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Jouer avec le feu chez les feux - Ft Ingrid

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~#~Sujet: Jouer avec le feu chez les feux - Ft Ingrid Dim 24 Sep - 23:34


« Jouer avec le feu chez les feux »
Ingrid & Sandro

Une fois n'était pas coutume, aujourd'hui Sandro avait travaillé. Son métier lui permettait de gagner beaucoup d'argent sans trop avoir à s'investir. Son nom de famille le précédait dans sa profession et après tout, il était noble. Il était très rare de voir un noble se tuer à la tache comme des gens de catégories plus populaires. Le jeune Galanis était conscient de la chance qu'il avait et aussi conscient que bien d'autres ne l'avaient pas. Hélas, l'on ne pouvait pas changer la société, il y avait des plus riches et des moins riches et rien ne pouvait changer cela. En tout cas, les festivités et célébration qui entouraient l'union princière de la Princesse Nymeria avec Brehn Shöva avait permis de faire venir plein d'aristocrates des quatre régions du globe à Dahud. C'était un véritable boom pour les affaires du défenseur puisque bien des riches venaient voir le fils de la célèbre famille de défenseurs Galanis pour régler leurs affaires. Le profit était inouï et le fils de Glöre se retrouvait avec un véritable pactole, ce qui n'était pas vraiment désagréable. L'économie de sa région en ferait un grand bénéfice puisque Sandro était très consumériste et compulsif. Il aimait acheter et laissait souvent de gros pourboires aux marchands qui le méritaient à ses yeux. Et cela arrivait très régulièrement.

Du coup, ce travail le fatiguait un peu plus qu'il ne l'était d'habitude. Il était loin d'être un pantouflard ou un flemmard, il était un très bon vivant mais, comme tout être humain, il avait besoin de nourriture, d'eau et de sommeil pour survivre. Il avait aussi besoin de se détendre et de s'amuser pour son moral. Du coup, ce soir là, alors qu'il allait se coucher, Sandro réfléchit. Finalement, il n'était pas si fatigué que cela et il avait bien envie de se rafraîchir et de boire un verre. Ou plusieurs. Ainsi, il ôta sa tenue de sommeil pour une tenue de ville. Il savait très bien où il avait envie d'aller ; il y avait une taverne dans le quartier sud ou il avait toujours aimé aller. S'il n'y avait de problème quant au fait de se promener dans le quartier sud, il savait que des têtes brulées de l'élément feu risquaient de le prendre en grippe s'ils apprenaient qu'il était un eau. La journée, encore, cela allait avec les gardes qui patrouillaient mais le soir venu, mieux valait être prudent. Du coup, Sandro faisait bien attention de prendre une tenue assez neutre. Il choisit ne chemise dans des tons noirs et gris pour accompagner un pantalon de cuir noir (comme ça pour t'aider). Afin d'être plus crédible et passer inaperçu, il s'enveloppa dans une longue cape entre le rouge et le marron avec de la fourrure. Ce genre de couleur passait bien dans le quartier sud, il le savait. Ca lui éviterait des questions inutiles. (image de la cape).

Une fois prêt, il put partir tranquillement. Il arpenta les rues de son quartier sans soulever de question puisque beaucoup de monde ici le connaissait. Il traversa la place centrale sans mal et arriva dans les quartiers sud. Le bruit de la rue des plaisirs qui était remplie de monde se faisait entendre de loin. Il lui arrivait d'aller là bas. Personne ne lui posait jamais de problème là bas et personne ne se souciait de son tatouage ou de son élément maître. Tout le monde ne pensait qu'à son propre plaisir là bas et ça évitait d'attirer la curiosité de tout un chacun. Les autres rues du sud de Lucrezia étaient calmes ce soir et il put marcher tranquillement. Il reconnut quelques gardes de Lucrezia. Ils ne leur poseraient pas de problème. Ils étaient neutres et assez gentils, il fallait bien le dire. Le seul problème serait que des voyous remarquent son tatouage s'il le montrait à ces représentants de l'autorité mais ces derniers le regardèrent passer sans rien lui demander. Parfait. C'est donc sans difficulté et assez rapidement qu'il arriva à la taverne enflammée qui était, comme très souvent, remplie de monde. Le rez de chaussée était orné de bien des torches et il remarqua quelques fils du feu en train d'allumer et d'éteindre des cheminées. Cela amusa Sandro qui se dirigea directement vers le comptoir de bois massif qui trônait fièrement au rez de chaussée de la bâtisse.

Sandro regarda sa bourse plein qu'il cachait sous sa cape et prit place en attendant qu'un employé vienne prendre sa commande. Bien des éléments feux étaient impatients, avec un tempérament de flamme. Il pouvait ainsi arriver que ceux ci s'emportent facilement en attendant leur boisson. Sandro, lui, était parfaitement patient. Il attendait tranquillement dans son coin et hochait la tête d'acquiescement lorsqu'un habitant du feu le regardait en disant que le service se faisait long. Il fallait qu'il se fonde dans la masse et mime d'avoir leur même caractère. Et pourtant, ils n'étaient pas du tout méchant, le jeune Galanis le savait. Tous étaient même très joyeux, ici. Il fallait juste dire qu'ils avaient des tempéraments très expressifs et les colères se calmaient aussi rapidement que ce qu'elles démarraient. Finalement, Sandro remarqua une silhouette qu'il connaissait très bien se diriger non loin de lui. Cela faisait longtemps qu'il n'était plus venu ici et par conséquent qu'il n'avait pas eu l'occasion de revoir Ingrid. la dernière fois qu'ils s'étaient vus, c'était il y a un moment et il n'avait pas enfilé que des verres ce soir là. Il lui fit un grand sourire. Ce sera une chope de votre meilleure bière pour moi si possible ! dit-il en sortant quelques pièces qui avaient une grande valeur et suffiraient largement à payer un verre de la meilleure boisson qu'ils servaient. Et puis, je ne sais pas si cela s'achète, mais quelques nouvelles de la très belle serveuse que je n'ai pas eu l'occasion de revoir depuis bien longtemps... Si elle se souvient de moi ! lui dit-il ensuite en rigolant. Sandro gardait un très bon souvenir de ce qu'il s'était passé. Sans doute qu'Ingrid, elle, en avait des idées et des craintes qui étaient différentes.



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~#~Sujet: Re: Jouer avec le feu chez les feux - Ft Ingrid Lun 25 Sep - 13:49

Ingrid
&
Sandro
13,Douzième Lune de l'an 836
La taverne était pleine, j’entendais milles et uns pas au-dessous de moi. Mes mains logées sous la nuque de Rhae, mon collègue, n’étaient d’aucune utilité. Le jeune homme était en sueur et brulant ce qui était étrange pour un béni de Malaggar, il était supposé pouvoir contrôler sa température corporelle… Je l’avais trouvé dans son lit, quelques minutes auparavant, inconscient. Son visage était plus pâle que d’habitude et sa respiration se faisait difficile, j’avais alors soulevé sa tête afin de faciliter la ventilation. Mais voilà que les minutes passaient et qu’il n’avait toujours pas ouvert les yeux. Soupirant doucement, entendant en bas les clients se plaindre de la longueur du service, je pris conscience qu’il fallait que j’y retourne, et que j’assure la soirée, seule. Ôtant une de mes mains, je plia son oreiller en plume sous la nuque et reposa sa tête, courant dans le point d’eau qui se trouvait non loin, je pus constater les quelques bocaux d’opium que Rhae consommait, j’humidifiais un tissu avant de venir le poser sur son visage, espérant que cela suffirait à faire tomber sa température. Fermant la porte de ses appartements, puis descendant les quelques marches qui séparaient la taverne de nos habitations, je revins auprès des clients qui s’étaient amassés tout le long du comptoir et qui me toisaient. « Messieurs, veuillez m’excuser.  » déclarais-je tout en attrapant mon tablier de travail, nouant celui-ci autour de ma taille, passant ma tête au travers, je servis, le plus rapidement possible, les choppes de bières et coupes de vin qu’on m’avait commandée. Bien qu’ils soient impatients, aucun d’eux ne semblait enclin à me prendre la tête. Montant sur le comptoir, après avoir servi les plus impatient, je leur cria d’une voix forte. « Rhae est malade, j’assurerai le service seule ce soir, n’hésitez pas à venir me voir si vous désirez quoi que ce soit.  »

Foutu Rhae, voilà qu’il me mettait dans une situation délicate avec ses conneries. Je le savais malheureux dû à la perte de sa famille, mais avait-il réellement besoin de se droguer, ainsi, de ne pas assurer son poste à la taverne ? Jetant un coup d’œil curieux, je cherchais mon patron qui semblait lui aussi absent. J’étais définitivement seule. Quelques pièces d’or posées sur le comptoir attirent mon attention, je m’approchai pour service la personne quand, stupéfaite, quelque peu, je reconnu Sandro. C’était à croire qu’il aimait bien la compagnie des enfants de Malaggar, celui-là. Lui-même béni par Glöre, déesse de l’eau. « Ce sera une chope de votre meilleure bière pour moi si possible ! » m’intima-t-il gentiment. Je compris alors pourquoi autant de pièces étaient posées sur le bois massif. Les meilleurs crus étaient évidemment les plus cher, mais le jeune homme avait largement de quoi se payer une ou deux choppes. Soucieuse, je posa discrètement mon regard sur mon avant-bras, ma teinture à base de paprika et d’amidon permettait de rendre ma marque rouge et non noir. Le dessin était imparfait, mais pas suffisamment flagrant pour qu’on se pose des questions à ce propos. Sans doute s’était-il quelque  peu estompé lorsque j’avais manipulé de l’eau pour hydrater Rhae. « Et puis, je ne sais pas si cela s'achète, mais quelques nouvelles de la très belle serveuse que je n'ai pas eu l'occasion de revoir depuis bien longtemps... Si elle se souvient de moi !  » Je lui souris sans grand enthousiasme, mais il en avait l’habitude. Je n’étais pas réputée pour être particulièrement expressive. Cela me permettait de toujours cacher ma joie, tristesse ou stupeur. J’étais ainsi moins facile à analyser : toujours égale à moi-même. Vêtue ce jour par un pantalon large, qui laissant apparaitre nombril et cheville, ainsi que d’un haut corseté que j’avais chiné à une noble, celui-ci rendaient mes formes plus féminises qu’elles ne l’étaient déjà. Mais le spectacle était caché par mon tablier de travail, en coton teint de rouge, plusieurs poches y était cousues. Je pris le payement dû pour la meilleur bière et le rangea dans l’une d’elles. « Malheureusement, il ne suffit pas de la soudoyer pour avoir des informations sur elle. » lança-je tout en adoptant un regard espiègle. « Je m’en vais chercher la chope ainsi que cette jolie serveuse. » Munie d’une grosse tasse de bois, je plongeai jusque de dans la cave afin d’y trouver la meilleure bière que nous avions. Son odeur était à tomber par terre, jamais je n’oserai y coûter, le met étant hors de prix pour mes petits moyens. Si petits moyens, d’ailleurs, que je n’avais plus de chaussures à m’enfiler aux pieds, mes pieds nues faisaient maintes allers et venus au travers de la taverne sans que cela ne choque personne, de toute évidence. Le fut était devant moi, avec précaution, l’actionna la manivelle qui permit au liquide ambré de se glisser jusque dans la chope. Elle moussait très peu et ses parfums olfactifs me donnaient des frissons tant cette bière avait l’air bonne. Si c’était celle de Sandro, peut-être me permettrait-il de glisser mes lèvres au coin de sa choppe et d’en avaler un peu de continue. Je fronçai les sourcils, il ne fallait pas. C’était l’une des premières règles de la taverne : ne pas accepter de boire dans la coupe des clients, au risque qu’ils ne l’aient agrémenté d’un peu de poudre ou d’opium.  Sortant de mes pensées, je repris le chemin de la taverne et vint poser d’une façon nonchalante la chope devant son propriétaire. Je dû partir m’occuper d’autres clients, quelques minutes plus tard, la taverne entière était servi, les éclats de rire se faisaient entendre, la bonne humeur était présente, déjà on entendait les poings frapper sur les tables, les esprits s’échauffer à cause de l’alcool, mais rien de bien violent pour le moment. Je pu enfin m’accorder une petite pause, après tant d’efforts. Revenant auprès de Sandro tout en me dandinant pour le faire sourire, je posai mes coudes en face de lui, nous étions séparés par le comptoir, les prunelles sombres plongées dans les siennes qui étaient d’un bleu sans fond. « Que me vaut le plaisir de vous revoir par ici ? Il est vrai que cela fait quelques lunes que vous n’êtes pas venu me voir. Je me serai presque sentie seule. » Pointant la chope à l’aide de mon menton, je continua « Alors, comment est-elle, la meilleure bière de l’établissement ?  »


@Sandro Galanis - 1067 mots.
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~#~Sujet: Re: Jouer avec le feu chez les feux - Ft Ingrid Lun 25 Sep - 16:19


« Jouer avec le feu chez les feux »
Ingrid & Sandro

Sur le moment et à cause de l'affluence, Sandro n'avait même pas remarqué que l'habituel autre serveur n'était pas là. Il était loin de se douter qu'à cause de cela, la jeune femme serait seule ce soir pour effectuer un service qui serait sans doute assez épuisant. Il n'entendit d'ailleurs pas son annonce car il était occupé à parler avec un jeune feu qui se plaignait de ne pas avoir été encore servi. Sandro était assez intelligent pour ne pas contredire un fils du feu lorsqu'ils étaient emportés par leurs émotions. Il savait se battre mais préférait éviter de risquer d'être découvert. Qu'il soit là n'était pas grave en soit mais, hélas, les extrémistes étaient partout et, très souvent, ne manquaient jamais au rendez vous. Rapidement toutefois, il fut servi par cette jeune fille très mignonne qu'il connaissait. L'on ne pouvait pas dire qu'il la connaissait bien, il l'avait vue bien des fois en tant que serveuse et ils s'étaient allés à un peu plus une seule fois, mais elle n'était pas non plus une inconnue. Il fallait bien avouer qu'il était toutefois agréable de se faire servir par un visage connu, même si Sandro la plaignait assez pour ce soir... Elle aurait bien du monde à gérer !


Malheureusement, il ne suffit pas de la soudoyer pour avoir des informations sur elle. Je m’en vais chercher la chope ainsi que cette jolie serveuse. dit-elle avant de disparaître en un coup de vent. Sandro sourit, amusé par la petite remarque espiègle d'Ingrid. Il la reconnaissait bien là. Elle était plutôt farouche et discrète sur elle même. Il fallait bien avouer qu'elle était même plutôt mystérieuse. Malgré leur coup d'un soir, il ne connaissait que très peu de choses sur elle. Il ignorait son âge, d'où elle venait, pourquoi elle travaillait ici... Tout ce qu'il savait, c'était son prénom, son métier et qu'elle était bénie par le feu... enfin, en principe. Sandro avait de vagues souvenirs du tatouage étrange de la jeune femme. Il était très cultivé et très intéressé par les cultures étrangères ce qui l'avait emmené à se documenter sur les autres éléments et contrées à la bibliothèque du quartier nord. Or, il se rappelait vaguement que le tatouage d'Ingrid ne ressemblait pas vraiment à celui d'une vraie fille du feu. Toutefois, parce qu'il faisait sombre et qu'il était très alcoolisé à ce moment, le Galanis mettait ça sur le compte de son état. De toute façon, si elle n'était pas une ressortissante du feu, qu'aurait-elle bien pu être ?

Finalement, elle arriva avec la chope qu'il avait commandé. L'odeur était des plus alléchantes. Merci ! lança-t-il à celle qui était déjà partie s'occuper des autres demandes des clients. Sandro prit le temps de se perdre dans ses pensées en dégustant et profitant de chaque gorgée de cet incroyable élixir au gout inégalable. Cette taverne servait de la très bonne bière, c'était indéniable. Certes, le prix était élevé mais à la hauteur de la bière commandée. Il regarda autour de lui et vit toute la clientèle en euphorie. Certaines personnes riaient fort, d'autres tapaient du poing sur la table, d'autres encore faisaient des discours philosophiques et politiques insensés... Les gens s'amusaient et festoyaient entre amis dans une ambiance des plus chaleureuses. Certes, Sandro, lui, était venu seul mais ne pas être accompagné ne le dérangeait pas pour plusieurs raisons. Déjà, il n'avait pas besoin d'être en compagnie pour s'amuser. Il n'était pas spécialement solitaire mais ne se déplaisait pas dans la solitude. Etre seul avec lui même n'était pas dérangeant. Aussi, il était quelqu'un de très sociable et n'avait guère de problème à se faire de nouveaux amis, de nouvelles connaissances à chaque fois qu'il allait dans un nouvel endroit. Il aimait le rapport à l'autre et était assez extraverti ce qui lui permettait de n'avoir aucun frein en ce qui concernait ses relations sociales.

Que me vaut le plaisir de vous revoir par ici ? Il est vrai que cela fait quelques lunes que vous n’êtes pas venu me voir. Je me serai presque sentie seule. Alors, comment est-elle, la meilleure bière de l’établissement ? déclara Ingrid, tirant Sandro de ses pensées. Il adressa un large et beau sourire à la jolie demoiselle qui lui faisait désormais face. Il est vrai que je me suis absenté un moment mais me revoilà. Ne déprimez plus, je suis là pour vous tirer de votre solitude ! dit-il en rigolant. Bien évidement, c'était du second degré, il n'avait pas la prétention de s'avouer aussi important dans la vie de quelqu'un qu'il connaissait finalement très peu. Vous m'aviez aussi manqué. La chaleur de cette taverne m'avait manqué. Il n'y en a pas deux comme celles ci dans tout Lucrezia et croyez moi, je les ai toutes testées ! avoua-t-il. En cinq ans, il avait bien eu le temps de tout essayer et rien ne valait la taverne enflammée. La bière ? Elle mérite bien son titre, c'est effectivement la meilleure de la taverne. Peut être désirez vous la gouter vous même ? dit-il en poussant sa chope un peu plus vide qu'à son arrivée vers la jeune serveuse. Mais, dites moi, vous êtes seule ce soir pour faire le service ? dit-il, remarquant finalement l'absence de l'habituel autre employé. Qu'est-il arrivé à votre collègue ? J'espère qu'il n'a pas démissionné ! après tout, Sandro n'en savait rien. Il n'était pas venu depuis longtemps, tout était possible. En tout cas, je dois dire que vous êtes bien courageuse. Vous occuper de tout ce monde, ça ne doit pas être facile. Je dois avouer que moi même je serais incapable de faire ce que vous faites alors que vous avez l'air si docile. D'ailleurs, je sais que ce n'est pas forcément bien poli de le demander mais quel âge avez-vous ? Il était difficile de deviner l'âge d'Ingrid rien qu'en la regardant mais elle n'avait pas l'air bien vieille. Sandro s'était déjà posé cette question mais ne l'avait jamais demandé à la serveuse jusqu'à ce soir.



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~#~Sujet: Re: Jouer avec le feu chez les feux - Ft Ingrid Ven 29 Sep - 1:47

Ingrid
&
Sandro
13, Douzième Lune de l'an 836
Sandro était éblouissant, comme à son habitude. Il y a quelques lunes de cela, il m’avait courtisé de sorte à ce que je réponde à ses demandes. Rien de bien sérieux entre nous, évidemment, juste un bon moment. C’était toujours un risque que je prenais lorsque j’acceptais de m’allonger aux bras de quelqu’un puisque ce dernier pourrait voir plus en détail ma marque et peut-être se rendre compte qu’elle n’était pas rouge, mais bien noire. Marque de la matière, malédiction accordée par Raegard sur ceux qui ne s’y attendait pas. J’ai vu ce que la matière était capable de faire à certaines personnes, il y avait bien cet homme, Bigby, je crois. Directeur de la prison du quartier sud, il n’était pas un homme comme les autres celui-là. Un cinglé, sans aucun doute. Il m’avait sorti des cachots en exprimant clairement son désir de ne pas m’y revoir, il n’avait pas fait cela pour me protéger moi, non, il en avait cure des autres, il n’aimait personne à part son petit être, mais il protégeait ceux qui étaient, comme lui, bénis par la matière. Je lui étais, sans aucun doute, redevable. Pourtant, l’envie de le revoir ne m’avait jamais prise. Je préférais rester loin de lui et de sa folie. La matière, ce pouvoir immense qui sommeillait en nous, était capable de faire ça. Rendre un homme fou, capable de tuer de sang-froid sans aucun remord. Sans doute serais-je prête à tuer, pour ma propre survit, mais j’osais espérer ne jamais devoir en arriver là. D’un autre côté, j’avais l’expérience d’Aspyn pour moi, une âme chaleureuse et rassurante, une grande sœur en quelque sorte. C’était elle qui m’avait élevé dans le respect de ma bénédiction, elle m’apprenait régulièrement à comprendre et contrôler mon don qui s’avérait ne pas être évident à maîtriser. A vrai dire, personne ne pouvait se qualifier comme maitre de la matière, pas comme les eaux, les feux, les terres ou bien les airs qui avaient des personnes reconnues pour être entièrement capable de contrôler leur élément. Alors nous, les déchus, malaimés, crains, on devait faire sans cela. L’entraide entre matière était tout de même belle à voir, chacun d’entre nous essaye de survivre dans ce monde qui ne nous accepte pas. Un peu comme les exempts, je crois. Quoi qu’eux, ils n’avaient vraiment pas de chance, car bénis par personne. C’était une triste histoire, beaucoup étaient tués ou vendu en tant qu’esclave. Je n’osais imaginer la vie qu’ils menaient, je n’aimerais pas que cela m’arrive. Cependant, je ne pouvais pas m’y opposer ouvertement, pas en tant que Matière, pas en tant que supposée enfant de Malaggar non plus. Sans doute aurais-je aimé pouvoir affirmer mes convictions, avoir des rêves et projets, mais ma destinée était de rester cloîtrer dans cette taverne que j’avais fini par apprécier, à servir des feux et autres personnes qui aimaient bien se fondre dans la masse. Personne comme Sandro, par exemple. Lui qui se tenait fièrement sur le tabouret en face de moi et me regardait d’un regard que je ne connaissais que trop bien. Je le connaissais assez peu, il fallait le dire. Pourtant, mettre un inconnu dans mon lit ne me ressemblais pas, mais cet homme semblait parfaitement inoffensif et bon. J’ai apprécié la douceur de ses gestes et l’indécence de ses mots. Ses bras qui me serraient se voulaient à la fois protecteur et viril, un animal sauvage qui se laissait pourtant caresser lorsque l’on savait s’y prendre. Et, il se trouve, visiblement, que je savais m’y prendre. Cet acte nous avais quelque peu rapprochés, lui et moi. Bien que nous ne nous connaissions pas. Je ne connaissais que son prénom et sa bénédiction, son métier, sa vie, je n’en savais rien et à vrai dire, je ne m’y intéressais pas vraiment.

«   Il est vrai que je me suis absenté un moment mais me revoilà. Ne déprimez plus, je suis là pour vous tirer de votre solitude ! » Déclara-t-il finalement. Solitude, c’était le mot. Avec Rhae ce soir, qui était incapable de travailler, je me retrouvais bien seule et désemparée, sans doute ne serais-je pas capable de contrôler ces hommes s’ils venaient à se battre ou se disputer. J’évitais d’utiliser mon don devant tant de personne, il était probable que l’une d’entre elles se rendent compte de quelque chose. Même si mes capacités étaient encore bien limitées. Je savais d’ailleurs que mon collègue se posait des questions à propos de moi, lui qui me connaissait depuis 5 années déjà, il ne m’avait jamais vu employer mon don de feu pour quoi que ce soit. Et pour cause, je n’en avais pas. Peut-être serait-il apte à entendre que je n’étais pas celle que je prétendais être. Mais cette mise en danger était de trop, je ne pouvais me le permettre. Rhae changeait de comportement à vue d’œil, la drogue ne l’aidait pas. Sur un malentendu, peut-être serait-il capable de me dénoncer. Tout comme l’auraient fait mes parents si je ne les avais pas quitter. « Vous m'aviez aussi manqué. La chaleur de cette taverne m'avait manqué. Il n'y en a pas deux comme celles-ci dans tout Lucrezia et croyez-moi, je les ai toutes testées ! » Ses propos ne me choquèrent pas, ce personnage-là, je ne le connaissais que trop bien. Sandro était, pour moi en tout cas, une espèce de vagabond bien trop riche pour l’être réellement, qui aimait s’arrêter dans la première taverne qui passait et parfois y rester toute la nuit jusqu’au matin tout en buvant ce qu’on pouvait lui apporter. Il avait un très sérieux faible pour l’alcool, et les femmes, visiblement. « Forcément, murmurais-je à voix basse, pour une personne comme vous, la chaleur doit être plus importante. D’habitude, vous préférez l’humidité et le froid.  » Ajoutant un clin d’œil à mes propos, j’enchainai « Je ne doute pas une seconde que vous les aillez toutes testées, néanmoins je me demande comment vous pouvez avoir autant d’argent alors que vous ruinez les tavernes. Peut-être êtes-vous un voleur, un briguant ? » Question qui n’attendait pas vraiment de réponse, s’il ne désirait pas m’en parler, tant pis, je ne m’y intéresserais pas plus. Répondant finalement à l’une des questions qui, pour le coup, attirait plus mon attention, il ajouta à ses propos un geste qui me laissa bouche bée. « La bière ? Elle mérite bien son titre, c'est effectivement la meilleure de la taverne. Peut-être désirez-vous la gouter vous-même ? » La bière posée sous mes narines diffusait un parfum qui arracha un frisson à mon échine.  J’avais toujours aimé l’alcool, depuis mon plus jeune âge, mes parents étant cuisiniers dans le palais des représentants du feu, j’avais longtemps vu passer sous mon nez de délicieux mets accompagnés d’une bouteille qui ne demandait qu’à être vidée. Le houblon semblait fort et puissant, la texture était irréprochable, cette bière moussait à peine et sa couleur ambrée était de toute beauté. Cependant, la règle ici était de ne pas boire dans la chope des clients, même s’ils nous le proposaient. Sandro ne semblait pas être homme à rajouter un petit quelque chose dans son verre et puis, dans quel but ? Nous avions déjà été amants lors d’une très jolie nuit, pourquoi me droguerait-il, après tout ? « Êtes-vous certain ? J’adorerai y goûter, cependant, j’ai besoin de m’assurer que vous n’y ayez rien ajouté. Comprenez, je dois être en état de servir la taverne. » Foutu Rhae. Jurais-je dans mon esprit. « Mais, dites-moi, vous êtes seule ce soir pour faire le service ?  » enchaîna-t-il par rapport à mes mots. J’acquiessa d’un signe de tête, ne souhaitant pas forcément parler de l’état de mon collègue. « Qu'est-il arrivé à votre collègue ? J'espère qu'il n'a pas démissionné ! » Raté. Voilà qu’il voulait que je parle. Soupirant doucement, je remua mes coudes sur le comptoir, posant de nouveau les yeux sur ma marque, me signifiant qu’il fallait impérativement que j’aille y reposer de la teinture. « Non, ne vous en faites pas, Rhae n’a pas démissionné. Il aime beaucoup trop la taverne pour cela. Il a dû manger quelque chose d’indigeste et ne se sent pas bien, j’ai préféré le laisser au lit pour ce soir, je ne veux pas qu’il régurgite sur nos clients. » Mentis-je avec beaucoup d’assurance. Il était presque impossible pour les autres de connaitre le vrai du faux. « En tout cas, je dois dire que vous êtes bien courageuse. Vous occupez de tout ce monde, ça ne doit pas être facile. Je dois avouer que moi-même je serais incapable de faire ce que vous faites alors que vous avez l'air si docile. D'ailleurs, je sais que ce n'est pas forcément bien poli de le demander mais quel âge avez-vous ? » Mon sourcil droit se dressa sans même que je n’y prête attention. Avais-je vraiment l’air docile ? Un sourire amer apparut sur mon visage alors que mes yeux s’assombrissaient sans doute un peu. Peut-être pouvait-il y voir la flamme vacillante qui m’habitait. Docile n’était pas le mot. Je savais l’être, je pouvais l’être, mais je cachais en moi une force dont personne ne se doutait. Une bête sauvage que j’étais. « J’apprécie le compliment, mais ne pensez pas que le fait de m’avoir eu dans votre lit fait de moi une personne docile. Je pourrai vous surprendre. » Détachant mes cheveux négligemment nouer sur mon crâne, je laissa ces derniers retomber le long de mes épaules. « Cette question est indiscrète, en effet. Mais quand bien même, je vais vous répondre. J’espère que cela ne vous fera pas regretter notre folle nuit. » Lui souriant gentiment, un regard toujours espiègle dans mes yeux, je lui annonça la chose comme une sentence, sur jouant même quelque peu. « J’ai récemment eut ma vingtième année. »



@Sandro Galanis - 1640 mots.
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Dernière édition par Ingrid Zalphir le Dim 1 Oct - 15:09, édité 1 fois
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~#~Sujet: Re: Jouer avec le feu chez les feux - Ft Ingrid Ven 29 Sep - 17:46


« Jouer avec le feu chez les feux »
Ingrid & Sandro

Sandro se sentait vraiment bien dans cette taverne. C'était vraiment un endroit dans lequel il se plaisait et c'était assez étonnant au regard de son histoire et de son origine. Il était bien loin du château d'Ibai, très loin de la haute société Vainuienne et encore bien plus loin de la richesse et l'opulence dans laquelle il avait grandi. Aussi, ce n'était pas ici qu'il sautillera sur des icebergs dans le froid polaire qu'il l'avait, depuis tout petit, bercé et fait grandir. Bref, c'était sûrement le dernier endroit dans lequel on pouvait l'imaginer. Et pourtant, parce qu'il était quelqu'un qui se complaisait dans le cosmopolitisme et qui aimait le monde dans sa différence, Sandro n'avait aucun mal à se sentir comme un poisson dans l'eau alors qu'il était dans les terres brulées du sud. Ce que Sandro ne savait pas, c'était qu'il n'était pas le seul ici à devoir s'intégrer à une façon de vivre qui n'était en principe pas la sienne. La belle Ingrid jouait la fille du feu pour survivre et ça, personne n'en avait vraiment conscience. Pas même Sandro qui avait pourtant eu un bref aperçu du tatouage déguisé qu'elle portait. Il ne réalisait pas qu'il avait eu, en forniquant avec elle, l'occasion de se rapprocher bien plus que beaucoup de monde du secret qu'elle tentait de conserver précieusement si elle voulait survivre.

Forcément, pour une personne comme vous, la chaleur doit être plus importante. D’habitude, vous préférez l’humidité et le froid. Sandro la regarda en rigolant. Elle n'avait pas absolument pas tort. Le jeune Galanis ne craignait pas que quelqu'un l'entende et fasse le rapprochement car déjà, la taverne était bien trop bruyante pour que les propos soient entendus involontairement et tout le monde commençait déjà à être bourré. Du coup, il n'y avait pas vraiment de risque. Il adressa à Ingrid un clin d'œil suggestif montrant qu'il avait bien compris son sous entendu. Toutefois, il ne prit pas le risque de répondre quelque chose qui risquerait d'éveiller des soupçons involontairement. Je ne doute pas une seconde que vous les aillez toutes testées, néanmoins je me demande comment vous pouvez avoir autant d’argent alors que vous ruinez les tavernes. Peut-être êtes-vous un voleur, un briguant ? ajouta la serveuse à la chevelure de feu. Sandro aurait presque pu s'en offusquer, lui qui était si bon. Etait-ce l'image qu'il dégageait ? Bien sûr que non, il le savait. Votre intuition vous trompe ! Ai-je l'air d'être quelqu'un d'aussi mauvais ? demanda-t-il rhétorique ment. Il savait que non. Il savait qu'il était quelqu'un de très aimable et gentil et il ne forçait pas ce trait de caractère. Il avait toujours eu ce naturel bienveillant du plus loin qu'il se souvienne. Je suis un défenseur. Je ne viole pas les lois, je cherche à ce qu'elles soient respectées, justement. ajouta immédiatement le fils de Glöre pour rétablir la vérité. Il n'avait pas de mal à dire la vérité, après tout ils se connaissaient déjà un peu et il n'était pas dérangé à l'idée de lui apprendre plus sur qui il était vraiment.

La proposition de Sandro résulta en une réponse qui était très certainement protocolaire. Il était évident que bien des hommes auraient pu tenter de droguer cette belle serveuse pour en faire ce qu'ils voulaient. Sandro ne l'aurait jamais fait. Il avait de l'honneur, quand même. Et puis, il venait du royaume de l'eau. Là bas, la fréquence de réalisation de tels actes se comptait sur les doigt d'une main. Êtes-vous certain ? J’adorerai y goûter, cependant, j’ai besoin de m’assurer que vous n’y ayez rien ajouté. Comprenez, je dois être en état de servir la taverne. dit-elle. En réponse à cette suspicion, Sandro leva un sourcil et sourit. Plutôt que d'enchérir sur cela, il préféra lui poser des questions sur ce qu'il avait comprit de sa réponse ; elle était seule à travailler ce soir là. Non, ne vous en faites pas, Rhae n’a pas démissionné. Il aime beaucoup trop la taverne pour cela. Il a dû manger quelque chose d’indigeste et ne se sent pas bien, j’ai préféré le laisser au lit pour ce soir, je ne veux pas qu’il régurgite sur nos clients. expliqua alors la tavernière. Sandro se mit à rire en imaginant Rhae vider son estomac sur un grand type bien costaud du feu. Oh ! Très bien ! Considérez que si une bagarre éclate, je serai là pour vous aider. J'espère qu'il s'en remettra vite, quand même ! répondit Sandro qui était protecteur. Aussi vaillante qu'elle était, certains hommes risquaient d'en faire qu'une bouchée. Sandro, lui, savait se battre mais ne le faisait que si extrême nécessité. L'aider à assurer sa sécurité et sa taverne en serait une.

J’apprécie le compliment, mais ne pensez pas que le fait de m’avoir eu dans votre lit fait de moi une personne docile. Je pourrai vous surprendre. Cette question est indiscrète, en effet. Mais quand bien même, je vais vous répondre. J’espère que cela ne vous fera pas regretter notre folle nuit. J’ai récemment eut ma vingtième année. répondit la belle rousse à Sandro qui lui avait posé une question certes indiscrète mais assez logique puisqu'ils commençaient quand même à assez se connaître. Habitué à ne pas suréagir lorsqu'on lui annonçait des choses surprenantes grâce à son métier, il resta serein et souriant. C'est votre maturité et votre assurance qui laisse penser que vous êtes âgée de quelques année de plus. Votre âge ne me surprend guère au regard de la finesse de vos traits ! dit-il. Bon, c'était pas exactement vrai, il lui aurait donné plus 24 ans mais c'était aussi parce qu'elle semblait si sûre d'elle et compétente qu'elle en devenait plus mature tant mentalement que physiquement. Et pourtant, Sandro était loin de se douter de tout ce qui pouvait potentiellement briser cette assurance derrière le masque de la tavernière. Pourquoi devrais-je regretter ? Vous êtes majeure et très jolie. Regrettez vous ? demanda-t-il, curieux. Puis, il regarda à nouveau sa bière. Au fait, je vous assure que tout ce qu'il se trouve dans cette chope, c'est la bière que vous m'avez servie ! Je n'oserai jamais tenter de droguer quelqu'un à son insu ! dit-il en buvant une gorgée pour lui prouver qu'il n'y avait rien de mauvais dans cette boisson.



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~#~Sujet: Re: Jouer avec le feu chez les feux - Ft Ingrid Dim 1 Oct - 18:55

Ingrid
&
Sandro
13, Douzième Lune de l'an 836
« Votre intuition vous trompe ! Ai-je l'air d'être quelqu'un d'aussi mauvais ? » me demanda Sandro, presque offusqué par ma remarque sur ses activités professionnelles. «   Je suis un défenseur. Je ne viole pas les lois, je cherche à ce qu'elles soient respectées, justement. » Naturellement, je fronçai les sourcils, voyant finalement le danger que pouvait représenter cet homme. Défenseur, il fait appliquer les lois. Par ma nature, j’étais hors la loi, de ce fait, cet homme, je devais le craindre. Je pris la décision de ne plus trop me dévoiler à lui pour le moment, histoire ne pas faire d’impair qui pourrait me coûter la vie. Et les divinités devaient savoir que cette vie, je m’y accrochais, et j’y tenais. Bien qu’elle ne m’ait pas souvent gâtée, il fallait l’avouer, pourtant je l’aimais bien. J’aimais bien cette taverne chaleureuse, ces hommes qui n’avaient qu’un sexe à la place du cerveau et des muscles en guise de réflexions. Je me sentais supérieur vis-à-vis d’eux, parce que j’avais cette chose incroyable qui faisait partie des fables, en moi. Bénie par la matière, que j’étais. Allez donc trouver une aussi jolie rouquine, tavernière et matière.

Depuis mes quinze ans, et le rejet de mes parents, je m’étais donné comme but de leur prouver par tous les moyens que je pouvais réussir ma vie malgré ma condition. Certes, mon quotidien ne correspondait pas exactement à l’image que j’avais de la réussite, cependant, il me convenait plutôt bien. La taverne, mon patron et Rhae était devenu ma famille, ma vraie famille. Bien que celle-ci ne me connaisse pas réellement. Ils me faisaient confiance et m’accordaient l’attention dont j’avais besoin, l’amour aussi. Malgré mes airs fermés et indifférents, je n’en restais pas moins une jeune femme blessée, bénie par un dieu qu’Oranda entier craignait. Evidemment, j’avais fait de cette différence ma force, et j’avançais menton levé sans perdre mon temps sur les remarques désobligeantes qu’on pouvait me faire. Je traçais mon chemin, seule, et convaincue du pouvoir qui sommeillait en moi. Pourtant, chaque jour, je portais un masque et me faisais passer pour quelqu’un que je n’étais pas.

Me tirant finalement de mes pensées, je revins à l’endroit que je n’avais pas même quitté. Sandro devant moi, me questionnant par rapport à Rhae, mon collègue lourdement assoupis dans son lit à cause de trop d’opiacés, sans doute. « Oh ! Très bien ! Considérez que si une bagarre éclate, je serai là pour vous aider. J'espère qu'il s'en remettra vite, quand même ! »Je souris doucement à mon interlocuteur. Que pouvait-il bien faire lui, contre une taverne emplis de bénis de Malaggar ? Il se dévoilerait ainsi, et se mettrait en danger. Mais quitte à ce que quelqu’un risque sa vie, je choisissais volontiers qu’il prenne ma place. Malgré l’affection que je pouvais ressentir pour lui, ses choix n’étaient pas les miens. Je ne faisais passer personne avant moi, simplement parce que, s’il savait vraiment qui j’étais, il n’aurait jamais fait cela. « Je vous en remercie grandement, espérons juste qu’aucune bagarre ne se déclenche. » lui intimais-je d’une voix qui se voulait peu assurée.

De nouveau, le sujet changea, et la chope de cette exquise bière était toujours sous mon nez. «  C'est votre maturité et votre assurance qui laisse penser que vous êtes âgée de quelques année de plus. Votre âge ne me surprend guère au regard de la finesse de vos traits ! » Mon sourcil droit s’arqua, peu convaincue par les paroles du jeune homme. Je savais que mon visage et physique n’étaient pas représentatifs de mon réel âge, mais il était amusant parfois, t’en tirer profit. Les hommes sont des personnes faibles, un bout de chair suffit à faire plier leur volonté, je l’avais compris assez vite. Avec Rhae, particulièrement. « Pourquoi devrais-je regretter ? Vous êtes majeure et très jolie. Regrettez-vous ? » Poussant un soupire lasse, voulant signifier mon faux désintérêt pour cette conversation, je le laissa continuer sans répondre. « Au fait, je vous assure que tout ce qu'il se trouve dans cette chope, c'est la bière que vous m'avez servie ! Je n'oserai jamais tenter de droguer quelqu'un à son insu ! » Par la suite, Sandro but de nouveau dans la bière dont le liquide diminuait à une vitesse impressionnante, à croire qu’il n’appréciait même pas vraiment le goût de cette excellente boisson. Peut-être avait-il fait cela dans le but de me prouver qu’il n’y avait rien ajouté. Ma curiosité était telle que, après avoir jeté de nouveau un coup d’œil dans l’antre de la taverne afin de vérifier que mon patron n’y soit pas, je lui pris sans délicatesse la chope des mains et but quelques gorgées de cet excellent liquide. Celui-ci me fit frissonné de plaisir, changeant de loin de mes habitudes. Repoussant la chope qui n’était pas vide devant son propriétaire, je posa de nouveau mes yeux sur celui-ci, un large sourire aux lèvres, sincère, cette fois-ci. « En effet, cette bière mérite son nom, elle est exquise. »  Reposant mes coudes sur le comptoir, mes yeux de nouveau posés sur ma marque, je continua. « Je ne regrette pas particulièrement notre folle nuit. Vous n’êtes pas un partenaire déplaisant. Permettez que je m’absente quelques minutes ? je vous reviens vite. » Murmurais-je en lui tournant le dos sans attendre sa réponse.

Rapidement, je grimpai les quelques marches qui séparaient la taverne des habitations du dessus. En coup de vent, je passa dans la chambre de Rhae dont la fièvre semblait avoir diminuée. Le chiffon humide que je lui avais apposé ne l’était plus, je le repris et le passa sous l’eau avant de lui reposer sur le font sans grande délicatesse. Mes appartements ne se trouvaient pas loin, quelques pas tout au plus et j’y étais. Sur ma table de nuit, dans un tiroir masquée, je trouvai le flacon de teinture que j’avais préparé à l’avance. Paprika et amidon, le remède miracle. A force de faire cela, ma précision s’était accrue, munie d’un petit pinceau en crin de cheval, je repassa ma marque noire pour que celle-ci devienne rouge. Je du cependant attendre quelques minutes avant que la teinture ne sèche. Une fois cela fait, je revins à la taverne, rien ne semblait avoir bougé, les têtes s’échauffaient mais rien de bien grave, il me faudrait simplement garder un œil dessus. Revenant devant Sandro je repris. « Je suis partie m’assurer de l’état de santé de Rhae. Veillez m’excuser. Désirez-vous autre chose ? Une bière, peut-être ? »


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~#~Sujet: Re: Jouer avec le feu chez les feux - Ft Ingrid Lun 2 Oct - 19:39


« Jouer avec le feu chez les feux »
Ingrid & Sandro

Le maître de l'eau ne mentait pas lorsqu'il disait qu'il aiderait la jeune femme si jamais une bagarre se déclenchait. Enfin, Ingrid ne connaissant pas son passé, elle ne savait pas forcément qu'il avait reçu une éducation militaire importante et qu'il était très doué au combat à main nues. C'était un talent qu'il n'avait que très rarement l'occasion de montrer, à son plus grand plaisir. Il n'aimait pas se battre et avait détesté devoir apprendre à se battre, bien qu'il avait reconnu que c'était quelque chose de très utile et que ça pourrait le sortir de très mauvaises situations. S'il n'avait pas été défenseur et qu'il n'avait pas ce caractère si... pacifique, peut être aurait-il pu imaginer demander à rejoindre les armées de Vainui. Enfin sa vie lui plaisait bien plus comme ça. Il n'avait pas le profil d'un combattant, il était quelqu'un qui profitait des plaisirs de la vie et aimait comprendre et rigoler avec les autres. Aussi, s'il avait une très haute estime pour sa région de naissance, il ne considérait en rien les autres nations comme des ennemies en ce sens qu'il rêvait intimement qu'une coopération mondiale puisse exister et que les frontières soient abolies.

À l'annonce de son métier, il ne vit pas de curiosité dans les yeux de son interlocutrice qui sembla, au contraire, se fermer comme un coquillage. C'était étrange. Avait-elle quelque chose à se reprocher ? Sandro n'en savait rien. Et puis, il n'était ni juge ni garde, il n'avait en rien le pouvoir ou la volonté de condamner des gens ou de les faire emprisonner. Et quand bien même l'aurait-il eut, aurait-il pu faire condamner cette jeune et jolie serveuse ? Il ne connaissait pas l'étendue de son "problème", il n'avait aucune idée de l'appartenance de cette belle rouquine au groupe banni des matières. D'ailleurs, il n'avait aucune idée de l'existence de ces personnes. Bien du monde pensait qu'il ne s'agissait que d'un conte, que de vieilles légendes. Sandro n'était pas aussi fermé. Après tout, s'il arrivait à contrôler l'eau, pourquoi certaines personnes ne pourraient pas maîtriser la matière ? Toutefois, comme il n'en avait jamais encore vu, il modérait ses croyances mais espérait, si une telle chose existait, pouvoir rencontrer ces personnes un jour. Elles devaient sûrement avoir, à ses yeux, des tas de choses à raconter et à lui apprendre. Il était loin de penser que la belle femme qui lui faisait face en était justement une, de matière. Ce qui était sûr, c'était que Sandro était largement trop tolérant pour les considérer comme des erreurs de la nature et leur vouloir du mal parce qu'ils étaient différents des normes sociétales.

Je vous en remercie grandement, espérons juste qu’aucune bagarre ne se déclenche. dit-elle. Elle n'avait pas tort même si dans le quartier sud, la nuit tombée, rien n'était jamais prévisible hélas. On va croiser les doigts ! répondit-il avec un beau sourire. En effet, cette bière mérite son nom, elle est exquise. Je ne regrette pas particulièrement notre folle nuit. Vous n’êtes pas un partenaire déplaisant. Permettez que je m’absente quelques minutes ? je vous reviens vite. continua-t-elle ensuite. Sandro lui fit un signe de la tête, pour lui signifier qu'il n'y voyait absolument aucune objection car de toute façon elle faisait ce qu'elle voulait. Il était satisfait de ne pas être relégué au rang "d'erreur". Il n'aurait absolument pas aimé que la jeune femme regrette ce qu'il s'était passé même si dans l'hypothèse ou tel aurait été le cas, il n'aurait rien pu faire d'autre qu'accepter cette fâcheuse vérité. Profitant de son petit moment de solitude, il but quelques gorgées supplémentaires de la bière qui était vraiment excellente avant finalement qu'elle ne remontre le bout de son nez. Je suis partie m’assurer de l’état de santé de Rhae. Veillez m’excuser. Désirez-vous autre chose ? Une bière, peut-être ? Eh bien, je ne dirais pas non pour avoir une autre chope de la même bière ! dit-il, jovial, en regardant la jeune femme.

Rhae va mieux ? Il n'est pas trop mal en point ? demanda Sandro qui était soucieux de la santé de l'homme qu'il pensait tout simplement malade. Il ne se doutait absolument pas que la jeune femme était partie repeindre son tatouage bien que quelque chose frappa son oeil. Oh ! Votre tatouage, je n'avais pas remarqué tout à l'heure qu'il était si brillant ! dit-il. Forcément, la couleur était plus vive puisqu'elle était plus fraiche. D'ailleurs, vu que vous savez que je suis... qui je suis... dit-il en pointant du regard son propre bras recouvert par ses vêtements en dessous desquels se trouvait son tatouage bleu, propre aux personnes bénies par Glöre. Je me posais des questions ! il baissa un peu sa voix et se rapprocha de son interlocutrice en s'appuyant sur le comptoir même s'il y avait aucun risque que quelqu'un ne l'entende ou ne le comprenne vu l'état des gens et le bruit qu'ils faisaient dans cette taverne. Comment c'est ? Je veux dire, comment c'est de se découvrir bénie par le feu ? Comment contrôlez vous votre magie ? Comment fonctionne-t-elle ? Je me suis toujours posé tellement de questions ! Ca me fascine de savoir que tous ces éléments courent dans la nature et j'aimerais tellement en savoir plus sur leurs maîtres ! Et puis, comment vous sentez vous dans votre rapport avec ? dit-il, ne se doutant pas qu'Ingrid ne pourrait pas plus répondre à cette question qu'il le pouvait lui même en ce qui concernait le feu. Enfin, il était légitime qu'il ait la croyance qu'elle soit une fille du feu et il ne savait pas que ces questions pourraient être bien gênantes pour elle.



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~#~Sujet: Re: Jouer avec le feu chez les feux - Ft Ingrid Lun 2 Oct - 23:16

Ingrid
&
Sandro
13, Douzième Lune de l'an 836
« Eh bien, je ne dirais pas non pour avoir une autre chope de la même bière ! » déclara Sandro peu après mon retour à ses côtés. Souriant toujours, je m’exécutai rapidement, filant à la cave, munie de sa chope présentement vide pour la remplir de nouveau. Mes pensées fusèrent, s’il était défenseur, je devais réellement me méfier, j’osais espérer qu’il n’avait rien remarqué par rapport à ma marque, si tel était le cas, cela pourrait m’attirer de gros ennuis. Auquel cas, je ferai en sorte de m’en sortir, je savais vers qui me tourner si besoin. Bien qu’il ne soit pas un homme bien fréquentable, Bigby me protégerait sans doute, un peu… Soupirant, je revins à ses côtés, posant le délicieux élixir en face de lui, nos deux corps toujours séparés par le comptoir. « Rhae va mieux ? Il n'est pas trop mal en point ? » me demanda-t-il par la suite, je ne pu que hausser les épaules, posant mon regard sur un seau d’eau non loin de moi, rapidement, je vins plonger une coupe dans le liquide transparent pour en boire le contenu et finalement lui répondre. « La fièvre à l’air d’être tombée, mais il est toujours barbouillé. » mentis-je de nouveau. Quoi que, sa fièvre était réellement tombée, mais cela faisait quelques heures qu’il dormait d’un sommeil si profond que je peinais à croire qu’il puisse s’en réveiller. Mes bras posés sur le comptoir semblèrent attirés l’attention de mon interlocuteur, ce qui n’était pas pour m’arranger, à vrai dire, au vu de la réflexion qu’il fit par la suite.  « Oh ! Votre tatouage, je n'avais pas remarqué tout à l'heure qu'il était si brillant ! »

Ne sachant quoi répondre sans me démasquer, je lui souris simplement, posant un œil qui se voulait curieux sur mon propre bras « Vous trouvez ? On s’y habitue je crois. » murmurais-je avec le plus d’assurance possible. Evidemment qu’il était plus brillant que la normale, puisque je venais toujours d’en refaire la teinture.  Celle-ci n’était pas parfaite, mais faisait l’affaire pour des personnes qui ne portaient pas trop d’attention, ce qui, visiblement, n’était pas le cas de Sandro qui continua de m’en parler, comme s’il avait trouvé le sujet de conversation idéal pour cette soirée peu calme. Du coin de l’œil, je pouvais voir deux hommes s’agiter, l’un d’eux avait son poing posé contre la table, l’autre semblait prêt à dégainer une lame qui se trouvait sur sa ceinture. Tout en soupirant, je posa de nouveau mes yeux sur Sandro, peut-être n’avait-il pas remarqué la bagarre qui était prête à se déclencher. Il enchaîna rapidement, posant à plat ses quelques interrogations à propos de la bénédiction de Malaggar. « D'ailleurs, vu que vous savez que je suis... qui je suis...  Je me posais des questions ! » sur ce, il se rapprocha quelque peu, parlant à voix basse pour m’intimer ces quelques mots : « Comment c'est ? Je veux dire, comment c'est de se découvrir bénie par le feu ? Comment contrôlez-vous votre magie ? Comment fonctionne-t-elle ? Je me suis toujours posé tellement de questions ! Ca me fascine de savoir que tous ces éléments courent dans la nature et j'aimerais tellement en savoir plus sur leurs maîtres ! Et puis, comment vous sentez vous dans votre rapport avec ? »

Très certainement qu’il ne se rendait pas compte de l’embarras dans lequel il me mettait, et le coup de poing frappé sur la table que j’observais peu avant détourna mon attention et la sienne, me permettant de gagner du temps pour réfléchir à la réponse que j’allais lui apporter. Voyant qu’il était prêt à intervenir lui aussi, je posai ma main sur son bras, lui intimant silencieusement, armée d’un regard autoritaire, de ne rien en faire. Je retirai mon tablier de travail, prenant discrètement ma pierre magnétique dans ma paume et parti m’avancer vers la table des perturbateurs. Ils étaient en pleines chamailleries pour un sujet qui m’échappait. Montant sur le leur à l’aide d’un saut gracieux, je les dominais par ma hauteur, ils me regardèrent tout deux, surpris par mon intervention, et bien vite leur attention fut attirée par mes courbes misent en valeur par les vêtements que je portais. « Messieurs, je vous prie de vous calmer immédiatement, sinon je me verrai dans l’obligation de vous mettre dehors. » leur déclarais-je d’une voix calme mais féline. Mon charisme naturel ainsi que ma plastique suffisait visiblement à les calmer pour le moment, l’un d’eux râla cependant, déposant quelques sous sur la table avant de tourner le dos et de quitter la taverne sans plus de justifications. L’autre m’observait, quelque peu embarrassé par la situation. « Problème réglé ! », sur ce, je sautai de la table, attrapant rapidement les sous et revint vers Sandro. Mon tablier toujours posé sur le comptoir, je l’enfilai de nouveau, nouant rapidement les cordons dans mon dos. « Où en étiez-nous ? » repris-je enfin, avec un air moins sérieux. «  Ah, oui. Vous vouliez savoir pour le don de Malaggar, eh bien… » je m’accorda de nouveau quelques instants de réflexions, gardant cette fois-ci mon bras à l’abris de son regard, reposant la pierre dans ma poche. « Mes parents sont des bénis du feu, donc ce ne fut pas une grande surprise pour moi de l’être aussi. Mais cet élément est basé sur les émotions fortes, la colère amplifie notre pouvoir… » que racontais-je ? «   …ce qui le rend assez imprévisible. » Malaggar, Ingrid, me repris-je mentalement, pas ton vrai don… «  Comme tous les éléments, j’imagine, son contrôle s’apprends avec de l’entraînement. Et je me sens bien, en tant que bénie du feu, après tout, cela correspond parfaitement à mon caractère enflammé et puis, si je ne l’avais pas, je ne pourrai pas travailler ici et ainsi goûter cette délicieuse bière. » terminais-je en empoignant la chope de Sandro pour goûter de nouveau son contenu. Un sourire en guise de remerciement, je lui retournai la question. Je m’en étais étonnamment bien sortie, espérant qu’il n’en parlerait pas plus. Pire, qu’il ne me demanderait pas de démonstration, auquel cas, je devrais trouver une excuse pour le congédier. « Et l’eau alors, c’est comment ? »




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~#~Sujet: Re: Jouer avec le feu chez les feux - Ft Ingrid Mar 3 Oct - 1:31


« Jouer avec le feu chez les feux »
Ingrid & Sandro

La fièvre à l’air d’être tombée, mais il est toujours barbouillé. Sandro sourit lorsqu'il entendit cette information qu'il ne savait pas fausse. Il se réjouit pour le jeune homme. A cette époque, la fièvre restait un véritable fléau. Si elle était tombée, c'était donc bon signe il fallait maintenant attendre que le système immunitaire du jeune tavernier prenne le relais pour le remettre sur pied. Généralement, le jeune défenseur était assez perspicace pour détecter les mensonges mais à ce jeu là, Ingrid était bien meilleure que lui. En même temps, elle était bénie par la matière. Elle était naturellement plus douée pour s'adapter et se fondre dans ses mensonges ; tous ses instincts la poussaient vers la survie et le seul moyen de survivre, pour elle, était de vivre caché. Il ne savait pas non plus, d'ailleurs, que la brillance de ce tatouage résultait en fait de la peinture qu'elle utilisait pour le travestir. N'étant pas un homme du sud, il ne savait pas quelles étaient les teintes "standards" des tatouages du feu et il pensait que cette brillance pouvait être tout à fait normale. Comment aurait-il pu savoir la vérité, de toute façon. Il n'était ni télépathe ni omniscient. Vous trouvez ? On s’y habitue je crois. déclara-t-elle en parlant de son tatouage. En tout cas, c'est très joli ! répliqua le fils Galanis en ne mentant absolument pas. Il trouvait cette brillance très belle. Dans son souvenir, le tatouage d'Ingrid n'avait pas cette teinte mais dans le noir et bourré, il pensait que ce soit largement possible qu'il ait très mal vu. C'était même, à ses yeux, l'unique explication.

Sandro avait donc lâché toutes les questions qu'il pouvait se poser. S'il savait qu'elles auraient pour conséquence de mettre Ingrid dans une situation assez compliquée, il ne les aurait pas posées. Mais comme il n'en savait rien, il ne se mettait aucune limite à parler du feu. Il n'avait pas spécialement l'occasion de souvent copiner avec eux bien qu'il en avait envie alors il en profitait. Finalement, il comprit qu'il devrait un peu attendre pour avoir ses réponses lorsqu'il remarqua le début de conflit qui avait lieu non loin d'eux. Sandro aurait aimé réagir mais la serveuse avait été assez stricte. Il fit un grand mouvement de la tête pour signifier qu'il l'écouterait et la regarda faire, prêt à bondir si jamais la situation devenait compliquée pour elle. Il n'eut pas besoin de bouger le petit doigt tant elle domina le problème. Il la regarda d'ailleurs assez fasciné par son charisme et la façon dont elle arrêta la dispute aussi rapidement qu'elle avait pu commencer. Il but une gorgée de sa nouvelle bière qui était toujours aussi bonne sans perdre du regard la belle rouquine. Wow ! Elle avait du mordant ! Quel mot avait-il employé plus tôt pour la décrire ? Docile ? Il n'aurait pas pu être plus loin de la réalité. Elle était plutôt extrêmement farouche.

Problème réglé ! Où en étiez-nous ?  Ah, oui. Vous vouliez savoir pour le don de Malaggar, eh bien… Mes parents sont des bénis du feu, donc ce ne fut pas une grande surprise pour moi de l’être aussi. Mais cet élément est basé sur les émotions fortes, la colère amplifie notre pouvoir……ce qui le rend assez imprévisible. Comme tous les éléments, j’imagine, son contrôle s’apprends avec de l’entraînement. Et je me sens bien, en tant que bénie du feu, après tout, cela correspond parfaitement à mon caractère enflammé et puis, si je ne l’avais pas, je ne pourrai pas travailler ici et ainsi goûter cette délicieuse bière. Et l’eau alors, c’est comment ? expliqua-t-elle pendant que Sandro l'écoutait en buvant sa bière. Il avalait aussi les paroles de son interlocutrice, totalement subjugué par ses explications qu'il prenait pour argent comptant sans jamais remettre en question la véracité des propos qu'il entendait. Il avait souvent entendu que le feu était un élément explosif, on l'associait facilement à la colère, aux emportements, à la rage, à la destruction. Ainsi, il croyait sans problème que la colère amplifiait sa magie. Je vois... Et du coup, comment avez vous découvert votre pouvoir ? Au cours d'une colère ? Et vous l'utilisez souvent ? demanda-t-il, curieux, ne l'ayant jamais vue pratiquer la maîtrise du feu. Il imaginait tout à fait Ingrid exploser... littéralement pour le coup, s'embraser au sens propre comme au figuré.

C'est un peu différent pour nous. Bien sûr, notre magie répond à nos émotions mais non pas comme un arme, plutôt comme un bouclier protecteur. C'est comme si... il baissa d'un ton, chuchotant presque Glöre... et il reprit ensuite un ton un peu plus normal quoi qu'assez bas ...nous enveloppait dans ses bras et nous réconfortait. Ou comme si, à chaque fois qu'on était en contact de notre élément, on était avec elle. Et c'est généralement à ce moment que je ressens la magie parcourir tout mon corps, affluer et agir ! dit-il avant de boire une nouvelle gorgée. C'était en effet ainsi qu'il ressentait son pouvoir. Son lien avec l'eau était très étroit. Dès qu'il était en contact avec son élément, c'était comme si tout son corps vibrait d'une aura magique qu'il ne saurait expliquer. Le lien qui unissait les fils de Glöre à leur déesse était très fort. Sans doute cela expliquait-il sa façon de percevoir son pouvoir. Mais c'est vrai que le feu semble t'aller à merveille. Surtout quand tu as calmé la dispute, tu étais... enflammée ! Aussi dangereuse et fascinante qu'un volcan ! dit-il en commentant ce qu'elle avait fait quelques brefs instants plus tôt. D'ailleurs, je peux te tutoyer ? demanda-t-il, ayant pris cette aisance pour enlever cette barrière linguistique, cette distance que le vouvoiement pouvait mettre entre deux interlocuteurs.



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