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Intrigue n°2
La deuxième intrigue a vu le jour
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Une épine dans le pied | avec Lach et Kolga

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Styx Frasier
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~#~Sujet: Une épine dans le pied | avec Lach et Kolga Ven 10 Nov - 3:27




Une épine dans le pied
Lachlan, Kolga & Styx
Quatorzième Lune




Sa dernière visite dans cette auberge de Brynjolf lui avait semblé tellement loin la veille, lorsqu’elle avait finalement osé pénétrer dans la chaleur de la salle à manger bondée dans l’espoir de revoir enfin cet homme qui l’attirait comme un aimant. Elle n’avait pas cru y revenir de sitôt après ce qui s’était passé entre le tavernier et elle-même quelques lunes auparavant. À vrai dire, elle n’avait pas cru remettre les pieds dans cette maudite région de givre et de neige après les mots tranchants du géant aux cheveux orangés. Pendant plusieurs semaines, elle s’était cachée au cœur même d’une cité fourmillante de gens qui auraient pu reconnaître son visage, tellement de jours à regretter les aveux qu’elle avait faits à Lachlan, ces aveux même qui avaient gâché ce début de complicité et de confiance qui était apparu entre eux. Pourrait-elle ressentir de nouveau cette sensation électrique qui s’emparait d’elle chaque fois qu’elle se frottait au colosse, cette impression de finalement vivre… ? Jamais il ne pourrait pardonner ses mensonges, avait-il dit. Et si Styx osait revenir près de sa famille, osait les mettre de nouveau en danger par sa présence clandestine et indésirable, il n’hésiterait pas à utiliser tous les moyens nécessaires pour la faire dégager de là, quitte à la faire emprisonner pour les crimes qu’elle aurait pu commettre, pour le simple fait que Glorë n’était pas celle qui lui avait octroyé le don qui sommeillait en elle.

À Lucrezia, Styx avait eu tout le temps du monde pour peser le pour et le contre de la décision qu’il lui fallait prendre. La vie qu’elle avait menée depuis le décès de sa sœur était loin d’être des plus honnête. Toutes ces années, elle s’était enrichie grâce à déconfiture d’autrui. Cependant, les dernières, elles les avaient carrément vécues au dépends de toute une nation, aux dépends de la vie de centaines de gens. Et cette vie satisfaisait les besoins d’adrénaline et d’action de la guerrière qui recherchait constamment de nouveaux défis. Après ses fiançailles ratées avec Akela lorsqu’elle était adolescente, Styx n’avait jamais accordé sa confiance et son amour inconditionnel à qui que ce soit. Elle avait bien eu quelques aventures éphémères entièrement basées sur l’attirance physique, mais sans plus. Elle n’avait jamais croisé le chemin de qui que ce soit qui suscite en elle une envie de devenir une personne meilleure, de mener un autre genre de vie. Jusqu’à ce qu’elle aperçoive Lachlan. Le tavernier avait éveillé quelque chose en elle. Un sentiment fort qu’elle ne parvenait pas tout à fait à comprendre même après tellement de réflexion, même après avoir retourné la question dans tous les sens dans sa tête. Quoi qu’il en soit, l’homme du nord provoquait une déferlante d’excitation en elle dès qu’elle l’apercevait. Il stimulait son impulsivité comme personne auparavant. Et malgré cette certitude poignante que jamais il ne pourrait lui pardonner d’être qui elle est et de lui avoir menti impunément, la femme du sud n’avait pas l’impression de pouvoir continuer à vivre sa vie sans aller au bout de cette envie qui la rongeait, sans vivre totalement ce combat intérieur qui rageait en elle.

La peur l’avait retenue longtemps dans la capitale de Dahud. Devait-elle quitter une vie confortable, qui stimulait son besoin de bouger, de se battre et de se surpasser, quitter une région où on l’adulait et la respectait pour sa contribution à la société, pour se poser dans un village qui se trouvait dans une région qui lui hostile ? Devait-elle quitter tous ses repaires dans le but de regagner l’affection d’un homme qui avait perdu foi en elle, qui ne pourrait plus jamais la considérer de la même façon qu’il l’avait fait ? On ne désertait pas Sven Ramose sans avoir obtenu congé. Et la guerrière savait qu’elle subirait le foudres du dictateur si elle devait disparaître pour revenir sans explication valable. Mais avait-elle réellement envie de continuer à servir une cause qui risquait de causer la mort de centaines d’innocents ? Toute sa vie, la seznienne avait côtoyé des représentants de son peuple, des fils et des filles de Malaggar qui maîtrisaient l’élément ardent au même titre qu’elle. Malgré ses fréquents pèlerinage vers Dahud, jamais elle n’avait pris le temps de se lier étroitement à qui que ce soit qui ne maîtrise pas le don brûlait qui l’habitait. Les brefs moments passés auprès de Lachlan lui avaient révélé une humanité qu’elle n’avait jamais vue chez les représentants des autres peuples. Contrairement aux croyances qu’on lui avait insufflée, la puissance ne résidait pas qu’en ceux qui maîtrisaient le feu. La révélation d’Akela concernant la mort de sa sœur ne venait que valider le fait que les croyances qui avaient guidées ses gestes pendant les vingt années passées avaient apporté plus de mal que de bien, qu’elles avaient causé et causeraient encore la perte de vies innocentes…

D’un côté, l’idée de vivre clandestinement en oubliant le feu qui brûlait en elle pour les beaux yeux du rouquin ne l’enchantait guère. D’un autre côté, il était le premier qui ait réussit à intensifier cette flamme qui crépitait dans tout son être…

C’est après son départ de cette grotte où elle avait vidé son cœur que la jeune femme avait laissé éclater sa rage. La fidèle du dictateur était entrée dans une colère telle à l’idée de se voir repoussée par celui sur qui elle avait jeté son dévolu, qu’il parte alors qu’il était la première personne devant qui elle ait mis son âme à nu depuis la mort d’Astrée… elle s’était enflammée. Des colonnes de flammes d’une chaleur incommensurable avaient jailli de ses paumes, marquant les murs de la grotte de suie. Sauf que contrairement à ses habituelles flammes orangées, ce sont des flambées bleutés qui avaient percé ses paumes. Elle n’avait jamais émis de flammes aussi chaudes. Et si elle avait d’abord cru à un effet produit par l’air ou l’environnement de la grotte où elle se trouvait, elle avait rapidement découvert que ses pouvoirs s’étaient plutôt accrus d’une façon étrange, mais la pigmentation et la vivacité de son feu n’avaient pas tari.

Après quelques semaines à errer dans la cité-reine, Styx avait compris qu’elle n’avait pas à avoir honte de qui elle était ou de la vie qu’elle avait menée face à Lachlan. Elle ferait plutôt face au plus grand défi de son existence ; elle retournerait dans le nord et affronterait cette renaissance. Et elle le ferait avec la tête haute. Aussi, elle s’en était allée vers Vainui où elle s’était installée chez Akela pendant près d’une lune où elle aida son vieil ami à tenir sa chaumière et à tisser ses filets. Là-bas, elle tergiversa longuement pour décider du bon moment pour reparaître. Presque trois lunes étaient passées. Et la veille, elle avait enfin trouvé le courage d’affronter celui qui avait failli partager son lit avec la tête haute.

La salle à manger de l’auberge était pleine à craquer lorsqu’elle y était entrée. La chaleur effervescente contrastait drôlement avec le froid mordant à l’extérieur. Son regard avait parcouru la foule durant de longues minutes, à la recherche de la chevelure caractéristique du grand gaillard qu’elle convoitait. Lorsqu’elle aperçut l’aubergiste, un solide homme dont les traits lui rappelaient sa terre natale, elle s’empressa de traverser l’établissement pour le rejoindre.
« C’est toi, le propriétaire de cette auberge ? lui avait-elle demandé d’un ton incertain. Le titan répondit à l’affirmative d’un hochement de tête, versant les chopes de bière aussi rapidement qu’il le pouvait. Le tavernier – Lachlan… euh… il est dans les parages ?
Il est pas là, avait-il répondu d’un ton sec.
La belle avait froncé les sourcils, observant le vainuin travailler quelques instants avant de reprendre la parole.
Tu sais où il est ? avait-elle insisté.
Écoute, chérie, tu vois pas que j’en ai plein les bras, en ce moment ? avait répliqué l’homme à la peau maure, visiblement exaspéré. Vos histoires, ça me regarde pas.
Il s’empara de plusieurs chopes de bière blonde et allait s’éloigner lorsque la combattante avait posé une main sur son avant-bras.
On fait un marché, toi et moi. Laisse-moi te prouver que je peux être utile par ici, et si je fais le poids, tu m’engages !
Je veux pas de ton aide, la freluquette… !
Derrière eux, une autre fournée de convives étaient alors entrés dans la salle à manger. Styx regarda l’aubergiste avec insistance.
Oh, allez ! Ça peut pas être pire que ça l’est déjà !
Arrête de parler et va donner ces rasades aux clients à cette table, là-bas ! On discutera plus tard. »
Il s’était éloigné en maugréant dans sa barbe alors que la Feu s’exécutait rapidement. Après quelques heures, le flot de clients s’était tari et il lui avait donné congé en lui demandant de revenir le lendemain, prenant soin d’indiquer qu’elle pourrait éventuellement avoir une chambre permanente si tout se passait bien. Il ne pouvait pas lui promettre grand-chose et ses tâches ne seraient pas toujours des plus plaisantes, mais elle pourrait se faire quelques pièces toutes les semaines.

C’est le cœur plus léger qu’elle était rentrée dans la petite chaumière d’Akela. Malgré la fatigue, elle avait mis des heures à s’endormir sur sa paillasse. Comment Lachlan réagirait-il en apprenant non seulement qu’elle avait remis les pieds à Vainui, mais qu’en plus elle s’était permis d’approcher son beau-frère et avait obtenu un emploi ? Quoi qu’il en soit, elle était bien déterminée à ne pas le laisser la repousser cette fois-ci. Ses menaces ne la feraient pas fuir. Elle reviendrait à la taverne dès le lendemain après-midi pour aider à la préparation du dîner, comme le lui avait demandé Aishwarya.

La journée était toujours claire lorsqu’elle poussa la porte de l’auberge.

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~#~Sujet: Re: Une épine dans le pied | avec Lach et Kolga Mer 15 Nov - 14:27


A moitié endormi, Lachlan observait le plafond de sa chambre en somnolant encore quelques minutes. Pour la première fois depuis un bon moment, il avait l’esprit entièrement vide, ne pensant à rien d’autre qu’à la minuscule fissure qu’il parvenait à distinguer depuis sa couche. Les bras coincés derrière sa tête, il était confortablement installé dans son lit, une jambe par-dessus la couverture froide qui n’était pas parvenue à le maintenir au chaud durant la nuit. Parfois, il aurait pu prier pour être un maître du Feu et pouvoir se réchauffer d’un simple coup de tête. A vrai dire, il n’était pas rare qu’il insulte régulièrement les dieux d’Oranda pour avoir fait de lui un Exempt, un impur sans aucun pouvoir, et puis ses yeux tombaient sur la femme qui partageait sa vie depuis de très nombreuses années et qui avait su faire de lui un homme heureux, et il se disait que finalement, être un Exempt n’était pas si mal que ça s’il devait vivre avec sa sœur encore un moment. Certains pourraient croire qu’il passait à côté de sa vie à rester entre les pattes de sa sœur et de son petit-ami, mais ils ne savaient pas à quel point les deux étaient proches. Leurs vies avaient été liées dès lors qu’ils avaient compris qu’ils étaient faits pour fuir, et il était hors de question pour Lachlan d’abandonner sa sœur, même maintenant que leur vie semblait être apaisée.

Se relevant en grognant, le tavernier jeta un coup d’œil par la minuscule ouverture qui lui servait de fenêtre et comprit qu’il devait vraiment se bouger le cul pour aller bosser. Même si son lieu de travail se trouvait à quelques escaliers seulement — l’avantage de pouvoir vivre au-dessus d’une taverne-auberge —, Lachlan n’était pas un gars du matin maintenant qu’il avait pris l’habitude de se battre la nuit dans des combats clandestins pour amasser un petit pactole, et il avait encore beaucoup de choses à faire s’il ne voulait pas que sa sœur remarque les coups qu’il avait pris durant la nuit. Par chance — ou pas ? —, elle se levait bien plus tôt que lui et serait déjà peut-être assez fatiguée pour ne pas remarquer son énorme œil au beurre noir qui avait grossi depuis la veille. Si elle venait à lui poser des questions, il marmonnerait encore une de ses excuses préférées — Akela était franchement un bon alibi — et l’éviterait le plus longtemps possible en lui envoyant des clients bourrés. Qui avait parlé de frère protecteur ?

Après s’être habillé en coup de vent et avoir ramené ses cheveux en pagaille derrière ses oreilles, Lachlan finit par sortir de sa chambre pour rejoindre son beau-frère qui devait déjà être attablé derrière le comptoir. S’asseyant devant lui, il lui adressa un coup d’œil interrogateur, histoire de savoir s’il avait loupé quelque chose la veille au soir, mais Aish’ ne fit que hausser les épaules d’un air absent, jetant de très réguliers regards à la porte d’entrée. Ne sachant pas vraiment pourquoi il était dans cet état mais ne souhaitant pas jeter de l’huile sur le feu si la raison était… en rapport avec Emeraude — surtout si la raison était en rapport avec Emeraude —, le tavernier haussa les sourcils avant de jeter un coup d’œil à la salle. Ouverte depuis quelques minutes à peine, mais personne n’était encore entré, bien trop tôt pour se payer une cuite ou même pour manger.

La matinée fut à peu près identique. Si Emeraude finit par remarquer les coups de Lachlan — une partie seulement — et avait réussi à l’obliger à aller voir un médecin un peu plus tard dans la soirée, il n’y avait pas eu beaucoup de choses intéressantes, les clients venant et partant au gré des heures. Vers midi, il y eut quelques tables prises, principalement des clients de l’auberge venus prendre un bon repas avant de repartir dans leur voyage vers la capitale, mais Lachlan n’eut guère le loisir d’épier ceux qui avaient pris une mauvaise habitude dans ces lieux. Aish’ l’avait forcé à rester derrière le bar pendant qu’il s’occupait du repas et Emeraude de la salle — il n’avait toujours pas compris pourquoi il ne travaillait auprès des clients que quand ceux-ci étaient trop ivres pour bien voir qui ils avaient en face d’eux, même s’il avait sa petite idée du fait des regards agacés que sa sœur lançait en direction de son œil amoché —, et de toute façon, les voleurs habituels semblaient s’être évanouis dans la nature.

Ce fut dans l’après-midi que le véritable rush commença, permettant à Lachlan de se vider l’esprit des choses qui avaient commencé à venir l’ennuyer, notamment une belle brune musclée qui n’avait cessé de le poursuivre depuis plus de deux lunes. Les clients affluaient, demandant pintes de bières sur chopes de bières, et très vite, il fut si submergé qu’il ne vit plus qui entrait dans la taverne. Il n’y fit plus attention jusqu’à ce que la même belle brune qui le hantait vienne s’installer au comptoir. Au début, Lachlan crut y voir là une illusion, voire même une hallucination du fait de ses blessures — peut-être l’avait-on frappé trop fort ? —, mais après s’être arrêté devant elle et l’avoir observée une longue seconde, il ne put que se rendre à l’évidence : Styx était revenue.

Grognant, il se pencha en avant d’un air menaçant. « Qu’est-ce que tu fous ici ? Je croyais avoir été assez clair, Astéria ». Deux lunes plus tôt, alors qu’une fête à Lucrezia, capitale de la région centrale, s’était plutôt mal terminée, Styx avait fini par trouver ses couilles pour avouer à Lachlan qui elle était vraiment. Espionne pour le compte du dictateur Sven Ramose, elle avait pour mission de tuer la princesse de l’Eau en rejetant la faute sur le peuple de la Terre. Si elle avait promis au tavernier qu’elle avait finalement changé d’avis, se mettant en danger par le simple fait de ne plus obéir à Ramose, Lachlan ne l’avait pas crue et l’avait forcée à quitter la région sans quoi il la dénoncerait aux soldats les plus proches. Lorsque les mots étaient sortis de sa bouche, l’Exempt avait été sûr d’en être capable, mais maintenant qu’elle était là, devant lui, il ne savait plus quoi en penser. « A moins que tu ne sois revenue juste pour annoncer ta victoire ? »

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Kolga Järvi
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~#~Sujet: Re: Une épine dans le pied | avec Lach et Kolga Ven 24 Nov - 12:04

Un rayon de soleil glissa sur le lit de Kolga et elle émergea difficilement d'un sommeil trop court. Elle s'étira entre les draps en grognant avant de se frotter les yeux puis de les ouvrir. Elle n'avait jamais eu idée que bosser dans une taverne pouvait être aussi fatigant. Elle avait du s'habituer aux horaires de la maison, ainsi qu'à la charge de travail. Cette expérience lui avait au moins permis de prendre du recul sur sa vie. Elle s'était rendu compte qu'elle n'avait jamais mérité plus que ce qu'elle avait obtenu. Ses larcins avaient rapporté de l'argent à sa gérante plutôt qu'à elle certes, mais c'était parce qu'elle n'avait jamais accepté de changer les choses. Elle s'était enchaînée toute seule à cette façon de vivre, simplement parce que c'était facile. Elle n'avait pas d'argent, pas de propriétés, pas de responsabilités. Elle avait passé 20 ans à n'avoir rien à perdre. Du moins c'était ce qu'elle pensait à l'époque. Quand tout lui avait explosé au visage, Kolga avait appris que ne rien avoir ne veut pas dire qu'on est à l'abri des ennuis. Elle avait d'un seul coup compris l'intérêt d'être ordinaire : les gens normaux sont protégés par toutes sortes de lois et autres avantages que leur offrent l’honnêteté et l'argent. Si cette vie là ne l’intéressait toujours pas, elle la comprenait mieux aujourd'hui.

Lachlan lui avait permis de remonter la pente, il l'avait soutenue dans le moment le plus difficile de son existence. Elle lui en était infiniment reconnaissante. Son amitié pour lui et sa fidélité avaient considérablement augmenté depuis qu'ils vivaient dans le même bâtiment. Il l'aurait surement aidée sans contrepartie, mais ils avaient décidé que la majorité du salaire de Kolga retournerait tout de même à l'établissement en paiement de ses dettes. Elle n'avait aucune idée de ce que le patron pensait de tout ça. peut-être qu'il n'était même pas au courant du crédit qu'elle s'était octroyée pendant plusieurs années. A dire vrai, elle évitait de se trouver dans ses pattes. C'était un home imposant et il l'intimidait trop pour qu'elle se permette de l'importuner plus que ça. Elle avait déjà assez l'impression d'être un parasite comme ça. Parasite, c'est exactement le mot qui lui correspondait. Elle se débrouillait toujours pour recevoir sans rien donner, ce qui est assez dingue lorsqu'on est une esclave au départ. Même dans cette situation, certes elle recevait peu d'argent par rapport aux travaux qu'elle accomplissait, mais elle était nourrie et logée sans rien avoir à payer d'autre que ce qu'elle devait déjà à la maison. Elle se l'était promis : dès qu'elle le pourrait elle retournerait à Lucrezia et arrangerait sa vie d'une façon ou d'une autre. Elle finirait de rembourser Lachlan et Aishwarya et elle aurait son propre lieu de vie, ses propres objets bien à elle. Elle ne comptait pas devenir une de ces mères de familles ennuyeuses bien sûr, peut-être qu'elle ne serait pas plus honnête qu'avant non plus d'ailleurs, mais elle voulait du changement. L'avantage c'était qu'au moins elle n'était plus une esclave puisque plus rien ne la liait à son ancienne maîtresse et qu'elle n'était pas exempte.

Kolga se prépara lentement, savourant ce moment de calme avant le déferlement de taches ménagères du matin. Elle adorait sa chambre. Ce n'était pas le grand luxe, mais le lit était confortable et elle s'y sentait en sécurité. Il n'y avait jamais grand monde à cette heure-là en bas, alors elle faisait ce qu'elle savait faire le mieux à part voler les braves gens : nettoyer les chambres et les parties communes. Elle se demanda si elle devait d'abord essayer de trouver Lachlan pour lui parler de ce qu'elle avait vu la veille au soir. Finalement, elle se dit qu'elle le verrait dans l'après-midi quand elle descendrait pour aider à la taverne. Il n'y avait pas d'urgence de toute façon. En fait, elle ne savait même pas si le fait que la femme de la fête des dieux soit là posait problème ou non. Ces dernières lunes, Kolga avait brisé leur règle tacite en racontant énormément de choses à son ami parce qu'elle avait besoin de se reconstruire, mais Lachlan lui, était resté aussi silencieux que toujours sur sa vie privée. Kolga n'avait aucun problème avec ça, elle se fichait de connaître le passé ou le présent de son géant préféré tant qu'ils s'entendaient bien et avaient confiance en l'autre. Si c'était sa façon de fonctionner alors d'accord, elle avait eu la même jusque là.

Après s'être acquitté de ses corvées, Kolga descendit pour aider à servir les clients. Les tables commençaient à se remplir. Si elle était toujours un peu maladroite avec un plateau, Kolga était la plus douée pour empêcher les clients de s'enfuir sans payer. Elle repérait les petits filous à des kilomètres, c'était même devenu un petit jeu entre elle et Lachlan. A chaque ouverture de la porte, elle prenait le temps de jeter un coup d’œil pour voir quel type de personne venait d'entrer, juste au cas où. Elle ne trouva pas le temps de discuter avec Lachlan, même pas pour lui demander d'où lui venait cet oeil amoché. Elle venait de déposer trois choppes de bières devant un groupe de pécheurs bruyants quand elle se retourna machinalement une fois de plus vers l'entrée. Elle reconnut immédiatement la brune, sans se souvenir de son nom. Elle s'éloigna de la table qu'elle venait de servir non sans faire un sourire et un clin d’œil à ses clients et continua d'observer la femme du coin de l'oeil tout en prenant les commandes. Elles arrivèrent au comptoir a peu près en même temps et Kolga lança un regard interrogateur à Emeraude tout en lui demandant de lui préparer un plateau de boissons. Apparemment la sœur de Lachlan n'en savait pas plus qu'elle. Alors en attendant que tout ça arrive, Kolga écouta plus ou moins discrètement la conversation des deux anciens amants. Elle fût étonnée de l'accueil que le roux réserva à son "amie". La dernière fois leurs rapports étaient froids, pas explosifs du tout. Il avait du se passer quelque chose sur le chemin du retour quand Kolga avait refusé de les suivre pour rentrer à Vainui.

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Styx Frasier
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~#~Sujet: Re: Une épine dans le pied | avec Lach et Kolga Mer 6 Déc - 4:07





La brunette pénétra dans la salle totalement bondée, son regard charbonneux parcourant rapidement la pièce pour se poser sur la chevelure orange-brûlé du tavernier. Il ne l’avait pas encore aperçue. La Feu profita d’un bref instant pour observer son visage, plantée de l’autre côté de la pièce. Il semblait focalisé sur les clients, les hommes bruyants qui pourraient embêter sa sœur ou cette autre serveuse. Elle la reconnut tout de suite. Comment oublier ce jeune visage si harmonieux ? Cette bouille qui avait éveillé tellement de jalousie dans son cœur, le soir de la fête donnée à Lucrezia… Un pincement lancina le cœur de la seznienne au constat de sa présence dans l’auberge, dans la vie de Lachlan, mais elle refusa de se laisser aller à la possessivité qu’elle ressentait pour le géant aux cheveux orangés. Après tout, il lui avait clairement dit de ne plus jamais remettre les pieds dans l’auberge de son beau-frère, à Brynjolf ou même à Vainui. Mais Styx n’avait pas dit son dernier mot. Elle ressentait un besoin pressant de découvrir ce qui pourrait être entre cet homme du nord et elle, de comprendre ce sentiment qui s’était développé en elle.

La combattante quitta le visage angélique de Kolga pour reposer ses prunelles sur le visage pensif de Lachlan. Qu’est-ce qui l’avait attirée vers lui ? Il n’était pas particulièrement séduisant – la plupart des femmes le voyaient probablement comme un rustre. Il affichait constamment une mine bourrue qui dissuadait la plupart des hommes de causer des embrouilles. Mais Styx ne l’avait pas craint, elle. Elle avait même pris plaisir à s’en prendre à lui dans l’arène. Non… ce qui l’avait attirée c’est le regard qu’il avait posé sur elle. En la voyant prête à se mesurer à lui, Lachlan n’avait pas affiché ce regard sceptique et nonchalant que la plupart des hommes lui servaient. Le vainuin n’avait pas ménagé ses attaques. Il l’avait traitée de la même façon que si un homme s’était mesuré à lui. Et ça… jamais elle n’avait eu de telle réaction.

Brisant ce moment de réflexion, la guerrière du sud franchit l’espace qui la sépare du bar pour qu’il note sa présence avant qu’elle ne s’enferme dans les cuisines avec le cuistot. Les yeux brillants de défi et d’amusement, la brune s’accouda au comptoir pour affronter la réaction du tavernier. Elle fronça les sourcils en l’entendant prononcer son véritable prénom. Astéria. Elle n’aimait pas ce prénom. Il faisait partie de son passé. « Ma victoire ? demande-t-elle avec perplexité. Si tu fais allusion au mutisme de la princesse Nymeria, je n’y suis pour rien. Je suis à Vainui depuis un peu plus d’une Lune. » La trentenaire savait que ce sujet viendrait sur le tapis lors de ses retrouvailles avec lui. La nouvelle de sa trahison, de sa véritable identité et des raisons qui l’avaient amené dans le nord avait lourdement ébranlé Lachlan – à un point tel que Styx n’était pas sure qu’il pourrait un jour lui pardonner. « Il me semble me souvenir que des nobles Vainuins ont été pendus pour leur tentative d’assassinat. »

Le regard que la femme du désert posait sur lui est franc et ferme. Elle ne comptait pas se laisser envahir par cette couardise qui l’avait terrassée devant lui trois Lunes plus tôt. « Tu sais, Lachlan, j’étais honnête quand je t’ai dit vouloir changer. J’espérais que le temps qui est passé depuis la dernière fois t’aurait permis d’apaiser la haine que tu ressens à mon encontre comme j’ai su reprendre mes esprits avant de commettre encore une fois l’irréparable. » Tant de phrases lui brûlaient les lèvres, tant de pensées tourbillonnaient dans sa tête alors qu’elle se tenait dans la pièce bondée et enfumée, au milieu des convives déjà ivres en début de soirée. Elle se mordit l’intérieur de la joue, son regard dérivant un moment vers le visage curieux de la jeune serveuse qui attendait ses breuvages au comptoir.  La brunette à la peau tannée esquissa un sourire à son endroit, légèrement mal à l’aise, mais elle reporta son attention sur le rouquin, déclarant de but en blanc : « Je suis venue pour remplir mon engagement envers Aishwarya. Peut-être que maintenant que nous devrons travailler ensemble tu trouveras la force de voir au-delà du sang qui coule dans mes veines. »

Elle fut tentée de poursuivre dans sa lancée, mais elle n’en fit rien. Les mots n’étaient pas suffisants pour exprimer tout ce qui s’était passé en elle au cours des dernières Lunes. Apprendre la vérité sur sa sœur jumelle, sur cette jeune fille qui avait été la moitié d’elle-même et qui avait été brûlée vive pour le simple fait qu’elle ne possédait pas d’élément… c’est une vérité qui avait ébranlé toutes les convictions de la suprématiste Feu. À trente-cinq ans, Styx Frasier avait décidé qu’il était temps qu’elle oublie ces desseins sombres qu’étaient ceux des grands de ce monde pour penser à elle, pour vivre plus pleinement ses émotions qu’elle ne l’avait fait jusqu’à maintenant.

« Tu pensais quand même pas que j’allais te donner raison et fuir vers le sud la queue entre les deux jambes ? ricana-t-elle. En tout cas, je suis là. Que ça te plaise ou pas. »
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~#~Sujet: Re: Une épine dans le pied | avec Lach et Kolga

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