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« C'est pas sorcier d'être couturières » ♦ Nymeria

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~#~Sujet: « C'est pas sorcier d'être couturières » ♦ Nymeria Sam 5 Aoû - 3:28


« C'est pas sorcier d'être couturières »

Marigold Osren & Nymeria Drogon


Regardant le mannequin en bois devant elle, Marigold vérifie qu'elle n'a rien oublié. Qu'il n'y a pas de fils qui dépassent, que tout arrive juste, qu'il n'y a pas deux bouts de cousus ensemble. Elle fait rarement ces erreurs, ce qui ne l'empêche pas de vérifier. Tout semble être correct, il ne reste plus qu'à l'emballer pour le voyage jusqu'au château, dans trois sacs pour être sûr que ce ne soit pas trempé. Ensuite, c'est elle qu'elle emballe pour avoir chaud durant le trajet. Elle trouve cela inquiétant cette température et pense que le mariage est une bonne idée pour pouvoir se changer les idées en ces temps pas vraiment joyeux. C'est lentement qu'elle marche vers le château, à cause du vent, mais elle finit par y arriver. Elle se secoue pour enlever la neige, se dit qu'elle ne peut pas faire mieux pour ses quelques mèches de cheveux qui se sont échappées et qui sont mouillées, elle a les bras mort après avoir transporté la robe et la cape. Elle est ensuite amenée vers la princesse Nymeria qui vient l''accueillir quelques minutes plus tard, sans voir Raisa ; tant pis. – Bonjour. fit-elle, souriant. – Vous vous portez bien ? ajoute-t-elle. Puis, elle ouvre les différents sacs. Celui avant le deuxième est légèrement trempé, et pas du tout pour le troisième. Son contenu, est donc intact. Elle espère que tout va convenir à la princesse. Surtout après les dessins qu'elle a pu voir. Heureusement, qu'elle est habituée de voir ses dessins plutôt nuls. Elle n'arrive pas à s'améliorer rapidement dans ce domaine. Elle devrait penser à prendre des cours, c'est ce qu'elle se dit à chaque fois, mais souvent, ça ne lui vient pas en tête. L'important c'est qu'elle réussisse mieux à faire les vêtements qu'à les mettre sur papier.

Le deuxième sac est complètement enlevé, il reste seulement le dernier qui va dévoiler ce qu'elle a fait. – J'ai fait quelques petites modifications car tout ne fonctionnait pas. Elle défait lentement l'emballage dans lequel elle a mis la robe, et elle lui montre ensuite, l'étalant sur le lit de la princesse. À elle de voir si elle veut l'essayer pour vraiment voir ce que cela donne. – Alors n'hésitez pas si finalement ça ne vous plaît pas. ajoute-t-elle. Elle se sent nerveuse, elle prend rarement autant de liberté habituellement. Les fils dorés et argentés sont devenus seulement argentés, elle trouve que le mélange des deux faisaient un peu bizarre sur cette robe, elle avait rajouté plus de tourbillons que prévus, et la cape était un peu plus épaisse que prévue. Ce qu'elle avait décidé de faire, par prudence, avec la température de plus en plus étrange, froide, et anormale. Aux côtés de la robe, elle a rajouté des gants fait du même tissus que la sous robe à l'intérieur, et en laine à l'extérieur, avec quelques broderies dans le bas des gants, là où l'intérieur dépasse sur la laine. Une fois la robe bien étalée, elle recule, les mains dans le dos, attendant l'avis de la future mariée.

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~#~Sujet: Re: « C'est pas sorcier d'être couturières » ♦ Nymeria Mar 8 Aoû - 14:51



C'est pas sorcier d'être couturière
20, Douzième lune de l'an 836
Le mariage aurait lieu dans 7 jours. 7 Journées. Nymeria n'en revenait pas. Tout était arrivé si vite qu'elle n'avait pas vraiment saisir l’ampleur de la chose. Les domestiques courraient dans tous les sens, la princesse s'était hâtée il y a quelques semaines, d'aller voir sa couturière préférée : Marigold. N'ayant pas la moindre idée de la robe qu'elle souhaitait porter pour cette occasion si particulière, elle avait donné carte blanche à son amie. En effet, munie d'un budget à la hauteur d'un mariage princier, Marigold était chargée de confectionner une sublime robe qui puisse tant révéler la beauté de la princesse que sa sobriété et rester tout de même royal. La couturière avait sûrement du laisser de côté d'autres projets pour s'occuper de celui de la princesse, mais quand bien même, Nymeria savait que son amie était très honorée d'être choisie pour confectionner sa robe de mariée.Voilà bientôt une année qu'elles se fréquentaient, la toute première fois avait été pour le mariage de Danis et de son père, le roi. La robe qu'elle portait à ce moment là était sublime et il faut dire que Nymeria était tombée amoureuse des doigts de fée de cette jeune femme.

Aujourd'hui, en ce vingtième jour de la douzième lune, Nymeria devrait revoir Marigold afin qu'elle lui montre la robe qu'elle lui avait faite. La princesse n'y tenait plus, l'euphorie et l’appréhension montait en flèche en elle, lui procurant nombreux sauts d'humeur. Tout allait si vite... Andar avait tardivement accepter ce mariage, les époux avaient trouvé judicieux de le faire le jour de la fête de Glore, afin de peut-être calmer les ardeurs de leur déesse sur le pays. Les dieux punissaient les êtres d'Oranda pour avoir blasphémer au dernier bal des représentants. Des fous avaient assassiné Orsian Tenkar, d'autres avaient massacré des innocents sur le Grand Marché. La princesse frissonna à cette idée. Elle serra les poings. Il fallait que les nations n'unissent contre ces mécréants, mais cela n'avait rien d'évident. Il fallait que l'enquête avance, et ce n'était pas le cas. Bien qu'étant au conseil du roi, elle n'avait pas encore entendu parlé de suspect ou de pistes concernant les meurtres. Cette idée la plongea dans un profond désarrois. Elle se laissa lourdement tomber sur une assise en peau de bête, regardant patiemment les flammes s'embraser dans la cheminée qui réchauffait ses appartements.

S'octroyant un moment de répit avant que son amie n'arrive, elle ferma les yeux et se laissa bercer par le doux son de la pluie qui ruisselait sur tout Vainui. Le temps était triste, sans doute à l'image de leur déesse qui devait se sentir bien démunie face à leur bêtise. Emmitouflée dans un léger peignoir de soie, Nymeria se laissa aller contre les la fourrure qui lui chatouillait la nuque. Cela faisait un moment qu'elle ne s'était pas juste assise là, à rien faire. Juste attendre. Depuis l'annonce du mariage, la future mariée courrait de partout afin de s'occuper des préparatifs, donner des indications, participer, organiser... Elle appréciait réellement ce court moment de paix. On frappa doucement à la porte, une jolie tête rousse se présenta pour avertir de l'arrivée imminente de la couturière. La princesse remercia la domestique et lui demanda poliment d'apporter quelques mets et du vin chaud afin de réchauffer la demoiselle qui avait du braver le froid et l'humidité extérieur. Celle-ci se présenta finalement, trempée de la tête au pied, les bras munie d'un large sac qui contenait sans doute la fameuse robe. Nymeria était impatiente. Elle avait déjà eut un léger aperçu du rendu grâce au croquis que Marigold lui avait fourni, mais elle avait bien du mal à se figurer la robe autrement que sur papier.

La princesse se leva donc pour saluer son amie, un large sourire aux lèvres. «  Bonjour, lanca-t-elle d'abord, vous vous portez bien ? » « Très bien merci, et toi ? » murmura-t-elle en retour. Elle ne pouvait quitter des yeux les larges sacs que Marigold s’empressa d'ouvrir. Elle sortit finalement le continu du dernier, qui n'était pas mouillé. La robe était là, sous ses yeux. Elle n'osait pas regarder. « J'ai fait quelques modifications car tout ne fonctionnait pas. » La couturière qui n'avait toujours pas ôté sa cape trempée étala la robe sur le lit de Nymeria, celle-ci y voulant y jeter un coup d’œil rapide senti son cœur manquer un battement. La robe était splendide, elle ne pouvait finalement pas la quitter des yeux. Fluide, quelque peu moulante par endroit, recouverte de broderies finement travaillées. « Alors n'hésitez pas si finalement ça ne vous plais pas. » Elle recula de quelques pas, les mains dans le dos, attendant patiemment la sentence de Nymeria qui mit bien du temps à venir. Elle observait chaques détails, la précision des broderie, leurs formes et couleurs, elle toucha la soie sauvage qui avait été utilisée, puis la robe du dessous qui servirait à couvrir son corps contre le froid, mais celle-ci ne se voyait pas. Le travail de Marigold était impressionnant, bien que la princesse n'ait jamais pensé pouvoir être déçue. Elle tourna finalement son regard vers son amie, ses yeux étaient quelques peu embués. «  Marigold elle est.... » commença-t-elle doucement, puis une perle solitaire vint rouler sur sa joue. «  ...Magnifique. » elle lui sourit, un sourire qui venait du cœur, elle était si heureuse. Cette robe était bien au delà des espérances de la princesse. Une domestique entra et Nymeria vit aux travers de yeux de Marigold, sa déception. Elle s'entendait étonnament bien avec Raisa, mais celle-ci était occupée à cet instant.   La jolie rousse déposa un plateau emplis de fruits et autre produits ainsi qu'une large carafe de vin chaud et des coupes, puis quitta la pièce sous le regard des deux jeunes femmes. Posant de nouveau les yeux sur la couturière, Nymeria balayant d'un geste de la main la larme qui s'était invitée. Elle lui montra d'un signe de main les assises. «  Retire donc cette cape trempée et vient boire du vin chaud avec moi. »
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~#~Sujet: Re: « C'est pas sorcier d'être couturières » ♦ Nymeria Dim 20 Aoû - 19:40

La princesse Nymeria ne dit rien. Pourquoi elle ne dit rien ? Marigold se sent encore plus nerveuse d'un seul coup. Elle se met à toucher la robe, à suivre les broderies... durant vraiment très longtemps. Trop longtemps selon elle qui ne sait pas du tout si c'est bon signe ou non. Elle a envie de secouer la jeune femme pour lui dire de se dépêcher et de dire ce qu'elle pense, mais ce n'est pas une bonne idée. Elle n'aurait sûrement pas une vraie réponse de cette manière et elle risque de finir au cachot avec du pain sec et de l'eau si elle fait cela. Et, enfin, une réaction. Son prénom est dit et... elle pleure... ? C'est si horrible que cela ? Elle ne se sent pas très bien d'un seul coup. Heureusement, ça ne dure pas très longtemps, ça lui a juste semblé durer une éternité ou deux. Magnifique est ce que vient de dire Nymeria. Elle se remet à respirer, elle ne s'était pas rendue compte qu'elle avait arrêté de le faire, après le verdict de la princesse. Elle est soulagée, contente, et elle trouve aussi cela naturel qu'elle aime. Un flot d'émotions plus au moins contradictoires la traverse. – Je voulais pas vous faire pleurer... Bien que ce soit un signe assez positif dans ce contexte, elle n'aime pas voir des larmes sur son visage. Cela fait bizarre. Elle jette un œil à la servante rousse et se dit, rapidement, que la princesse sait bien s'entourer. Elle reporte son attention sur la jeune femme, qui vient de lui dire une drôle de chose. Elle a enlevé sa cape... enfin, il lui semble. – Quoi ? dit-elle, surprise. Elle baisse les yeux et constate que la princesse a raison. Elle enlève donc sa dite cape, et la met près du feu pour qu'elle puisse sécher plus rapidement. Elle sert un verre de vin chaud à la princesse, s'en sert un et s'assied ensuite, sans attendre. Un peu plus et ses jambes ne l'auraient plus supporté. Tout comme son vêtement près du feu elle a envie de sécher rapidement elle aussi. – Je suis vraiment contente qu'elle vous plaise. dit-elle. Même plus que cela. Le contraire aurait été horrible. Autant parce qu'elle se serait pas du tout entendu avec le « dessin » qu'elle a fait, et qu'en une semaine, cela aurait été ardu de recommencer une robe au complet. C'est toujours possible, mais la qualité n'aurait peut-être pas été là. Sans oublier la réputation que cela aurait pu lui donner.

Elle prend une gorgée de vin, soulagée, dépose la coupe et regarde le feu durant quelque instant, se perdant dans les flammes le temps que le stress sorte complètement. Il ne veut pas le faire. Il est toujours là, et il lui chuchote qu'il reste une chose importante à faire pour vraiment que le tout soit complet. L'essayage. La dernière étape, la plus importante. Celle qu'il faut régler tout de suite, car il reste sept jours pour arranger le tout sinon, autant s'y remettre le plus vite possible s'il y a quelque chose à modifier. – Est-ce que vous voulez l'essayer ? Elle commence à connaître par cœur les mensurations de la princesse, elle ne pense pas s'être trompée sur cela, mais elle préfère toujours vérifier. Peut-être que le tissu ne va pas bien tomber, ou encore que les broderies vont faire bizarres. Par expérience, elle sait que certaine future mariée sont très tatillonnes à propos de leur robe. Elle ne pense pas que d'être de sang royal change la donne. En fait, pour la plupart des clients et des clientes qu'elle a eu avec un rang quelconque, ils sont assez exigeants, habitués à toujours avoir tout ce qu'ils veulent, comme ils le veulent. Là, avec le stress du mariage... elle ne sait pas trop comment Nymeria va réagir.

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~#~Sujet: Re: « C'est pas sorcier d'être couturières » ♦ Nymeria Jeu 24 Aoû - 1:20



C'est pas sorcier d'être couturière
20, Douzième lune de l'an 836
Marigold ne s'était pas même rendu compte qu'elle n'avait pas ôtée sa cape, pourtant celle-ci dégoulinait sur le sol en bois massif des appartements de la princesse. Cette réflexion fit doucement sourire Nymeria alors que son amie retirait l'épais manteau qui lui couvrait encore les épaules. Elle suivit la couturière jusqu'au petit salon improvisé, là, sur la table, avait été déposé par une domestique, un plateau garni de fruits et autres mets ainsi qu'une large carafe de vin chaud. La jolie brune servit une coupe pour la future mariée et une pour elle-même. Encore prise par de nombreuses émotions, la princesse but goulument le cru divin qu'on lui avait servi. Elle observait la couturière qui semblait blême, le stress devait être présent en elle et ne semblait pas la quitter malgré l'approbation de la jolie blonde vis à vis de la robe. Le feu crépitait dans la cheminée et séchait un peu la cape disposée non loin de là. Nymeria observait avec attention les traits fins de son amie. Pouvait-elle réellement la considérer comme une amie ? Elles se voyaient régulièrement, certes, mais Marigold semblait bien plus proche de Raisa, la dame de compagnie de la princesse, plutôt que d'elle. Une once de jalousie se fit sentir en elle, cette jeune femme, elle aurait aimé la connaître plus profondément. S'en faire une réelle amie. Mais son statut social et ce pourquoi elle employait Marigold imposaient un protocole précis qui restreignait rapidement leurs échanges. Parfois, la jolie brune semblait se libérer un peu, laissant apparaître son vrai visage, sa vraie personnalité. Souvent, la princesse la voyait comme employée, ou personne mandée pour faire quelque chose. Mais parfois, cette femme apparaissait sous des traits rusés et espigles, une âme d'enfant dans un corps de jeune femme.

«  Est-ce que vous voulez l'essayer ? » la douce voix de la jeune femme vint la sortir de ses pensées. Déjà, les coupes étaient vides, la cape bientôt sèche et Marigold toujours aussi anxieuse. La princesse soupira, observant avec beaucoup d'attention le fond de son verre avant de reposer celui-ci sur la table. Elle se leva doucement, laissant un léger sourire à la jolie brune. « Evidemment ! » rétorqua-t-elle sans réelle conviction. Non pas qu'elle ne voulait pas enfiler cette jolie robe confectionner pour ses sveltes courbes, mais l'idée que le mariage arrive à grands pas la faisait quelque peu angoisser. Nymeria laissa son amie se charger de prendre la tenue, elle avança jusque dans une petite pièce adjacente qui contenait la plupart de ses robes et capes, beaucoup étaient des confections de Marigold. La jolie brune suivit rapidement, entrant les bras de nouveau charger, une expression très sérieuse sur le visage. Otant délicatement le peignoir de soie qui couvrait précédemment son corps, elle se retrouva rapidement en petite tenue, devant les yeux mi-euphoriques, mi-inquiets de la couturière. Se laissant guider, la princesse passa ses jambes au travers du tube que constituait la robe. Elle laissa les mains délicates de son amie remonter celle-ci jusqu'à son buste. Passant ses bras dans les manches sans réellement prendre conscience de ce qu'elle enfilait, Nymeria se laissait guider, porter. Les mains de Marigold entamèrent alors un long tressage dans son dos, nouant minutieusement les rubans qui allaient refermer le vêtement. La belle aux cheveux d’argent bougea doucement ses épaules, testant ainsi l’élasticité du tissu ainsi que le confort qu’elle pouvait y trouver. Elle ne s’y sentait pas serrée, juste correctement maintenant. Elle n’osait poser les yeux sur son habit, tout comme lorsque Marigold était arrivée avec.

« C’est fini ? » murmura-t-elle doucement alors qu’elle sentait la présence de son amie, dans son dos, s’éloigner. Elle se retourna pour lui faire face et observa un instant les yeux de la couturière. Celle-ci semblait réellement fière de son travail, il fallait dire qu’elle pouvait l’être. La robe était divine, elle tombait parfaitement, faisaient apparaître sans trop en montrer, les courbes féminines de Nymeria.  Celle-ci ressemblait à une femme, non plus à une jeune fille de 20 ans. Les couleurs lui allaient au teint, le tissu en soie sauvage rappelait son niveau social et sa délicatesse, les broderies argentées venait donner un côté encore plus majestueux à cette tenue définitivement digne d’une princesse. La jolie brune s’avança de nouveau et vint déposer en toute délicatesse, la cape qu’elle avait aussi cousue de ses mains, sur les épaules de la princesse. Celle-ci maudit de nouveau sa petite taille, sa couturière la dépassait aisément d’une bonne tête alors qu’elles n’avaient que 6 années d’écart. Nymeria se sentait alors comme une enfant qui venait de recevoir une sublime robe, elle ne put s’empêcher de tourner sur elle-même, voyant la cape tourner avec elle. Son cœur manqua un rebond. C’était sa robe de mariée. Elle allait se marier. Brehn allait, dans une semaine, être couronner prince et devenir son époux légitime. Le rouge lui monta aux joues alors qu’elle baissait les yeux pour observer plus en détails le tissu délicat sur sa peau. Son souffle s’était coupé devant tant de beauté. Sans doute était-ce là, la plus belle des confections que Marigold avait pu lui faire. Pourtant, par Glöre, elle lui en avait fait plein ! Nymeria fit quelques pas vers un miroir qui se trouvait là et observa son reflet. Elle peignait à se reconnaitre, habituée à des tenues plus sobres et plus sombres. Ses yeux s’embuèrent de nouveau. « Mari… » Murmura-t-elle doucement, sa voix percée par des sanglots. « Elle est magnifique. » Nymeria tourna de nouveau sur elle-même, de nombreuses fois, elle n’arrêta qu’une fois avoir eu quelques vertiges. « Elle te plais ? Tu trouves qu’elle me va bien ? »
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~#~Sujet: Re: « C'est pas sorcier d'être couturières » ♦ Nymeria Mer 30 Aoû - 4:27

Princesse Nymeria ne semble pas vouloir essayer sa robe, mais Marigold ne compte pas lui laisser le choix, encore moins sa petite voix. Elle ne fait pas d'histoire et elle bouge jusque dans la pièce attenante, là où tout va pouvoir commencer ou prendre fin. Elle sait qu'elle a fait attention, tout comme qu'elle sait qu'il y a des tissus plus traître que d'autres et qui peuvent varier pour elle ne sait trop quelles raisons. Derrière elle, la couturière suit, avec la robe qu'elle tient, délicatement, dans ses mains, ne voulant pas la briser, ou défaire un fil quelque part. Pas qu'elle ne serait pas capable de la réparer, mais ce ne serait pas la robe originale et se serait différent. Elle ne peut même pas expliquer pourquoi elle a cette sensation. Elle se sent nerveuse, mais, étonnamment, ses mains ne tremblent pas lorsqu'elle aide la demoiselle à enfiler la robe. Elle arrive à nouer les rubans sans difficulté. Son corps est plus calme que sa tête, il sait ce qu'il a à faire. – Presque. dit-elle, d'un ton bas, ne parvenant pas trop à croire ce qu'elle voit. Elle la laisse quelque instant seule, allant chercher la cape, pour ensuite la déposer sur les épaules. Avec les températures d'en ce moment, elle préfère qu'elle ait chaud. La princesse commence à tourner, faisant virevolter la robe légèrement autour d'elle. Et, l'instant décisif, encore une fois, arriva : qu'allait-t-elle penser du vêtement sur elle ? Des pleurs fusent, encore une fois, et le verdict final arrive, magnifique.

Elle se met à pleurer à son tour, la robe lui allait encore mieux que ce qu'elle a pu espérer. Ses nerfs lâchent, elle est soulagée, contente et la princesse est magnifique, sa petite voix ne retrouve rien d'autre à dire. Faut-il vraiment une raison ? Elle a vu elle ne sait trop combien de personnes pleurer devant une robe de mariée, durant l'essayage final. Elle s'est déjà montrée émue, mais jamais elle n'a pleuré. Il est vrai que c'est la première princesse dont elle s'occupe de la robe. Elle ne sent jamais aussi stressée habituellement. Elle recule, laissant la jeune femme tourner sur elle-même, plusieurs fois. Elle, de son côté, elle essaie d'arrêter ses pleurs. – Oui. dit-elle, riant et pleurant en même temps, répondant à la question que venait de lui poser la blonde, qui ne semblait pas trop savoir où elle était. Elle serre la princesse contre elle, espérant qu'elle ne le prenne pas mal. – Votre coiffure va ressembler à quoi ? réussie-t-elle à demander, une fois calmée. Pas qu'elle va changer quoi que ce soit à la robe, elle est juste curieuse de voir à quoi le résultat final va ressembler.

Elle regarde une nouvelle fois la robe sous toutes ses coutures, faisant encore cette danse avec Nymeria. Tout est correct, elle a l'impression de rêver. – J'espère que Brehn va pas la déchirer... dans l'empressement et l'excitation, cela peut arriver. Pas avec cette robe, espère-t-elle. Puis, elle se rend compte de ce qu'elle a dit et de à qui elle l'a dit. Elle espère ne pas être allée trop loin en lui parlant de cela. Bien qu'elle ait passé plus de temps avec elle au cours des derniers mois, elle ne sait jamais comment elle doit agir avec certains sujets ou avec certaines réactions. Elle ne sait pas si être elle passerait ou non auprès de la princesse. Alors, ses agissements, son comportement sont changeants, peut-être déroutant un peu, mais elle se rend parfois compte un peu trop tard qu'elle s'est relâchée un peu et elle se reprend ensuite, faisant comme si de rien n'était. Qu'est-ce qui est accepté, qu'est-ce qu'il ne l'est pas ? Elle a souvent l'impression d'être sur un fil à ce sujet. Elle fait donc un sourire gêné à la princesse, ne sachant pas trop si elle va mal le prendre et si c'est le cas, à quel point. Elle ne sait pas plus si aborder ce genre de sujet est permis ou pas, même en blague ou surtout en blague. Il y a peut-être des sujets prohibés. Elle reste là, à sourire, ne se décidant pas entre dire qu'elle n'aurait pas dû dire ça et partir sur un autre sujet de conversation et faire comme si elle n'a pas ouvert la bouche. Elle a l'impression que la future mariée prend une éternité à réagir, mais en fait cela ne fait que quelques secondes depuis. C'est fou comme le temps peut sembler se rallonger dans ce genre d'occasion.

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~#~Sujet: Re: « C'est pas sorcier d'être couturières » ♦ Nymeria Lun 4 Sep - 22:58



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Les mains rapides et précises de Marigold s’activaient dans le dos de la princesse. Celle-ci retenait son souffle, appréhendant de se voir ainsi vêtue de sa robe de mariée. Il restait 7 journées avant le début de la cérémonie, si quelque chose n’allait pas sur sa tenue, cela allait poser sérieusement problème. Qu’adviendrait-il si la robe ne lui plaisait plus, une fois portée ? Et si, finalement, elle ne lui allait pas ? Les mensurations de Nymeria était régulièrement stables, mais peut-être qu’avec le stress du mariage approchant à vive allure, elle avait perdu quelques centimètres, ou pire, peut-être en avait-elle prit. « Presque » répliqua la couturière alors que la princesse s’impatientait quelque peu. Puis finalement, elle la sentit s’éloigner puis revenir poser sur ses frêles épaules une lourde cape. Puis finalement, Nymeria se retourne. Son souffle est coupé, des larmes de joies roulent sur ses joues rougies par l’émotion. Elle ne sait quoi dire, parvient à balbutier quelques mots, signifiant à quel point elle trouvait magnifique l’étoffe faite des mains de son amie.

La princesse tourna ses yeux en direction de la couturière qui elle aussi, avait les yeux humides. D’ailleurs, des perles salées vinrent rouler à son tour sur le visage pourtant si fin de cette jeune femme. Le talent de celle-ci était incontestable, Nymeria se sentait complètement à son aise dans cette tenue faite à ses mesures. Comme une seconde peau. Marigold lui confirme qu’elle lui va à ravir, une fois calmée, et d’un mutuel élan d’affection, elles finissent par se serrer l’une contre l’autre. La princesse passe doucement son bras dans le dos de son ami, caressant celui-ci pour calmer les sanglots encore persistants, tentant de contenir les siens. Quel beau moment que celui-ci ! Sans doute que cet instant resterait à jamais gravé dans la mémoire de la princesse. Elle était fière d’avoir une telle personne comme amie, heureuse et rassurée de savoir que ses doigts de fée et sa gentillesse seraient toujours près d’elle. Même une fois mariée. Faisant quelques pas de recul pour revenir se planter devant le miroir, Nymeria observait son reflet avec une certaine fascination. Elle ne parvenait pas à se reconnaitre, du moins, difficilement. Cette ravissante robe la rendait plus femme que jamais, plus royale, elle apportait sans conteste à son charisme naturel et sa beauté si pâle. « Votre coiffure va ressembler à quoi ? » demanda Marigold, brisant le silence qui s’était quelque peu instant à cause de l’effusion de larme et de joie. Fronçant les sourcils, Nymeria devait avouer ne jamais y avoir songé. «  Sans doute laisserais-je mes domestiques le décider… » Murmura-t-elle doucement. «  Cela leur permet de participer à leur façon. ».

Alors que Nymeria réplique, Marigold en profite pour inspecter de nouveau la robe sous tous les angles possibles. Levant les bras de la princesse, la faisant tourner sur elle-même, observant le tomber des tissus, voir si les coutures ne tiraient nulle part, les plis qui pouvaient se former. Tout semblait en ordre à en juger par le facies satisfait que la jeune femme affichait. Le cœur de la princesse fut pris d’une bouffée de chaleur à l’idée de porter une création qui ravissait la créatrice. Qu’il devait être agréable d’observer l’œuvre de ses propres mains ! Nymeria ne savait pas faire de telles choses, les travaux manuels lui étaient quasi étrangers. « J’espère que Brehn ne va pas la déchirer… » lâcha alors son ami. La princesse se figea et jeta un regard ahuri à Marigold, sans vraiment saisir le sens de ses propos. «  Pourquoi il la… » commença-t-elle avant de clore ses lèvres et d’en comprendre l’idée. Dans le feu de l’action, dans l’excitation de partager sa couche pour la première nuit, Brehn pourrait peut-être, en effet, faire quelques accro à cette sublimissime tenue. Restant muette quelques instant de plus, Nymeria vint finalement poser sa main sur l’épaule de Marigold qui semblait prostrée à cet instant, croyant peut-être être allée trop loin en abordant un tel sujet avec la princesse. Celle-ci avait les joues rougies de gêne à l’évocation de ce sujet mais se voulu rassurante. « Arrête donc de faire cette mine. » lui intima-t-elle gentiment, puis, ôtant sa main de son épaule, elle se retournant, signifiant à son amie de lui enlever les vêtements qui la couvrait encore. Ne voulant pas abîmer ces derniers. « Si Brehn la déchire, je vais le répudier dans l’immédiat. Ceci dit, je crains plus que le rite du lac sacré en soit la cause si la robe est déchirée. » Jetant un regard curieux à Marigold, par-dessus son épaule, elle continua. « Tu savais toi, que les époux royaux ou princiers, avaient un rite supplémentaire à accomplir pendant leur cérémonie de mariage ? »

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~#~Sujet: Re: « C'est pas sorcier d'être couturières » ♦ Nymeria Dim 10 Sep - 21:25

Les larmes s'arrêtent, mais l'émotion reste. Marigold est contente que la robe aille bien sur la princesse et que cette dernière aime aussi la robe. Elle est aussi fière de ce qu'elle a pu faire, elle se dit que c'est l'une des plus belles robes qu'elle a pu créer. Pour essayer de reprendre contenance, bien que ce soit une réaction normale, elle se met à parler coiffure, car c'est aussi important pour le mariage. Coiffure qui n'est pas encore choisie. Elle, elle n'est pas assez douée pour cela. Elle sait quelques coiffures, mais rien d'assez beau ou d'assez chic pour une mariée. (Future) mariée qui va laisser ses domestiques choisir la coiffure. La couturière hoche la tête, n'ayant rien d'autres à rajouter. Elle va devoir attendre le jour du mariage suppose-t-elle. Bref, après une nouvelle vérification de la robe, tout est toujours parfait. Elle se sent de plus en plus soulagée, sûrement même un peu trop vu ce qu'elle dit à la Nymeria. Durant quelques secondes, elle ne sait plus sur quels pieds danser, ne sachant pas trop si elle a dit une connerie ou pas en abordant le sujet de la nuit de noces.

La princesse ne comprend pas. Elle ne sait pas trop si c'est une bonne chose ou pas. Bon, elle comprend. Elle ne sait pas plus si c'est une bonne chose ou pas. C'est le cas, elle soupire de soulagement, lui disant d'arrêter de faire cette mine. Elle est rouge, mais elle ne semble pas lui en vouloir. – Si vous avez des questions que vous avez pas voulu poser à Danis... j'suis là. dit-elle. On ne sait jamais... elle n'est pas mariée, mais ça ne l'a jamais empêchée de s'amuser au lit (et ailleurs parfois). Elle n'a jamais compris pourquoi on faisait tout un plat de la virginité. Elle n'a plus le temps d'y penser, son attention est bien vite accaparée par un nouveau détail dit par Nymeria. – Un lac ?! s'exclame-t-elle. Sa robe est en danger, elle ne peut pas ne pas réagir autrement que de cette manière qui frôle l'hystérie. Elle a passé trop de temps dessus pour qu'elle soit défaite à cause de ce rite sortit d'elle ne sait où. – C'est pas un vêtement pour se baigner, ils se prennent pour qui ? Elle est toujours fâchée et surprise. Elle ne sait pas pourquoi le lac apparaît si près de la date butoir. Il n'est pas gelé en ce moment ? – Non... ça consiste en quoi ? demande-t-elle. Peut-être qu'elle peut toujours enlever la robe. Il ne faut pas que ce soit trop froid. Il lui reste une semaine pour faire une tenue qui va pouvoir aller dans l'eau et qui va la garder au chaud. C'est quoi cette idée ? Elle aime bien les surprises et les imprévus, mais là, c'est autre chose. Il ne s'agit pas d'une amie qui débarque comme ça à la dernière minute, mais de la tenue d'un mariage, déjà assez compliqué en soit, mais qui va devoir être trempée en plus. Ils pensent quoi ? Qu'elle n'a pas besoin de dormir ? Qu'elle a dix mains ? Elle sait qu'elle est douée, mais pas tant que ça.

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~#~Sujet: [color=#993366] Mari // [color=#0066ff] Nym Ven 15 Sep - 22:52



C'est pas sorcier d'être couturière
20, Douzième lune de l'an 836

Le moment était gênant. Très gênant même. Nymeria avait les joues aussi rouges que les fruits mûres qu’on lui apportait parfois, elle ne savait plus où se mettre vis-à-vis de la réflexion faite par son amie couturière. Il était vrai qu’elle était novice dans le domaine de la séduction et de la coucherie. Il était tout aussi vrai qu’elle n’y portait pas tant d’attention, préférant s’intéresser à des sujets plus importants. Mais la nuit de noce arrivait à grands pas et Nymeria l’appréhendait de plus en plus, elle qui s’était toujours réservée pour ce jour, aujourd’hui se demandait si elle se sentait réellement prête pour cela. Marigold était rouge, elle aussi. Mal à l’aise à cause de son intervention et de sa position vis-à-vis de la princesse. Quand bien même, dans un élan de bienveillance et d’amour, presque comme une grande sœur, elle lui intima « Si vous avez des questions que vous avez pas voulu poser à Danis... j'suis là. » La princesse baissa les yeux, regardant ses pieds comme s’ils étaient la chose la plus intéressante de cette vaste pièce. Elle installa de nouveau un silence avant d’oser poser son regard sur la belle brune, un léger sourire aux lèvres, sa voix était hésitante. « M-merci, Marigold. Mais je pense que je vais… m’en sortir. » A vrai dire, elle n’y croyait pas une seconde. L’idée même d’arriver à ce fameux moment où elle devrait se livrer entière à Brehn la figeait de terreur. Mais elle se devait de le faire. Parce que tel était son rôle en tant que princesse et épouse. Elle devait enfanter et donner un nouvel héritier au trône. Mais tout allait si vite, elle ne se sentait pas vraiment… prête.

« Tu savais toi, que les époux royaux ou princiers, avaient un rite supplémentaire à accomplir pendant leur cérémonie de mariage ? » lui avait intimer la princesse alors que Marigold lui ôta sa tenue de mariée. La belle couturière eut presque un mouvement de recul, un hoquet de surprise. Visiblement, elle ne le savait pas et cette idée ne l’emballait pas. « Un lac ? » avait-elle lâché, si fort que Nymeria était persuadée qu’on l’avait entendu dans les pièces adjacentes. Les mouvements de Marigold se faisaient plus durs, rudes, moins doux. Etait-elle contrariée ? Nymeria avait, en effet, oublié de lui signifier ce détail, mais elle ne s’en était pas souvenue immédiatement. Bien que Danis et son père se soit marié cette année, et qu’elle ait vu de ses propres yeux le rituel du lac sacré, la princesse ne s’attendait pas à ce que rite s’applique au couple princier. Et pourtant. « C'est pas un vêtement pour se baigner, ils se prennent pour qui ? » cette fois-ci, la princesse en était sûre. Son amie était en colère, sa voix la trahissait. Souffrant d’un sourire gêné, elle attendit que celle-ci eut terminé de lui ôter sa robe. Une fois fait, elle se retrouva nue devant les yeux contrariés de Marigold. Attrapant rapidement un peignoir de soie, l’enfilant autour de son corps svelte aux formes féminines, Nymeria se tourna vers sa couturière dont les yeux semblaient incendier les meubles de la pièce qui les entourait. « Non... ça consiste en quoi ? »

S’éloignant de quelques pas, ramenant un fauteuil, puis un second pour Marigold, la princesse invita son ami à venir s’assoir près d’elle. « Il s’agit d’une tradition faite uniquement pour la royauté. Danis et mon père y ont eut le droit cette année mais… » Elle fronça les sourcils et baissa les yeux, tournant entre ses doigts le tissu qui l’habillait.  « … j’avoue avoir oublié de te le dire. Je ne pensais pas que ce rite s’appliquerait à mon mariage. » elle soupira, tentant de se souvenir de ce qu’on lui avait dit. « Les époux doivent prononcer leurs vœux au sein du temple de Glore et se diriger vers le lac sacré qui se trouve à côté. Nous nous enfonçons dans l’eau, jusqu’au bassin, je crois. Et la prêtresse use de ses pouvoirs pour créer un tourbillon autour de nous. » Elle serra les poings. « Si celui-ci parvient à nous séparer, c’est que notre mariage sera… raté. »


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~#~Sujet: Re: « C'est pas sorcier d'être couturières » ♦ Nymeria Mar 26 Sep - 0:01

Le sujet des relations sexuelles ne rend pas à l'aise Nymeria, ce qui n'est pas le cas de Marigold, malgré l'air et les pensées qu'elle a pu avoir. C'est surtout à qui elle en a parlé qui elle, l'a mise mal à l'aise. – Vous savez me trouver ou vous pouvez me faire venir en cas de besoin. On ne sait jamais, la veille avant le mariage — et l'union en découlant, prise de doutes à ce niveau quelques heures avant —, ou bien demain, ou dans quelques jours après y avoir pensé un peu. Peu importe quand, elle ne pense pas pouvoir refuser quelque chose à la future mariée, même si c'est au milieu de la nuit. La question de l'épreuve de l'eau et du peut-être mauvais état de la robe de mariée de la princesse arriva ensuite dans la conversation, lui faisant perdre ses moyens. Un sujet plutôt fâcheux et inattendu. Elle n'arrive pas à bien le prendre, à en sortir un côté positif. Elle voit seulement que c'est impossible et cela se remarque dans sa manière de parler, de réagir face à cette nouvelle donnée et à comment elle bouge. Elle n'aurait jamais déshabillé la princesse de cette manière dans son état normal l'aurait encore moins laissé aller chercher les fauteuils sans l'aider, elle ne l'aurait peut-être pas laissé faire non plus. Il est trop tard pour le remarquer et, de toute façon, elle est déjà assise sur l'un des fauteuils, écoutant et paniquant.

L'épreuve du lac est expliquée. Elle opine de la tête, écoutant à moitié mais ayant saisi l'essentiel : il y allait avoir un tourbillon. Ce qui lui semble encore plus problématique que précédemment... un tourbillon ce n'est pas qu'un simple courant, c'est fort habituellement. Assez pour séparer deux personnes. – Si ça arrive, y'a plein d'autres poissons dans l'eau. dit-elle, d'un ton léger, sans vraiment prendre en compte tout le reste. – J'pourrais vous présenter mon frère. Bah quoi ? C'est un prétendant comme un autre. Et puis, elle la trouve trop jeune pour se marier... bien qu'elle, de son côté, soit trop vieille pour ne pas l'être. Elle n'a pas eu de chance avec ses prétendants plus sérieux, ce qui n'est pas arrivé très souvent. Elle n'a écouté qu'à moité ce que la jeune femme lui a dit, a encore moins compris le ton que la princesse a pris ; ce qui s'entend, heureusement. Elle chercher une solution à ce nouveau problème. Un tissu imperméable, résistant et chaud. Elle est encore sous le choc, elle a du mal à penser correctement. Dans une autre situation, elle aurait sûrement trouvé cela assez facilement. Là, aussi près de la date finale, elle n'y arrive pas. Son cerveau ne fait pas les liaisons nécessaires. – J'vais essayer de trouver quelque chose... le ton qu'elle a employé est légèrement plaintif, paniqué : elle s'excuse d'avance de ne pas y arriver, bien qu'elle détesterait de voir la robe déchirée face à cette épreuve. Les Dieux en demande un peu trop selon elle.

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~#~Sujet: [color=#993366] Mari // [color=#0066ff] Nym Lun 2 Oct - 1:20



C'est pas sorcier d'être couturière
20, Douzième lune de l'an 836


« Vous savez me trouver ou vous pouvez me faire venir en cas de besoin. » lui intima Marigold à propos du sujet dont Nymeria ne désirait pas parler. Tentant de mettre le plus d’assurance possible dans sa voix, un sourire figer sur ses lèvres, elle lui répondit « Oh, tu sais, ce n’est pas comme si ça m’inquiétais vraiment… » Mensonge monstrueux. Sa belle amie s’en était peut-être rendu compte, mais la princesse ne désirait vraiment pas s’attarder à ce propos. Evidemment, cela la travaillait. Elle s’était toujours réservée pour ce jour, pure et vierge pour être l’épouse modèle d’un prince. La chose se faisait encore plus gênante à présent, puisqu’il s’agissait de Brehn. Cet ami avec qui elle avait grandi, elle se souvenait encore de leurs batailles de neige et chamailleries. Comment pouvait-elle décemment ôter tous ses vêtements devant lui pour se mettre dans le plus simple appareil ?  Plus la cérémonie approchait, plus cette idée devenait inconcevable. Peut-être aurait-ce été plus simple s’il n’était pas question de son ami d’enfance. Pourquoi, leur proximité aurait du déclencher quelque chose, du moins l’aider à accepter cette perte de virginité à venir. Mais rien à faire. Cette pureté, elle s’y accrochait, incapable de la laisser s’échapper. Et bien que le moment ne soit pas là, elle ne pouvait s’empêcher d’y penser. Curieuse et à la fois anxieuse de cette épreuve à venir. Parce qu’il s’agissait là d’une épreuve pour Nymeria, un saut vers l’inconnu. Quelque chose dont on ne lui avait jamais parlé, une destination étrangère qui ne l’enchantait guère. La conséquence du devoir conjugal l’inquiétait plus que de raison. En effet, l’idée pure et simple de porter un enfant, qu’il soit celui de son amant ou non, la terrifiait. Affronter Ramose, à côté de cela, était une partie de plaisir. Nymeria n’avait rien pour elle dans ce cas précis, ni expérience, ni conseille. Tout ce qu’elle savait, c’était que sa mère était décédée en mettant au monde la princesse qu’elle était. Et elle refusait de mourir ainsi. Son rôle n’était pas seulement de donner un héritier. Comment pouvait-elle accepter l’idée de laisser à la charge d’autrui des responsabilités qui étaient siennes depuis des années ? Sa mère l’avait acceptée. Certes. Mais elle n’était pas une Reine de pouvoir. Nymeria le serait. Nymeria dirigerait d’une main de fer son pays pour que celui-ci aille bien, pour que son peuple ne connaisse pas la faim, ni le froid, qu’ils n’aient pas peur de l’avenir, qu’ils lui tendent les mains, donnant à la princesse leur vie, parce qu’elle méritait leur confiance. Sa mère n’avait rien de tout cela. Du moins, pas qu’elle ne le sache.

La princesse se surprit à divaguer, elle reposa ses yeux sur Marigold qui se trouvait à présent en face d’elle, confortablement posée dans un siège de haute qualité. La jolie couturière était contrariée, et inquiète. Nymeria ne pouvait que le comprendre, embarrassée par son propre impair, elle ne savait comment réconforter son amie. En effet : sa tenue de cérémonie allait vivre bien des épreuves, et peut-être ne finirait-elle pas un seul morceau. «  Si ça arrive, y'a plein d'autres poissons dans l'eau. » rétorqua Marigold quand la princesse lui expliqua le but du tourbillon créé par la prêtresse de Glore : séparer les amants si leur mariage n’était pas destiné à être viable, ni fécond. Parce que dans la pensée collective, un mariage princier ou royal qui se voulait réussit, se devait d’être fécond. Elle tiqua d’ailleurs sur cette idée : constatant que Danis n’avait jamais apporté d’autres héritiers à la cour, ni même montrer l’étendue d’un ventre gonflé par la venue d’un enfant. Pourtant, le courant ne les avait pas séparés. « J'pourrais vous présenter mon frère. » continua la couturière dans sa lancée, sans réellement se rendre compte de la gravité de la chose. Si Brehn et Nymeria venait à être séparé par la magie de Glore, il se pourrait que cela soit le drame de la princesse, ni plus, ni moins. Elle avait tant bataillé pour obtenir ce qu’elle voulait : c’est-à-dire Brehn. Cependant, elle ne pouvait pas en vouloir à son amie de penser ainsi, bien qu’elle ne se rende pas compte de la problématique réelle. Souriant finalement, quelque peu amusée, elle lui répondit sur la même lancée. « Oh, pourquoi pas, s’il est aussi agréable à regarder que tu l’es. Mais il faut être noble pour épouser une princesse, tu sais… » Marigold avait-elle un titre de noblesse ? Si tel n’était pas le cas, la princesse se jura de lui en donner un. Peut-être ‘couturière attirée de la princesse’, elle serait en mesure de lui fournir régulièrement des fonds et peut-être un plus grand atelier, cela devrait suffire à combler de bonheur le cœur de son amie. Amie qu’elle ne connaissait pas tant, à vrai dire. Elle se doutait de certaine chose car n’était pas étrangère ni aveugle aux regards que lançait la couturière à la dame de compagnie de Nymeria, Raisa. Mais là encore, c’était une chose impossible, inconcevable, au sein du château. Non pas que la princesse s’y oppose, elle s’en moquait franchement. Le bonheur était tout ce qui l’importait, qu’importe le moyen, elle n’était pas digne de juger l’attirance de telle ou telle personne. Mais lui accorder Raisa, ne serait-ce qu’un peu plus de temps en sa compagnie, était impossible. Pour son plus grand désarroi.

Toujours plongée dans ses pensées, Marigold ne s’était peut-être pas rendue compte du regard que posait sur elle la princesse. Elle sourit doucement en entendant ses prochains propos « J'vais essayer de trouver quelque chose... », la contrariété semblait quelque peu diminuée, mais toujours bien présente. « Je… suis désolée. » lui intima Nymeria. « Je ne doute pas de toi, tu le sais. J’ai confiance en toi, je sais que tu trouveras quelque chose. » Le savait-elle vraiment ? a vrai dire, elle n’y connaissait rien, elle, en couture. Elle n’était pas même capable de broder quelque chose sur un fichu de lin, alors que les dames de la cour s’étaient évertuées à tenter de lui apprendre. Mais non, impossible pour elle. Nymeria avait des qualités insoupçonnées. Qualités qu’elle partageait toutes les années avec Lachlan, près de sa taverne à Brynjolf. Manier une arme lui ressemblait plus qu’un travail manuel. Elle ne voulait pas être ce genre de personne, une princesse creuse, digne d’un pot de fleur, cela ne l’intéressait guère. C’était une femme forte à présent. Forte, oui. Mais peureuse, terriblement. Surtout lorsqu’il s’agissait de devoir se dévêtir devant son futur époux.

@"Marigold Orsen" - 1092 mots

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« C'est pas sorcier d'être couturières » ♦ Nymeria
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