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Non, il n'est pas malin d'importuner une dame [ PV Ezear]

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~#~Sujet: Non, il n'est pas malin d'importuner une dame [ PV Ezear] Dim 24 Déc - 13:19

Le soleil brillait haut dans le ciel quand Naalsa quitta la boutique. Une bien belle journée qu’ils avaient là, ensoleillée et aux températures assez chaude. Ce qui ne la dérangeait pas vraiment, ayant été habituée à bien plus de chaleur dans sa région natale. Un léger sourire étira ses lèvres tandis qu’elle savourait la caresse de l’astre du jour sur son visage. Elle s’accorda ces quelques secondes, avant de se mettre en route, panier sous le bras. Ersyl l’avait presque chassée de l’atelier, déclarant qu’elle avait besoin d’une pause après la commande qu’elle venait de terminer. Elle ne voyait jamais passer els heures quand elle se plonger dans son art.  Son patron avait donc choisi le prétexte d’un achat à faire au marcher pour l’envoyer à sa place, lui faire prendre un peu l’air. Naalsa n’était pas dupe, mais appréciait l’intention. Elle allait en profiter pour faire quelques achats pour elle.

Karlon n’était pas avec elle, ce jour-là. L’esclave était resté à la maison avec d’autres tâches à accomplir, et ne la rejoindrait qu’en fin de journée pour la raccompagner, comme d’habitude. Mais Naalsa n’avait pas besoin de lui. Elle était amplement capable de se débrouiller par elle-même. Elle avait vécu longtemps sans esclave et aurait très bien pu continuer ainsi. Elle retint un soupir. Elle détestait ce mot, esclave. Mais c’était Karlon qui voulait garder les choses ainsi. Elle appréciait d e l’avoir avec elle, elle se sentait vraiment en sécurité dans ces moments. La part égoïste en elle était soulagé qu’il ait refusé sa proposition de le libérer, mais…

Son arrivée au marché la tira de ses pensées. Elle s’imprégna de l’atmosphère, des odeurs, des cris des marchands. Puis se remit en route. Elle passa sans s’arrêter devant l’étal de plusieurs marchands, décidant de s’occuper d’abord de la commande de son patron et se chargerait de ses propres besoins plus tard. Elle salua certains marchands qu’elle connaissait. Une fois les courses d’Ersyl terminées, elle retourna au stand de fruits et légumes qu’elle fréquentait habituellement. Elle avait envie de fruits frais pour le repas de ce soir. Karlon y avait sûrement pensé, comme d’habitude, mais elle avait envie de choisir elle-même pour une fois.

Elle flâna ensuite le long des étals, son sac sous le bras. Ersyl avait plusieurs fois évoqué l’idée de reprendre un stand au marché, afin d’exhiber certaines de leurs pièces. Oh, la boutique marchait très bien, mais un peu plus de publicité ne pourrait faire de mal. Bien sûr, ils n’exposeraient que les pièces les plus modestes, juste de quoi attiser l’intérêt. Pourquoi pas, après tout. Même si elle était hésitante de prendre le risque d’exposer certaines de ses œuvres ainsi. Il y avait des voleurs partout, après tout… Elle aperçut le tanneur, un peu plus loin, et songea qu’elle pourrait acheter une nouvelle paire de gant en cuir pour Karlon. Son ancienne paire montrait des signes certains d’usure. Elle se moquait bien de ce que l’on pourrait bien penser d’une maitresse faisant ce genre de cadeau à son esclave. Cela lui passait largement au-dessus.

Elle n’avait fait qu’un pas dans cette direction quand elle sentit une présence derrière elle, juste avant qu’un bras vienne s’enrouler autour de sa taille. Elle se raidit lorsqu’elle perçut une main baladeuse descendre.

«  Bien le bonjour, ma jolie. C’est un sac bien lourd que tu sembles avoir là. Je peux t’aider si tu veux… »

Elle adressa un regard méprisant à l’homme qui l’avait abordé de manière si cavalière, tout en se dégageant de sa prise.

«  Merci, mais je me débrouille très bien par moi-même. »

Elle reprit sa route mais l’importun ne semblait pas décider à comprendre le message.

«  Allons allons, ne le prends pas comme ça. »

Elle se sentit alors attraper par le bras avant d’être attirée vers le côté et une ruelle adjacente. Ce ne fut pas de la peur qu’elle ressentit, mais un prodigieusement agacement, tandis que la main baladeuse refaisait son apparition.

«  Un joli petit lot comme toi, toute seule… C’est un crime qu’il faut réparer ! »

Coincée entre un mur et l’homme, Naal’ sentit son agacement augmenter. Elle en avait tellement assez de ces types qui la réduisaient à son physique comme un vulgaire morceau de viande. Même s’ils n’étaient pas tous aussi stupides et entreprenants que celui-ci heureusement. Elle essaya de repousser l’homme, mais celui-ci ne bougea pas d’un pouce.

«  Lâchez-moi tout de suite. »

Mais elle ne connaissait que trop bien le sourire pervers qui étirait les lèvres de l’homme.

«  Pas si vite, on peut s’amuser un peu avant, non ? »

Et sur ce, il fondit sur ses lèvres. La surprise ne la figea qu’un instant en tandis que la main baladeuse s’enfonçait franchement dans ses fesses, elle mordit férocement son agresseur jusqu’au sang. Ce qui déplut fortement à l’homme, qui s’écarta légèrement sans complètement la lâcher.

«  Sale petite garce ! Finalement, il faut t’apprendre la docilité ! »

Sa main se leva, prête à la frapper. Naalsa se raidit d’avantage et appela son don. Elle ignorait si l’homme était un natif de Sezni, comme elle, mais si ce n’était pas le cas, elle le brûlerait avant que le coup de porte…
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Ezear Azkhil
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~#~Sujet: Re: Non, il n'est pas malin d'importuner une dame [ PV Ezear] Dim 24 Déc - 15:32

J'avoue ne pas être un très grand fan de Dahud, encore moins de Lucrezia. C'est trop grand pour moi beaucoup trop grand . Et puis c'est trop étroit, trop dense , trop de personne au mètre carré. Au milieu des gens, au milieu de ces ruelles, j'ai l'impression d'étouffer, d'être emprisonner et je déteste ce sentiment. Pourtant je m'y rend souvent pour affaire personnelle, afin d'acheter de nouveaux ouvrages pour ma bibliothèque ou pour voir de vieux amis. Je devrais donc avoir l'habitude mais point du tout. Cette fois-ci j'y étais pour affaire régional. L'un de mes deux dirigeants, Livius Othin, qui était aussi l'un de mes meilleurs amis, m'avait demandé de prendre des nouvelles des familles Airs, ayant décidé de migrer pour tout un tas de raison qui ne me regarde pas,  dans le quartier Ouest de Lucrezia, celui justement réservé au gens de notre région.

Je venais d'arriver dans la capitale de Dahud, j'avais à vrai dire à peine posé mes bagages dans l'auberge que l'on m'avait loué pour mon séjour. Bien qu'Alpha réputé, je n'avait pas encore un rang assez haut pour avoir mes propres appartements. Ca ne me dérangeait pas du tout, au contraire. Ca faisait des années que j'avais toujours la même chambre dans cette magnifique auberge, je commençais à bien connaître ses propriétaires ainsi que le voisinage.  De plus les personnes de Dahud qui me connaissaient, savaient que c'était là bas qu'il fallait me chercher quand j'étais en déplacement à Lucrezia. J'avais donc mes petites habitudes comme celle d'aller me chercher un peu de victuailles au marché que je pourrais grignoter dans ma chambrée le soir.

Bien que c'était toujours un plaisir d'aller trouver de nouveaux raffinements gustatifs je n'appréciais pas le grand marché pour autant. En faite c'était une sorte de Lucrezia mais en plus petit. Du monde partout, des cris, des pleurs, des bavardages, des odeurs -bien certaines soient fortes agréables aux narines- mais surtout des voleurs, des brigands, des arnaqueurs et des malandrins. Comme toujours je n'arrivais pas à marcher à ma vitesse, je devais attendre de long moment en marchant petits pas par petits pas, que des personnes veuillent bien se bouger les fesses et avancer vers un autre stand devant lequel ils camperaient. Stands qui sont à chaque fois les mêmes, bien qu'il arrivait qu'il y est de la nouveauté il ne fallait pas se leurrer c'était sensiblement toujours pareil.

Il y avait une autre raison qui faisait que je n'appréciais ni le grand marché, ni Lucrezia et Dahud de manière globale. C'était le mélange de population. Chacun est libre de penser ce qu'il veut mais pour moi ce mélange de peuple issue de toutes le régions n'était pas du tout une bonne chose. C'était un nid à problèmes, un bourbier qui mettait plus ou moins tout le monde à égalité alors que ceux qui ont un dons sont légitiment, grâce aux dieux, supérieur aux exempts. Je ne suis pas non plus pour l'esclavage intensif, dégradant et inhumain mais je pense que Dahud devrait être la région des Exempts, libre ou non. Chacun chez soit et les moutons seront bien gardé comme on dit.

Je n'avais toutefois pas le choix et je devais m'en accommoder afin de faire mes petites courses. Une  besace en bandoulière, ma bourse dans ma poche et ma main dessus je me promenais très lentement à travers la foule cherchant du regard les stand que je connaissais déjà et qui m’intéressaient ainsi que les nouveaux et ce qu'ils avaient potentiellement à vendre. Mon regard se posa rapidement et bien étrangement sur ce que je n'avais pas convoité depuis des années maintenant. Une jeune femme au visage radieux, panier au bras qui venait vraisemblablement faire des commissions tout comme moi. Ce fut son regard qui me prit, un regard à peine aperçu mais qui se marqua profondément dans mon esprit. Un regard que je n'avais vu qu'une seule autre fois dans ma vie et qui me fit ressentir des sensations lointaines et oubliés. L'envie de découvrir qui elle était et l'envie de me replonger dans son regard me prit aux tripes et me poussa à marcher dans sa direction.
Néanmoins je l'ai perdu vite des yeux ne l'avoyant plus dans la foule. J'ai un peu accéléré le pas, déçu de la laisser partir alors qu'elle m'intriguait au plus au point, me faufilant malgré ma carrure entre les gens jusqu'à arriver là où elle était au moment ou mon regard c'était posé sur elle.
Tournoyant sur moi- même je ne l'a voyait plus autour de moi mais j'entendis toutefois une voix féminine dans une ruelle juste à côté.De pouvant réprimer ma légendaire curiosité maladive qui m'a plus porté préjudice qu'autre chose dans la vie je me suis moi-même engouffré dans la ruelle pour aller voir ce qu'il s'y passait.  

Mon inconnue était en prise avec l'un des individus que je supportais le moins dans cette ville. Un homme qui se montrait trop sur de lui mais qui cachait de toute évidence un manque affectif sévère au point de traiter n'importe qu'elle femme comme un bout de viande lui appartenant. Ce genre de type qui se pense au dessus des autres car il a un poste important ou qu'il a des connaissances haut placés mais qui n'a pas eu la chance de recevoir un don des dieux à la naissance et qui se rattrape en étant odieux et violent avec n'importe qui de plus faible que lui qui oserait lui résister un minimum.

Quand je suis arrivé leurs lèvres étaient scellés et j'ai, l'espace d'un instant, voulus faire demi-tour pensant mettre totalement trompé sur le jugement que je venais de faire. Pourtant que l'homme se recula la lèvre en sang, insulté la demoiselle j'ai compris que ce n'était pas du tout deux amoureux mais bel et bien du harcèlement de rue et que pour le coup je me suis dit j'avais eu un bon jugement mais surtout que ma curiosité avait été utile. M'avançant avec rapidité tandis que l'homme levait la main sur la jeune femme je saisie se dernier au poignet l'empêchant de finir son geste qui était sans aucun doute de gifler avec violence mon inconnue.

Non ! Dis-je d'une voix forte.

Mon intervention surpris le malandrin qui se retourna vivement prêt à m'envoyer son poing dans la figure en guise de bonjour. C'était très mal connaître l'homme qu'il avait en face de lui. Tandis que ma main lâcha son poignet mon autre main vint se plaquer contre son torse avec force le poussant en arrière tout en le déséquilibrant,lui faisant lâché prise la fesse de la blonde. A nouveau surpris il fronça les sourcils de colère qu'on le dérange alors qu'il allait corriger la jeune femme qui avait su lui résister.

Laissez immédiatement ma fiancée tranquille ou je vous fait regretter d'avoir mis les pieds dans ce marché ce matin ! Dis-je à nouveau d'une voix forte, pleine d'assurance et sur un ton sec mais prévenant.

L'homme fit la monumentale erreur de sortir de son pantalon un couteau qu'il pointa vers nous. Sans un mots, le regard noir de rage il fondit sur moi avec la ferme intention de me planter ou du moins de me couper. Comme dit plus haut, il avait beaucoup confiance en lui. Je n'ai pas eu besoin de me servir de mon don tellement il était impeccable de se servir correctement de son arme. Ca en était presque amusant de le voir donner des coup de couteau dans le vide. Pourtant je mis fin rapidement à la confrontation en attrapant une nouvelle fois son poignet lors d'un de ses mouvements horizontaux. Mon front vint écraser et lui casser le nez d'un de tête puissant. Mon genoux vint frapper son avant-bras pour lui faire tomber son arme sur le sol. Un crochet du droit frappa sa tempe puis, relâchant son poignet, ce fut mon ma botte qui se plaqua sur son torse pour le faire tomber lourdement en arrière d'un geste puissant de la jambe. L’individu s’écrasa par terre totalement sonné, bredouillant quelque chose d’incompréhensible avant de perdre connaissance.

Après cela je me suis un peu dépoussière les vêtements passant ma main dessus me retournant vers mon inconnue le regard fier de ce que j'avais accomplis mais néanmoins inquiet.

Vous allez bien ? Je suis désolé d'avoir dit que vous étiez ma fiancée mais si je ne l'avais pas fait il n'aurait pas gardé en tête que vous étiez avec quelqu'un qui vous protège et il aurait pu chercher à vous nuire ultérieurement, comme à son réveil.

Ne voulant pas lui donner un nouveau sentiment d’emprisonnement ou de lourdeur je ne me suis pas approché d'elle, j'ai gardé mes distances pour si elle le souhaitait s'en aller dans la direction qu'elle voulait. Elle n'était même pas obligé de me remercier ou de me dire quelques chose, je n'avais pas fait ça pour la gloire ou la récompense, c'était mon métier, ma conviction de protéger ''les plus faibles'' même si la jeune femme en face de moi semblait avoir du répondant et de courage pour se défendre elle même.

(1512 mots)
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~#~Sujet: Re: Non, il n'est pas malin d'importuner une dame [ PV Ezear] Jeu 4 Jan - 18:50

Est-ce que Naalsa avait déjà regretté son physique ? Oh que oui, et tellement souvent. Bien sûr, on pourrait lui reprocher ce regret. Le considérer comme une sorte de caprice méprisant et hautain. Après tout, comment pourrait-on se plaindre de trop de beauté alors que tant serait prêtes à tout pour avoir le même physique ? Et pourtant, bien souvent, Nall échangerait bien son apparence contre un physique un peu plus banal. Ce n’était pas vraiment qu’elle ne souhaitait pas être belle, ou n’aimait pas voir l’admiration dans les yeux qui se posaient sur elle. Même la convoitise ne la dérangeait pas toujours. Le problème résidait plutôt dans les effets indésirables qu’on oubliait souvent. De n’être reconnue bien souvent que pour son apparence, dans un premier temps. Mais il y avait aussi et surtout les importuns.

Sincèrement, y avait-il une règle, complètement stupide, quelque part, concernant les jolies filles ? Du genre : plus elle est jolie, plus elle est une femme facile qu’il faut poursuivre de ses assiduités souvent malvenues ? Combien de fois Naalsa avait-elle vécu ce genre de scène, où un total inconnu l’abordait, parfois de manière relativement galante, et d’autres de manière franchement répugnantes ? Elle avait perdu le compte de mains aux fesses qu’elle avait dû subir avec les années. Sans compter les avances plus poussés des plus téméraires. Son mari s’en était amusé, avant de prendre un encore plus grand plaisir à faire regretter l’importun d’avoir touché à ce qui lui appartenait. Elle était bien moins importunait quand elle se promenait avec Karlon. Son physique relativement imposant en dissuadait plus d’un. D’autres essayaient quand même de profiter de son statut d’esclave pour passer outre, mais un esclave avait le droit et le devoir de protéger sa maitresse, surtout avec l’accord de celle-ci, n’est-ce pas ? Autant dire que Karlon s’acquittait de cette tâche avec le plus grand zèle.

Mais lorsqu’elle était seule… Eh bien elle avait parfois l’impression de se promener avec un écriteau indiquant : « fille seule et facile, faite-vous plaisir. » Elle avait perdu le nombre de main qu’elle avait dû brûler. Donc oui, parfois, voir même souvent, elle regrettait d’avoir un tel physique si nuisible à sa tranquillité. Pouvoir se promener sans être importunée ou tripotée, voilà qui devait être reposant. Et la situation présente en était un nouvel exemple parlant. Elle ne pouvait même pas faire son marché tranquille, il fallait qu’un malotru décide qu’ils devaient absolument faire plus ample connaissance. Parce que bien sûr qu’elle ne désirait elle-même que ça, n’est-ce pas ? Et cet importun là était particulièrement tenace. Et sans gêne. Non seulement l’attirait-il dans une ruelle, mais en plus il l’embrassait de force ! Naalsa ressentit un plaisir vengeur en mordant férocement la lèvre de son « agresseur ». Oh bien sûr, cela ne plut pas le moins du monde à l’homme qui leva la main pour la frapper. Naalsa se raidit et appela son don. Elle n’était pas femme à se laisser frapper sans rien dire.

Mais il se révéla au final qu’on lui coupa l’herbe sous le pied. Parce qu’avant qu’elle ne puisse réduire en cendre la main qui la retenait, quelqu’un d’autre intervint. Un homme, un autre inconnu, de taille assez imposante, avait retenu le poignet de son agresseur. Oh, un bon samaritain ? Cela restait à voir. L’expérience avait malheureusement appris à Naalsa à se méfier de ces prétendues âmes charitables. Le nouveau venu pourrait très bien vouloir simplement prendre la place  de celui qui lui avait grillé la place. En tous les cas, le nouveau venu savait se défendre. Alors que l’importun de Naal’ essayait de le frapper, l’homme le repoussa sans sembler fournir beaucoup d’efforts, libérant enfin la jeune femme de l’emprise malvenue. Ses paroles néanmoins lui firent hausser un sourcil. Sa fiancée ? Allns bon, c’était nouveau cela. Excuse innocente visant à la protéger ou bien revendication proprement honteuse ? L’avenir proche allait le lui dire.

En tous les cas, cela ne sembla pas impressionner l’importun qui sortit un couteau avant d’attaquer le grand blond. Ce dernier ne sembla pas vraiment impressionné. Et vu la manière dont il esquivait les coups, il était évident qu’il savait se battre. Un militaire ? Peut-être. Il y aurait peut être un mince chance qu’il ne s’agisse que d’un bon samaritain agissait par devoir sans attendre quelque chose d’elle. Peut-être. La façon dont il désarma et dont il assomma l’importun confirma l’hypothèse. Un militaire ou au moins un homme versé dans l’art du combat. Il y avait trop d’aisance, trop de fluidité dans ses mouvements pour qu’il en soit autrement. Naalsa profita de l’occupation des deux hommes pour défroisser sa jupe longue et se décoller du mur à la propreté douteuse. Elle ne prit pas la peine de corriger sa coiffure. Elle n’avait pas l’intention de laisser croire à qui que ce soit qu’elle cherchait à le séduire. Et elle ne devait pas trop être décoiffée.

Finalement, le blond reporta son attention sur elle. Il semblait très content de lui, mais en même temps… inquiet ? Voilà qui était nouveau. Eh bien au moins son attitude et ses paroles semblaient-elles sincères. Il s’excusait même de son mensonge prononcé dans le but de la protéger non seulement sur l’instant mais à l’avenir. Eh bien, quelle prévenance. Naal’ accepta de lui laisser le bénéfice du doute. Elle lui adressa un léger sourire.

«  Je vais bien, merci. Il n’a pas vraiment eu le temps de me faire du mal. »

Et elle ne l’aurait de toute manière pas laissé la frapper.

«  Et il n’était malheureusement pas le plus pénible de ceux qui m’ont déjà importunés par le passé. Il semblerait que me promener seule donne à ce genre d’individu l’impression que je suis une proie consentante et fragile. »

Il y avait une pointe d’avertissement derrière les paroles d’apparence légères. Elle n’était ni une proie facile ni une femme à la vertu légère.

«  Il semblerait néanmoins que je vous dois des remerciements, cette fois. En espérant bien sûr ne pas avoir à me défendre à présent contre vous. Au vu de vos compétences martiales, je n’aurai probablement pas beaucoup de chance, mais je ne céderais certainement pas sans combattre. »

Il y avait un peu d’humour dans sa phrase, mais son regard était sérieux. Elle avait appris à ne jamais baisser sa garde.

«  Ainsi, à qui ai-je l’honneur ? Un bon samaritain chevaleresque, ou bien le prochain a qui je devrais apprendre les bonnes manières ? »

De nouveau, son sourire était plaisant, sa voix douce, mais on ne pouvait se tromper dans le feu qui brulait dans son regard.
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Ezear Azkhil
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~#~Sujet: Re: Non, il n'est pas malin d'importuner une dame [ PV Ezear] Dim 7 Jan - 16:38

Je ne cherchais ni récompense, ni aucun signe de gratifications quelconques. Certain n'attendent que ça. Certains même, cherchent ce genre de présent quitte à provoquer de mauvaises situations pour devenir aux yeux de la malheureuse victime des héros à qui on devrait reconnaissance. Je ne fais pas partie de ces gens là. La protection d'autrui est une vocation chez moi et j'ai eu la chance d'en faire mon métier. Servir et protéger ma région est l'un de mes buts dans la vie. Aider cette jeune femme me fit plaisir. Le faite qu'elle soit très jolie n'est qu'un bonus agréable à mes yeux fatigués d'un long périple. Si la nature ne l'avait pas gâté d'une telle beauté je l'aurai quand même protégé et défendus. Heureusement pour elle – ou pas - cette une magnifique femme. Elle en était totalement consciente et d'après ses dires ce n'était pas une chose facile à vivre tous les jours. Ma belle inconnue, puisque je ne connaissais pas son nom, avait apparemment eu à faire plusieurs fois dans le passé à ce genre de problème. Harcèlement, attouchement non consentit. J'imagine que les violences verbales et physiques faisaient aussi partie du lot. J'en déduisais donc que derrière cette beauté brut et envoûtante cette jeune femme cachait un caractère fort ce qui, je l'avoue, me donnais encore plus envie de mieux la connaître.

Ce qu'elle me dit ensuite me conforta dans l'idée que je me faisais d'elle. Telle une rose cette jeune femme était magnifique à regarder mais elle pouvait faire mal si on tentait de la cueillir, n'importe comment et sans son approbation en tout cas. Elle me lançait des signaux d'avertissement que je perçus correctement car non je ne suis pas qu'une brute qui aime taper. Mais ça, elle le découvrira peut-être – je l'espère – plus tard.

Elle me remercia et me complimenta tout en me mettant en garde qu'elle est une femme qui ne se laisse pas faire facilement. Je l'avais remarqué en entrant dans cette ruelle. Si je n'étais pas intervenue elle aurait sûrement réagis de façon offensive contre son agresseur. Ce qui me dérangea en faite c'est qu'elle puisse penser que je prenne la place du malotru dont je venais de la débarrasser. Comme je l'ai dit certaines personnes sont de cette trempe, sauver pour avoir à tout prix la reconnaissance ou récompense qu'elles veulent. C'était donc légitime qu'elle se demande si je ne suis pas de ce genre là.

Son sourire et ses traits d'humour tinté de mise en garde ne me laissaient pas de glace. Son regard sérieux et chaud non plus. Je l'avoue elle me plaisait bien mais je ne voulais pas lui montrer. Elle a connu semble t-il, comme elle me l'avait intimé, très souvent des déboires avec les hommes et je ne souhaitais pas en être un de plus. Cette jeune femme était tout aussi intrigante que séduisante et au fond de moi je sentais que je ne voulais pas simplement passer une nuit avec elle mais apprendre à la connaître. Ce sentiment je l'avais oublié, je l'avais enfoui au plus profond de moi car je n'avais connu qu'une seule femme qui m'avait fait ressentir cela, et le drame de sa perte me hantait encore parfois la nuit. Prudence était mère de sûreté comme on dit. Je ne souhaitais ni souffrir, ni la faire fuir.

Me redressant de toute ma hauteur, mes vêtements dépoussiérés, je remis une mèche de cheveux en place qui s'était faite la belle pendant la petite rixe avec l'autre pécore. Avançant doucement vers elle, de façon amicale sans le moindre signe d'agressivité, je lui tandis la main, un léger sourire aux lèvres plongeant mon regard azur dans le sien et me suis présenté :

Ezear Azkhil, bon samaritain chevaleresque pour vous servir.

Pour lui montrer que je ne serais pas l'un de ceux à qui elle devrait apprendre les bonnes manières je me suis légèrement incliné vers elle espérant qu'elle prenne ma main pour conclure les présentations, attendant qu'elle décline à son tour son identité afin que je mette un nom et un prénom sur le visage de celle qui était pour le moment, ma belle inconnue. J'ai même un peu forcé les choses en lui demandant :

Et vous êtes mademoiselle ?
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~#~Sujet: Re: Non, il n'est pas malin d'importuner une dame [ PV Ezear] Dim 18 Fév - 15:23

Les apparences étaient très souvent trompeuses. Une âme en apparence bien intentionnée pouvait cacher des abysses de méchanceté et de vice.  Heureusement, l’inverse s’avérait parfois vrai. Même si Naal’ avait eu plus souvent eu affaire à la première catégorie, elle avait également rencontré des personnes à l’apparence peu fréquentable, inquiétante, et qui pourtant avaient su faire preuve de bienveillance, de gentillesse.  Ne jamais se fier aux apparences, elle avait intégré ce concept depuis bien longtemps, puisque cela la concernait même elle-même. De ce fait, elle réservait son jugement concernant l’homme qui venait de voler au secours de sa vertu.  Jusque là, il s’était montré prévenant et agréable, mais il était encore bien trop tôt pour baisser sa garde.

Alors tout en gardant le sourire et en le remerciant, après tout, elle était polie, Naalsa prévint l’homme que s’il cherchait lui-même une proie facile, il s’était trompée de ruelle. Oh, elle n’avait probablement pas beaucoup de chance face à un homme ayant visiblement suivi un entrainement militaire. Mais son feu embrasait son sang, animait presque son regard, et brûlerait tout ce qu’il pourrait avant qu’elle ne cède. Elle espérait sincèrement ne pas avoir à en arriver là. Pour elle, ce que ça impliquerait pour sa personne, et pour Karlon. Ce qui arriverait à l’esclave si elle n’était plus là l’inquiétait. Et puis il ne se pardonnerait jamais s’il arrivait quelque chose à sa « maitresse » alors qu’il aurait dû, à ses yeux, être là pour la protéger. Donc oui, elle espérait quand même que cette journée qui avait si bien commencé se finirait bien. Au fond d’elle, elle aimerait tant pouvoir continuer  à croire en l’être humain…

Quoi qu’il en soit, son sauveur ne sembla pas prendre mal ses paroles, ne s’en offensa pas, ne s’emporta pas. C’était déjà un bon point pour lui. Ou alors la preuve qu’il était un prédateur rusé et patient. La pire espèce de prédateur.  Elle l’observa attentivement, alors qu’il finissait de remettre un peu d’ordre dans sa tenue. Elle devait admettre qu’il n’était pas mal fait de sa personne. Cet homme n’avait probablement pas trop d’efforts à fournir pour trouver un peu de compagnie. Etait-il un tombeur invétéré ? Pas de chance pour lui. Oh, bien sûr, Naalsa s’était déjà laissé tenter, parfois, depuis qu’elle avait retrouvé la liberté. Quelque fois. Lorsqu’elle arrivait à trouver un homme correct, qui ne la prenait pas pour une dévergondé. Cela n’avait jamais duré longtemps. Elle avait trop souffert à cause de son mari pour faire vraiment confiance aux hommes…

L’homme s’avança finalement vers elle, semblant essayer de se montrer le moins menaçant possible, plutôt amical. Il se présenta tout en lui tendant la main. Ezear Azkhil. Elle n’avait jamais entendu ce nom, pas plus que ce visage ne lui était familier. Soit il n’était pas d’ici, soit ils ne fréquentaient pas les même quartiers. La seule chose dont elle était à peu près sûre, c’était qu’il n’était pas un de ses compatriotes. Quoi qu’il en soit, il semblait poli et respectueux. Il était même allé jusqu’à s’incliner légèrement devant elle, tout en attendant qu’elle se présente à son tour. Les lèvres de Naalsa frémirent légèrement. Si ce qu’elle voyait était réel et non un acte, alors elle pouvait éprouver un peu d’amusement. Elle considéra la main tendue, de manière non agressive, hésita un moment. Puis décida de prendre le risque. Avec prudence néanmoins, prête à calciner le membre s’il se faisait soudain hostile, elle posa sa main dans celle d’Ezear.

«  Naalsa. Naalsa Helainos. Fausse demoiselle en détresse. »


Elle avait mis une pointe d’ironie mordante dans ses mots. Elle savait à quoi elle ressemblait. Et puis, c’était surtout pour répondre à la présentation de son vis-à-vis. Elle retira finalement sa main et récupéra son panier. Elle prit le temps de détailler Ezear avant de reprendre.

«  Et que faites-vous dans la vie, monsieur le bon samaritain chevaleresque ? A votre façon de gérer la situation et à votre manière de bouger, quelque chose me dit que vous n’êtes pas un petit commerçant bien tranquille. »


Elle reprit son chemin vers la rue principale du marcher, adressant un léger regard par-dessus son épaule vers Ezear, curieuse de savoir s’il allait la suivre. Elle pensait que oui. Elle ne le repoussait pas vraiment. Il avait été correct jusque-là, et le cas contraire, il n’oserait probablement s’ne prendre à elle au milieu de la foule. S’il était réellement aussi aimable qu’il voulait le faire croire, alors elle n’avait rien contre un peu de compagnie pendant qu’elle terminait ses courses. Elle appréciait de faire de nouvelles rencontres, qui venaient enrichir son environnement.
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Ezear Azkhil
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~#~Sujet: Re: Non, il n'est pas malin d'importuner une dame [ PV Ezear] Mer 21 Fév - 18:13

Ce que j'avais espéré arriva. Bien qu'avec un peu d'hésitation la belle demoiselle que j'avais secourus posa tout de même sa main dans la mienne. Mon regard ce relava vers le sien alors qu'il était, un peu avant, baisser pour regarder le sol en guise de galanterie gentillette. Dès que le contact fut créé de mon pouce je vins caresser très légèrement le haut de sa main tandis qu'avec acrimonie j'ai refermé mes doigts sur les siens. Sa peau était très douce alors que ses mains semblaient fortes et méticuleuses. Dans un geste calme et délicat je vins poser mes lèvres sur cette main tendue pour lui faire baise-main des plus cérémonieux qui soit avant qu'elle ne l'a retire et qu'elle prenne son panier de commission.

Sa voix praline et claire m'informa de son prénom et nom : Naalsa Helainos. Ca se chantait presque en tout cas je trouvais son prénom très mélodieux, très agréable à l'oreille comme en bouche. Je n'avais pas manqué de remarquer la pointe d'ironie dont elle fit preuve en détaillant son statut de fausse demoiselle en détresse ce qui me fit sourire.
Elle continua en me questionnant sur ce que je faisais dans la vie tout en m'indiquant qu'elle avait finement observé ma gestuelle au combat et qu'elle imaginait bien que j'étais un homme d'action. Je n'avais pas de raison de mentir sur ma fonction, pas à cette jeune femme en tout cas, cela aurait été contre-productif et elle ne semblait pas être une espionne, comme son agression ne semblait pas être une mise en scène. N'attendant pas ma réponse elle reprit son chemin me lançant néanmoins un regard par-dessus son épaule. J'ai l'ai donc suivis dans la rue principale pour lui apporter la réponse à ses questions et lui tenir compagnie si elle le voulait bien afin d'échanger quelques mots avec elle. Venant me positionner à ses côtés en m'éclaircissant la voix je lui dis :

C'est marrant que vous dites ça parce qu'en faite je suis un petit commerçant bien tranquille. Pour être plus précis je suis bibliothécaire. Toutefois ce n'est pas mon seul métier. Votre observation est donc tout à fait justifiée puisque je suis, ce qu'on appel dans ma région, un Alpha. C'est une fonction qui englobe plusieurs tâches mais si je devais la simplifier ça équivaut à capitaine de bataillon armée. Cependant mon groupe et moi ne sommes que de simples soldats. Nous assurons la protection de notre région et garantissons la paix dans celle-ci.

Un peu gêné j'ai passé ma main dans mes cheveux pour les remettre en place.

C'est peut-être un peu compliqué pour quelqu'un qui n'est pas de Sterenn je suis désolé.

Il était vrai que la définition complète de ma fonction et des tâches qui en découlaient pouvait être faiblement compréhensible si l'on n'était pas natif de Sterenn. Gardien de la paix, douanier, protecteur, soldats, nous avons occupons un poste aux multiples attributions. Tout cela de façon plus ou moins réserviste si l'on peut dire puisque ce n'était pas nos emplois de tous les jours, nous avons tous et toutes d'autres occupations et métiers à côté. Dans mon cas j'étais bibliothécaire, mais j'étais aussi un proche conseillé de Livius. C'était d'ailleurs sous ses ordres que j'étais venu à Lucrezia.

J'ai continué à suivre Naalsa dans le marché, essayant d'être le moins possible un boulet pour elle, lui laissant un maximum d'espace quand cela était nécessaire, m'arrêtant quand elle s'arrêtant et reprenant la marche quand elle le décidait.

Si ma fausse demoiselle en détresse était curieuse je l'étais tout autant qu'elle et je n'hésita donc pas à lui retourner la question lui montrant que moi aussi j'étais observateur :

Et vous, que faites-vous dans la vie à part vous faire importuner pour votre beauté saisissante ? Oui je savais aussi user d'ironie mais toujours avec le sourire car ce n'avait rien de dégradant ou de volontairement méchant. A la vue de vos mains, qui sois-dis en passant très jolie et agréablement douce, je dirais que vous êtes artisan. Vous manipulez quelques, ou confectionnez des choses. Des paniers peut-être ? Ou des vêtements ?

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Non, il n'est pas malin d'importuner une dame [ PV Ezear]
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