux-trois fois Nymeria, leur princesse. L’heureux fruit du hasard doublé du fait que je sais parler à ce genre de personnes assez respectueusement pour leur grade sans être dans l’exagération comme la plupart du bas peuple… Après tout, je devrais être quasiment du même statut social qu’elle si la vie ne me jouait pas autant de tours. À croire que j’avais une attirance pour la culture du Nord entre Ko et elle… Cette idée me faisait rire mais je laissai simplement passer un petit sourire joueur. Je me rapprochai d’elle pour lui prendre la main et jouer avec ses doigts.

« Sinon pas grand chose. Je n’ai pas vraiment développé mes pouvoirs cette année. Et toi, quoi de beau ? » Détendre l’atmosphère après ces retrouvailles toujours tant attendues. La remettre en confiance avec la capitale et qu'elle ne pense à rien à part à moi… Un vrai musicien je vous dis.
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Kolga Järvi
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~#~Sujet: Re: [FLASHBACK] C'est une romance d'aujourd'hui [Kaan/Kolga] Mar 21 Mar - 16:44

En entrant dans la taverne, Kolga ne put s’empêcher de marquer un petit temps d'arrêt pour s'imprégner de l'ambiance, de l'odeur, des sons. Tous ces paramètres qu'elle avait oubliés et qui d'un coup lui redevenaient familiers. Elle reconnut le patron et repéra rapidement qu'un des serveurs avait été remplacé. Les meubles eux, n'avaient pas bougé d'un poil. Tout était comme ils l'avaient laissé. Elle alla s'asseoir dans leur coin habituel pendant que Kaan récupérait boissons et clés de la chambre comme à chaque fois. Leur petite routine était comme un cocon qui l'envahissait dès qu'elle le revoyait : rassurant, doux et éphémère.

Quand il revint, elle cala une de ses jambes sous ses fesses, l'autre restant contre celle de Kaan. Ils trinquèrent et il commença à lui donner de ses nouvelles pendant qu'elle sirotait ce qui se révéla être une bière.

Kolga ne s'attendait pas à ce qu'il s'installe à Dahud, mais c'était bien pour lui, même s'il vivait dans des conditions moins bonnes qu'avant, il gagnait en tranquillité et en sécurité. Elle caressa le nouveau tatouage qu'il était en train de lui montrer en l'observant avec attention. Il était extrêmement bien réalisé. Même plus beau que celui de la jeune fille qui devait composer avec un bleu un peu trop clair à son goût. est-ce que quelque chose se passait bien entre Kolga et son don? Non pas vraiment. Au moins il avait le mérite d'être présent et elle ne crachait pas dessus. Elle était vraiment contente pour Kaan, c'était l'occasion de prendre un nouveau départ, de faire ce qu'il voulait de sa vie. Le genre d'occasion dont elle-même rêvait. Elle releva la tête pour se plonger dans le regard de son amant tout en continuant de l'écouter, jusqu'à ce qu'il mentionne les femmes du Nord. Elle tiqua. Si il avait l'occasion de côtoyer d'autres femmes ça ne la dérangeait pas, mais de là à l'évoquer devant elle... Il avait peut-être dit ça justement pour la rendre jalouse... Peu importait, pour le moment, elle était la seule à ses côtés. Elle ne se souvenait pas avoir entendu parler d'une ami d'enfance vivant dans cette ville avant aujourd'hui. C'était encore une fois super pour Kaan, ça pourrait lui donner des repères et l'aider à s'installer correctement. En fait, Kolga était presque jalouse de tout ce qui arrivait à son compagnon. Elle se dérida en entendant la suite. Sans blague, pas de manifestation soudaine d'un grand pouvoir? Étonnant. Ceci dit elle n'allait pas se moquer de lui parce qu'elle qui était censée être capable de s'améliorer stagnait carrément dans son apprentissage. A croire que le sang d'Exempte de sa mère l'avait contaminée, la condamnant à rester au bas de l’échelle toute sa vie. Comme quoi finalement, de ses deux parents foireux, c’était son père qui lui avait apporté le plus de bonnes choses. Merci papa merci maman comme on dit. Elle fit une petite moue avant de répondre :

"Oh tu sais, des dettes à payer, des tâches à accomplir, il ne se passe jamais rien dans ma vie."

Rien qui vaille la peine d'être raconté maintenant en tout cas. Ils auraient tout le temps du monde pour les petites anecdotes. Des comme ça elle en avait des centaines, c'était l'avantage de vivre de menus larcins. Elle but une gorgée avant de continuer, un grand sourire aux lèvres :

"Par contre toi! Tu te rends compte de la chance que tu as? C'est génial que tu sois ici, tu vas être tellement plus libre! Et avec cette marque personne ne peut t'arrêter."

Elle se tut un instant, en pleine réflexion. Il faudrait qu'il lui raconte comment il en était venu à prendre cette décision. Oh et aussi qui lui avait dessiné ce tatouage. C'était surement très cher! A moins qu'il n'ait rendu service à cette personne? Elle ne savait pas exactement comment il survivait pendant l'année quand ils n'était pas ensembles. Elle s'était toujours figuré qu'il devait faire un peu comme elle, le côté Exempt en plus.

Attendez. il lui avait quand même réservé une chambre, donc il ne voulait pas qu'elle passe la semaine chez lui. Il pouvait y avoir des millions de raisons à ça et elle ne s'inquiétait pas, mais quand même, un premier appartement à Lucrezia, elle voulait voir ça. Elle attrapa les clés qu'il avait récupérées plus tôt, les faisant balancer devant le visage de Kaan et lui dit sur un ton moqueur :

"En tout cas, je ne suis pas invitée apparemment."

Elle essayait de se convaincre qu'elle s'en fichait et qu'elle ne lui faisait la remarque que pour l'embêter, mais ça la vexait quand même un peu. C'est vrai quoi elle avait beau prendre les choses à la légère, elle était très attachée à Kaan. C'était leur relation qui n'avait pas de valeur pour elle, pas leurs sentiments. Ils auraient pu arrêter complètement de se voir sans que ça la dérange, mais en le recroisant quelques années plus tard, elle aurait toujours eu le même plaisir à le voir, à passer du temps avec lui et elle aurait été très déçue d'apprendre qu'il n'était pas de cet avis.

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Kaan Yasi
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~#~Sujet: Re: [FLASHBACK] C'est une romance d'aujourd'hui [Kaan/Kolga] Sam 25 Mar - 9:01

J’avais touché à sa jalousie. Je le voyais à ses micro réactions sur son visage. Il était vrai que cette année avait sûrement été l’année la plus décisive pour moi. Celle d’un nouveau tournant. Presque une nouvelle vie… Et même si elle n’était pas d’une grande qualité, elle était au moins en accord avec ce que je voulais devenir. En accord avec mes idéologies, avec mes principes et même avec moi-même… Retrouver des personnes du sud, aussi étrangères peuvent-elles être à mes yeux, rencontrer du monde et écouter leurs histoires. Avancer dans un but d’harmonie pour la grandeur du sud. C’était une guerre qui se passerait sans que j’ai du sang sur les mains. J’avais la chance de pouvoir me le permettre et j’espérais bien utiliser l’ensemble de mes compétences pour que ça reste ainsi. Elle, dans sa bouche, sa vie avait l’air tellement plus… Triste… Comme si depuis nos 15 ans sa situation n’avait jamais changé. Un certain pincement au cœur se créa… Était-ce à moi de lui proposer de changer de vie ? Est-ce que je pouvais me permettre de la laisser dans ses conditions actuelles de travail ? Mais… Est-ce que si jamais on faisait ça, cela ne nous détruirait pas ? Notre relation fonctionne parce que l'on se voit rarement. Je ne veux pas la perdre pour avoir essayé de trop bien faire… Et la connaissant, elle serait capable de mal le prendre… Cela briderait sa liberté… Peut-être qu'elle ne veut pas avoir de dette envers moi... Un couplet que j’avais déjà entendu en voulant trop bien faire.

Elle prit délicatement les clés de notre chambre sur la table et me dit d’un ton moqueur en me les montrant qu’elle n’était pas invitée chez moi… Le prenait-telle vraiment mal que je lui ne présente pas un trou à rat ? Je veux dire, mon appartement n’a rien de bien à lui proposer… Elle qui a l’habitude de sa chambre en Vainui… Là je ne peux même pas lui proposer un matelas confortable… Je voulais à tout prix lui faire comprendre que c'était par question de pratique que j’avais réserver la chambre… Et par nostalgie. D’un geste rapide et précis, je callai la base de son index entre mes dents. Sans appuyer pour ne pas lui faire mal, je laissai glisser mes lèvres sur le long de son doigt pour lui faire tourner la main délicatement et venir frotter ma joue dans le creux de sa main comme l’aurait fait un félin. Laissant un blanc de plusieurs secondes depuis que j’avais mordiller son index, je la regardai dans le fond des yeux je finis par lui dire d’une voix suave et mielleuse :


« Kolga… Je ne veux pas briser nos petites manies par ma nouvelle situation… »


D’un geste doux je viens lécher de la pointe de ma langue le haut de son pouce se trouvant quasiment au niveau de ma bouche avant de lui faire un sourire se voulant charmeur. Je voulais qu'elle se recentre sur moi et pas sur ce qui gravitait autour. C’était bien peu de choses après ce qu’on avait vécu… Je ne voulais plus me prendre la tête avec elle… Notre temps était trop compté côte à côte.

Au fond de moi, je me disais que je m’investissais trop dans cette relation… Que ce ne serait jamais grand-chose de plus qu’un jeu de plus à ses yeux. Je laissai un nouveau blanc assez long comme pour appuyer une réflexion ou offrir un temps de répit. Sans la lâcher du regard, avec toujours la même tendresse, je lui finis par dire :


« Alors… Tu veux qu’on fasse quoi maintenant ? »

Je préférais la laisser mener la danse. Après tout, il fallait se faire désirer un peu… Et ça lui donnait l’illusion de contrôlrt la situation. Et quand une femme a l’impression de contrôler ce qui l’entoure, elle est plus sûre d’elle. Et tout ce que je voulais c’était quelle se sente à l’aise.

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~#~Sujet: Re: [FLASHBACK] C'est une romance d'aujourd'hui [Kaan/Kolga] Mar 28 Mar - 15:08

Kolga se dérida quand il commença à jouer avec ses doigts, les taquinant du bout des lèvres. Elle savait qu'il faisait ça pour lui changer les idées et pour qu'elle se concentre sur lui plutôt que sur l'excuse qu'il venait de lui sortir, mais après tout c'était elle qui lui avait toujours demandé de l'indépendance. Elle qui donnait toujours l'impression de ne rien vouloir de plus, qui ne manifestait aucun attachement réel envers lui. Depuis le début de leur relation, elle le rejetait chaque fois qu'il faisait quelque chose de trop sérieux. Aujourd'hui il lui retournait simplement la pareille, certainement pas dans le but de la blesser, mais juste, comme il le disait, parce que ce n'était pas dans leurs habitudes. Bien sûr elle aurait aimé qu'il change tout ça, qu'il lui dise qu'il voulait plus et qu'il était temps qu'elle choisisse entre sa liberté et lui. Quoique non, peut-être pas. En fait, avant qu'il ne lui refuse un ticket vers sa routine à lui, elle n'avait jamais réfléchi à un futur avec Kaan. Pour sa défense, elle évitait de trop penser au futur tout court parce que ce qu'elle y voyait était trop déprimant. Elle préférait vivre au jour le jour, là où seuls ses choix pouvaient lui causer des problèmes. Tout ce qu'elle savait, c'était que le présent était plus doux quand il était avec elle et qu'elle n'aurait pas été contre l'idée de ressentir ça plus souvent ou plus longtemps, mais de là à s'engager? Non, ça n'était vraiment pas pour elle, ni pour lui d'ailleurs de ce qu'elle savait. C'était idiot de penser à ça, ça ne leur correspondait juste pas du tout. Bref, elle ne pouvait pas se plaindre puisque c'était à cause d'elle que les choses se déroulaient ainsi.

Le sourire était déjà là avant qu'il ne pose la question, mais il se transforma en une mine malicieuse qui faisait apparaître les fossettes de Kolga. Elle récupéra sa main pour lui caresser la joue tout en rapprochant sa chaise afin de caler ses jambes sur les siennes et commencer à l'embrasser. Le baiser fut doux au départ, puis gagna en passion. yeux fermés et oubliant presque de respirer, Kolga jouissait de chaque seconde, mordillant la lèvre inférieure de son partenaire à plusieurs reprises et jouant avec sa langue. Une de ses mains était descendue pour s’agripper aux vêtements de Kaan, l'autre avait glissé de la joue vers la nuque et continuait sa caresse vers son torse. Elle s'arrêta brusquement un instant plus tard, espérant bien qu'il serait plus frustré qu'elle :

"Déjà, je voulais faire ça"

Elle finit sa bière d'un trait, grimaçant à cause de l'amertume, mais la remerciant d'apaiser un peu l'excitation provoquée par le baiser. Elle avait prévu de s'en aller très prochainement et il était hors de question de gaspiller une boisson qu'elle allait payer. Elle se rassit droite sur sa chaise avant de lui annoncer ce qu'elle avait prévu pour la suite. :

"Je te propose une course, pour vérifier qu'en vivant à Lucrezia tu t'es pas empâté." Elle rit en lui tapotant le ventre. Bon, au toucher et à vue de nez, elle n'avait rien à lui reprocher, mais ça elle n'allait pas le dire. Elle n'allait pas non plus lui dire que là, maintenant, tout de suite elle n'avait qu'une envie : monter dans la chambre. Ils auraient toute la nuit pour ça et c'était bien plus drôle de le rendre fou avec un avant-goût. "Dooooooooonc..." Elle réfléchissait encore à l'arrivée qu'elle pourrait lui proposer."On va dire que le premier qui arrive devant les palais des représentants a gagné."

Kolga lança un clin d'oeil à kaan et se leva en chuchotant "Top départ" avant de quitter la taverne avec précipitation. Elle avait une idée derrière la tête en lui proposant cette course : une fois devant les palais, elle lui proposerait de visiter. Elle n'osait pas imaginer ce qu'il se passerait si ils se faisaient prendre, mais ça n'allait pas arriver de toute façon n'est-ce-pas? Ces lieux faisaient rêver la petite fille en elle. Combien de temps avait-elle espéré en secret qu'elle était la bâtarde d'un des représentants et qu'il viendrait la récupérer dès qu'il apprendrait la nouvelle de sa naissance. Aujourd'hui elle savait que son géniteur n'était surement qu'un moins que rien et elle ne voulait pas d'informations sur lui, elle ne voulait pas être déçue en découvrant ses origines. Mieux valait rester la fille de personne.

Elle commença son chemin assez lentement pour vérifier que Kaan l'avait suivie (parce que bon, gagner une course à laquelle on participe seule c'est un peu nul) puis accéléra pour arriver le plus vite possible devant les bâtiments imposants. Elle évitait les passants de son mieux et s'excusait avec un grand sourire, mais sans s'arrêter, quand elle en bousculait un. Plusieurs personnes lui crièrent dessus pour qu'elle arrête de courir, mais il était hors de question qu'elle perde, sinon ce serait à Kaan de choisir la suite des événements.
Quand elle arriva enfin, elle resta un peu en retrait de la grande porte gardée pour ne pas se faire remarquer et reprit son souffle, cherchant Kaan du regard. Ne le trouvant pas, elle en déduit qu'elle avait gagné et reporta son regard sur les murs immenses qui la surplombait. Même la façade était magnifique. Elle qui vivait dans une maison certes très décorée, mais pas avec le meilleur goût, n'arrivait pas à s'imaginer à quoi l'intérieur pouvait ressembler. Il y avait des rumeurs bien sûr, mais qui avait déjà eu l'occasion d'entrer à part les domestiques? Même si elle ne voyait que la grande cour ou les jardins elle serait heureuse. Là d'où elle venait, tout était froid et austère. Elle voulait voir des fleurs, des fontaines, des couleurs chatoyantes. Kaan ne pourrait pas lui refuser ça si?

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~#~Sujet: Re: [FLASHBACK] C'est une romance d'aujourd'hui [Kaan/Kolga] Sam 1 Avr - 22:55

Elle avait le don de me faire perdre la tête en un sourire. Ce petit sourire malicieux… je le connaissais par cœur. Il voulait dire « on va enfin jouer », dans ma tête ça sonnait plutôt « ça fait un an que j’attends ça ». Tout aussi habilement et délicatement que j’avais pu être avec elle quand il a fallu lui changer les idées, elle vient se poser contre moi. J’étais sur un petit nuage. Naturellement, ma main vient se glisser contre son corps profitant au maximum de chaque seconde du baiser, glissant mon autre main dans son cou. Elle était si mignonne… J’aurais aimé avoir le droit à ce genre de dessert plus souvent. Comme si on abusait d’un gâteau. Je frissonnai de tout mon être sous la passion et la sensualité du baiser… J’aurais aimé qu’on monte tout de suite dans la chambre… Lui rappeler à quel point je la connaissais et qu'on passait du bon temps quand on était aussi proches. D’un coup, elle arrêta le baiser. Pitié faites qu’elle me demande de monter dans la chambre…

« Déjà, je voulais faire ça »

Et moi donc… j’aurais voulu continuer à faire ça pendant des heures… encore et encore… Mais j’avais décidé de lui laisser la main pour commencer nos jeux. Je la regardai boire en s’écartant de moi. J’en voulais tellement plus…

"Je te propose une course, pour vérifier qu'en vivant à Lucrezia tu t'es pas empâté."

C’est ça aussi de la laisser décider… on n’a pas toujours ce qu’on veut ! Ça me rendait fou mais je savais que plus elle m’allumait de la sorte, plus je me vengerai le moment venu. Mais pourquoi avoir bu sa bière d’une traite ? On avait le temps de finir nos verres… je repris une gorgée en sentant sa main se balader sur mon torse. J’aimais ce contact si simple… il n’avait pourtant rien d’exceptionnel. C’était déroutant de voir l’attachement que j’avais pour elle malgré notre indépendance… Après ces quelques jours, elle repartirait et ça recommencerait l’année suivante.

"Doooooooonc… On va dire que le premier qui arrive devant les palais des représentants a gagné."

Au palais ? Ça va, ce n’était pas trop loin. Par contre il n’y avait pas vraiment de raccourci… à part les toits… Mais à cette heure-là, c’était déconseiller… Bon, au moins j’avais l’avantage physique par rapport à elle. Il ne me serait pas trop difficile de la dépasser. Même si elle est plus fine, j’avais plus l’habitude de courir… Un premier défi qui me donnerait la main facilement. Je repris doucement une gorgée de bière sans vraiment faire attention. Elle se releva et vint me chuchoter à l’oreille : "Top départ". Avant de partir en courant à toute vitesse… La vache ! J’étais pris de cours… je finis ma bière d’une traite, lui laissant un peu d’avance avant de la poursuivre… Et après tout, j’avais payé pour cette bière ! Je n’allais pas la perdre sachant que je pouvais et gagner et la finir… Courant aussi vite que possible, je tombai sur ce que je redoutais le plus… une foule monstrueuse dans l’avenue principale. C’était plus l’art de se faufiler qu’autre chose. Et merde je l’avais sous-estimée ! Faisant aussi vite que possible, je la voyais devant moi bousculer les gens. Elle n’allait pas me solder cette manche… Finalement, j’avais trop de retard… Cette manche était pour elle. Fait chier… alors quitte à perdre, autant jouer un peu. Je ne me fis pas remarquer, restant caché, près de la population. Comme si j’avais beaucoup de retard… Elle finit par se retourner pour contempler le château. Oh je ne suis jamais rentré dans ce château, j’étais trop jeune et je ne sortais pas vraiment du Sud à l’époque… Mais ça éveillait en moins quelques souvenirs… Bien des souvenirs que j’aurais préféré ne jamais faire resurgir… Surtout avec Kolga pas très loin… Mon passé avait déjà été l’objet de bien des disputes entre nous mais je le gardais comme l’ultime rempart de mon mystère. Jamais elle ne devait connaître mes origines… Jamais elle ne devait savoir pour ma famille. Et je suis persuadé qu’elle préférait penser que l’on avait vécu la même enfance : pauvre, des parents peu présents et une enfance sans intérêt, hormis la souffrance et la privation de liberté… J’aurais aimé qu’elle sache tout… Qu’il n’existe aucun secret entre elle et moi… Qui sait, même si j’avais eu la chance de développer des pouvoirs d’Eau, j’aurais sûrement apprécié de faire de cette relation autre chose qu’une simple amourette suite à notre cérémonie. Mais avec des si on refait le monde en un instant… La vie était celle-là et on ne pouvait rien y faire à part subir et apprécier…

Doucement, je finis par me rapprocher d’elle discrètement. Elle, trop occupée à contempler l’édifice massif qui se présentait devant elle… Est-ce que la vue d’un pareil bâtiment pour quelqu’un qui n’est jamais rentrer dans un palais est si impressionnant ? Je ne m’en rendais pas vraiment compte mais cela m’offrait un parfait champ libre. Sans faire un bruit, j’arrivai dans son dos et vins lui enserrer le cou puis le ventre pour la coller contre moi. Délicatement, je vins lui chuchoter dans le creux de l’oreille :
« alors, on ne surveille plus ses arrières, ma belle ? » Avant de la relâcher lentement pour la voir de face en rigolant. J’avais senti le tressaillement de peur qu’elle avait exprimé quand je l’ai touchée. On ne fait pas des désavantages pareils pour un défi sans en payer le prix… Tendrement, je viens lui reprendre la main et lui dis, enjoué :

« Bon, t'as gagné cette manche, même si ce n’était pas très honnête de ta part ma chère… alors dis-moi maintenant ce qu’on fait madame je triche pour réussir les défis ? »


Je lui tirai la langue. Oui, j’étais mauvais perdant… oh pas au point de lui en vouloir réellement. Mais assez pour le lui faire remarquer.

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Kolga Järvi
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~#~Sujet: Re: [FLASHBACK] C'est une romance d'aujourd'hui [Kaan/Kolga] Dim 2 Avr - 15:26

Kolga commençait à s'impatienter. Il s'était perdu ou quoi? Pour un résident de la ville, il aurait dû avoir honte. D'ailleurs, il courrait plus vite qu'elle, ça cachait quelque chose. Soit il avait décidé d'être poli et de ne bousculer personne et dans ce cas il était devenu vraiment ennuyeux, soit il avait décidé de ne pas la suivre, mais ça c'était vraiment peu plausible au vu des événements précédents, soit il était en train de préparer un mauvais coup. Soudain quelqu'un passa sa main autour de son cou, la faisant sursauter. Elle comprit un peu tard de qui s'agissait son agresseur en reconnaissant le deuxième bras venu se placer sur son ventre. Troisième proposition alors. Quel brigand! La peur lui avait coupé le souffle et elle se retourna vers lui, une expression encore choquée sur le visage. Elle se serait énervée s'il n'avait pas eu ce petit sourire moqueur du mec qui est fier d'avoir réussi à se venger. Elle lui lança quand même un regard noir, sous-entendu "plus jamais tu me fais ça sinon ça sera mon tour de me venger et tu feras moins le malin", mais se radoucit quand il lui prit la main. Elle se colla un peu plus contre lui. Impossible de lui en vouloir plus longtemps. Un faux air outré sur le visage, elle lui répondit :

"Triché moi? Comment tu peux dire ça? C'est pas ma faute si t'es un gros balourd mon cher."

Elle lui tira la langue à son tour avant de commencer à vendre son idée. Kaan n'accepterait jamais d'entrer dans un des palais juste pour ses beaux yeux. Il n'était pas aussi intrigué qu'elle par les manières de vivre des gens plus hauts-placés. Pendant qu'elle rêvait de quitter sa misère, il ne semblait pas avoir besoin de beaucoup plus pour vivre. En tout cas, c'était l'image qu'elle avait de lui, quelqu'un qui se contente de ce qu'il a et qui obtient ce qu'il veut. Ceci dit, elle ne prétendait pas tout savoir de lui ou de ses opinions étant donné qu'elle le voyait 5 jours par an. Dans tous les cas, étant exempt libre alors qu'elle possédait un élément et était déjà esclave, il avait toujours été un peu plus méfiant et prudent qu'elle. Elle se détacha de lui, gardant sa main dans la sienne et commença à se balader autour du grand bâtiment.

"Tu vois, je suis contente de choisir notre prochaine activité, parce qu'il y a une chose que j'ai très envie de faire... Non je pense pas que tu sois capable de m'offrir ce que je veux cette fois..."

Elle le mena l'air de rien en direction des échoppes pour ne pas attirer trop son attention sur les palais.

"En fait je pense pas  que tu aies le courage de relever ce défi. Du coup je sais pas... Non ça sert à rien de t'en parler tu vas pas vouloir."

Bien sûr son but était d'attiser la curiosité de Kaan. Même si elle savait qu'il allait comprendre son petit jeu, en partie d'ailleurs parce qu'elle répétait le même manège à chaque fois qu'elle voulait lui proposer quelque chose d'un peu trop dangereux, elle espérait qu'il serait assez attiré pour chercher à savoir ce qu'elle voulait faire. Et ensuite, peut-être qu'elle pourrait le convaincre qui sait? En attendant, il fallait qu'elle trouve une diversion avant qu'il n'aie le temps de répliquer.

En passant devant un fleuriste, Kolga remarqua un bouquet magnifique. Elle lâcha Kaan un instant pour s'arrêter et se pencha afin mieux sentir le parfum doux émanant de ces fleurs dont elle ne connaissait absolument pas le nom. Profitant d'un moment d'inattention du vendeur, elle se releva, une fleur blanche en main et s'éloigna l'air de rien. Un clin d’œil plus tard, elle rejoint son compagnon :

"nouveau défi, montre moi ce que tu sais faire." Elle huma une dernière fois la plante avant de la fixer à sa ceinture.

Si son plan marchait, il allait d'abord voler quelque chose de cher et difficilement accessible pur lui prouver qu'il était capable de faire n'importe quoi, puis il lui demanderait en quoi consistait ce fameux défi soit-disant hors de sa portée. Si ça ne fonctionnait pas, alors Kaan n'était pas un de ces hommes prêts à tout pour montrer qu'ils sont les plus forts, ce qui n'était pas plus mal au final. Dans tous les cas, Kolga ne serait pas perdante et elle trouverait bien un moyen d'entrer dans ce fichu palais.

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~#~Sujet: Re: [FLASHBACK] C'est une romance d'aujourd'hui [Kaan/Kolga] Lun 3 Avr - 13:38

Elle me lança un regard noir. Oh oui je savais très bien qu’elle n’avait pas apprécié ça… Mais à partir de maintenant, je ne la laisserai plus tricher si facilement. Maintenant, si elle voulait gagner, il faudrait qu’elle joue vraiment. Je jouais calmement avec sa main avant qu’elle ne me réponde. Moi ? Un gros balourd ? Et puis quoi encore ! Si j’avais bien des vices, la gourmandise n’en était pas un. La luxure, beaucoup plus… On se balada calmement dans les rues proches du château. J’avais toujours été intransigeant concernant les palais. Je ne voulais pas y mettre les pieds. Même dans la cour extérieure. Je me connaissais trop… ce serait trop de nostalgie, trop de risques de griller ma couverture, trop de chances qui nous arrivent des emmerdes… Et je voulais à tout prix effacer cette partie de ma vie face à Kolga. Quitte à s’engueuler… S’il y a bien un sujet sur lequel je ne la suivrais jamais, ce serait bien celui-ci… Mais on s’écarta de l’entrée des palais. Elle avait sûrement compris depuis le temps…
"Tu vois, je suis contente de choisir notre prochaine activité, parce qu'il y a une chose que j'ai très envie de faire... Non je pense pas que tu sois capable de m'offrir ce que je veux cette fois... En fait je pense pas que tu aies le courage de relever ce défi. Du coup je sais pas... Non ça sert à rien de t'en parler tu vas pas vouloir"

Tout ce que tu veux ma belle… Sauf quelque chose en rapport avec le palais. Je peux gravir une montagne à mains nues si c’est ce que t’as envie de me faire subir. Voire même de voler une arme à son un garde. Je sais très bien que quand elle joue avec mes nerfs ainsi, c’est qu’elle veut quelque chose de compliqué… Elle me faisait le coup régulièrement. Par manie, je passai ma main dans mes cheveux en regardant les échoppes, inspectant les passants…
Elle partit doucement en direction d’un fleuriste. J’en profitai pour observer ce qui se passait autour de moi. Quelque peu amusé de la situation, je la vis revenir, une magnifique fleur blanche à la main qu'elle s’amusait à humer. Elle était si mignonne… puis elle vient me dire, un clin d’œil plus tard :

"nouveau défi, montre-moi ce que tu sais faire."
J’avais pu observer les gens dans la rue. Je savais quoi faire. Et je savais comment la faire rager. Je vins l’embrasser assez langoureusement, récupérant la fleur qu’elle venait d’attacher à sa ceinture, sans qu’elle ne s’en rende vraiment compte. Je lui fis un clin d’œil et partis rapidement dans la rue, comme si j’étais pressé. Les gens sont moins réceptifs au toucher s’ils sont également touchés autre part, ou s’ils se font mal. Et moi je comptais bien mettre la barre haute. Dans un mouvement brusque et rapide, je bousculai une dame. Elle était déjà ma proie mais ne le savait pas encore… Elle avait une bonne trentaine d’années. Sûrement délaissée par son mari venu faire des courses pour le repas du jour. Mais ce qui m’intéressait c’était bien sa main. Une alliance et une autre bague ornée d’une pierre rouge… Un rubis peut-être. Mais le but était d’être assez fin. Alors que je la bousculai violemment, elle commença à tomber. J’essayai de la rattraper par la main qu’elle tendait vers moi. Je la rattrapai maladroitement, retirant les deux anneaux de ses doigts et la laissant tomber au sol. Je me précipitai vers elle rangeant les deux anneaux dans ma poche. Tout cela en à peine quelques secondes… J’avais vraiment un certain talent pour le vol. La mine inquiète et confuse, je me précipitai pour l’aider à se relever.

« Madame, je suis désolé, je ne vous ai pas vue. Laissez-moi vous aider à ramasser vos affaires… »

Je ramassai rapidement les quelques courses qui étaient tombées au sol et l’aidai à se relever.

« Vraiment je suis confus, je voulais ramener au plus vite cette fleur à ma compagne… Tenez, c’est bien peu de chose que je peux vous offrir pour ma maladresse… »

Je lui tendis la fleur, un grand sourire aux lèvres. Il fallait être doux et rassurant. Une présence que la femme apprécierait assez pour ne pas se concentrer sur ses bijoux manquants. J’étais quelque part désolé pour elle, mais c’était le dur jeu de la rue… Et puis les bijoux, c’est juste une marque de richesse… Rien de plus. Elle accepta la fleur et commença à repartir. Je ne serais à jamais qu’un sourire perdu à ses yeux. Un inconnu de plus dans sa vie. Et elle, elle était mon passe-droit pour Kolga.
Je retournai jusqu’à ma jeune Eau préférée et, un sourire en coin, je lui chuchotai :

« Alors, ça te suffit ma belle ? »
Avant de discrètement glisser les deux anneaux dans le creux de sa main. Je n’étais même pas sûr que elle avait réussi à voir quoi que ce soit tant la vitesse et le doigté étaient assurés. En temps réel, je n’aimais pas le vol, même si j’étais bon à ça… Je trouve que dépouiller les gens est quelque chose de barbare et de peu honorable… Quitte à me mettre dans l’embarra financièrement, je préférais largement ma vie d’espion… Je ne me sentais pas impacté directement. Mais quand j’étais près de Kolga, tout changeait… Ce n’était plus du vol, c’était du jeu. Ce n’était plus de la barbarie mais une façon de lui prouver que j’étais prêt aux plus grandes folies pour ses yeux. Mais je préférais qu'elle pense que je vivais comme cela en permanence. Après tout, être hors-la-loi, ça offre un charisme certain… Et j’étais prêt à tout pour qu’elle ne s’ennuie pas et que l’on recommence l’année suivante.

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~#~Sujet: Re: [FLASHBACK] C'est une romance d'aujourd'hui [Kaan/Kolga] Ven 7 Avr - 13:26

Kaan l'embrassa encore une fois, sans qu'elle sache vraiment ce que ça signifiait. Allait-il accepter ce défi? Apparemment oui puisqu'il s'éloigna en adoptant une démarche rapide. Kolga le suivit de loin pour observer. Il utilisait toujours des méthodes très discrètes et assez élégantes. Elle le vit bousculer une femme d'âge mûr. Voila, c'était donc sa cible. Il l'aida à ramasser ses affaires et à se relever. Kolga n'en vit pas plus, mais elle se doutait qu'il avait profité de la distraction pour subtiliser un objet quelconque. Il lui offrit une fleur pour se faire pardonner et revint vers elle. Attendez... Une fleur? Le temps que Kolga baisse la tête vers sa ceinture et constate que son trophée avait disparu, Kaan était déjà de retour. Elle l'accueillit avec une moue boudeuse, jusqu'à ce qu'elle regarde ce qu'il avait mis dans sa main. Deux anneaux en or, dont une alliance. Elle savait le doigté que demandait le vol de bijoux, c'était donc une très bonne performance. Elle essaya de les passer à son doigt, mais ils étaient trop grand. tant pis, leur vente leur rapporterait pas mal d'argent. Elle avait quelques scrupules qui apparemment ne touchaient pas son compagnon quant aux objets sentimentaux, mais maintenant que le mal était fait et que ça lui permettrait de payer son séjour, elle s'en fichait un peu. En tout cas, il avait relevé le défi avec brio. Ceci dit, elle n'allait pas non plus le féliciter alors qu'il n'attendait que ça :

"Mouai, pas mal. T'as quand même perdu ma fleur."

Elle leva la tête pour estimer le temps qu'il leur restait avant la tombée de la nuit. Trop peu de temps malheureusement. C'était trop tard pour s'introduire dans les palais, elle voulait les voir en pleine journée. Il lui restait quelques jours pour travailler Kaan au corps afin qu'il accepte. En attendant, cet horaire là était parfait pour visiter une autre partie de la ville : le quartier Sud. Pendant la journée, il n'était pas très sympa, mais la nuit, ses rues étaient de loin les plus animées. Kolga fourra les deux bagues dans sa bourse et prit la main de Kaan avant de l'embrasser. Elle profita de la proximité de leurs visages pour lui chuchoter à l'oreille :

"Quartier Sud?"

Puis sans vraiment attendre de réponse elle commença à avancer à travers la foule qui commençait à se disperser. En marchant tranquillement, ils arriveraient à destination pile au moment où les travailleuses de la rue des plaisirs commenceraient à sortir. Kolga aimait l'ambiance de ce quartier, le danger, l'euphorie omniprésente, la grisaient. C'était donc parfait pour se préparer à une nuit blanche. Parce que non, elle ne comptait pas laisser Kaan se reposer, il aurait tout le temps de dormir le lendemain matin. EN chemin, elle lui posa quelques questions sur sa nouvelle vie ici, à Lucrezia :

"Du coup, comment ça s'est fait ton déménagement? C'est un grand changement tu as du avoir besoin d'aide non? J'imagine que la personne qui as dessiné ta marque t'a aidé à prendre ta décision. C'est beaucoup plus simple comme ça."


Elle avait sincèrement envie d'en savoir plus, ce n'était pas juste de la curiosité. Elle avait un peu peur d'ailleurs de se heurter au même mur que lorsqu'elle lui posait des questions sur son passé, auquel cas elle serait bien obligée de laisser tomber. Au fond, Kaan était un mystère pour elle, elle ne connaissait que ce qu'elle voyait et  ça l'attristait un peu puisqu'elle ne lui avait jamais rien caché. Elle avait parfois l'impression que la confiance n'était pas réciproque dans leur relation et c’était assez effrayant de savoir qu'une des rares personnes dont elle ne se méfiait pas ne la laissait pas plus s'approcher que ça.
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Kaan Yasi
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~#~Sujet: Re: [FLASHBACK] C'est une romance d'aujourd'hui [Kaan/Kolga] Lun 1 Mai - 20:52

Je pouvais savoir à quel point elle était vexée que je relève son défi avec autant de facilité… Elle essaya de mettre les bagues doucement. Aucune chance… Ses mains étaient beaucoup trop fines… à chaque fois que j’ai dû trouver des bagues à sa taille pour lui offrir, il m’avait fallu aller chercher chez les personnes de haute stature… Celles dont le corps était aussi fin que les conventions le demandaient… et dont la finesse des doigts avait été travaillée par les clavecins. Elle aurait été une joueuse hors pair si on lui avait appris assez tôt… Ses mains étaient des perfections pour les instruments à touches. Et elle avait l’originalité et la créativité débordante. Tant de gâchis par manque de moyens… J’aimerais tant lui offrir cette vie… Oh pas forcement à mes côtés… Moi je ne suis que son confident. Son amant… Mais je tiens tellement à elle… Si seulement elle avait eu mon passé, mon éducation… Elle, elle avait réussi à obtenir sa marque. Et celle de ses origines qui puis est ! Elle avait la beauté des princesses du Nord, la délicatesse de leur peau… Dans un autre monde, avec la bonne éducation, elle aurait été reine ! Peut-être même bien plus que je serais jamais prince dans n’importe quel univers… Mais non. Nous étions juste les deux ratés d’un monde qui à préféré se jouer de nous. C’est sûrement pour cela que je l’apprécie tant… Parce qu’elle me ressemble… Parce qu’elle me comprend malgré nos différences d’éducation, de savoir vivre et même de valeurs. Le Nord et le Sud ne seraient-ils pas si éloignés ? Deux facettes d’une même pièce… j’aime à le croire. Tout comme j’aime à croire qu'on continuera à se voir de cette façon encore longtemps… Mais j’en voulais plus… Une fois par an, c’est tellement peu ! Elle me fit une moue boudeuse… alors ma belle ? On ne sait pas garder son trophée auprès de son amant ? Quelque peu satisfait elle vient me chuchoter « Quartier Sud ? »

Hmm en voilà une bonne idée… allons jouer avec le quartier le plus dangereux de la ville ! De quoi stimuler mon envie de jeu. Et de me tenir éveillé… parce que je commençais à la connaitre la jeune femme… le premier soir, je n’ai pas intérêt à lui dire que je veux dormir… à vrai dire, après cinq ans j’imaginais commencer à la connaitre dans nos quelques jours de couple… Elle commença à partir devant sans même attendre ma réponse. Comme si j’allais refuser après tout ! Je la suivis doucement, faisant bien attention à toutes les personnes qui nous entouraient. Ici les voleurs à la tir sont plutôt doués ! Surtout à cette heure-ci… et surtout quand je n’avais plus d’argent. Les métiers de nuit commençaient ici… C’était un peu le seul moment où on était tout les deux plongés dans nos éléments respectifs au même endroit… Elle avec la prostitution et moi avec le vol et l’espionnage… Assez assuré de ces rues que je commençais à bien connaître, je lui pris la main comme pour la guider.

"Du coup, comment ça s'est fait ton déménagement ? C'est un grand changement tu as du avoir besoin d'aide non ? J'imagine que la personne qui a dessiné ta marque t'a aidé à prendre ta décision. C'est beaucoup plus simple comme ça."


Elle savait que je n’aimais pas parler de moi… mais bon je n'allais pas lui refuser ça. Après tout, c’était important… et c’était tout aussi important qu’elle le sache. Si jamais un jour elle ne me retrouvait pas à un de nos rendez-vous : qu’elle sache ou chercher…


« Bas tu sais… je n’ai jamais vraiment eu beaucoup d’affaires donc en soi c’était pas ça qui était dur… Mais oui t'as raison : c’est le dessinateur qui a décidé de venir ici. Vu qu’il m’hébergeait à l’époque, je me suis dit que l’Est n'avait plus rien à m’apprendre réellement et que sous le nez de tout le monde, on était plus discret pour mener ça petite vie… Du coup il a ouvert une boutique où il vend ses prestations de peintre, sculpteur, et pour les plus riches de la société de tatouages. Mais c’est énormément contrôlé pour éviter tout débordement… de fausses marques… m’enfin vu les sommes à débourser, il n’existe aucun exempt qui peut se payer ça ! Il a un tout petit nom pour l’instant mais arrive à faire vivre sa famille avec… il a appelé sa boutique quatre cent rêves plus tard… Il est un peu particulier mais prend la vie avec beaucoup de philosophie. »


Je laissai passer un blanc pensif. Il était tellement important à mes yeux… Je ne serais peut-être plus là sans lui… Et lui est persuadé que je ne lui dois rien… C’est bien la seule chose d’extraordinaire qui me soit arrivée depuis que j’ai quitté le Sud…

« … Je l’aime énormément pour ce qu’il a fait pour moi. »

J’avais quelque peu négligé mon attention pendant ces quelques minutes de réflexion. En face de moi il y avait une montagne de muscles. Merde pas lui ! Il se dirigeait vers nous… Je me pétrifiai en le voyant nous arriver dessus. Pourquoi maintenant ? Pas le temps. Je criai en tirant sur la main de Kolga :

« COURS ! »


Je commençai à partir à toute vitesse dans la foule, réfléchissant par où il pourrait perdre ma trace au plus vite. Il nous talonnait méchamment et m’avait bien reconnu. Putain mais ce n’est pas permis une malchance pareille ! Tout ça parce que je l’ai arnaqué aux cartes… Fait chier…

La densité des personnes ici était trop embarrassante pour avancer convenablement sans risquer de se faire arrêter par une personne cherchant la bagarre. La rue à droite. J’eus à peine le temps de dire à Kolga :

« Par ici »


Pour lui indiquer que l'on tournait à droite. Il y avait moins de monde ici. De quoi courir plus vite… Au bout de la rue, un mur que l’on ne pouvait pas vraiment escalader. Par contre je sais très bien que la porte à côté est ouverte. C’est la maison d’une prostituée avec qui j’ai déjà « discuté »… On rentra dans la maison sans crier gare alors qu’elle était en plein travail. Je criai à Kolga :

« Monte à l’étage, ouvre la fenêtre au fond et passe par-dessus le mur sur ta gauche ! T'as un saut de moins d’un mètre à faire ! »


On ne pouvait pas passer en même temps. Je me précipitai pour tirer la commode jusqu’à la porte pour la bloquer. Je vis Eliana sortir de son coït sachant très bien qu’il y avait un problème dans son appartement. Quelque peu surprise elle me dit :

« Arthis ? Tu fous quoi ? »


Je me retournai vers elle bloquant bien la poignée.


« Je repasse demain soir pour te dédommager ma belle... Promis ! »


C’est Ko qui allait me faire un scandale ! Mais ça, c’était un autre problème… J’espérais qu’elle ne soit pas encore passée de l’autre côté du mur… Une mauvaise réception et c’est la jambe qui y passe. Et surtout il ne fallait pas qu’elle bouge une fois de l’autre côté. Il y avait la caserne de gardes de l’autre côté et s’ils nous voyaient courir on serait arrêtés tout de suite…

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~#~Sujet: Re: [FLASHBACK] C'est une romance d'aujourd'hui [Kaan/Kolga] Dim 7 Mai - 12:45

Sur la fin du chemin en direction des lumières du quartier Sud, Kaan accepta de lui en dire plus sur le dessinateur qui lui permettait de vivre en homme libre. Il avait l'air de beaucoup tenir à lui et Kolga retint le nom de sa boutique, juste au cas où. Elle avait envie d'en savoir plus, d'apprendre chaque année à mieux connaître son amant. Elle avait la sensation que plus ils se voyaient, plus ils se rapprochaient. Ne venait-il pas pour la première fois de lui donner une adresse où le retrouver la prochaine fois qu'elle viendrait à Lucrezia sans prévenir? Il y avait beaucoup de non-dits entre eux, le principal portant sur la nature de leur couple. D'ailleurs, est-ce qu'on pouvait vraiment parler d'un couple? Ils n'en parlaient jamais parce que ça ne paraissait pas important, il y avait tellement mieux à faire lors de leurs retrouvailles.

Ils étaient maintenant dans la fameuse rue des plaisirs. Celle qui ne dort jamais. Autour d'eux se succédaient les prostituées, les gigolos, les revendeurs du marché noir et tous leurs clients. C'était ici qu'on trouvait la plus grande activité illicite de la ville et c'était aussi ici qu'on pouvait s'amuser une fois que tous les honnêtes gens étaient couchés. Kolga n'y avait pas mis les pieds depuis un an environ. Elle connaissait quelques personnes vivant dans ces lieux sordides, principalement des femmes qui avaient travaillé dans sa maison close avant de changer de vie tout ça pour atterrir dans ce trou à rats. Elle pensait à une en particulier qui avait longtemps été sa seule amie à Brynjolf. Une exempte bien sûr, une fille magnifique, exotique à Vainui avec ses traits d'enfant du feu et surtout beaucoup trop jeune pour connaître ce sort. Elle avait quelques années de plus que Kolga et avait commencé à vendre son corps dès le début de son adolescence après avoir été achetée par leur gérante. Nul doute qu'elle avait coûté beaucoup moins cher que ce qu'elle avait rapporté. Les filles mineures ne gardaient rien de l'argent qu'elle gagnaient. Au bout de quelques années, elle avait été considérée comme trop usée, trop impure pour officier dans la maison close et avait dû s'exiler. En avançant, elle ne pouvait que constater les nombreux changements. Ce quartier était en perpétuel renouvellement, à cause du taux de mortalité élevé et des âmes égarées qui le rejoignaient. Elle savait que si c'était une nouvelle tête qui attendait devant le pas de la porte de son amie, c'était mauvais signe. Même si ça ne l'étonnait pas, Kolga eut un petit pincement au cœur en repensant à celle qui l'avait aidée à survivre à ses jeunes années au bordel, qui lui avait appris comment se comporter devant les autres et l'avait convaincu, les rares fois où elle avait hésité à travailler comme elle, que ce n'était pas le bon choix. Elle lui avait toujours affirmé que la liberté ne s'achetait pas de cette façon. Alors que Kolga se demandait si la mort d'une personne ici passait inaperçue ou si elle était remarquée comme n'importe où ailleurs, si son amie avait reçu ne serait-ce qu'un minimum de respect pour son corps ou si celui-ci avait été jeté au milieu des ordures, la main de Kaan se crispa dans la sienne et la tira dans l'autre sens en lui intimant de courir. Ne comprenant pas ce qu'il se passait, Kolga jeta un regard en arrière et vit ce qu'ils fuyaient : une tonne de muscle les suivait sans se laisser distancer. Qui était cette brute? Aucune idée, mais une chose était sûre : il ne voulait pas boire le thé avec eux. Ils se faufilaient dans la foule comme ils l'avaient fait dans l’après-midi, sauf que cette fois l'enjeu était vital. Essoufflée, Kolga essayait de ne pas ralentir trop Kaan et de ne pas glisser sur les pavés. Elle ne savait pas ce qu'il se passait et son cœur battait la chamade autant à cause de la peur que de la course. Ils tournèrent à droite dans une ruelle, elle essayant de suivre le rythme et ne comprenant pas pourquoi il l'entraînait dans un cul de sac. "Kaan!" elle cria, pleine de désespoir avant de comprendre qu'il la guidait vers une maison.

Ils entrèrent donc, dérangeant une femme en plein travail de nuit. Kolga, surprise et toujours plus choquée de minute en minute écarquilla les yeux. Kaan lui donna des instructions, mais elle ne bougea pas d'un pouce jusqu'à ce que la prostituée réagisse. Arthis? Bonne Glöré elle-même n'aurait pu apaiser sa fille à cet instant. Elle n'avait pas le temps de faire une scène tout de suite, mais il ne pourrait pas se défiler sans lui expliquer comment et pourquoi il connaissait une femme de joie. N'était-il pas capable de se trouver de vraies filles quand elle n'était pas là? Leur relation n'était pas exclusive, c'était à peine une relation d'ailleurs, mais de la à payer quelqu'un pour s'occuper de lui... C'était trop pour Kolga, ça dépassait les limites qu'elle avait fixées dans sa tête. Comment pouvait-il lui faire ça alors qu'il savait où elle vivait et dans quelles conditions elle avait été élevée?

Avant qu'il ne soit trop tard pour faire quoi que ce soit, elle secoua la tête en soupirant et monta au premier étage, ouvrit la fenêtre et observa les alentours. Effectivement le mur était là et si elle ne se trompait pas, ils n'étaient pas très loin de la caserne, qui devait être le bâtiment éclairé qu'elle apercevait un peu plus loin. Kaan n'était pas le seul à connaître Lucrezia. Elle tourna son regard vers la rue en dessous, toujours stressée, effrayée et vexée. L'adrénaline qui courrait le long de ses veine lui permit de négocier son saut correctement. Elle entendit un bruit peu rassurant venant du rez-de-chaussée avant de quitter la pièce et espéra que son compagnon s'en sortirait aussi. Elle ne s'inquiétait pas pour la prostituée ; les gens d'ici avaient tendance à se protéger les uns les autres, il existait des lois tacites, même dans la rue des plaisirs. Ce n'étaient simplement pas les mêmes que dans le reste du monde. Une fois de l'autre côté, elle se tapit dans l'ombre et attendit Kaan, la peur au ventre. Qu'allait elle faire si il ne la rejoignait pas? Qu'est-ce que ça voudrait dire? Assise dans un coin sombre, les bras croisés sur ses genoux et les larmes au yeux, elle fixait le haut du mur tout en restant aux aguets afin d'entendre toute personne qui arriverait de son côté.

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~#~Sujet: Re: [FLASHBACK] C'est une romance d'aujourd'hui [Kaan/Kolga] Dim 21 Mai - 22:35

J'entendis la porte forcer la commode bloquant l'ouverture. Parfait, j'ai pas perdu du temps pour rien… Par contre, Ko avait eu un moment d'absence assez important... Bordel ! Elle pouvait pas simplement me faire confiance ? J'imagine bien qu'elle doit être sous le choc, mais c'est pas la première fois qu'on se fait une courser... Même si d'habitude c'est moins… Chaotique. Un deuxième coup plus violent… Fait chier ! Je peux franchement pas rivaliser avec un type pareil. Je me précipitais à l'étage et au moment ou j’arrivai, Kolga sauta. Putain j'ai pas pu la prévenir ! J'entendis le fracas de la commode qui céda le passage. Il me fallait du temps. Le temps qu'elle se dégage d'en dessous. Je me précipitai pour lancer des choses assez lourdes dans l'escalier le temps qu'Eliana l'envoie chier. Mais il était déjà au pied de l'escalier. J’eus à peine le temps de réagir que je vis deux couteaux de lancé venir dans ma direction.

Pourquoi faut-il que les mecs qui ont de la tune soient doués en combat ? Le premier m'ouvrit simplement la joue gauche avant de s'enfoncer dans le mur. Le deuxième se planta dans mon épaule gauche. Si je n'avais pas bougé, ça aurait été tête et cœur ! Merde… L'adrénaline m’empêchait d'avoir mal. C'était déjà ça. Et les objets le ralentissent assez. Je me précipitai vers la fenêtre. Je fis le saut un peux maladroitement à cause de la course et de la douleur à l'épaule qui commençait à devenir horrible. Ma réception fut laborieuse... Kolga était en boule dans l'angle sombre de la rue. Mais j'avais pas le temps… il essayerait sûrement de m'achever depuis la fenêtre. Je devais disparaître de sa vue. Je me précipitai, venant me coller contre Kolga le plus possible pour que l'on prenne un minimum de place et qu'on passe le plus inaperçu possible. Je posai ma main sur sa bouche comme pour lui dire de ne pas faire un seul bruit. Maladroitement, Je renfonçai légèrement le couteau dans mon épaule. Je me mordis la lèvre inférieure à sang pour éviter de faire un bruit, restant confiné contre Kolga en priant qu'il ne nous voit pas. Un silence se fit et j'entendis Eliana hurler après l'homme.

Je tremblais de la tête aux pieds, laissant finalement passer un soupir de stress et de douleur. J’entendais les gouttes de sang couler doucement du couteau pour venir tomber au sol. En tremblant de tout mon corps, j'enlevai calmement ma main de la bouche de Ko, venant dresser mon doigt sur ses lèvres pour lui dire de rester la plus silencieuse possible. Je me décalai lentement d'elle pour venir me mettre à côté. Je ne peux pas enlever le couteau maintenant, ce serait trop dangereux... J'arrachai un bout de tissu de ma chemise pour venir bloquer le couteau et éviter qu'il ne fasse plus de dégâts. Reprenant difficilement mon souffle, j'essuyai ma coupure à la joue et laissai s’échapper doucement de mes lèvres un peu de sang de la morsure que je m'étais infligée... J'en avais vu d'autres, mais j'aurais préféré ne pas avoir à recommencer... Je regardais Kolga du coin des yeux. Je l'avais perdue, quelque part… Elle avait l'air de ne pas s'être blessée, c’était tout ce qui m'importait. En chuchotant doucement pour que ce soit à peine perceptible, je lui dis :


« Ko... Je veux bien répondre à n'importe quelle question… Mais on ne doit pas se faire voir tant qu'on n'a pas un peu plus d'aplomb... Ok ? Alors respire à fond... Reprends ton souffle... Mais doit discrète, d'accord ? »


Je le regardais dans le fond des yeux. C’était pas une question ni une demande en réalité. Dans mon regard, c'était un ordre que je lui donnais... Il fallait qu'elle me fasse confiance. On n'était pas encore totalement sortis d'affaire et avec un bras en moins, on n'irait pas loin si on ne marchait pas dans le même sens...

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Kolga Järvi
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~#~Sujet: Re: [FLASHBACK] C'est une romance d'aujourd'hui [Kaan/Kolga] Sam 27 Mai - 15:09

Après ce qui sembla un éternité, une silhouette apparut enfin au dessus du mur avant d'atterrir lourdement à deux pas de Kolga. Quelques secondes furent nécessaires pour que ses yeux fassent la mise au point à cause du mouvement et du manque de luminosité. Elle resta sur le qui-vive durant ce court instant, jusqu’à ce qu'elle reconnaisse Kaan. Pourtant, ce qu'elle vit ne la rassura pas du tout : il vacillait et son visage était couvert de sang. Ok les blessures au visage sont toujours impressionnantes, mais quand même... C'est impressionnant quoi. Le pire était surement ce truc enfoncé dans son épaule et qu'il maintenait là pour éviter d'aggraver l'hémorragie. Kolga était bouche bée. Elle aurait voulu crier, mais elle ne pouvait pas, à cause du danger que ça représentait. Très rapidement il la rejoint dans l'angle de la ruelle et la serra contre lui en la bâillonnant d'une main. Il était calme, très calme. Bizarrement, ça n'était pas du tout rassurant. Elle par contre tremblait comme une feuille, retenant des sanglots et se blottissant contre lui. Elle n'arrivait pas à se calmer ou à réfléchir efficacement. Une dispute éclata entre le gars qui les avait attaqué et la propriétaire de la maison qu'ils venaient de traverser. Elle n'avait pas dû comprendre grand-chose à ce qui lui arrivait la pauvre. En plus, elle avait perdu un client. Au moins maintenant le brigand ne pourrait plus les atteindre par la fenêtre d'où ils venaient. Reprenant un peu ses esprits Kolga s'écarta légèrement de Kaan et se rendit compte que lui aussi était en état de choc. Cette expression sur son visage, elle ne l'avait encore jamais vue. Il tremblait lui aussi et ses blessures le faisaient clairement souffrir. Elle ne s'était jamais rendu compte qu'il pouvait être vulnérable, lui qui paraissait si sûr de lui d'habitude. Il libéra sa bouche et lui chuchota quelques mots, certainement destinés à la calmer. Le problème, c'est qu'elle ne pouvait pas rester calme dans ces conditions. Elle était passé de bonheur à incompréhension à terreur en quelques minutes. Maintenant, c'était la colère qui montait en elle. Elle se releva doucement, vérifiant que personne ne pouvait les voir. Le rideau était tiré là-haut et plus rien ne venait perturber les bruits habituels de ce quartier si animé. Elle retira sa veste avant de la jeter aux pieds de Kaan "Tu cacheras épaule avec ça quand on partira, les gens croiront que tu portes ma veste en vrai gentilhomme que tu est.". Ces derniers mots seraient sortis naturellement de sa bouche n'importe quel autre jour, mais aujourd'hui elle ne les pensait pas et ça s'entendait très clairement. Elle essuya ensuite rageusement les larmes qui avaient coulé le long de ses joues. Des larmes d'impuissance, des larmes versées pour Kaan et à cause de Kaan. Elle n'avait pas l'impression sur le moment qu'il les méritait. Bien sûr, ça allait passer, elle se rendrait compte plus tard qu'elle était aveuglée par la colère, par les stress encore bien présent, mais pour le moment elle avait envie de lui crier dessus, elle le détestait pour l'avoir embarquée dans ses problèmes. Il n'avait rien voulu lui raconter, il lui avait demandé de lui faire confiance sans en faire de même et maintenant voila où ils en étaient. Faute de pouvoir s'énerver activement, elle se mit à faire les cent pas en attendant qu'il récupère un peu et en surveillant l'entrée de la ruelle au cas où quelqu'un arriverait.

Il lui fallu plusieurs minutes avant que toutes ces émotions négatives ne redescendent. Elle savait malgré tout qu'il avait raison, qu'ils ne pouvaient pas sortir de leur cachette dans cet état. Si ce gars était déterminé, il aurait posté des indicateurs un partout et leur seule chance était de se mêler dans la foule. Elle s'agenouilla auprès de Kaan et examina ses blessures. Sa joue était juste entaillée. Le saignement avait donné l'impression que c'était très grave, mais l'entaille était superficielle. Kolga essaya de ne pas trop se réjouir du fait qu'il garderait surement une cicatrice. Elle réprima cette petite voix qui lui soufflait qu'il l'avait bien mérité et lui donnait envie de s'en aller toute seule en le laissant là. Bien sûr elle aurait pu faire ça : sauver sa peau et le laisser dans sa panade tout seul, mais ce n'était pas n'importe qui en face d'elle et ce n'était pas pour rien qu'elle avait paniqué en imaginant le pire.

"On ne pourra pas cacher que tu as saigné, mais ça peut avoir l'air d'une bagarre qui a mal tourné non? Tu ne connais pas quelqu'un qui pourrait nous accueillir et s'occuper de te blessures? Genre celui qui t'aide avec ton tatouage là? Ou une autre de tes  "amies"."

Elle ne put s'empêcher d'employer un ton acide en mentionnant les filles qu'il pouvait fréquenter lorsqu'elle était en Vainui. Pour elle, ça dépassait le stade de la jalousie pour atteindre le simple respect. Ils étaient libres lorsqu'ils n'étaient pas ensembles, mais si il considérait qu'une nuit de plaisir avec une femme qu'il payait valait la peine d'exister, alors ils avaient un sérieux problème.

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~#~Sujet: Re: [FLASHBACK] C'est une romance d'aujourd'hui [Kaan/Kolga] Lun 12 Juin - 8:23

Il le vit se relever. J'aurais préféré pour une fois que ce ne soit pas une femme de caractère. Si je ne réussissais pas à adoucir un peu notre relation dans la prochaine heure, la suite de notre semaine allait être très compliquée. Elle a en plus la fâcheuse tendance à être rancunière des fois… Elle fit quelques vérifications de sécurité en se relevant. J'aurais préféré quelle reste sous le choc. En boule dans son coin. Mais elle avait tellement vécu de trucs… C’était pas elle, ça… Elle c'est plutôt le genre à : si on la met en danger, elle disparaît en laissant tout derrière. À dire ce qu'elle pense quitte à se mettre en danger. Je pouvais ressentir sa colère sans même la regarder. Je préférais attendre qu'elle se calme lentement. Elle jeta sa veste à mes pieds puis m'ordonna :

"Tu cacheras l'épaule avec ça quand on partira, les gens croiront que tu portes ma veste en vrai gentilhomme que tu es."


ce ton glacial et autoritaire chez elle, je le haïssais. Il me sortait par les yeux. Dans ce genre de moment, j'avais l'impression d'être pris pour un gamin. Mon éducation et ma haine envers les Eau remontaient comme deux ennemies de longue date qui se fusillaient du regard. J'avais envie de lui répondre, de lui faire un scandale et de lui rappeler que si on était là c'était avant tout sa faute et qu'elle savait très bien que quand on vit de vol et d'arnaques, on n'a pas beaucoup d'alliés. Mais je me devais de me contenir. Sinon j'allais la faire fuir et ce serait pire que tout. Alors j'essayai d'ignorer tout ça et je la laissai faire ses cent pas calmement attendant que sa rage parte. Ça me laissait le temps de récupérer. Pour une fois, ce n'était pas un mal, même si la douleur ne voulait pas partir. J'avais peur que ça n'empire pour le futur. Malheureusement, je peux difficilement faire mieux actuellement. Après qu'elle se soit un peu calmée, elle se mit à ma hauteur. Je plongeai mon regard dans le sien, la laissant m'examiner.

"On ne pourra pas cacher que tu as saigné, mais ça peut avoir l'air d'une bagarre qui a mal tourné, non ? Tu ne connais pas quelqu'un qui pourrait nous accueillir et s'occuper de tes blessures ? Genre celui qui t'aide avec ton tatouage là ? Ou une autre de tes "amies"."


Elle voulait vraiment qu'on s'engueule maintenant ? Quelque peu énervé, je lui bloquai la main pour qu'elle me regarde dans les yeux.


''Tu crois sérieusement qu'en connaissant ta situation et en connaissant mon manque d'argent je peux payer du sexe ? Je sympathise avec les prostitués parce qu'elle sont traitées comme des animaux par les autres gens. Que personne ne s’intéresse à elles alors qu'elles ont un carnet d'adresse de mecs à pigeonner long comme le bras. Et parce qu'il y en a quand même un certain nombre qui sont exemptes, comme moi. Alors s'il te plait Kolga, me reproche pas ça !"


Sans m'en rendre compte, je serrai sa main assez fort. Je la desserrai pour être plus tendre, espérant ne pas lui avoir fait de mal sous cet excès de rage quelque peu mal contrôlé. Essayant de reprendre mes esprits, je soupirai assez longuement en reprenant :


« Désolé Ko… C'est juste que... bordel tu me connais ! Tu sais très bien que je serais incapable de ça… »


Je me recoiffai doucement en relâchant Kolga. J’essayai de contracter mon bras gauche pour vérifier qu'à part une douleur atroce, je n'allais pas devoir me faire amputer un bras. Il réagît plutôt bien malgré tout... Encore de la chance que mon père m'ait légué les gênes de la famille Yasi. Ça m'évite bien des problèmes. Réfléchissant à sa proposition je repris en lui disant :


« Ton idée de bagarre; ça me semble être crédible… Mais il n'y a pas de sens au fait que je n'ai pris qu'un coup dans ce cas... alors... »


Je la fixai du regard dans les yeux. L'idée était stupide et en même temps, je n'en voyais pas beaucoup d'autre actuellement. J’espérais sincèrement qu'elle ne me poserait pas plus de question que ça et qu'on pourrait rentrer au plus vite.

« La seule solution c'est que tu me frappes assez fort au visage pour que ça marque et que personne ne se doute de quelque chose... On n'a pas le choix. J'habite pas très très loin. On pourra ensuite aller dans mon trou à rats pour me soigner. »

Je lui tendis ma joue non amochée en fermant les yeux pour ne pas avoir un mauvais réflexe et lui faire mal en retour. Plus j'attendais, plus je trouvais ça long et débile à la fois. Mais en même temps, ça la calmerait. De plus, ça donnerait du réalisme, parce qu'actuellement, ça n'avait rien d'un vrai combat de bar mais plus d'une tentative de meurtre... Et je ne voulais pas qu'on soit interpellés en passant devant la caserne.

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Kolga Järvi
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~#~Sujet: Re: [FLASHBACK] C'est une romance d'aujourd'hui [Kaan/Kolga] Mar 27 Juin - 22:44

Kolga eut un mouvement de recul quand il lui attrapa le poignet. Elle se rendit compte alors qu'elle n'avait plus confiance en lui. En tout cas plus comme avant. Cette journée qui était censée les rapprocher avait finalement creusé un gouffre entre eux. Un petit gouffre certes, mais pourtant bien présent. Elle ne comprenait pas comment ils en étaient arrivés là. Il la lâcha et elle tomba sur ses fesses, désemparée.  Elle n'était plus en colère. Non, elle n'avait plus assez d'énergie pour ça. Par contre la déception demeurait. Peu lui importait si il était vexé qu'elle ait pu le penser capable de payer les services d'une femme tout en lui assurant qu'il tenait à elle, ce qui la dérangeait c'était qu'il lui aie donné des raisons d'imaginer ce genre de choses. Ce qui la dérangeait, c'était d’être touchée par ce genre de choses. Elle avait toujours été jalouse, ça n'arrive pas du jour au lendemain, mais ce qui était un autre de leurs jeux autrefois devenait aujourd'hui un sujet de dispute. Elle n'était pas sûre de saisir ce qui avait changé. Avant, elle lui demandait en riant combien de filles il avait  séduites et elle surenchérissait sur le nombre, même les années où elle-même n'était pas allé voir ailleurs. Ils ne se devaient rien, ça avait toujours été ainsi, mais cette fois ça la dérangeait. L'idée qu'il fréquente une prostituée la dérangeait, le fait qu'il ne veuille pas l'emmener chez lui la dérangeait.  Finalement, c'était peut-être une simple accumulation de petites contrariétés qui l'avaient amenée à réagir aussi fortement.

Dans tous les cas, il fallait maintenant songer à s'occuper des blessures de Kaan et pour cela, il fallait l'emmener en lieu sûr. Elle écouta le plan de son petit-ami et le trouva complètement idiot. Non, elle n'allait pas le frapper. Bien sûr que non elle n'allait pas faire ça. Il devait bien y avoir une autre solution. En regardant le sang qui commençait à sécher sur la chemise de son compagnon, Kolga commença à déchanter. Qu'est-ce qu'ils allaient pouvoir faire? Elle n'était pas de ceux qui affrontent leurs problèmes. tout ce qu'elle savait faire, tout ce qu'elle avait fait sa vie entière, consistait à fuir, voler ou user de ses charmes. Rien de direct, rien d'utile ici. Elle se rendit compte qu'elle n'avait pas répondu, ou agit depuis la proposition de Kaan et que ça commençait à faire un peu trop longtemps pour qu'elle fasse comme si tout allait bien, comme si elle ne s'inquiétait pas pour la suite. Elle était toujours  assise face à lui, le regard un peu vide, la bouche entrouverte dans une expression de désapprobation qu'elle avait esquissé en entendant ce qu'il avait à dire. Elle secoua la tête et plongea ses yeux dans ceux de Kaan.

"On va trouver un autre moyen. Si tu n'habites pas loin c'est facile."

La rue des plaisirs étant pleine d'activité la nuit, il suffisait de se mêler aux festivités pour passer inaperçu. Kolga soupira tristement, se leva et entreprit de modifier sa tenue, notamment en retirant des couches afin de se donner un look d'habitante du quartier et non de visiteuse. Elle attirerait moins l’œil de cette façon, même si en venir à ces extrémités la dégoûtait. Se déguiser de cette façon aurait pu paraître anodin aux yeux d'une autre personne, mais pour elle c'était se rabaisser au niveau de vie qu'elle s'était toujours refusé d'atteindre. Faire semblant d'être un esclave quand on s'est battu toute sa vie pour rester libre n'est pas chose agréable. Cependant, dans certains milieux il faut parfois savoir rester à sa place si on veut survivre. En même temps qu'elle opérait sa petite transformation, elle lui expliqua son idée :

"Et si... tu enlèves ta chemise, je nettoie ton visage et tu mets ma veste? T'auras l'air d'un con bourré qui va se taper une pute. Personne ne nous regardera."

Elle se fichait bien de ce qu'ils allaient faire pour se sortir de ce pétrin, par contre il fallait qu'ils accélèrent sinon les blessures de Kaan risquaient d'empirer. La seule chose qu'elle refusait de faire, c'était de le frapper. C'était hors de question. De toute façon même en y mettant du sien elle n'aurait pas réussi à lui laisser une marque assez visible pour leur être utile. Elle se sentit soudain obligée de mettre les choses au clair, comme si tout devait être limpide avant qu'il ne donne son avis. Elle lui caressa la joue qu'il lui avait tendu, celle qui n'était pas blessée. C'était son premier geste doux depuis que toute cette connerie avait commencé, où du moins elle le ressentait ainsi.

"Je veux qu'on rentre et que tout redevienne comme avant. Je ne veux pas te blesser plus, je ne veux pas t'abandonner ici et je ne veux pas que quelqu'un d'autre s'occupe de toi."

Il était hors de question qu'elle fasse quoi que ce soit qui justifierait qu'une autre femme prenne le relais. A sa façon finalement, elle venait de lui faire une déclaration d'amour comme ils en avaient rarement.

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~#~Sujet: Re: [FLASHBACK] C'est une romance d'aujourd'hui [Kaan/Kolga] Lun 3 Juil - 13:34

Elle était là, assise devant moi à rien faire. Merde... Moi qui la pensait assez énervée pour profiter d'une offre pareille... j'ai encore des choses à apprendre sur elle. J'étais persuadé de la connaître par cœur... Qu'elle ne me surprendrait plus... Je m'étais trompé. Après plusieurs secondes, je décidai de rouvrir les yeux. Ça servait à rien de rester dans la pénombre alors qu'il ne se passerait rien… Si elle n'en avait pas profité quand je lui ai demandé, elle ne le ferait tout simplement pas. Retour à la case départ... Comment sortir de cette ruelle ? En rouvrant les yeux, je la voyais perdue dans ses pensées. Comment on en était arrivés là ? Une simple balade en couple qui vire au cauchemar... Sans compter cette distance entre nous depuis la course poursuite... Le petit rayon de soleil était devenu bien sombre dans la noirceur de la pénombre. Elle qui m'illuminait de son sourire ravageur, voilà que je me sentais mal d'avoir une relation aussi sombre avec elle. Si seulement on pouvait revenir dans le temps... avant qu'on parte dans les quartiers Sud… Qu'on retourne à la taverne. Qu'on boive trop. Et qu'on finisse dans notre chambre à ne pas dormir de la nuit... La situation avait beau être terrible, son parfum restait une signification de bonne chance, cela me calma quelque part.

"On va trouver un autre moyen. Si tu n'habites pas loin c'est facile."


Bon, au moins elle avait l'air presque calme… C'était déjà ça de pris... Je regardais intensément ses yeux comme pour oublier la douleur. J'aime le regard chez une femme. Mais chez Kolga particulièrement... Son physique avantageux avait dû faire craquer plus d'un homme, mais son regard est à la fois si doux et mystérieux que c'était comme s'il m’appelait à la rejoindre. Comme si tout ce dont j'avais besoin c'était de lui faire confiance. Faire confiance... Un Concept qui m'est tellement lointain ! Elle se leva et commença à se déshabiller en grande partie. Les yeux écarquillés par la stupeur, j'en restai bouche bée. Je ne comprenais pas du tout son geste... Est-ce qu'elle a vraiment trop chaud ? Une tenue de la sorte lui allait particulièrement bien même si je savais qu'elle détestait ça… Elle s'habillait comme… une prostituée...


"Et si... tu enlèves ta chemise, je nettoie ton visage et tu mets ma veste ? T'auras l'air d'un con bourré qui va se taper une pute. Personne ne nous regardera."


Quelque peu abasourdit par ce que je venais d'entendre, j'avais quelques scrupules... je savais que Kolga s'était toujours refusée à mener une vie dans ce milieu qu'elle connaissait que trop bien... Je lisais dans son regard le dégoût que cela lui procurait... Mais l'idée était brillante. Il y avait des prostituées beaucoup moins belles qu'elle et il est vrai que quelques traces rouges, quand on est bien accompagné, ça n'est pas suspect... La regardant en contrebas et venant lui caresser la joue :


"Je veux qu'on rentre et que tout redevienne comme avant. Je ne veux pas te blesser plus, je ne veux pas t'abandonner ici et je ne veux pas que quelqu'un d'autre s'occupe de toi."


Mon sang n'en faisait qu'un tour... Elle me pardonnait ? C'était tellement… Inespéré... Presque impossible à croire à mes yeux... Mais je n'allais pas rater une occasion pareille. Prenant appui sur le mur, je me relevai avec difficulté avant de lui dire doucement :


« Pardonne-moi Kolga… On va rentrer. »


Je viens l'embrasser tendrement. C'est de ça qu'on avait besoin pour se sortir de cette merde... Se montrer qu'on avait confiance l'un en l'autre… Qu'on pouvait franchir les obstacles si on travaillait ensemble. Comme unis par ce rapprochement si particulier. Je clôturai le baiser malgré moi, voulant sortir à tout prix de cette ruelle au plus vite. Je n'aimais pas l'idée de laisser des plaies ouvertes traîner dans la boue... Je serrai les dents et me débarrassai de ma chemise rapidement pour venir prendre sa veste. Je remerciais mon physique fin qui m'évitait de détruire sa veste d'un simple faux mouvement... Elle me nettoya rapidement avec ma chemise avant qu'on ne la jette. J'allais devoir en acheter une autre… Mais c'était assez peu cher, si ça nous évitait un coupe gorge... Je pris doucement son bras, à moitié titubant, avançant dans la ruelle. La nuit était bien avancée mais le quartier restait assez peuplé pour qu'on ne trouve aucun problème.

On avançait silencieusement dans les rues, comme stressés de se faire attraper après toutes ces émotions. Heureusement en dix minutes, on arriva à mon appartement. La douleur devenait de plus en plus intenable. Encore quelques mètres à tenir. Je sortis la clé de la serrure de la porte et réussis à ouvrir la porte après un coup de pied bien placé dans le bas de celle-ci... le bois avait joué avec le temps et l'état délabré de l'immeuble était difficilement dissimulable. Malgré cela et le confort rudimentaire, le lieu restait plutôt bien entretenu, bien que le froid se faisait ressentir. Rapidement, j'enlevai sa veste pour ne pas la tacher plus de mon sang avant de partir faire chauffer de l'eau pour laver la plaie. Assez rapidement, je ressentis des vertiges et alors que je manquai de tomber, me rattrapant in extremis sur une chaise. Je me dirigeai lentement vers le lit en disant à Kolga :


« Ko tu peux… fermer la porte et aller chercher des tissus propres pour laver la plaie, s'il te plait ? J'en ai dans le placard de l'entrée... »

Je retirai la compresse, la jetant au sol, et regardai le couteau dans mon épaule, hésitant à le retirer tout de suite... Je ne voulais pas faire subir ça à Kolga... Mais la douleur était atroce rien que d'y toucher. Je la regardai au loin, à moitié allongé sur le lit avant de lui dire plus doucement :


« J'arrive pas à trouver la force de l'enlever moi-même… Il faut que tu le fasses Ko… »


Je m'en voulais de lui faire ça, mais j'étais tellement… Faible. Je me sentais réellement à bout de force après tout ce qu'on avait traversé aujourd'hui… Et malheureusement, le pire n'était pas encore passé…

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Kolga Järvi
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~#~Sujet: Re: [FLASHBACK] C'est une romance d'aujourd'hui [Kaan/Kolga] Mar 4 Juil - 13:45

Kolga soupira quand il lui demanda de le pardonner. Elle n'en avait pas envie, mais elle ne voulait plus rester là a attendre que la gangrène le lui enlève pour toujours. Alors elle acquiesça, pensant qu'elle aurait tout le temps ensuite de lui reprocher ce qu'elle voudrait quand il irait mieux. Quand il l'embrassa, elle le lui rendit en se retenant de rendre le baiser plus passionné, de peur de lui faire mal à la joue ou à l'épaule en le caressant. Il suivit ensuite son idée en retirant sa chemise. Elle grimaça autant que lui en le voyant souffrir et l'aida du mieux qu'elle put, d'abord pour le nettoyer, puis pour le relever et le faire marcher jusqu'à chez lui. Finalement, elle allait le voir son putain d'appartement. L'ironie de la situation ne lui échappait pas, mais elle ne fit aucune remarque de peur de le vexer. Ils avancèrent lentement et le pas hésitant de Kaan, surement du à la perte de sang et au choc de son organisme les aida à passer inaperçu. Quelques personnes se retournèrent sur eux, mais Kolga en un regard ou quelques mots leur fit comprendre que tout allait bien. Personne ne sembla remarquer qu'il avait un couteau planté dans l'épaule et personne ne se lança à leur poursuite. C'était tant mieux parce que cette fois ils n'auraient pas pu échapper à leur assaillant. Ils n’échangèrent pas un mot pendant le trajet, trop occupés à atteindre leur but. Kolga remplaça sa jalousie et ses questions par des préoccupations plus pratiques : comment le soigner? Est-ce que l'appartement était assez salubre pour accueillir un blessé sans qu'il attrape une de ces horribles maladies qui laissent les gens à moitié morts?

Heureusement ils arrivèrent assez vite pour qu'elle n'aie pas le temps de trop réfléchir. Quand ils entrèrent enfin dans le bâtiment, elle ne fit pas attention à ce qui était autour d'elle. Elle repéra juste les sorties possibles au cas ou. Ils arrivèrent dans l'appartement et elle passa en mode automatique, refermant la porte derrière leur passage et cherchant tout ce qui pouvait l'aider à s'occuper de Kaan. Elle le laissa rejoindre le lit tout seul, le surveillant du coin de l’œil. Elle n'aimait pas voir qu'il avait des vertiges, ça ne pouvait pas être bon signe. Elle suivit ses indication pour trouver les serviettes propres et prit le relais en ce qui concernait l'eau. Elle faisait tout pour s'occuper les mains de façon utile, pour éviter de penser à son petit-ami qui gisait à moitié comateux sur son lit. Sinon elle risquait de perdre les pédales et de ne plus servir à rien du tout.

Il l'appela pour enlever la dague et elle s'approcha, inquiète, un pot d'eau chaude et les linges à la main. Il était pâle, faiblard et son visage luisait de sueur. Elle commença par plonger un tissu dans l'eau, l'essorer et le poser sur son front pour apaiser un peu ce qui commençait à ressembler à de la fièvre. Elle serra une main dans la sienne et s'excusa d'avance pour la douleur qu'elle allait lui occasionner. Puis, une main posée sur l'épaule et l'autre resserrée sur la poignée de l'arme, elle retira la lame des chairs, franchement et avec précaution pour ne pas empirer la blessure. Les larmes aux yeux devant la souffrance de Kaan et murmurant des excuses à répétition, elle se mit à nettoyer la plaie et son contour, puis elle assura une pression dessus afin d'arrêter le saignement. Elle essuya son propre front plein de sueur du dos de la main, laissant sans doute une traînée de sang au passage dont elle se fichait totalement. Elle ne réfléchissait plus et allait au plus efficace. Elle était dans cet état de choc qui te permet de réfléchir plus vite et mieux et qui inhibe en partie tes sentiments afin d'éviter que tu perdes la boule. Une fois le saignement arrêté, elle fit un rapide bandage, propre et sec et pu enfin souffler. En regardant autour d'elle, elle vit plusieurs tissus humides, dégradés de rouge et de rose qui s'étalaient autour d'elle. La scène était déroutante et elle eut soudain envie de vomir. Elle se détourna et observa Kaan. Il semblait endormi. Il avait du s'évanouir au début des soins sans qu'elle s'en rende compte. Sa respiration avait l'air a peu près normale pour quelqu'un qui a mal, du moins pour ce qu'elle en savait et il n'avait pas de fièvre. Elle retira la bande qu'elle avait posée sur son front, essuya celui-ci et entreprit de ranger la pièce. Au bout de quelques minutes elle pu retourner au chevet de son amant pour vérifier qu'il allait toujours aussi bien. Il n'avait pas bougé. Elle ne savait pas vraiment si c'était une bonne chose ou non. Tombant de fatigue, mais voulant le veiller, elle se déshabilla, sa propre tenue étant maintenant sale et pleine d'eau, fouilla un peu pour trouver des vêtements et s'assit près du lit, tenant dans la sienne la main pendante de Kaan et posant la tête sur le bord du matelas. Malgré sa volonté de rester éveillée et sa peur de le voir mort à son réveil si elle s'endormait, le stress de la journée qui était maintenant bien retombé et la fatigue eurent raison d'elle et elle s'assoupit rapidement.

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Kaan Yasi
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~#~Sujet: Re: [FLASHBACK] C'est une romance d'aujourd'hui [Kaan/Kolga] Lun 10 Juil - 17:50

Chaque seconde était plus insupportable que la précédente. Serait-ce déjà mon dernier voyage ? Je n'ai pourtant rien accompli. Rien réussi. Mon échec serait-il total ? Trop d'idées embrumaient mon esprit. Et alors que J'essayais désespérément de garder le contrôle de mon corps, la douleur devenait tellement intenable que je le perdis, ne laissant que mon corps exprimer d'une façon ou d'une autre la douleur extrême que je percevais. Je n'étais plus Kaan. J'étais un animal blessé. Elle n'était plus Kolga. Elle était ma protectrice. Et c'est tout ce qui importait maintenant... J'aurais aimé lui exprimer ce que je ressentais. Toute la gratitude que je pouvais éprouver alors qu'elle me sortait une fois de plus d'un mauvais pas... Dire qu'on ne se voit que quelques jours par an et qu'elle arrive encore à se rendre indispensable en ces moments-là... Que serais-je vraiment sans elle ? Je voulus la remercier entre deux hurlements sous la dureté des soins. Mais j'étais trop faible. Je ne pus que resserrer ma main dans la sienne avant que mon esprit n'arrête d'essayer de me maintenir conscient. Tout reposait entre ses mains. Mon réveil se pouvait en deux lieux bien distincts : à ses côtés si elle arrivait a me tirer d'affaire, au royaume des morts si les dieux décidaient que c'étaient mon ultime échec.

Mais parfois les dieux sont plus joueurs qu'on ne le pense, et laisser s’échapper leur bouc émissaire aussi facilement n'est pas dans leur volonté. Mon réveil n'était synonyme que du retour de la douleur... Les rayons de soleil traversaient déjà la fenêtre pour se poser délicatement sur le corps de Kolga. Il devait déjà être neuf heure. Je souris bêtement en me voyant à moitié allongé sur le lit et elle à mes côtés. Elle était si mignonne quand elle dormait... Une image que, malheureusement, je ne voyais que rarement ; elle se réveillant souvent avant moi. Je n'ose pas bouger de peur de la réveiller et pourtant… je voudrais tellement qu'on attaque cette journée comme un jour nouveau. Comme si hier n'avait pas existé. Comme si tout ne faisait que commencer aujourd'hui. Délicatement, j’enlevai le tissus de mon front devenu froid avec la nuit. Je regardai le plafond. La douleur était très supportable. Je ne devais pas jouer au con mais c'était vivable... Et ça je ne voulais pas m'en priver.

Je me laisse glisser doucement pour me retrouver dans la même position qu'elle. Délicatement, je viens frôler sa joue avant de replacer ses cheveux derrière son oreille. C'était une petite merveille, malgré tout ce qu'on avait vécu hier, mon désir pour elle ne s’estompait pas. Bien au contraire. Plus je la regardais plus je me disais qu'on était cons de passer aussi peu de temps ensemble… On était respectivement plus fort l'un avec l'autre. On passait du bon temps… on n'avait aucune raison de pas vivre ensemble. À part peut-être la peur de briser notre relation si unique... mais si on n'avance pas, alors on restera toujours dans cette situation... On va respectivement penser à fonder une famille, avoir des enfants et tout ce qu'on aura vécu n'appartiendra qu'au passé... Je ne comprends pas parfaitement mes sentiments pour Kolga mais je suis bien à ses côtés... N'est-ce pas le plus important ? Et au pire, qu'est-ce qu'on a à perdre... En tout cas, j'avais bien idée de ce je pouvais avoir à y gagner... Délicatement, je viens déposer un baiser sur ses lèvres endormies, soufflant sur son visage avant de me lever pour faire chauffer de l'eau. Du thé me fera le plus grand bien... Tout comme sa présence. Je retournai à ses côtés, massant doucement ses tempes, voulant la sortir de son réveil le plus doucement possible, lavant son front du sang séché qu'elle y avait laissé.

« Salut toi… Il faut se réveiller... » je viens lui chuchoter à l'oreille doucement. Tout devait être oublié et pour ça, je savais qu'il lui faudrait un maximum de tendresse. De quoi éviter qu'elle ne repense à tout ce qui s'est passé hier. Et que la situation ne s’envenime de nouveau.

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~#~Sujet: Re: [FLASHBACK] C'est une romance d'aujourd'hui [Kaan/Kolga] Mar 25 Juil - 14:41

Un baiser. Kolga grogna un peu dans son sommeil. Elle était fatiguée, elle ne voulait pas se réveiller. Plus rien. Elle pouvait se rendormir tranquillement. Une voix douce et des caresses sur le visage. Qu'est-ce qu'il se passe? Kolga ouvrit les yeux avec difficulté, en gémissant un peu. Elle avait des courbatures dans tout le corps à cause de la course de la veille et de sa position peu confortable pour dormir. Kaan était là, à coté d'elle, bien réveillé. Il était vivant. Elle lui sourit, les yeux encore à demi fermés. Il avait l'air plus pâle que d'habitude et des cernes soulignaient son regard, mais il était bien là, en train de bouger et de respirer. Kolga se retourna pour se hisser sur le lit et s'asseoir de façon plus agréable. Elle tendit ensuite les bras vers lui. Elle avait envie de le prendre dans ses bras. Non, elle en avait besoin, elle avait besoin de ce contact rassurant. Elle fit attention son épaule pour ne pas lui faire mal et le serra contre elle comme si ils ne s'étaient pas vus depuis des années, comme si ils n'allaient plus jamais se retrouver. Elle avait eu tellement peur. Relâchant un peu son étreinte, elle examina son visage, caressa la joue blessée. Pour le coup ce n'était rien. Il garderait peut-être une cicatrice virile en souvenir de cet affrontement, souvenir permanent que les brigands font rarement long feu à la capitale. Elle l'embrassa, tendrement, passionnément, avec tout l'amour qu'elle avait pour lui, mais le repoussa doucement au bout de quelques instants.

"Il faut qu'on aille voir un apothicaire, la blessure ne guérira pas toute seule."

Le cerveau et le corps encore engourdis, elle n'arrivait pas à réfléchir plus loin que ça, mais elle savait qu'il fallait acheter des onguents et autres tisanes pour calmer la douleur et éviter que la plaie ne le rende malade. Ses connaissances en médecine s'arrêtaient malheureusement là.

"Tu arrives à bouger ton bras ça va? Et tu n'as pas trop mal?"

Le son de l'eau qui bout attira son attention et elle se leva en comprenant ce qu'il voulait faire."Je m'en occupe assied toi.". Elle était désormais bien réveillée et d'attaque pour s'occuper de lui et passer une meilleure journée que la veille. Kolga acheva donc la préparation du thé et revint s'installer sur le lit à côté de Kaan. Elle lui tendit la coupe avec précaution et s'installa en tailleur face à lui pour pouvoir lui parler plus facilement.

"Tu avais prévu quelque chose pour la semaine?"

Elle avait peur que son état ne les empêche de profiter pleinement de leurs instants ensembles. Ils ne se voyaient pas assez souvent pour se permettre de gâcher du temps, mais en même temps elle ne voulait pas qu'il se fasse mal pour elle. C'est sûr que tout ne se passait pas comme elle l'avait espéré et il allait aussi avoir du mal à l'aider pour détrousser les honnêtes gens. Kolga allait devoir travailler plus qu'elle ne l'avait prévu pour ramener assez d'argent pour être autorisée à revenir l'année prochaine.

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~#~Sujet: Re: [FLASHBACK] C'est une romance d'aujourd'hui [Kaan/Kolga] Sam 26 Aoû - 23:32

Quelques secondes passèrent où elle grommela. Elle n’avait pas l’habitude d’être réveillée, elle qui avait toujours l’habitude d’être la première debout. Dans quel niveau de fatigue j’avais pu la plonger pour la voir dormir autant ? Elle n’en restait pas moins des plus magnifiques au réveil. Comme si malgré tout ce qu’elle pouvait faire, elle n’en était que plus resplendissante au naturel. Je vins la prendre dans mes bras, la serrant aussi fort qu’elle dans une étreinte passionnée. Je commençais à la connaitre ma petite Kolga. Je la fixai du regard aussi tendrement que je le pouvais. Puis alors que je ne faisais pas attention, elle vint m’embrasser aussi tendrement que l’étreinte que nous venions de nous donner. J’essayai doucement de lui rendre cette passion, cette envie, ce désir en moi qui me rendait toute chose en sa présence. Mais alors que j’essayai de la coller plus à moi, elle vint reculer doucement. Quelque peu déçu, je pris le temps de l’écouter :

"Il faut qu'on aille voir un apothicaire, la blessure ne guérira pas toute seule. Tu arrives à bouger ton bras ça va ? Et tu n'as pas trop mal ?"


C’était pas vraiment ça que je voulais maintenant… En tout cas je ne voulais pas que ce soit comme cela que se passe notre réveil. Quelque peu gêné, je vins prendre doucement sa main.


« Ça va t’inquiète pas… J’ai presque aucune douleur… »


Je voulais l’amener doucement à revenir contre moi, mais comme si un réflexe venait la réveiller, elle partit s’occuper du thé. J’étais assez mitigé, espérant pouvoir lui dire ce que j’avais sur le cœur. Je devais me calmer. Respirer à fond et profiter qu’elle soit si attentionnée avec moi. Je pris la tasse doucement, venant en boire une gorgée brièvement.

"Tu avais prévu quelque chose pour la semaine ?"


C’était l’occasion de lui parler. Une ouverture que je n’aurais pas pu espérer. Posant la tasse sur le côté, je vins prendre doucement ses mains avec les miennes, serrant ses petits doigts.


« Pourquoi on fait ça Kolga ? »


Je la fixai du regard. La phrase était tournée pour qu’elle s’imagine le pire sur notre relation et qu’elle accepte alors plus facilement mon idée. Ne lui laissant pas non plus le temps de répondre je continuai

« Je veux dire… Hier sans toi je serais sûrement plus de ce monde. Je n’aurais jamais réussi à m’en sortir. Et ce n’est pas la première fois qu'on se sort d’un faux pas ensemble. Alors pourquoi on se voit si peu ? J’ai des sentiments pour toi et j’imagine que t’en as aussi alors pourquoi on se voit si peu ? Je passe toute ma foutue année à attendre que tu viennes sur Dahud… Je veux dire, mon appartement est assez grand. On n’a jamais eu de problèmes pour vivre même avec peu d’argent… »


Je serrai un peu plus ses doigts dans mes mains


« On est heureux comme ça… Même si on a des caractères de merde des fois, c’est comme ça qu'on s’apprécie. Alors s’il te plait, viens passer tes journées avec moi… »

Je ne voulais pas qu’elle me refuse pour une excuse bête. Je voulais qu’elle voit à quel point je me suis posé la question et qu'elle prenne le temps de me donner une vraie réponse et que si elle venait à être négative, qu’elle m’explique pourquoi.
J’avais pris l’habitude de ne pas paraître peu sûr de moi, mais pour le coup j’avais vraiment peur qu'elle me refuse ça… chaque seconde paraissait être des heures où mon désir pour elle grimpait de plus en plus. Je ne la voulais pas que maintenant. Je la voulais aussi demain, dans une semaine, toutes les nuits contre moi, tous les matins à mon réveiller… Que je sorte de l’ombre grâce à sa lumière. Qu'elle ne soit plus une bonne amie mais qu'elle devienne enfin et pour longtemps mon rayon de soleil.

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~#~Sujet: Re: [FLASHBACK] C'est une romance d'aujourd'hui [Kaan/Kolga] Ven 15 Sep - 18:12

Kolga se rendait bien compte que Kaan essayait de l'arrêter dans ses mouvements pour être prêt d'elle, mais elle voulait s'occuper de lui, régler le problème de sa blessures avant de faire quoi que ce soit d'autre. Soit, il disait qu'il allait mieux, mais elle l'avait vu, elle l'avait soigné et elle savait qu'il avait besoin que quelqu'un d'un peu plus calé s'occupe de son cas. Il profita qu'elle vienne s'asseoir pour lui prendre les mains. Il plongea son regard dans ses yeux et elle se rendit compte qu'il avait prit un air plus sérieux que d'habitude. Elle n'y prêta pas vraiment attention avec les événements de la veille, jusqu'à ce qu'il prononce cette phrase : "Pourquoi on fait ça?". Kolga se crispa. Qu'est-ce qu'il voulait dire par là? Est-ce qu'ils étaient arrivés au point de non retour de leur relation? Au moment où il allait lui expliquer que c'était trop dangereux pour elle de passer du temps avec lui, que ça lui coûtait trop de sacrifices le reste de l'année pour avoir le droit de venir à Lucrezia et qu'en plus de ça il n'était pas capable de la protéger? Elle se fichait de tout ça, elle. Elle voulait continuer de profiter de ces quelques instants volés, de ces jours où elle avait l'impression qu'enfin sa vie lui appartenait. Peu importait qu'elle risque sa peau à chaque visite, ou que leur couple n'existe qu'une semaine par an, elle avait besoin de ça, elle avait besoin de lui Elle fut plus qu'étonnée d'entendre l'inverse de ses pensées sortir de la bouche de Kaan. La peine se transforma en joie, puis en une peur tenace. Elle recula un peu ses mains, mais il serra plus fort. Elle ne s'attendait pas à ce genre de déclaration et elle détestait être acculée de telle façon. Qu'est-ce qu'elle pouvait lui dire? Elle ne savait même pas quoi penser, son esprit était brouillé par un stress nouveau. Elle ne répondit pas tout de suite, trop occupée à essayer de démêler ses inquiétudes. De quoi avait-elle peur? Sa situation ne pouvait pas vraiment s'empirer, elle n'avait rien à perdre et ne risquait pas de manquer à grand-monde à Brynjolf, à part peut-être Lachlan. Sa maîtresse ne pourrait jamais la retrouver et n'essaierait surement même pas. Alors c'était quoi ce sentiment qui lui tordait le ventre, qui accélérait son cœur tout en lui donnant l'impression qu'il s'était arrêté? Elle se rendit compte que son silence commençait à s'éterniser et Kaan était toujours là, face à elle, en train d'attendre. Elle n'avait rien à lui répondre, elle ne savait pas quoi lui dire, alors elle opta pour la mauvaise solution : Se penchant vers lui, elle toucha son front, faisant mine de vérifier sa température "C'est la fièvre qui parle Kaan, laisse moi t'emmener voir quelqu'un qui te soignera, on en reparlera quand tu iras mieux."

Elle espérait qu'il n'objecterait pas et qu'elle pourrait ainsi gagner un peu de temps pour trouver une réponse a la question qui la taraudait à présent : Pourquoi avait-elle terriblement envie de dire non alors que tout son être savait qu'accepter était la meilleure option? Elle se leva, le cœur toujours douloureux et un sentiment de culpabilité s'ajoutant à la pile de sentiments négatifs qu'elle ressentait, puis s'éloigna en récupérant le thé sur le chemin. Elle en avait bien besoin. Après une petite hésitation bien visible, elle se retourna vers Kaan : "... Moi aussi je passe mon année à attendre de te retrouver tu sais". Elle hésita encore mais n'ajouta rien. Elle ne lui dit pas que c'était à lui qu'elle pensait quand rien n'allait, que c'était la perspective de ces quelques jours qui lui donnait du courage pour redoubler d'effort pendant ses taches journalières. Elle ne lui dit pas non plus qu'elle n'était pas sûre de savoir si ce qu'elle aimait entre eux, ce n'était pas cette attente interminable récompensée par un bonheur éphémère. Elle ne voulait rien lui dire tant qu'elle n'avait pas eu le temps de se poser et de songer à tout ça au calme.

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Kaan Yasi
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~#~Sujet: Re: [FLASHBACK] C'est une romance d'aujourd'hui [Kaan/Kolga] Mar 24 Oct - 23:15

Serrant les dents de déceptions, je la fixais. Je détestais par-dessus tout que l'on me dise non. Surtout dans ce genre de situation. Sentant la rage monter en moi, j'essayai de me calme désespérément. Mais je sentais bien qu’elle était hésitante. Que ne n'avait pas inventé cette complicité, ces sentiments. Malgré tout, ma rage me dépassa et même si je tenais a elle je ne supportais pas d'elle me traite comme un gamin. Je n’ai jamais été un gamin avec elle... Je ne sais pas pourquoi elle passe son temps à essayer de m’infantiliser de la sorte. N'arrivant pas à contenir mes émotions, le manque de sommeil sans doute, le surplus de sentiment surtout ; je viens me relever pour essayer d'utiliser toute ma prestance pour la forcer à suivre mon idée :

«  Bordel Kolga ! Je t'ai dit que je n’étais pas malade ! Je n’ai pas de fièvre ! Arrête de croire que t'es ma mère ! Je te demande d'être ma copine, pas ma mère ! »


Serrant les dents, je viens appuyer sur mon épaule blessée


«  T'as besoin de plus de preuves que ça ! T'as besoin que je sois à l'agonie pour qu’on soit ensemble ? Tu ne peux pas comprendre que tu comptes pour moi ? »


Je respirais à fond espérant passer toutes cette rage en moi. Mais c'était tellement dur … Tellement impossible …

«  Nan, mais t'as raison. C'est une idée de merde de toute façon on est pas capable de pas s'engueuler … Même quand j'essaye de te dire se que j'ai sur le cœur t'arrives a me foutre en colère... »

Essayer de la faire culpabiliser … J'en étais réduit à ça … Et pourtant elle n'avait ni refusé ni accepté pour l'instant. Une période d'incertitude des plus fatigantes. Elle savait la valeur des mots et réfléchissait bien à ce qu'elle disait pour éviter tout problème … Mais ces temps de réflexions me semblait des mois temps cela était long... Surtout dans ce genre de situation. Et pourtant ça marchait tellement facilement avant entre nous … Je me souviens encore de la première fois … C'était tellement simple … On semblait tellement … En accord … maintenant on est capable de s'engueuler pour savoir ce qu'on mange le soir même... C'est tout de même assez paradoxal quand on y pense. Peux être qu’en effet je rêvais de notre relation, mais que c'était une mauvaise idée... Peux être qu’on n’est pas fait pour être heureux ensemble … Que finalement c'est le manque qui fait notre relation ! Mais je ne voulais pas me résigner à ça … Je connaissais mon corps et ses désirs. Et même si j'étais enragé à l'idée qu'elle évite le sujet je n'attendais que son approbation pour extérioriser toute cette rage dans un rapport charnel avec elle... Je n’avais pas besoin de soin. J'avais juste besoin de son petit corps contre le mien... Que je profite enfin qu'elle est ici pour moi seul …

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Kolga Järvi
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~#~Sujet: Re: [FLASHBACK] C'est une romance d'aujourd'hui [Kaan/Kolga] Jeu 26 Oct - 14:31

Il se releva, la forçant à reculer de quelques pas. Elle fut impressionnée de la passion qui brûlait dans ses yeux. Elle avait du mal à réaliser que quelqu'un puisse l'aimer à ce point, même Kaan. A moins que ce ne soit que la colère due à un non qu'il n'avait pas l'habitude d'entendre. Non, il n'était pas du genre à faire des caprices, il y avait quelque chose de sincère là-dessous. Il commença à l'engueuler et elle ne put que se tourner légèrement  en croisant les bras dans une attitude soumise qui ne lui ressemblait pas. D'habitude c'était elle qui menait les disputes, elle qui les commençait, elle qui criait le plus fort et elle qui venait demander la réconciliation. Mais que pouvait-elle dire aujourd'hui? Il avait tout à fait raison, elle passait son temps à le repousser, mais ne voulait jamais le laisser partir. Elle lui demandait d'être fort et protecteur, mais le couvait sans arrêt. Il y avait beaucoup à remettre en question dans son comportement. Kolga baissa la tête et attendit que l'orage passe. Elle ne savait toujours pas quoi lui dire. Rester avec lui à l'année? Le rêve en théorie, mais en pratique? Est-ce qu'ils n'allaient pas se lasser l'un de l'autre? En avoir marre de ces disputes incessantes? A moins que justement tout devienne trop calme entre eux, que la magie disparaisse. De toute façon même si tout se passait bien, qu'est-ce qu'elle ferait? Il était hors de question qu'elle se prostitue comme la fille de la veille, mais que pouvait-elle faire d'autre? Quid des autres amantes de Kaan? Elle savait qu'elle n'était pas la seule à partager son lit. Toutes les possibilités étaient plus terrifiantes les unes que les autres et toutes demandaient de faire un choix difficile. Sa vie à Vainui n'était pas terrible, mais tout ce qu'elle aimait était là bas, son quotidien était là-bas. Elle n'était pas prête à tout abandonner même si elle rêvait de s'envoler loin de cette cage où elle était née. Kaan se tut et elle se retourna pour lui faire face, les larmes aux yeux, mais bien décidée à ne pas pleurer. Elle n'avait rien à dire alors elle garda le silence et releva la tête, prenant un air de défi qui lui ressemblait plus. Si Kaan ne voulait pas la comprendre ou s'il n'en était pas capable, peu lui importait. Il n'avait qu'à rester là à broyer du noir tout seul. Elle, elle n'avait que quelques jours devant elle pour profiter de la capitale et elle comptait bien en profiter. En plus, il fallait absolument qu'elle gagne un peu d'argent, sinon elle pouvait dire au revoir à ses petites escapades.

Elle se dirigea vers la porte puis se ravisa. Elle avait envie de régler le problème, de profiter de sa compagnie tant qu'elle le pouvait. Alors elle se tourna à nouveau vers lui pour lui répondre : "Je suis pas plus ta copine que les filles que tu vois le reste de l'année Kaan alors arrête de me faire croire que je suis spéciale.". Kolga savait qu'elle était bien plus fidèle qu'il ne le serait jamais. Kaan n'était pas le genre de mecs qu'on enchaîne aussi facilement. Elle s'en fichait parce qu'ils ne se voyaient que quelques jours par an et qu'elle n'était pas pure non plus. De toute façon ils n'avaient jamais décidé que leur relation serait exclusive, mais elle avait besoin d'une excuse pour refuser sa demande et celle-ci lui paraissait parfaite. Sans attendre qu'il réponde, elle recula d'un pas et tourna la poignée dans son dos avec un regard joueur. "Bon tu viens? J'ai pas toute la vie devant moi. L'arrêt chez l'apothicaire est obligatoire, mais promis après je te laisse tranquille. Et ne te plains pas ça veut dire que tu auras droit à un massage et à des soins version Kolga.". Ce revirement d'humeur caractéristique de Kolga dériderait peut-être un peu son compagnon. Elle avait décidé que la conversation était close et espérait qu'il respecterait ça, même si il y avait peu de chances qu'il soit si docile. Maintenant, elle voulait sortir, profiter de l'air pollué de Lucrezia et s'amuser pendant les quelques heures qui les séparaient de la nuit et d'une vraie réconciliation sur l'oreiller.

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[FLASHBACK] C'est une romance d'aujourd'hui [Kaan/Kolga]
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