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Never a failure. Always a lesson (Styx ♥)

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~#~Sujet: Never a failure. Always a lesson (Styx ♥) Mer 28 Déc - 17:15



Ce soir, Lachlan n’était pas là pour faire couler du sang. Appuyé contre un mur assez éloigné du cercle d’habitués, il fixait le combat qui se déroulait devant ses yeux. Un petit homme, assez gros, moustachu, gardait ses poings bien levés, se protégeant le visage et toute la partie fragile de son crâne, tandis que son adversaire, un homme d’allure imposante, ne protégeait rien du tout, bien trop occupé à essayer de trouver un point faible chez son rival plutôt que de s’intéresser à lui-même. Lachlan avait parié dix Pwenshara sur le petit gros, ajoutant même qu’il allait gagner en moins de dix minutes. Pour le moment, quatre minutes étaient passées, et on voyait un net avantage pour celui que Lachlan avait choisi. En effet, il n’avait que le nez cassé et une arcade ouverte, mais il tenait toujours sur ses pieds, l’air très concentré, alors que l’autre était bien plus amoché, avec son œil au beurre noir qui gonflait à vue de nez et son air hagard. Selon Lachlan, il allait s’effondrer d’une minute à l’autre, et le géant roux allait pouvoir ramasser ses pièces sans avoir perdu une seule goutte de sang.

Non, Lachlan n’était pas venu pour se battre. Ce soir, il avait un autre objectif. Voilà près de trois semaines qu’il avait rencontré un nouveau combattant, qu’il n’avait encore jamais vu auparavant. Certes, il n’était pas non plus un habitué et ne venait pas tous les soirs se faire taper dessus — heureusement, sinon il n’aurait jamais pu suivre le rythme avec la taverne de son beau-frère —, mais il connaissait quelques habitués et quelques autres moins habitués, et ce combattant n’était jamais venu en même temps que lui. Jusqu’à ce soir-là. Lachlan avait fini d’assommer son adversaire, qui était le troisième de la soirée, quand il l’avait vu. Juste là, caché derrière les autres hommes qui hurlaient de déception. Le regard vif, pétillant, posé sur lui, avec ce soupçon de dédain et d’arrogance qui l’avait tout de suite fait tilter. Il n’avait jamais vu ce type de regard, ici. Non, il y avait de la colère, de la haine, de la joie, de l’amitié même, entre tous les combattants. Une sorte de respect, également, même envers ceux qui ne tenaient pas une seconde debout. Mais ce combattant, nouveau, dégageait quelque chose que Lachlan n’avait jamais vu ces soirs-là. Comme une sorte de suffisance mal placée. Alors, Lachlan l’avait invité à venir dans l’arène, prêt à lui mettre la raclée de sa vie ou au moins à lui faire comprendre qu’ici, personne n’était roi.

Et encore moins quand c’était une femme qui avait ce regard. Malheureusement, leur combat avait été écourté par des soldats qui étaient arrivés subitement, stoppant tout et faisant fuir tout le monde. Lachlan avait réussi à sortir de la maison où se déroulait le combat en douce et avait attiré la combattante avec lui, la cachant dans un endroit qu’il connaissait parfaitement : la taverne. Il ne lui avait rien dit, lui signifiant simplement d’un regard qu’ici, les soldats ne leur demanderaient rien. En effet, ceux-ci ne s’étaient même pas arrêtés et avaient passé leur chemin. La combattante était repartie quelques minutes plus tard, sans un mot, et sans même se douter que Lachlan vivait là. Ce dernier n’avait pas tenté de la retenir, ni même de lui parler. Non, parce que leurs corps s’étaient déjà parlés. Durant le peu de combat, ils s’étaient tournés autour, s’étaient touchés, frappés. Pour la première fois depuis très longtemps, Lachlan s’était senti vivre au travers de cette femme et de ses coups, de ses insultes et de son regard noir. Il avait ressenti une connexion. S’il en avait parlé à sa sœur, celle-ci lui aurait dit que c’était tout simplement parce qu’il s’agissait d’une femme, et qu’il était rare d’en trouver dans ces combats. Mais Lachlan avait déjà combattu des femmes, certaines bien plus féminines que la nouvelle combattante. Au fond de lui, Lachlan avait senti que quelque chose était différent. Comme si elle cachait un secret. Intérieurement, il espérait qu’elle aussi était une Exempte. Une personne capable de le comprendre, lui et ses secrets. Lui et sa famille. Lui, et sa sœur qu’il aimait tant.

Voilà pourquoi, ce soir, il était là, appuyé contre un mur, à attendre qu’elle fasse son apparition. Il avait questionné les habitués, ces hommes qui venaient chaque soir ramasser ou perdre de l’argent. Il avait mené son enquête, et avait déduit que, normalement, si ses comptes étaient bons, la combattante devait venir ce soir. Il voulait la chercher, la défier, la sonder, pour savoir si c’était une bonne idée de la faire entrer dans son cercle restreint d’amis. Si seulement elle acceptait de l’écouter ou même de l’approcher. Lachlan savait très bien qu’il n’avait pas une gueule à laisser les autres s’approcher de lui ou de sa famille. Les clients de la taverne avaient pour habitude de passer commande à sa sœur ou même à son beau-frère, et Lachlan avait reçu de très nombreuses fois des demandes de la part de sa famille quant à son air sombre. Il devait arrêter de faire la gueule, qu’ils disaient. Il ne faisait pas la gueule. Il surveillait. C’était autre chose. Alors, ce soir, il attendait, patiemment. S’il devait y passer la nuit, alors il allait y passer la nuit. Mais il avait besoin de savoir si cette femme, cette combattante, pouvait partager une partie de sa vie. Une partie sombre, noire, violente mais surtout importante de sa vie.


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~#~Sujet: Re: Never a failure. Always a lesson (Styx ♥) Sam 31 Déc - 12:13

Les jours trop courts et les nuits trop longues, une autre chose que tu détestais de ce pays de glace et de neige. Les rayons de la lune et la lueur des lampes à l’huile ne suffisaient pas à ton épanouissement. L’impression que ton teint olivâtre s’affaidissait de jour en jour ne te lâchait pas. Tu étais à Vainui depuis quelques semaines déjà et l’endroit vers lequel tu marchais était devenu presqu’un havre. Parce que dans le nord, tu ne combattais pas par pur plaisir comme tu le faisais dans ton désert rouge; tu combattais pour évacuer une frustration. Pour faire sortir ce dégout qui grandissait en toi chaque jour. Ce dédain, tu l’éprouvais envers le nord, ses glaciers, ses habitants, envers ce peuple de l’Eau, mais aussi envers toi-même. À cause de ce que tu avais dû t’infliger. À cause de cette nouvelle marque sur ton avant-bras qui détruisait cette identité ardente que tous te connaissaient. Celle que tu affichais fièrement.

Tu avais sincèrement pensé à te faire simplement passer pour une impureté. Au vu et au su de tous. Ça t’aurait permis d’entrer dans les rangs des esclaves de la famille royale. En même temps, une crainte étrange – tu n’aurais pas osé dire qu’il s’agissait de terreur, plutôt un mauvais pressentiment – nouait tes entrailles chaque fois que tu songeais à pénétrer dans la capitale. Tu doutais que la famille royale, qui semblait être adulée et respectée de tous, emploie des esclaves Exempts de don. Même ton maître semblait lui vouer du respect. De la haine, certes, mais aussi une forme de respect. Il y avait aussi cette ombre qui planait au-dessus de ta tête. Celle de cet homme que tu avais connu comme un Feu, mais qui avait joint les rangs du peuple de l’Eau après votre cérémonie. Lui savait que tu n’étais pas une Eau. Même s'il ne savait pas spécifiquement que ton résultat t’avait ramenée dans le Désert, il saurait que tu n’étais pas Exempte. Il l’avait toujours dit.

Ton souffle brûle tes poumons et une vapeur humide s’échappe de tes lèvres, tourbillonnant dans l’air froid de la nuit. Tu logeais dans une auberge. Quand les gens te demandaient d’où tu venais, tu te complaisais à dire que tu venais du Sud, près de la frontière de Dahud. Tu n’étais que de passage, mais tu te plaisais dans ce village. Mais bien vite, tes Pwenshara avaient commencé à s’épuiser et tu avais trouvé ce havre vers lequel tes pas te portaient. Là, tu pouvais laisser ressortir cette bête sauvage que tu étais vraiment. Personne ne semblait se doûter de rien pour l’instant. Personne ne semblait avoir remarqué que ta technique de combat fluide, rapide et équilibrée n’était pas quelque chose que tu pouvais avoir appris dans le nord.

Au détour d’une petite rue, tu remarques l’enseigne de cette taverne... Tous les hommes qui avaient osé t’affronter avant lui t’avaient sous-estimée dès que tu avais retiré ce voile qui dissimulait ton visage. Sans l’épaisseur des vêtements que portaient les gens du nord, ta stature n’avait rien d’impressionnant. On t’aurait qualifiée de grandeur moyenne du haut de ton mètre soixante-cinq. Très mince et presque dépourvue de courbes, plusieurs de tes adversaires avaient ricané en te qualifiant de poids plume. Mais ils ne connaissaient pas ta force et ta concentration. Tu détestais cette attitude supérieure que se donnaient les hommes, cette certitude qu’ils avaient de ne pas pouvoir être supplantés par une femme. Aussi, plus les jours passaient, plus tu ne pouvais cacher cette étincelle suffisante qui brûlait dans ton regard quand tu observais les hommes se battre entre eux. Tous ceux qui s’étaient opposés à toi, tu les avais mis hors d’état de nuire en quelques minutes, t’en sortant avec quelques hématomes et quelques éraflures. Même si une certaine confrérie semblait régner entre les hommes, l’impression qu’ils étaient sceptiques face à ta personne était ténue. Et cette étincelle de supériorité qui faisait briller ton regard avait attiré le regard d'un de ces géants du nord. Lui ne t'avait pas prise pour une moins que rien. Tu avais senti dans son regard bleu pâle qu'il ne doutait pas de ta capacité à lui foutre une raclée.

Mais même si tu n’avais pas sous-estimé sa force et sa rapidité, tu ne pouvais t’empêcher de te sentir mieux que tous ceux qui fréquentaient cet endroit, lui y compris. Néanmoins, tu avais senti quelque chose de différent pour lui… une sensation que tu n’avais jamais ressentie, sur laquelle tu étais incapable de mettre un nom. Malheureusement pour toi, votre combat avait été interrompu par une descente de soldats. Et alors que les spectateurs couraient dans tous les sens pour s’enfuir, il avait pris ta main dans la sienne pour t’entraîner dans cette taverne. Et sans même qu’il ne prononce un mot, tu avais compris que tu étais en sécurité dans cet endroit. Et cette main qui avait effleuré la tienne alors que tu courais derrière lui dans l’obscurité percée par la lumière des étoiles, jamais tu n’avais senti la main d’une personne t’envelopper comme la sienne l’avait fait.

Tu étais partie, secouée, après plusieurs minutes à patienter en silence dans la taverne. Et alors que tu regagnais ton auberge, une boule s’était formée dans ton vente. Un mélange d’émotions désagréables qui te faisaient craindre pour la mission que ton maître t’avait confiée. Tu ne devais pas être distraite. Tu ne pouvais pas laisser tes émotions interférer avec ton devoir.

Et en te rendant vers ce havre dans lequel tu avais pu dénicher quelques informations précieuses sur la famille royale de Vainui, tu ressentais à la fois une appréhension et une excitation à l’idée que, peut-être, tu le reverrais parmi les visages familiers qui fréquentaient les combats clandestins. Tu ne prévoyais pas combattre ce soir. Ta bourse était lourde de Pwenshara et tu voulais te concentrer sur la mission que ton maître t’avait octroyée. Tu ne voulais pas le décevoir. Sa confiance était durement gagnée. Il te connaissait depuis de nombreuses années et tu n’avais pas envie de détruire tout ce que vous aviez construit. Ce soir, tu ne serais que spectatrice.

Tu entres d’un pas assuré, mais léger, abaissant le voile qui recouvrait ton visage, sortant ta longue queue de cheval qui étaient restée dans tes vêtements. De ton regard sombre, tu observes les visages, certains familiers, d’autres moins. Un sourire frondeur fendant tes lèvres, tu traverses le cercle des habitués, t’approchant du combat qui fait rage. Tu ne parieras pas sur celui-là, tu ne pariais jamais sur les combats que tu n’avais pas vus depuis le début.

Les corps exaltés des spectateurs réchauffent l'air ambiant. Tu retires les vêtements chauds qui te recouvrent, ne conservant que les vêtements sombres et simples que tu affectionnes. Une femme que tu as vue à quelques reprises te salue. Tu discutes avec elle en souriant, mais tu sens un regard qui pèse dans ton dos…

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~#~Sujet: Re: Never a failure. Always a lesson (Styx ♥) Sam 7 Jan - 12:00


A la plus grande surprise de Lachlan, l'adversaire du petit gros réussit à tenir neuf minutes et des broutilles debout avant qu'il ne s'effondre au sol tête la première, du sang projeté un peu partout autour de lui. Sans perdre une seconde, tous les vautours qui avaient parié se dépêchèrent de ramasser leur butin, mais Lachlan ne broncha pas une seconde, restant appuyé contre son mur. Sa place était trop bonne pour qu'il daigne aller ramasser des pièces jetées sans le moindre scrupule. Peu importait qu'il aille les chercher ou non, il savait très bien qu'avant de partir, il récupérerait au moins trois fois ce qu'il avait amené. Les paris n'étaient pas encore fermés. La nuit venait à peine de débuter. Sans attendre, le petit gros ramassa ses pièces à son tour, le visage marqué de sa cupidité. Étrangement, il ne retourna pas dans l'arène et préféra quitter les lieux sans même prendre la peine de se rhabiller ou d'essuyer le sang qui coulait de son visage. Pourtant, Lachlan n'était pas étonné. Il arrivait qu'un combattant, surtout les nouveaux, ait peur de voir son argent volé ou être agressé dans la rue pour justement récupérer ses gains. Cela arrivait souvent, malheureusement. Certains habitants étaient habitués à surveiller les lieux où se déroulaient les combats clandestins pour justement tendre un piège à un gagnant et empêcher les gains à sa place. Un groupe de dix personnes était forcément plus fort qu'un seul et unique combattant.

Lachlan regarda autour de lui alors que deux combattants se rejoignaient dans la petite arène, prêts pour le combat. Avant que celui-ci ne commence vraiment, quelques minutes étaient réservées à l'accueil des paris de tous ceux présents, mais Lachlan ne pariait jamais au début d'un combat. Miser sur un physique ou même une réputation n'était pas dans son habitude, puisqu'il y avait de fortes chances – ou de forts risques – d'être surpris et de se retrouver à devoir parier pour récupérer de l'argent au lieu d'en gagner. Alors, Lachlan préféra regarder autour de lui, fixant la porte de temps à autre. Il l'attendait, et ne savait pas quand ni si elle viendrait. C'était une petite femme menue qui arrivait aisément à se cacher avec son petit gabarit, alors il était fort probable qu'elle fût déjà présente et que Lachlan ne l'eut pas vue. Néanmoins, au bout de quelques secondes de recherche visuelle, ses yeux s'immobilisant subitement.

Elle était là. Elle n'était pas si loin de lui, à quelques mètres à peine, lui tournant le dos et discutant avec une autre combattante. Elle était cachée parmi la foule, plusieurs hommes la cachant partiellement à sa vue. Pourtant, Lachlan l'aurait reconnue entre mille. Cette nuit, elle avait une queue de cheval très haute, et des vêtements bien trop chauds pour la saison, de son point de vue, qu'elle portait sur le bras. Lorsqu'un homme, assez grand mais gras, se déporta sur la gauche, il cacha totalement la vue de Lachlan sur sa combattante, et il comprit qu'elle devait être là depuis un moment, masquée par les autres. Il devait déjà avoir perdu du temps, mais Lachlan ne bougea pas immédiatement. Il se laissa un petit temps de réflexion, alors que le combat commençait à quelques pas de là. Il la regarda un moment, fixant son profil alors qu'elle tournait son visage vers sa camarade pour lui parler. Elle n'avait pas une gueule à combattre. Elle avait un visage très doux, avec une peau parfaite et des lèvres charnues, un nez droit et fin. Les combattants finissaient généralement avec un visage déformé, surtout ceux qui s'en prenaient plein dans la figure. Elle n'avait pas un visage, ni même un corps à se battre dans des combats clandestins pour gagner de l'argent. Pourtant, Lachlan avait senti sa force. Même si ses vêtements le cachaient, Lachlan avait facilement deviné que c'était une femme musclée avec un fort potentiel. Sa technique de combat avait été maîtrisée et elle avait agi sur un fond de logique, pas de bourrin comme d'autres.

Au fur et à mesure, Lachlan la sondait, l'examinait. Il ne savait pas qui elle était, d'où elle venait. Il y avait plusieurs indices qui lui donnaient matière à penser qu'elle venait d'une autre région, pourquoi pas Dahud, puisqu'elle ne semblait pas être habituée à la température de Vainui. Mais après tout, il existait de nombreux Eau qui venaient de Dahud et qui décidaient de quitter la région centrale pour X raison, alors il n'avait pas vraiment envie de s'inquiéter de ça. Non, pour le moment, il voulait juste aller la voir, la retirer de cette conversation qui lui semblait mortellement ennuyante. Alors, toujours sans un regard pour le combat qui se déroulait devant eux, il se détacha de son mur. En silence – avec le bruit des combattants et des autres, ce n'était pas bien compliqué –, il s'approcha de cette combattante qui lui posait tant de problèmes intérieurs, avant de s'arrêter juste derrière elle. Il entendit un bout de conversation et décida de l'arrêter là – ce n'était pas assez intéressant pour une guerrière de sa trempe. Alors, Lachlan attrapa la queue de cheval de la belle brune, enroulant ses cheveux autour de sa main, avant de la tirer d'un coup sec mais non violent, pour attirer son attention. Aussitôt, avant qu'elle ne puisse réagir, il se pencha en avant, lui soufflant dans le cou. « Il t'en a fallu du temps, pour revenir. Je t'ai fait peur, chérie ? ». D'un regard noir, il indiqua à leur voisine de déguerpir sur le champ et, connaissant sa réputation d'homme violent, l'autre femme n'attendit pas son reste et leur tourna le dos sans broncher. Pourtant, Lachlan ne frappait pas les femmes, en temps normal. Sauf celles qui avaient un regard hautain et dédaigneux. Comme celui qu'elle posait sur lui à cet instant.

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~#~Sujet: Re: Never a failure. Always a lesson (Styx ♥) Dim 15 Jan - 17:59

Les combattants descendent du ring, laissant de nouveaux fiers-à-bras prendre leur place sous le regard des spectateurs. Tu observes distraitement les deux nouveaux venus qui se toisent avec défi. Tu les baptises Crâne Rasé et le Barbu. Tu n’as pas l’habiture de te fier au physique de ton adversaire pour émettre ton jugement sur le dénouement du combat, mais même si ç’avait été le cas, tu n’aurais pas su sur qui miser tes Pwensharas ce soir. Les deux hommes sont très grands et baraqués. Leur gabarit ne joue pas en leur faveur, songes-tu. Ils sont lents et leur agilité est presque nulle. Après plusieurs coups échangés cependant, l’un d’entre eux, Crâne Rasé, te semble plus alerte. Mais tu doutes… c’est pourquoi tu ne miseras rien. Ces pièces te seront utiles dans les prochains jours.

Ta voisine tente de faire la conversation, elle n’arrête plus de parler. Tu acquiesces, concentrée sur le spectacle qui déroule sous tes yeux. Le Barbu frappe sans réfléchir. Il mise sur sa force sans tenter de déceler les faiblesses de son adversaire. Il s'essoufflera bien avant l’autre qui se contente d’encaisser les coups et de les éviter. La main de ta voisine se pose sur ton bras, brisant ton attention qui était entièrement portée sur le combat. Elle a déjà été ton adversaire, et tu as beaucoup de respect pour les femmes fortes comme elle. Si une autre femme t’avait tenu une conversation aussi ennuyeuse qu’elle, tu aurais probablement trouvé une excuse pour t’éloigner rapidement, mais elle a gagné un tout petit peu de ton estime. Elle ne cesse de te raconter comme cette homme qu’elle a rencontré prend soin d’elle et la rend heureuse. Tu retiens tes yeux qui veulent rouler dans leurs orbites. Tu fais dévier la conversation du mieux que tu le peux : « C’est une bien vilaine ecchymose que tu as là… Qu’est-ce qui s’est passé ? »

Elle te parle alors de cette autre combattante et te raconte comme elle lui a filé une raclée la veille. Ç’a été un combat plutôt féroce, mais elle a réussi à remporter une bonne somme. Puis elle te raconte comme son amoureux a été surpris d’apercevoir cet œil au beurre noir lorsqu’elle l’avait croisé dans la journée. Il a cru qu’un autre homme avait levé la main sur elle. Décidément, toutes les femmes n’avaient que leurs bien-aimés dans la bouche. Tu aimerais bien détourner la conversation vers autres chose. Oui, cet endroit te permet de te défouler, mais tu n’es pas venue dans le nord pour t’amuser. Loin de là. Ton but premier en rejoignant les combats clandestins, c’est de discuter avec les hommes et les femmes qui s’y trouvent et de recueillir des informations sur la famille royale de Vainui. Et alors que tu t’apprêtais à lui demander si elle avait déjà aperçu la princesse Nymeria Drogon auparavant et quel genre de femme cette princesse semblait être, une grosse main vint s’enrouler dans ta longue chevelure brun foncé, te tirant vers l’arrière et interrompant la question que tu t’apprêtais à formuler. Tu sens son souffle chaud dans ton cou, les poils de sa barbe hirsute chatouillent ton épaule alors que tu pries pour que personne n’ait remarqué la fumée qui s’élève de poing fermé. C’est plus fort que toi, lorsque tu te retrouves dans une position de danger, le feu tend à jaillir de tes paumes. Il murmure dans ton oreilles : « Il t’en a fallu du temps, pour revenir. Je t’ai fait peur, chérie ? » Il jette un regard à ta voisine au visage tuméfié qui s’éloigne sans demander son reste.

Tu aurais reconnu cette voix et cette odeur musquée d’épinette et de sueur entre mille. À son contact, tu sens ta peau s’embraser. Son regard sur ta peau fait débattre ton cœur. Un sourire narquois étire tes lèvres. « Toi ? Me faire peur ? que tu lui dis du ton le plus condescendant qu’on te connaisse. Désolée de te décevoir, ma grosse brute, mais j’ai autre chose à faire que de squatter cet endroit toutes les nuits. » Tes muscles sont crispés, tes sens sont alertes. Il ne lâche pas encore sa poigne sur tes cheveux. Un coup de coude bien placé suffirait à lui faire lâcher prise, mais sa proximité t’excite. Elle fait exulter quelque chose de bestial en toi. Tu te rappelles votre fuite dans les rues du village et son odeur entêtante qui a envahi tes narines quand il t’a tirée derrière lui dans cette taverne que tu as aperçu en venant par ici.

Plusieurs des hommes contre qui tu t’étais battue depuis ton arrivée à Vainui t’avaient fait remarquer ton plaisir lorsque tu te faisais frapper. Elle aime ça, la garce ! s’était souvent fait entendre alors que les coups volaient. Peut-être que c’était vrai. Peut-être que l'adversité éveillait une étincelle en toi... Un peu à regret, un rire s’échappant de ta gorge, tu empoignes son entre-jambe avec fermeté et tu chuchotes : « C’est pas plutôt toi qui avait hâte de me revoir, le géant ? Allez ! Lâche-moi ! Si j’ai envie de me faire tirer les cheveux, je te le dirai. »

Plus petite que lui, tu lèves un regard hautain, mais amusé vers ses yeux sombres. Tu sais que le défi transparaît dans ta voix et tu espères qu’il n’en restera pas là.

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~#~Sujet: Re: Never a failure. Always a lesson (Styx ♥) Sam 21 Jan - 16:36


Tu arques un sourcil dubitatif quand elle te dit qu'elle a autre chose à faire que de passer ici tous les soirs. A vrai dire, tu préfères être dubitatif plutôt qu'agacé. Pour une raison qui t'est inconnue, tu es irrité d'entendre qu'elle n'a pas cherché à te revoir, à te retrouver pour te défier à nouveau. Tu te rends compte que tu as peut-être mal jugé la situation. Que tu t'es imaginé l'alchimie entre vous lors du combat, puis après, lorsque tu l'as amenée chez toi. A cet instant, tu te rends compte véritablement de ce que tu as fait. Tu as amené une inconnue chez toi, dans ta famille. Une femme que tu n'avais jamais croisé auparavant. Tu lui as accordé ta confiance sans même connaître son nom. Le pire, c'est que tu sens qu'elle cache quelque chose, mais tu t'en fichais, quand tu la traînais derrière toi pour la protéger des soldats.  Sous le choc d'un tel manque de lucidité et de pragmatisme de ta part, tu n'écoutes que vaguement ce qu'elle te dit. Tu es trop obnubilé par ce soir-là. Par tous les petits détails que tu as cru voir, mais que tu t'es finalement imaginé. Cependant, sa main sur tes parties te ramène immédiatement sur terre. La phrase prononcée quelques secondes plus tôt te frappe de plein fouet. Sans même s'en rendre réellement compte, elle a mis le doigt là où ça fait mal. Tu avais hâte de la revoir. De ressentir à nouveau cette pseudo alchimie qui n'avait existé que dans ta tête. Tu baisses le regard sur son visage, dédaigneux, et tu croises ses beaux yeux noisettes, si noirs dans l'obscurité ambiante. Tu y vois un certain degré d'amusement, mais ça ne t'atteint pas. Tu as l'impression de t'être fait avoir. Et contre toute attente, tu t'en fous.

Tu en as marre, d'être toujours sur tes gardes. De toujours regarder derrière ton épaule pour vérifier que personne ne te surveille. De ne jamais rien dire sans avoir tourné ta langue sept fois dans ta bouche avant. De ne pas fréquenter quelqu'un car trop dangereux pour ton secret. Tu en as marre de supporter tout ça depuis bientôt vingt ans. Tu as envie d'être égoïste. Au moins une fois dans ta vie. Tu as toujours fait attention à ta petite sœur,  tu as toujours été le plus mature, le plus protecteur. Tu as fait de nombreux sacrifices pour elle. Tu l'aimes au plus haut point, mais elle est à présent heureuse, alors pourquoi n'aurais-tu pas le droit de profiter, toi aussi ? Tu as passé toute ta vie à supporter le poids de ton secret pour ta sœur et toi. Il est temps de changer. Alors, quand tu regardes à nouveau la combattante, c'est un air crapuleux que tu plaques sur ton visage. Même si tu n'es plus vraiment d'humeur, tu te pousses à réagir. A la chercher. Parce que c'est ce qu'elle veut, malgré tout. Un léger sourire pervers naît sur tes lèvres tandis que tu tires encore un peu la queue de cheval de la combattante, la forçant à baisser la tête en arrière. Ainsi positionnée, elle est légèrement cambrée et tu en profites pour te coller à elle. Sa main n'a pas bougé. Tant mieux. « Continue de laisser ta main brûlante en place et tu n'auras plus d'autre choix que de revenir me retrouver chaque soir, chérie », tu susurres dans le creux de son oreille. Ta voix grave est presque inaudible dans le brouhaha, mais tu sais qu'elle t'entend, à la façon dont elle se crispe. « Et pour ton info personnelle, personne ne te touche tant que je ne t'ai pas mise au tapis, poupée ». Tu ressens une sorte de possessivité envers la combattante que tu ne pourrais pas expliquer, et cela se sent dans ta voix. Tu n'as pas fait pour le cacher, de toute manière ; tu veux lui faire sentir à quel point elle s'est mise dans de beaux draps en te défiant, ce soir-là. Tu veux lui montrer que tu n'es pas le genre de gars à abandonner au premier obstacle, et qu'elle allait avoir du boulot pour se défaire de toi.

Des acclamations retentissent autour de vous, signe que le combat est terminé, mais tu ne la relâches pas pour autant. Tu sais qu'elle va finir par s'agacer et te faire lâcher de force, car elle en a la capacité, mais tu veux savoir jusqu'où elle peut aller. Jusqu'où elle est capable de te supporter avant de te traiter de gros lourdaud et de te défier. Tu as l'habitude d'être traité de la sorte. Tu n'es pas un gentleman. Tu ne tires pas la chaise aux dames, tu ne leur tends pas leur manteau, tu ne leur ouvres pas la porte. Tu passes pour un gros rustre aux yeux des autres, et c'est ce que tu es. Tu ne vas pas t'effacer pour le plaisir d'une mijaurée. Et si tu ne changes pas de comportement pour une femme qui se prend pour le nombril du monde, tu ne vas certainement pas changer pour une belle brune qui essaie de te regarder de haut de son mètre soixante et des poussières. Sans pouvoir t'en empêcher, tu te mets à ricaner en passant ton bras autour de sa taille, la coinçant totalement contre toi. Sa main ne semble toujours pas vouloir quitter sa proie, et tu dois presque te retenir de la titiller. Tu sais qu'elle peut se dégager à tout instant, alors tu profites de ce moment. Avant qu'elle ne te frappe, ce qu'elle fera à coup sûr. Et sûrement dans les parties les plus sensibles, qu'elle tient à l'instant même. « Je me demande pourquoi tu gardes autant de vêtements sur toi, chérie, alors que je pourrais très bien te réchauffer ». Tu ne peux pas t'en empêcher.  « Je suis sûr que tu mords, quand tu jouis ». Ta main posée sur sa taille glisse peu à peu vers le bas, en direction de sa hanche. Tu sais qu'elle va se dégager, d'un instant à l'autre. Tu essaies juste de deviner quand elle va frapper. Après tout, tu n'es pas contre l'idée d'avoir un enfant un jour, alors il vaut mieux pour toi de faire attention.

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~#~Sujet: Re: Never a failure. Always a lesson (Styx ♥) Sam 21 Jan - 22:58

Une étincelle et c’en est fini de sa masculinité. Mais ç’aurait été dommage de gâcher tout ça dans un éclat de colère. Tu n’es pas prête à avorter ton importante mission pour le simple plaisir de blesser l’orgueil – et les parties intimes – d’une espèce de grosse brute. Non… Tu ne gâcheras pas cette confiance qu’a Sven pour ton travail et pour ton sang froid. Non… Toi, tu vois plus grand. Tu vois plus loin que ces querelles de taverne, plus loin que ces rixes basée sur ton arrogance. Contrairement à lui et le trois-quart des personnes qui vous entourent, tu es une femme. Et comme la plupart d’entre elles, tu sais que la vengeance est un plat qui se mange froid. Il faut reconnaître que tu as une patience particulièrement aiguisée qui est propre à tous les manipulateurs. Comme ton maître. Comme le dictateur Sven Ramose.

Ça n’a pas toujours été ainsi. À cet instant présent, tu te souviens de cette impulsivité qui t’as toujours habitée, celle qui t’envahissait et te faisait commettre des actes déraisonnables durant ton adolescence et ta vie de jeune adulte. Tes premiers mois d’entraînement pour devenir soldat dans la garde royale de Sezni n’ont pas été de tout repos… Difficile d’oublier ce jour-là. Cette matinée d’entraînement dans la cour, lorsqu’un jeune homme a osé dire haut et fort qu’il valait mieux que toi, et qu’une femme n’avait pas sa place parmi les soldats du peuple du Feu. C’est bien connu, les tiens ne sont pas particulièrement tendres avec les femmes qui ont une forte tête. Ils pensent tous comme ton père. Tu as été réprimandée pour t’être acharnée sur lui. Le combat qui vous a opposés fut féroce, mais tu as vite pris le dessus. Quand tu l’as finalement désarmé, au lieu de terminer l’affrontement comme votre entraîneur le demandait, tu as jeté ton arme également et tu lui as fait signe de venir vers toi, le mettant au défi de se comporter comme un homme. Tu n’as pas eu besoin l’aiguillonner plus encore pour le faire réagir. Tu n’avais pas les muscles que tu as aujourd’hui, mais contrairement à lui, qui se battait avec honneur, toi, tu te battais pour gagner. Tu te battais pour le mettre hors d’état de nuire. Les semaines passées dans un cachot furent longues après que tu l’aies brûlé. Ce n’était pas tant le fait que tu l’aies défiguré qui avait irrité les maîtres, c’était plutôt que tu leur aies fait perdre un soldat solide et prometteur. Les garçons de ta division ne t’avaient plus jamais regardée de la même façon après avoir été témoins de cet événement. Ils te traitaient avec respect, mais ce n’était pas le genre de respect que tu aurais voulu… Ils te respectaient, non pas par fraternité, mais bien par peur. Tu ne ferais pas ce genre d’erreur aujourd’hui. Jouer avec le feu devant les habitants de Brynjolf, ça signifiait que tu devrais quitter Vainui. Ça signifiait que tu ne terminerais pas ta mission, que tu retournerais auprès de Sven dans le sud, les mains vides. Et ça, ça n’arriverait pas.

Tu entends à peine les cris de la foule autour de vous. Si quelqu’un a remarqué ce petit manège et cette tension qui règne entre vous deux, il n’en laisse rien paraître, parce que tous les yeux semblent braqués sur l’arène tandis que les tiens, de la même couleur chaude et veloutée que le café, sont plongés dans ce regard gris, dur et froid comme de l’acier. La tête rejetée vers l’arrière, tu vous parfaitement ce sourire pervers et moqueur qui étire ses lèvres alors qu’il tire un peu plus fort sur tes cheveux, te forçant à te cambrer un peu plus alors que tes reins frôlent maintenant ta main qui empoigne toujours fermement ses parties intimes. Il faut une allusion à la chaleur de tes mains, mentionnant que, si elles restent là, tu n’auras plus d’autre choix que de passer toutes tes nuits avec lui. Tes muscles se tendent. Tu crains avoir trahi le feu qui brûle en toi, mais un rire mielleux jaillit de ta gorge lorsqu’il mentionne que plus personne ne t’approchera tant qu’il ne t’aura pas mise au tapis. Des remarques cinglantes défilent dans ta tête, mais tu te contentes d’une réplique menaçante qui, tu l’espères, le déstabilisera un peu. « Ah oui ? que tu souffles, ton regard se faisant provocateur. Si je décide de quitter le nord, chéri… tu me suivras jusqu’à Dahud pour t’en assurer ? Tu quitteras ta famille, tes amis, ta demeure dans cette… taverne, cet endroit miteux où tu m’a emmenée l’autre soir ? » Le ton que tu emploies est dédaigneux. Tu n’appartiens à personne. Même ton maître ne te possède pas entièrement. Il possède ta fidélité, ton admiration et un peu de ton amour, certes. Mais ton corps, ton âme, ta volonté et ta liberté n’appartiennent qu’à toi. Tu fais ce que tu veux, tu ne laisses personne te dicter ta conduite. Tu exécutes les ordres du dictateur seulement parce que ça te plaît.

Il passe son bras autour de ta taille, éliminant le peu de distance qui séparait encore vos corps. Son odeur t’enveloppe. Tes sens exultent. Tu t’es rarement sentie aussi vivante près de quelqu’un… Mais tu sais que ta fierté primera sur tout le reste. Tu ne peux pas laisser cet espèce de gros lourdaud te toucher ainsi. Tu ne peux pas t’abandonner à ces mains rudes qui se pressent contre toi. Pas parce que tu n’en as pas envie, mais par simple principe. On ne te touche que lorsque tu le demandes. C’est toi qui tient les rennes et personne d’autre. Il fait alors une remarque sur la quantité de vêtements que tu portes. Comme si tu en avais besoin. La chaleur qui coule dans tes veines te permettrait d’Aller à moitié nue si tu le voulais. Mais tu portais les mêmes vêtements chauds que les gens du village. Ses dernières paroles te firent frémir… « Je suis sûr que tu mords, quand tu jouis. » Sa main glisse un peu plus bas. Ton regard change. Tu poses sur lui un regard suave, préparant le moment où tu lui feras regretter ses paroles déplacées. Il doit s’attendre à ce que tu resserres cette main posée sur ses bijoux de famille, ou bien que tu lui donnes un bon coup de coude pour te dégager de sa poigne. Mais alors que son regard est plongé dans le tien, que sa tête est inclinée légèrement vers l’avant, toi, tu vois l’opportunité parfaite… d’un seul mouvement, tu te projettes vers l’arrière, lui assénant un coup de tête sous le menton. Son emprise se relâche. Tu recules de quelques pas, jaugeant sa réaction alors que tu sens un goût ferreux envahir ta bouche. Trop de regards sont posés sur vous. Ta colère est immense. Plusieurs la voient. Tu serres les dents, tu lui donnes un bon coup de poing dans la poitrine. Tu retiens avec difficulté les flammes qui réchauffent tes paumes… « C’est ça, que tu veux ? que tu lui lances, le ton plein de défi. Tu veux que je te frappe ? Tu aimes écraser toutes les femmes que tu rencontres pour qu’elles te soient soumises ou alors ça te plaît de les voir riposter ? Eh bien, je ne te ferai pas cette faveur. »

Les poings bien fermés, tu t’éloignes vers la sortie d’un bas ferme et décidé. Curieusement, tu as la nette impression qu’il te suivra dans les rues de Brynjolf. Et même s’il décidait d’en rester là, tu sais qu’il repassera à la charge. Tu sens que tu as éveillé quelque chose en lui. Il ne te laissera pas partir sans rien dire... pas après que tu l’aies humilié comme ça devant tout le monde.

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~#~Sujet: Re: Never a failure. Always a lesson (Styx ♥) Dim 22 Jan - 7:02


Tu te crispes légèrement quand la belle brune parle de la taverne. Ton instinct protecteur se réveille immédiatement, prêt à tout pour ta sœur et ton beau-frère, mais tu ne sens aucune menace réelle dans le ton employé. Juste du dédain et une certaine critique. Tu te mords la lèvre pour t'empêcher de la remettre à sa place. Tu aurais très bien pu l'abandonner, ce soir-là. Elle se serait fait prendre par les soldats, ou aurait dû mettre un moment avant de pouvoir rentrer chez elle. La taverne lui avait offert un abri pendant quelques instants le temps que les soldats trouvent de quoi se sustenter pour le soir parmi tous les combattants présents. Elle est ingrate. Pourtant, tu ne prends pas la peine de le lui dire. Elle sait qu'elle t'en doit une. Elle te le revaudra un jour ou l'autre. Quand le moment sera venu. Tu l'ignores donc, mais tu sais que si elle venait à partir, trop loin, tu la laisserais. Quitter ta famille pour des combats n'est pas la même chose que quitter ta famille pour suivre une inconnue au travers des régions pour un but qui t'es inconnu. Même si tu veux être égoïste, tu ne peux pas abandonner toute ta vie pour une belle brune. Dommage. Et alors que tu sais qu'elle va frapper, sûrement dans tes précieuses, elle te surprend en te donnant un violent coup de tête sous le menton. Étonné, tu relâches un peu tes prises, mais suffisamment pour qu'elle puisse se dégager. Immédiatement, ton sourire s'agrandit, plus franc, alors que tu ressens à nouveau la même adrénaline que ce soir-là. L'adrénaline pure d'un combat féroce. Tu sais que cette combattante est à ta hauteur. Et ce qu'elle vient de faire pour se dégager le prouve encore une fois. Elle te donne un coup de poing brutal dans la poitrine, que tu subis en grognant, sans reculer. Elle n'a pas pris l'élan qu'il aurait fallu pour te faire bouger, ou même tomber. C'est juste une mise en garde. Dégage.

« C'est ça que tu veux ? Tu veux que je te frappe ? Tu aimes écraser toutes les femmes que tu rencontres pour qu'elles te soient soumises ou alors ça te plaît de les voir riposter ? Eh bien, je ne te ferai pas cette faveur ». Et alors que la combattante commence à partir, ses mots te blessent. Tu n'es pas une brute. Tu n'es pas un homme violent qui aime taper les femmes pour le plaisir de les voir souffrir. Ce n'est pas ton passe-temps de frapper les femmes. Tu les respectes. Non, tu n'es pas un gentleman, mais tu n'es pas un monstre non plus. Une femme soumise n'aiguise pas ta libido, ni même ton besoin de violence. Au contraire, elles te donnent envie de les protéger, de les mettre en sécurité. Comme ta sœur. Alors, quand la combattante te dit ces mots, plein de défi, mais également d'une haine contenue, tu vois rouge. D'un air sombre, tu la suis des yeux tandis qu'elle se dirige vers la sortie. Tu as bien vu les regards que lançaient les combattants autour de vous, tu as bien vu que certains s'attendaient à ce que tu la suives, prêt à te battre. Alors, tu attends quelques minutes, le temps que ces curieux détournent enfin leur attention, pour sortir à ton tour. Tu retrouves facilement sa piste. Tu ne prends même pas la peine de remettre ton manteau ou de te cacher. Au détour d'une ruelle, alors qu'elle rase les murs pour ne pas se faire voir malgré la nuit, tu la rattrapes avant d'abattre violemment ta main sur le mur, juste devant son visage. De cette manière, tu l'empêches d'avancer, et de ton autre bras, tu l'empêches de faire demi-tour. Cette fois-ci, il n'y a plus aucun jeu. Tu ne veux plus t'amuser, ni la chercher. Tu veux juste mettre les choses au clair, entre vous.

« Tu vas m'écouter, chérie ». Tu n'as pas l'habitude de devoir parler aussi bas alors que tu es en colère. En temps normal, tu ne parles pas du tout. Toute ta colère, tu la relâches dans les combats, avant de t'expliquer calmement. A cet instant, tu ne peux pas attendre de te calmer. Tu risquerais de perdre définitivement sa trace. Et tu ne peux pas la laisser s'enfuir. La colère coule dans tes veines au point que tu as du mal à trouver tes mots. Tu ne veux pas te justifier de tes actes. Oui, tu te bats contre des femmes, mais c'est leur choix. Jamais tu ne frappes l'une d'entre elles par pur plaisir, dans la rue, dans une maison, ou parce qu'elle t'a manqué de respect. Tu n'es pas ce genre de mec. Tout ça, tu ne peux pas le dire, à cette combattante, devant toi. Tu n'as pas à te justifier. Tu te fiches pas mal de ce que pensent les autres. Et pourtant, tu ne peux pas supporter qu'elle ait cette vision de toi. Si noire. Si violente. Si irrespectueuse. Tu es connu, dans le monde des combats. Et jamais on ne t'a fait l'insulte de te dire irrespectueux. « Tu peux dire ce que tu veux sur ma gueule. Me frapper. M'ignorer. Me voler. Me baiser. Je m'en branle. Mais répète encore une fois que je suis le genre de gars qui frappe sa nana par plaisir, et tu vas le regretter. Parce qu'il me semble que certaines personnes ont des petites choses à cacher, je me trompe ? »

Tu ne sais pas comment vous en êtes arrivés là. Toi, à la menacer. Tu es en colère. Tu ne peux pas croire qu'on te traite de la sorte, surtout avec tout ce que tu as fait pour ta sœur. Tu l'as en travers de la gorge. Tu serres les dents plusieurs fois, t'empêchant de dire quelque chose que tu regretterais. Tu regardes son visage, presque invisible dans le noir, caché sous ses vêtements. Tu voulais juste retrouver l'alchimie que vous aviez eu lors de votre combat. Mais elle s'est trop renfermée. Elle a trop vite abandonné. Pourquoi ? A cause de tous ces imbéciles qui ont été intéressés par votre échange ? Parce que toi-même as été trop  loin ? Tu ne sais pas. Tu ne veux pas savoir. « Tu me déçois, brunette. Je ne pensais pas qu'une combattante de ta trempe fuirait aussi vite. Lâchement. J'en connais bien des femmes qui auraient plus de courage qu'une prétentieuse dans ton genre ». Sans un mot de plus, tu recules pour te fondre dans la nuit. Tu essaies de la piquer, comme elle t'a blessé, mais tu penses que c'est peine perdue. Ce soir, tu n'es définitivement plus d'humeur.

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~#~Sujet: Re: Never a failure. Always a lesson (Styx ♥) Mar 24 Jan - 23:13

Et tu avais raison, alors que tu longeais discrètement les murs de petits bâtiments du village, marchant à pas de chat pour éviter de te faire remarquer par des prunelles indiscrètes. Tu entendis des pas résonner derrière toi. Lui n’essayait pas de se faire discret… Il rabattit ses mains de chaque côté de ton visage, approchant ses lèvres de ton oreille droite. Il parle tout bas, mais chacun de ses mots te pénètrent comme un clou s’enfonce dans du bois. Il est en colère. C’est palpable, c’est douloureux de sentir à quel point la fureur bouillonne en lui. C’est presque aussi intense que ce feu qui t’irradie. Tu serres les lèvres alors qu’il t’ordonne de bien l’écouter. « Tu peux dire ce que tu veux sur ma gueule. Me frapper. M’ignorer. Me voler. Me baiser. Je m’en branle. Mais répète encore une fois que je suis le genre de gars qui frappe sa nana par plaisir, et tu vas le regretter. Parce qu’il me semble que certaines personnes ont des petites choses à cacher, je me trompe ? »

L’incertitude te vrille. Connait-il ton secret ? Seul ce faux tatouage sur ton avant-bras te donne le statut de représentante du peuple de l’Eau. En pratique, tu risque de te faire trahir… Dans le pire des cas, tu peux te faire passer pour une Exempte. S’il t’emmène dans un marché d’esclave plus au sud, tu n’auras qu’à prouver ton don pour qu’ils te laissent repartir.

Il serre les dents, tu sens sa frustration, comme s’il avait envie d’abattre ce mur sur lequel ses bras s’appuient. Tu n’oses pas te retourner. Tu n’oses pas croiser son regard. Il ne doit pas savoir. Et alors que tu ressens un pincement étrange au cœur, comme si tu avais failli à une tâche très importante, ses prochaines paroles te mirent plutôt en furie. Tu le décevais. Il n’avait pas cru que tu prendrais tes jambes à ton cou de cette façon. Tu étais lâche. Il connaissait bien des femmes qui auraient eu plus de courage qu’une prétentieuse comme toi. Brusquement, il recule et disparaît dans la nuit.

C’est à ton tour de serrer les dents. Retenant les larmes de colère et de rage qui menacent de couler sur tes joues, tu étouffes un cri de fureur, abattant ton poing dans le mur. Tes paumes chauffent plus que tes prunelles. Il est rare que tu entres dans une rage aussi intense. Si tu t’étais écoutée, tu aurais probablement rebroussé chemin pour retourner dans l’arène. Te battre t’aurait fait le plus grand bien, mais tu ne veux pas que les autres te voient dans un tel état. Alors tu cours. À en perdre haleine. Tu cours à travers les rues et tu retrouves cette auberge dans laquelle tu dors depuis quelques semaines. Et tes mains qui brûlent des flammes que tu retiens, tu les immerges dans l’eau en maudissant cette mission, en maudissant les envies de conquête du dictateur qui ton amenée dans le nord d’Oranda.

Demain, tout ira mieux. Ou peut-être pas...

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