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Demoiselle en détresse, 6ème lune, année 836 ft. Aak'Var

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~#~Sujet: Demoiselle en détresse, 6ème lune, année 836 ft. Aak'Var Lun 31 Juil - 18:11

Demoiselle en détresse ☾ Sixième Lune (An 836).Mon mal de crâne fini par avoir raison de mon sommeil. Ma tête est douloureuse comme si l’on me tapait dessus avec un marteau. Je gémis, sentant le sol dur et poussiéreux contre ma joue. Comment me suis-je endormie? Je suppose que la fatigue a fini par m'emporter dans les ténèbres.
Je cligne des yeux, mes yeux s’habituant peu à peu à la pénombre ambiante. Où suis-je? Quelque part entre Sterenn et Dahud à ce que j’ai pu entendre avant de perdre connaissance. Comment diable ai-je pu être aussi naïve, à croire que le passé ne m’a pas servi de leçon. Mais en même temps comment aurais-je pu me douter une seule seconde de leur trahison?

C’était il y a quelques jours, je devais me rendre dans un village à quelques ponts d’Arne. Mon père, ayant beaucoup à faire n’avait pu m’accompagner, il avait alors payé grassement une diligence afin de m’y escorter. Si au départ j’ai trouvé cela étrange que je sois la seule passagère, leurs arguments ont fini par me convaincre et je me suis aventurée dans les Terres de l’ouest en compagnie des deux hommes. Nous étions à deux semaines de Lucrezia, le village où je me rendais s’y trouvant à une semaine et demi. Le voyage s’annonçait long, j’étais loin de me douter qu’il le serait bien plus que prévu.
Au bout de plusieurs jours de cavalcade je me rendis compte que nous ne roulions pas dans la bonne direction. J’avais emprunté cette route assez souvent comme pour reconnaître celle qui menait à Dahud. C’est là que les choses ont mal tournée et que je me suis retrouvée piégée, prisonnière de ces deux hommes qui comptent demander une rançon à mon paternel pour qu’il puisse me récupérer saine et sauve.

Comment peut-on tomber aussi bas? Trahir de la sorte les siens? Je les maudits, et leur souhaite d’affronter la colère divine des Dieux lorsque leur heure viendra. Au moins n’ont-il pas tenté d’attenter à mon honneur, seule la soif de richesse semble les animer. J’ai tenté de m’évader, d’utiliser mes savoirs en combat pour leur échapper, mais ils sont deux, qui plus est armés de couteaux et autres lames, alors que moi je suis toute seule et sans grand chose sur me défendre, mis à part ma petite lame que je n’ai pas eu le bonheur de pouvoir atteindre. C’est ainsi que je me suis retrouvée attachée, ayant assez que je tente de leur fuire, ils ont emprisonné mes poignets avec une corde, tout comme mes pieds.

Je gémis, alors que le tissu rêche me meurtrit la peau. Ils l’ont trop serré et j’ai mal. Ma position est inconfortable et comme tout être humain j’ai une envie pressante qui me démange depuis des heures. Oui oui, j’ai envie de faire pipi, que voulez vous, ça arrive, mais hors de question de faire ça devant eux! Quoi que..

Je me racle la gorge, faisant exprès d’attirer leur attention. Je mords presque cette satanée poussière, je tousse fronçant les sourcils face à leur manque d’attentions.

_ Tiens tiens, la princesse nous fait l’honneur de se réveiller., se moque l’un des deux avec ironie.

Je contracte la mâchoire, ayant envie de lui faire ravaler son sourire idiot.

_ Ma vessie va exploser!, m’emporté-je avec une mépris et une assurance que j'étais loin de ressentir en réalité.

L’homme rale, n’ayant visiblement pas pensé à ça. Je le fusille du regard , vexée, quoi, il y a pire comme vue non?! Il me prend par le bras et me redresse avec rudesse. Je joue les effarouchées mais intérieurement mon coeur bat la chamade, je ne peux nier l'appréhension qui m’envahit et même si je ne le montre pas je suis morte de peur. La rue m’a appris à ne pas montrer mes craintes, sans quoi je serais perdue à l'heure qu'il est.

_ Amènes-la derrière les buissons là-bas, ça ira! S’exclame l’autre bougre.

Son compagnon me défait les liens qui m’entravent les pieds et me pousse en avant. Je me laisse entraîner à quelques pas du campement de fortune, il se trouve aux abords de la forêt et au pied d’une montagne. La brise souffle calmement, ce qui m’arrache un frisson. J’observe les alentours, à la recherche d’une opportunité de fuite. Si j’emprunte la route ils vont me rattraper, il ne me reste plus qu'à me cacher dans la forêt, ce qui n’est pas moins périlleux. Je me suis assez aventurée dans ces lieux pour savoir ce qu’ils cachent. Une fois loin de la vue de son complice je lui tends les mains.

_ Tu ne crois quand même pas que je vais faire ça devant toi!, m’indigné-je

Il fronce les sourcils et passa une main derrière sa nuque, visiblement confus et hésitant. Il grogne et finit par défaire mes liens.

_ Dépêches toi princesse, et pas d'entourloupe!

Il ne s’éloigne pas beaucoup, seulement à quelques mètres, mais suffisamment pour me laisser un peu d’intimité. Je fais ma petite affaire rapidement, puis sans un bruit sort la dague que j’emporte toujours avec moi dans mes bottes. J’humecte mes lèvres rendues sèches par la poussière, mon coeur bat la chamade et l’adrénaline commence à affluer dans chaque cellule de mon corps. C’est maintenant ou jamais!

Dans un élan de courage (ou de stupidité selon le point de vue) je m’élance aussi vite que mes pieds endoloris me le permettent. J’entends un “merde” rugi par mes ravisseurs qui s’élancent à ma poursuite. Je me maudis de ne pas avoir plus de capacités afin de me servir de mon élément, j’aurais pu léviter, m’évader, que sais-je, mais je ne serais sûrement pas obligée de m’engouffrer là-dedans. Je me fais intérieurement la promesse de m’entraîner plus ardemment, enfin, à condition que je m’en sorte vivante de ce mauvais pas. Heureusement, cela me sert à quelque chose car étant agile je zigzague entre les arbres les induisant en erreur.

“Raté” dans ma course folle et avec l’obscurité ambiante je ne remarque pas la descente et la dévale à toute vitesse avant d'atterrir genoux et tête la première contre le sol rocailleux. Je pousse un gémissement de douleur, me mordant jusqu’au sang la lèvre en espérant qu’ils ne m’aient pas trouvée. Je n’émet aucun bruit malgré la douleur lancinante qui me consume de l’intérieur, j’entends des pas s’approcher puis repartir vers ma droite la seconde d’après. Je sens le liquide poisseux couler le long de mon front jusqu’à ma joue, sans compter l’état de mon genoux, je ne peux faire un pas de plus. Et alors que j’entend le bruit des sabots d’un cheval sur le chemin qui se trouve au pied de la petite colline que je viens de dégringoler, je sombre dans l’inconscience, à la merci de celui qui me trouvera.
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~#~Sujet: Re: Demoiselle en détresse, 6ème lune, année 836 ft. Aak'Var Mar 1 Aoû - 12:33


♒ xx, 6ème lune, 836 ♒
Demoiselle en détresse
Aak'Var & Promiss ♥
Les vadrouilles en pleine forêt ne m'étaient pas inconnues. En vérité, j'aimais ça. Loin du faste des châteaux et belles demeures que, pourtant, j'appréciais. La nature avait quelque chose de revigorant. Mes balades sur les étendues blanches de Vainui étaient plus silencieuses, plus réconfortantes, mais j'appréciais également la flore de Dahud. Elle tranchaient avec celle que je connaissais dans le Nord. Ses dangers et ses surprises étaient cependant tout aussi intéressants. Eibor, un ancien garde de Vainui venu officier à Lucrezia auprès des Kunan, m'accompagnait. Il avait fait ses classes avec mon jeune frère resté, lui, à Ibaï. Ils s'étaient liés d'une complicité certaine qui s'était étendue à la fratrie Morhen. De passage à la capitale, je ne pouvais pas manquer de lui rendre visite et passer un peu de temps avec lui. Il m'avait proposé cette course de plusieurs jours alors que sa permission lui avait été accordée. Des bivouacs, des paysages, de la chasse, des entraînements, de longues discussions à refaire le monde autour d'un hypocras que j'ai ramené du pays. Même si lors de cette expédition nous ne serons que deux vagabonds, j'avais conservé une tenue de voyage habillée et finement travaillée. Loin d'être faite de tissus fragiles ou coûteux, mais qui marquait mon accoutumance à la noblesse Vainuine. Eibor s'était rit de moi, mais ses moqueries n'atteignirent guère ma fierté.

Cela faisait donc plusieurs jours que nous vagabondions à travers forêts et clairières désertes. Le calme n'était jamais de rigueur dans cette jungle. Eibor me confia que le silence des pleines de neige lui manquait terriblement. Il avait le mal de pays à chaque fois que je venais lui rendre visite. Comme s'il regrettait son choix de s'être engagé dans la garde Lucrezienne. J'essayais de le rassurer, mais rien n'y faisait. Quelque chose de sombre se prépare à l'horizon, me disait-il. Il avait toujours était d'un pessimisme presque alarmant, alors je jetais vite l'éponge quant à le réconforter. Alors que nous cherchions un lieu adéquat pour bivouaquer, un bruit se fit entendre au loin. Nous étions proches de la frontière Sterennoise, nous devions rester sur nos gardes. Réclamant le silence d'Eibor et l'arrêt de nos destriers, je perçus la direction de laquelle venaient les bruits. Lorsque nous approchâmes, je vis une jeune femme, sonnée, au sol. Devinant sans mal qu'elle était tombée en dévalant la colline, je me pressai pour l'atteindre alors qu'Eibor, ayant remarqué des mouvements plus loin, entreprit de les poursuivre. Il était bien meilleur cavalier que moi et bien moins délicat avec les femmes que je pouvais l'être de toute façon. Un regard avait suffit pour comprendre ce que nous souhaitions faire l'un l'autre.

Sans attendre, je descendis de ma monture et arrivai à la hauteur de la jeune femme. Un filet de sang coulait le long de son visage diaphane. Sa tenue montrait qu'il ne s'agissait pas d'une âme errante, mais plus d'une fille de bonne famille. Que faisait-elle ici toute seule ? Un accident sur la crête de la colline ? Je tentai de relever sa tête pour l'encourager à se redresser. Je croisai son regard flou, embrumé. Elle était sonnée, ne devait même pas savoir ce qui s'était passé avec un tel choc à la tête... Une inspiration forte de stupeur lorsqu'elle perdit connaissance m'éprit. « Mademoiselle, gardez vos yeux ouverts, gardez... » Je soupirai. Je reposai sa tête, détachai ma cape et l'en recouvris. Observant autour de moi, aucun signe d'Eibor. L'ingénue était évanouie, il me serait difficile de vraiment l'aider... Je sortis mon outre d'eau, humidifiai un mouchoir de tissu que j'avais et lavai cette trace rouge qui entachait son doux visage. Essayant de panser sa blessure pour ne plus qu'elle saigne, je songeai à Alchas. Sûrement aurait-il pu trouver de quoi mieux nettoyer cette blessure et aider cette jeune femme. Après quelques minutes, le sang ne coulaient plus. Ses yeux restaient fermés. Fronçant les sourcils face à une idée qui me venait, idée plutôt indécente mais sans réelle atteinte à la personne, je me décidai à laisser mes doigts glisser jusqu'à son bras droit. Doucement, je retroussai la manche de sa robe pour espérer entrevoir une marque. Je vis à sa couleur qu'il s'agissait d'une marque de Jalahiel. Assez peu étonnant dans cette partie de Dahud.

Je n'eus le temps de réajuster la manche de la demoiselle. Eibor réapparut, visiblement l'air grave. « Deux hommes, ils étaient sûrement en train de fuir ou de chasser quelque chose, ou quelqu'un », dit-il en indiquant la belle du menton. « Ça n'avait pas l'air d'être des brigands. Mais en tout cas ils ont appris à courir, ils ont détalé comme des courants d'air, même avec Ivak je n'ai pas su les rattraper à travers la forêt. » Je soupirai. « Pas étonnant, ce sont certainement des Airs. » J'avais recouvert le bras de la jeune femme de ma cape. Je remarquai un sourire sur le visage de mon compagnon de route. « C'est pour ça la cape soyeuse ? Charmer les belles plantes même en pleine forêt ? » Il se riait de mon attention particulière face à la gent féminine. « Tu t'intéresses aux mélanges maintenant ? » Insista-t-il. Eibor ne savait pas s'arrêter et devenait vite lourd. « Le grand et inflexible Vainuin se laisse enfin tenter par une étrangère ! » Rit-il sans descendre de son cheval. « Ferme-la. » Je souris en tentant de porter l'inconnue. S'il savait... S'il savait ne serait-ce que dans une rumeur que la seule femme de qui je m'étais réellement épris était une Terre... « Trouve-nous un endroit où installer le camp. » Souriant, fier de ses bêtises, il s'exécuta sans poser de question. Je plaçai l'Air sur mon cheval et suivis lentement Eibor.

La nuit allait tomber. Il nous fallait trouver un endroit convenable. Nous nous éloignâmes quelque peu des frontières et du lieu de l'incident. Sous ma tente, j'avais installé la jeune femme. Dormir à la belle étoile ne m'intimidait pas. Un petit feu de camp, un lapin cuit dans les auges, nous discutions de choses et d'autres. D'histoires de patrouille d'Eibor en alcool, la soirée s'était bien avancée et l'obscurité de la nuit s'était installée. Alors qu'il éteignait le feu, je me dirigeai vers la tente où reposait encore la mystérieuse voyageuse. Je défis mes effets, ceinture et autre barda, conservant mon épée et son fourreau. Je n'allais pas laisser tout ça à l'extérieur. Un instant, j'observais la jeune femme qui avait encore les yeux fermés. Sans mauvaise intention, je repliai la cape pour mieux qu'elle la recouvre, la regardant peut-être plus intensément que je ne le pensais. Plus que je ne le devrais en tout cas.
CODE BY ÐVÆLING // groové par une licorne // modif' par Vanka
@Promiss Othin ♒ 1179 mots


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