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[Flash-Back] Le héraut de l'ombre | Pv. Jackwen & Aspyn

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Filbor Othda
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❝ Message : 49
❝ Avatar : Tom Hiddleston.
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❝ Métier : Chasseur de primes.
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~#~Sujet: [Flash-Back] Le héraut de l'ombre | Pv. Jackwen & Aspyn Mer 19 Juil - 18:20

    Vaste endroit que le quartier ouest. Les vents affluaient et déferlaient aisément en raison de ce grand plateau bosselé de quelques bâtiments, s'engouffrant dans les rues qui écartelaient les bâtisses abruptes de Lucrezia. Ici, l'architecture n'était pas comme celle du centre ou des quartiers situés aux autres points cardinaux de la capitale. Il s'agissait de grands immeubles grattant les cieux, desquels bondissaient aisément, comme glissant sur les courants d'air chauds ou froids, des apprentis acrobates se voulant devenir rapaces. Filbor avait toujours été admiratif de cette capacité qu'avaient les Airs à se mouvoir de la sorte sans avoir à se soucier de la gravité. Tout homme avait un jour songer à battre des ailes pour goûter à cette véritable liberté dont seuls les oiseaux et quelques autres spécimens pouvaient jouir. Un tatouage blanc, ou mauve, assez imposant sur le bras était à Oranda un passe-droit suffisant pour ravir cette capacité, jusqu'alors réservée aux volatiles, de briser la barrière de la liberté terrestre pour s'enquérir d'une autonomie nouvelle. Le chasseur de primes les jalousait un peu. Lui aussi aimerait s'affranchir du sol pour goûter aux plaisirs aériens, pouvoir planer aux côtés des oiseaux, caresser de sa main le coton des nuages, et se faire éclipse en passant devant l'ardent soleil qui, de ses épines solaires lui transpercerait le corps. Cet endroit, ce n'était pas lui qui avait décidé de s'y rendre. Il n'avait fait, en se présentant ici, que répondre à une invitation surprise d'une vieille connaissance qu'il ne s'attendait pas à revoir de sitôt. Jackwen Dolm. Un des soldats chargés de la protection de la famille représentante à Dahud. Il le respectait, son travail était louable contrairement au sien et il semblait avoir un sens de l'honneur assez farouche et intéressant, ce bretteur moustachu. Difficile de mettre une date sur leur première rencontre, difficile aussi de caractériser leur relation. Celle-ci était basée sur un respect mutuel mais il était fort probable qu'un jour leurs quelques divergences les amènent à croiser le fer, ou tout au moins à échanger quelques paroles véhémentes, faisant basculer leur conversation dans une certaine acrimonie. Faire tinter le fer avec pareil épéiste serait un exercice fort appréciable et qui permettrait à Filbor de constater que son fidèle bras droit, lui qui avait fait ployer jusqu'ici tant de fiers combattants, était toujours un fidèle serviteur sur lequel il fallait compter à tout instant. Il fallait dire que la dernière fois qu'il avait armé son bras d'une lame, il ne se rasait pas encore le menton. Ses armes de prédilection étaient bien plus petites et plus aisées à manipuler qu'une tige en ferraille aussi longue qu'un bras et qu'il fallait balancer çà-et-là. Il préférait faire jaillir ses petits poignards de ses manches pour neutraliser sa cible dans l'immédiat. Néanmoins, il était vrai que l'escrime était un art qu'il pratiquait auparavant avec joie.

    Il avait reçu une missive, il y a deux jours, signé par Jackwen lui-même, et tamponné avec de la cire pour affirmer qu'il s'agissait bien d'un message provenant de celui-ci. Étrangement, le message n'avait rien d'officiel, c'était un bout de parchemin sur lequel était écrites les consignes que devaient suivre Filbor. Dans sa lettre, il parlait d'une affaire importante et qu'il ne fallait pas ébruiter; le chasseur de primes en était donc venu à la conclusion qu'un contrat officieux allait lui être proposé par le chef de la garde Birghild. Peut-être éliminer un criminel qui avait échappé à une véritable justice en raison de certaines relations hauts placées qui préféraient le voir avec la tête sur les épaules plutôt qu'avec la tête sur une pique. Ne pouvant agir, en raison de son titre de garde en chef, il pourrait très bien engager Filbor pour faire le sale boulot à sa place, monnayant quelques pièces d'or. Le maître de la terre n'avait aucun problème avec ce type de labeur, mais il réclamait bien plus de richesses quand il devait salir ses beaux vêtements de sang car, après tout, il n'était pas blanchi gratuitement et aurait bien du mal à faire disparaître le sang avec un simple lavage rapide dans un courant d'eau sillonnant sa route entre Gorka et Dahud. Et puis, s'il flirtait avec la criminalité, ce n'était pas par simple plaisir ou même par charité, il exigeait un salaire conséquent et proportionnel aux risques encourus. Pour faire bref, il allait certainement devoir parler affaire avec Jackwen, quelque soit sa demande... Une invitation si confidentielle ne pouvait tout bonnement pas être une simple visite bonne enfant. L'enjeu de cette entrevue dans le quartier ouest devait être important pour que le garde des Birghild ne se mouille à ce point.

    Tourné vers l'horizon, laissant sa longue cape sombre flottait dans son dos, les vents s'y engouffrant avec célérité, les bras ballants le long du corps alors qu'il regardait par delà la capitale, là où s'ouvrait le quartier de l'ouest. Un mince sourire aux lèvres, le grand homme filiforme tourna les talons et longea l'orée du ciel pour finalement s'enfoncer dans le quartier. Ponctuel, Filbor comptait bien arriver à l'heure précise au point de rendez-vous. Il croisa sur son chemin quelques Airs qui le saluèrent respectueusement, courbant l'échine en guise de salutations, salutations qu'il rendit avant de finalement pivoter pour se retrouver face à une grande porte en bois cerclé d'un fer obscur. Il passa doucement sa main sur la couronne métallique du portail, lança un rapide regard à travers la vitre hyaline de la bâtisse à l'architecture plutôt atypique puisqu'elle avait des formes circulaires qui la constituait, son toit était plat et légèrement creusé pour pouvoir récupérer l'eau de pluie qui dévalait un long tuyau argenté qui pénétrait un baril de marbre dans lequel s'abreuvait un petit chat zébré qui avait réussi à se hisser à la cime du monticule aquatique afin de laper de sa petite langue la surface de l'eau. Une fois assuré qu'il s'agissait bien du point de rendez-vous, le chasseur de primes poussa la lourde porte et entra. Il fut accueilli par un gaillard portant des bretelles brunes qui soutenaient son pantalon de soie blanc. Il avait une épaisse moustache grise coincée entre sa lèvre supérieure et son nez aquilin. Cet homme était installé sur un tabouret et semblait seul. Il avait sur son bras un tatouage grisâtre, symbole de son appartenance au clan des Airs, et qui, d'après sa taille, laissait sous-entendre un niveau quatre voire cinq. Le géant se leva de son siège, surplombant de ses deux mètres le quarantenaire qui resta droit face à lui, soutenant son regard avec insistance. « Un grand type au regard perçant et qui ressemble à un arnaqueur des bas quartiers. On m'a parlé de toi. Suis-moi. » Charmante description. Sans mot dire, Filbor suivit le maître de maison. Il commençait à trouver cette mise en forme assez cérémoniale. Le moustachu s'arrêta devant une nouvelle porte au fond d'un couloir lumineux et ouvrit la porte d'une main après avoir utilisé une clé dorée pour ouvrir la serrure située vingt centimètres plus bas que son visage. Avant d'entrer dans la pièce qui s'ouvrait à lui, l'assassin entendit dans son dos quelques ricanements. Il tourna légèrement la tête et vit passer derrière lui deux femmes au visage poudré qui s'éventait, portant respectivement une robe rose et une robe blanche semblables à deux grandes corolles de pétales. Était-ce un lieu de passe ? Se demanda le chasseur de primes en haussant un sourcil avant que le musculeux personnage ne se racle la gorge pour attirer de nouveau l'attention du brun sur lui. Il plissa ses lèvres légèrement et repoussa finalement sa cape sombre avant de pénétrer dans la charmante pièce dans laquelle vacillait au dessus d'une grande table en bois un lustre portant neuf bougies incandescentes. La salle était vaste, assez luxueuse, mais tout de même assez classique et sans extravagance aucune : le mobilier était restreint, seule la taille du vestibule était remarquable. Collé contre un mur, Jackwen, instigateur de cette petite mascarade, attendait la venue de son invité. Restant sur le seuil de la porte, bombant un peu son torse couvert d'un pourpoint couleur de jade, le gorkien rompit le silence de ces mots : « Charmant endroit. J'imagine que tu as gracieusement payé le tavernier pour qu'il sache garder sa langue dans sa poche le moment venu. » Il s'avança d'un pas, laissant son regard fureter les quelques coins d'ombre de la salle, comme s'il cherchait d'éventuels pièges : « Après tout, tu n'es pas genre d'homme à tuer pour obtenir le silence. » Pratique pourtant courante ici, à Lucrezia, ville de tous les écarts.

    En venant ici, Filbor s'attendait certainement à tout sauf à cela. Jaillissant de derrière un mur, Aspyn Birghild, membre de l'éminente famille qui devait s'assurer des bonnes relations inter-continentales ici, à Dahud. Elle semblait glisser hors des ténèbres, dans le dos du garde. Sur le coup, le chasseur de primes fut interloqué, il s'arrêta un moment, dévisageant la jeune femme qu'il connaissait bien évidemment de visage et de réputation, sans quoi il l'aurait très certainement prise pour une banale acolyte de Jack', une écuyère à son service qu'il comptait façonner à son image, à moins que ce ne soit simplement une femme de chambre voire une fille de joie qui s'était perdue dans le dédale de couloirs du bâtiment. « Eh bien, ça c'est une surprise ... » Murmura t-il en la regardant sans sourcilier, et sans l'esquisse d'un sourire sur son visage figé par la surprise. « L'affaire est plus intéressante que ce que je pensais, il semblerait. » Se permit d'en déduire le gentil-homme avant de finalement faire une courbette de politesse, afin de respecter l'étiquette en présence de la jeune demoiselle. Même s'il n'était pas fort favorable à la politique de Gorka, il se devait tout de même d'être irréprochable en présence d'une Birghild, d'autant plus face à une charmante jeune fille.


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~#~Sujet: Re: [Flash-Back] Le héraut de l'ombre | Pv. Jackwen & Aspyn Mar 1 Aoû - 17:45


Le héraut de l'ombre
ft. Aspyn Birghild & Filbor Othda


Le trajet fut sans encombres grâce à ma fonction de garde qui me permet de connaître bons nombres des gardes des autres pays. De fait, j'ai pu demander à la garde Air s'ils pouvaient m'indiquer un lieu sûr dans leur quartier, à l'abri des regards et des oreilles indiscrètes. Malgré ma volonté d’œuvrer pour l'indépendance totale de ma région y compris à Dahud, je reconnaissais que la coopération des différentes armées à Lucrezia est une belle chose qui aurait pu paraître inconcevable pour nos ancêtres. D'ailleurs cette coopération militaire commençait à s'étendre jusqu'aux mœurs mêmes des habitants si bien que les frontières entre les quartiers semblaient de plus en plus caractéristiques d'un métissage, tant dans l'architecture des bâtiments que dans l'art de vivre. Difficile d'en penser du bien, moi qui ne suis plus capable depuis la mort de ma femme -  par un groupe d'intervention étranger - d'apprécier un Air, un Eau ou encore un Feu. J'ai d'ailleurs fait part de ces changements aux Birghild mais nous en avons conclu qu'il n'était pas de notre ressort d'empêcher ce phénomène mélangeur. Après tout, ceux qui habitent Lucrezia cherchent certainement la mixité plutôt que le repli. Et d'ailleurs, aussi paradoxal que cela puisse paraître je n'ai eu guère le choix de m'y retrouver. C'était ça ou fouler les terres gorkiennes en me rappelant sans cesse la vie que j'aurais pu avoir avec ma femme et notre enfant. Le choix ne fut pas compliqué, j'ai préféré affronter la haine que je porte désormais aux autres Élémentaires que je juge tous coupables de ce crime.

J'ai pris soin d'arriver avec Aspyn avant l'heure du rendez-vous stipulée dans la lettre, pour que nous puissions préparer ensemble nos arguments pour convaincre le chasseur de primes de travailler officieusement pour la famille représentante Terre. À vrai dire je ne me faisais pas tellement de soucis à ce niveau-là. Aspyn m'avait demandé de l'aider à trouver une personne Terre mais relativement neutre et qui agit dans l'ombre et c'est donc moi qui l'ai dirigé vers Filbor. Un chasseur de primes de grandes renommées que j'ai du reste pu croiser dans ma carrière, par chance ou non, je ne suis pas encore capable de le dire. Disons que nous avons des divergences sur la manière de faire - l'on peut le qualifier de maraud - ainsi que sur l'avenir de notre patrie, mais cela reste une personne que je respecte pour son intelligence et son professionnalisme... Même si Aspyn doutait qu'il réponde, je savais qu'il répondrait à l'appel: d'une part j'ai pris soin d'enlever tout caractère officiel qui pourrait le rebuter; le nom Birghild n'était mentionné aucunement, et de l'autre il se doutait que pour que je fasse appel à lui, la tâche devait être particulièrement délicate et la récompense serait conséquemment à la hauteur des difficultés qu'il rencontrera. Enfin, il me connait suffisamment pour savoir qu'il servira le pays en accomplissant la mission encore inconnue; bien que son métier puisse laisser présager le contraire, l'homme est loin d'être pusillanime, il se battra à jamais pour éviter que le pays ne périclite.

Nous attendions dans cette spacieuse et banale salle qui ne revêtait pas moins un caractère mystérieux grâce à la pénombre et la quasi-inexistence du mobilier. En effet seules quelques bougies posées sur une unique table illuminaient ce lieu dépourvu de fenêtres apportant l'incandescente lumière du Soleil. Finalement l'endroit prêtait sans mal à l'effet de style recherché pour signer un contrat qui outrepasse les lois et doit rester secret... Alors que nous nous apprêtions à fignoler notre stratégie - déjà bien entamée lors du trajet - des mouvements nous interpellèrent. La salle se trouve tout au fond d'un long couloir et depuis notre arrivée encore personne ne s'y était approchée, il y avait de grandes chances que cela soit pour nous. Deux foulées distinctes finirent par se préciser: l'une, lourde, me rappelait celle du gérant au nez biscornu, l'autre bien plus légère allait parfaitement au physique de Filbor - si tant est qu'il n'ait pas grossi depuis notre dernière entrevue - ainsi qu'à sa discrétion. Les pas cessèrent brutalement, l'on pouvait voir des ombres se mouvoir à travers l'interstice entre la porte et le sol. Puis un son métallique acheva de nous faire douter: c'était bien pour nous.

Indicible, la jeune Gorkienne attendait derrière un mur pour que la surprise perdure jusqu'au dernier moment. Peut-être était-ce une envie enfantine, une envie de jouer, de contempler le visage effaré du chasseur de primes, toujours est-il que malgré mon âge, une partie de moi attendait impatiemment la réaction de Filbor quand il verra se dessiner devant lui la silhouette de la ravissante héritière Birghild. J'espère qu'il ne se sentira pas piégé... Un ultime cliquetis, et la porte s'ouvrit. Pour aller au bout de ce manège cérémonial, j'avais pris position, adossé au mur, une jambe contre celui-ci, le tout les bras croisés. Je ne lui adressai qu'un regard espiègle dans l'attente qu'Aspyn montre le bout de son nez. Elle mit un certain temps et pour rompre le silence Filbor démarra les hostilités:
"Charmant endroit. J'imagine que tu as gracieusement payé le tavernier pour qu'il sache garder sa langue dans sa poche le moment venu. Après tout, tu n'es pas genre d'homme à tuer pour obtenir le silence."
"Effectivement je ne suis pas de ta trempe." lançai-je sarcastiquement. Tournant ma tête vers la gauche en direction d'un coin éloigné, je repris: "Tu devrais te préoccuper d'autres choses..." Sémillante, Aspyn fit son apparition. Elle arborait un sourire malicieux qui contrastait avec son visage sérieux et confiant. Filbor ne cacha pas sa surprise et balbutia quelques mots.

Ils étaient là à se dévisager, l'atmosphère en devenait lourde et je n'hésitai pas un instant à sortir cette phrase stéréotypée qui a le don de calmer les esprits, même les plus cacochymes. "Filbor, je te présente Aspyn Birghild. Dame Aspyn, voici Filbor Othda."


@Aspyn Birghild
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~#~Sujet: Re: [Flash-Back] Le héraut de l'ombre | Pv. Jackwen & Aspyn Sam 5 Aoû - 5:22



Le héraut de l'ombre
Filbor ξ Jackwen ξ Aspyn

Le lieu du rendez-vous était plutôt inattendu et cela n'était pas pour lui déplaire. Quartier ouest, bâtisse typique et vaste pièce sombre, il s'agissait là d'une combinaison parfaite pour donner l'intensité désirée à cette réunion qui se voulait discrète. Cet endroit n'était pas un choix que la demoiselle aurait espéré venant du garde de la famille Birghild, mais force était de constater que l'homme avait des ressources intéressantes. Sa demande, quelques temps auparavant, avait été traitée avec sérieux, elle n'en espérait pas moins. Jackwen se révélait être un soldat de confiance, dont elle n'était pas spécialement proche, mais qu'elle respectait de part son professionnalisme. Il lui avait paru évident de se tourner vers lui pour opérer son affaire : il était un homme discret, tissant des liens avec toutes les castes d'Oranda, ce qui lui permettait de connaître aussi bien combattants hors pair que malfrats talentueux. Et Aspyn avait grand besoin d'hommes de cette trempe pour l'entourer.
Son projet était clair dans son esprit, il suffisait d'étendre sa toile, de tout savoir afin de pouvoir anticiper les faits et gestes de la famille Ergorn, et surtout du dictateur Sven Ramose. Jusque lors, la jeune femme avait obtenu une carte incomplète du désert de Sezni, quelques informations sur le lieu où l'on retenait prisonnière sa sœur mais rien de plus probant. Il était donc nécessaire de placer un pion supplémentaire auprès des Ergorn, et pourquoi pas, avoir un membre de plus à ses côtés le jour où elle tenterait un assaut libérateur dans la région du Sud.
Idéaliste, elle l'était peut-être, mais pour son double, Aspyn était capable de l'impossible.

Le temps fila rapidement entre le moment où les originaires de Gorka s'adaptaient à ce nouvel environnement et celui où ils furent coupés dans leurs élaborations d'argumentaire par l'arrivée de leur invité. La jeune femme peinait à camoufler son excitation, avide d'aventures et de rencontres -aussi périlleuses étaient-elles. Son instinct, ou son goût pour le jeu, l'attira quelques pas en arrière, afin de se cacher et de ne faire qu'une avec l'ombre. Elle avait toujours été la jumelle discrète, observatrice, celle que l'on ne voyait pas venir et qui camouflait bien la vérité; notamment celle de sa véritable nature. Elle se devait donc inconsciemment, d'agir à nouveau de la sorte, en se fondant dans les ténèbres.
L'étranger pénétra alors dans la pièce, apportant avec lui une certaine tension qui rendait tout à coup les choses beaucoup plus sérieuses et concrètes. Il n'était pas semblable à ce qu'elle s'était imaginée : la coupe de sa cape avait du cachet, ses traits fins ne lui donnaient pas un aspect si menaçant et son corps, grand et élancé, ressemblait plus à celui d'un acrobate qu'à celui d'un tueur. Sûrement était-il de ceux qui usaient de l'intelligence plutôt que de ne compter seulement sur la brutalité. De petites piques commencèrent à pleuvoir entre les deux hommes, mêlant sarcasme et fausse politesse. Jackwen avait même adopté une position à double sens, le pied contre le mur, les bras croisés, un maintien décontracté mais menaçant, un art dont il semblait être le seul à maîtriser.
Sa cachette ne dura pas plus longtemps : elle se dévoila après quelques paroles, malicieuse, presque encouragé par celui qui lui servait de garde du corps aujourd'hui. L'ensemble théâtral faisait son petit effet.

"Filbor, je te présente Aspyn Birghild. Dame Aspyn, voici Filbor Othda."

Les présentations officielles avaient toujours le don de jeter un froid, mais cela permettait aussi de poser les bases. Qui qu'il soit, ce mercenaire s'adressait à une noble, et de plus, à une jeune femme encore impressionnable. Elle n'était certes pas la plus ignorante, ni timide ou tétanisé par la violence pour autant, mais l'intervention du garde lui semblait bénéfique, leur offrant ainsi une certaine position de supériorité.
Décidée à ne pas passer par quatre chemins, l'héritière Birghild s'avança, laissant son visage se dévoiler grâce aux flammes dansantes des bougies. Elle lança nonchalamment une bourse remplie d'or sur la table de bois tandis que l'homme finissait sa courbette de politesse. On semblait vouloir lui laisser la parole, chose qu'elle s'empressa de faire.

"Othda, on m'a dit de vous que vous étiez efficace et discret contre bon salaire, commença-t-elle à tâtons, n'ayant jamais eu l'art et le talent de sa jumelle pour les discours. J'ai de l'or, comme vous le voyez. Je peux accepter à vos demandes, mais êtes-vous assez talentueux, dénué de cœur et pourvu de courage, pour effectuer la mission que j'ai à confier ? poursuivit-elle dans une question rhétorique."

Aspyn plissa légèrement les yeux, tentant de sonder Filbor en restant tout de même à quelques mètres de lui, par sécurité. Les chasseurs de primes avaient la réputation d'être avides d'argent, elle ne pouvait qu'espérer que celui ci le soit aussi et craque face à cette proposition. Dans l'attente d'une réaction, la brunette jeta un coup d'œil à Jackwen, l'invitant à poursuivre et expliquer la situation. Il savait sûrement beaucoup mieux comment s'adresser à ce genre d'individu.
 

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Filbor Othda
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~#~Sujet: Re: [Flash-Back] Le héraut de l'ombre | Pv. Jackwen & Aspyn Sam 19 Aoû - 16:38

    « Filbor, je te présente Aspyn Birghild. Dame Aspyn, voici Filbor Othda. » Le maître de la terre ne s'attendait pas vraiment à ce que cette tacite réunion compte un troisième invité. Et encore moins que ce même invité ne porte le nom de Birghild. Jackwen avait certainement de bonnes raisons pour lui avoir camouflé la présence de cette jeune fille, et son rôle dans cette affaire, dont il ignorait encore tout, dans laquelle il allait tremper. Sa curiosité le démangeait, il voulait en savoir plus sur cette mission mais il ne voulait pas non plus griller les étapes, et effectua une courbette afin de saluer la demoiselle avec respect. Le garde le connaissait bien, et il savait sans nul doute que les positions politiques du chasseur de primes n'étaient pas semblables aux siennes et qu'il avait tendance à critiquer allégrement les systèmes politiques orandiens, quels qu'ils soient, et cela n'épargnait en rien la démocratie, se targuant pourtant d'être parfaite et équitable, de leur mère-patrie, Gorka. Les Birghild étant affiliés aux manoeuvres politiques gorkiennes, il avait sans doute trouver judicieux de cacher à Filbor qu'il allait travailler pour l'un des membres de cette famille renommée. Mais qu'il se détrompe, il ne choisissait pas ses missions uniquement vis à vis du client, il était également intéressé par la récompense proposée, ainsi que par la mission elle-même; ses enjeux, ses risques, son intérêt. De plus, rendre service à Jackwen était intéressant à ses yeux, car celui ci lui serrait par la suite redevable or, avoir pareil bretteur comme allié, c'était une aubaine. Et là, cette mission, avant même qu'elle lui soit énoncée, lui parût encore plus profitable en sachant que celle qui lui serait redevable portait le nom de Birghild ...

    Mais le jeu en valait-il la chandelle ? C'était cette question là qui taraudait notre anarchiste personnage qui se doutait bien que cette officieuse quête, si elle impliquait une noble fille de Thrad, était assez salissante et qu'elle pourrait ternir à jamais l'honneur d'un des fidèles chiens de la famille. C'est pourquoi le quarantenaire lança un regard amusé en direction du moustachu, le jaugeant en coin, avant de reporter son attention sur la jeune femme aux cheveux bruns qui s'avançait vers les flammes vacillantes qui, à elles seules, toisaient d'une lumière tamisée la modeste salle dans laquelle ils s'étaient congédiés tous trois afin de discuter à l'abri des oreilles d'éventuels espions, s'imaginait-il. La lumière plaquait les ombres de nos trois protagonistes contre les murs de pierre, accentuant le trait de leurs silhouettes, les élargissant un peu, leur donnant des airs de chimères obscures. Se redressant légèrement après s'en être tenu à l'étiquette, qui souscrivait que l'on s'incline devant une noble quand on est de basse naissance, le mercenaire caressa du bout des doigts les plis de sa tunique avant de les défaire au moment même où Aspyn lança sur la table de bois qui les séparait une bourse, vraisemblablement bien remplie. Une petite moue apparût sur le visage du chasseur de primes. L'appellation de sa profession avait sans doute été pris au pied de la lettre par la demoiselle de bonne famille. Elle le voyait donc véritablement comme une bête cupide qui prêtait sa lame à la première personne lui fournissant quelques pièces d'or ? Son bras était à louer, certes, mais il ne le prostituait pas encore. L'or était important, c'était certain, mais il n'était pas sa motivation première. « Othda, on m'a dit de vous que vous étiez efficace et discret contre bon salaire. J'ai de l'or, comme vous le voyez. Je peux accepter à vos demandes, mais êtes-vous assez talentueux, dénué de cœur et pourvu de courage, pour effectuer la mission que j'ai à confier ? » Elle essayait de se faire téméraire, cette jeune pousse de Thrad. Intéressante.

    Cependant, sa petite intervention ne fit que sourire le fidèle serviteur de Tarlyn, celui ci se risquant même à ricaner derrière son index et son majeur qui caressaient son imberbe menton et qui cachaient, en partie seulement, son sourire narquois. « C'en est presque insultant. » Dit-il, amusé, tournant autour de la table en laissant traîner ses doigts sur les contours poussiéreux de la planche de bois. « Pas que vous doutiez de mes compétences, ça, vous en avez le droit. » Reprit-il en tirant une chaise afin de s'asseoir à la table sur laquelle trônait la bourse à demie-renversée, une pièce ayant roulé sur le bois abimé, la petite corde couleur jade s'étant déliée. « Après tout, je ne suis peut-être qu'un vulgaire manant, un pitre, tout au plus, incapable de répondre aux attentes de ses clients. Auquel cas, vous blâmez la mauvaise personne. C'est votre fidèle Jackwen qui vous a conduit à moi, non ? Ce serait donc lui qu'il faudrait punir, lui qui vous a trompé, lui qui vous a proposé les services d'un fanfaron tel que moi, incapable de faire … Il marqua une pause, affichant un petit sourire aux lèvres, se penchant au dessus de la table pour la regarder dans le blanc des yeux, ignorant jusque là le garde … ce qu'il est censé faire. » Siffla t-il finalement. Et là, seulement, il regarda Jackwen. Son regard était vile, provocateur. Il osait l'accuser, lui, le servent de sa dame, le chef de cavalerie, le fier épéiste, celui dont le nom seul suffisait à faire respecter le calme en Bleuzenn. Silencieusement, il se réinstalla au fond de sa chaise, croisant sa jambe gauche au dessus de la droite : « Non. En fait, ce que je trouve insultant, c'est que vous pensiez, dame Aspyn, qu'une bourse, aussi bien remplie soit-elle, suffise à m'asservir. » Il était fier, c'était connu, Jackwen aurait dû lui en toucher deux mots avant leur confrontation. Sa liberté, c'était un peu ce qu'il avait de plus cher en tant que joyeux vagabond, et assassin à ses heures perdues. Il jeta avec dédain un regard sur cette pièce dorée qui continuait de rouler sur son flanc avant de finalement vaciller et s'écrouler contre la bourse en tissu brodé. Puis, petit à petit, il reporta son regard changeant sur la demoiselle, affichant encore ce petit sourire en coin qui lui aurait déjà été arraché, ou tenté d'arracher, par d'autres clients bien plus récalcitrants. Quelque part, il cherchait aussi à la jauger elle, cette noble qui se la jouait grande dame hardie qui pense pouvoir tout posséder à l'aide de ses piécettes obtenues de façon fallacieuse puisqu'en effet, le simple fait de dire que l'on s'appelle Birghild, ici, à Lucrezia, ça ouvre bon nombre de portes et parmi elles, la porte de la trésorerie, évidemment. En soit, les nobles sont en quelque sorte des cambrioleurs officiels dont la vocation n'est autre que de s'enrichir et de gagner en notoriété.

    Cherchant toujours à jauger son interlocutrice, Filbor avait décidé de la pousser dans ses derniers retranchements. En effet, après qu'elle l'ait touché dans son orgueil, il singea tout simplement l'agacement. Il ne l'était pas, il était même plutôt captivé et attiré par cette secrète mission dans laquelle on souhaitait l'incorporer, il était même flatté, au contraire, d'avoir été choisi par son rival à la moustache soyeuse qui avait déjà commencé, précédemment, à déclarer les hostilités entre eux mais, étant trop abasourdi par la présence inattendue d'une Birghild ici-même, le chasseur de primes n'avait rien répondu à ses piques. Le Terre repoussa alors doucement sa chaise en arrière d'un simple coup de talon et se releva après s'être respectueusement incliné, une nouvelle fois : « Sur ce, je me retire. » Et il se retira. Il pivota sur sa droite, laissant sa cape flotter au dessus au dessus du sol suite à sa rotation, et se dirigea vers la porte de sortie, gardée par Jackwen qui était posté non loin de là depuis le début de cette tacite réunion. Il lui sourit encore avec une narquoiserie qui frôlait de plus en plus l'insubordination. Allait-elle le congédier elle-même ? Le retenir ? L'ignorer ? Pester dans son dos ? Faire un caprice de noble ? Demander à son chien en armure de s'interposer ? Il était impatient de voir cela. Sa réaction serait décisive ici, elle déciderait si oui, ou non, Filbor allait prêter l'oreille à sa proposition. Et, pour pimenter encore plus cette expérience de caractère qu'il souhaitait effectuer à l'insu d'Aspyn, il se tourna finalement en direction d'elle peu avant de prendre la poignée rouillée de la porte et lâcha : « Au fait, pour que vous ne doutiez plus de mon talent, mon courage, ou même … de mon impitoyabilité, voici pour vous. » Ultime affront. Jackwen n'aurait pas le temps de réagir. Si Filbor avait bien une aptitude dans laquelle il excellait, c'était bien sa vivacité. Ayant pivoté sur sa droite, il souleva rapidement son bras droit et fit jaillir de sa longue manche pendante dans le vide une dague qui fusa tel un aigle chassant sa proie. Le petit poignard passa à cinq centimètres, environ, de la joue gauche de la représentante Terre. Le léger courant d'air créé par le lancer de couteau fit voler quelques mèches brunes de la demoiselle. Voilà qui était fait ... Un petit sourire espiègle s'afficha sur le visage du grand brun, il avait osé.


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~#~Sujet: Re: [Flash-Back] Le héraut de l'ombre | Pv. Jackwen & Aspyn Jeu 7 Sep - 14:33


Le héraut de l'ombre
ft. Aspyn Birghild & Filbor Othda

Après la première étape de la confrontation, celle des longs regards dévisageurs ayant pour but de jauger son interlocuteur et surtout montrer sa propre confiance et son ego, Aspyn prit la parole pour susciter l'intérêt de notre chasseur de primes. Jusque-là elle marquait des points de par sa prise d'initiative et les quelques compliments filés au sein de sa prise de parole. Cependant elle n'effaçait pas une grossière erreur: le lancé de la bourse. De fait, en une action elle avait touché la liberté tant désirée de Filbor ainsi que son être empli d’ego. Déjà qu'elle n'est pas particulièrement une personne avec qui il aime traiter à cause de son nom et de son jeune âge, voire même de son genre, un tel geste ne pouvait qu'être perçu comme un affront...
J'osais espérer qu'il saurait se contenir, qu'il éviterait tout sursaut d'orgueil ou que sais-je encore, mais si l'homme que j'ai connu n'avait pas changé, tout espoir était vain. Impassible j'observais ses moindres gestes, ses moindres mimiques, cet homme je le connaissais, il est imprévisible et aucune de ses réactions n'est à analyser comme il est coutume de faire: il est différent et en joue passablement. Dans un premier temps il se contenta d'esquisser un sourire narquois partiellement caché derrière ses deux plus longs doigts; il mettait son jeu en place. Il était bon client à entrer dans cette pièce théâtrale que nous avons mise en place spécialement pour cette rencontre, et avec attention je le laissai jouer. D'une gestuelle millimétrée et d'un ton parfaitement maîtrisé il souligna la maladresse d'Aspyn - qui avec tout autre chasseur de primes n'aurait eu aucune incidence. Sans vergogne Filbor prit même le temps de se moquer de la Birghild. Je dois dire que cela ne m'enchantait guère mais après tout il valait mieux laisser faire, quelque part c'était une bonne leçon qu'il lui donnait, bien qu'il soit un exigeant professeur. En outre, c'était aussi de ma faute, j'aurais pu éviter cette scène en ayant pris les devants ou en ayant préparé le texte d'Aspyn; personne n'était donc vraiment à blâmer.

Intrigué par son jeu, je me demandais où voulait-il en venir. Cherchait-il suite au rabaissement - dû au lancé de la bourse - à dévaloriser son interlocutrice pour se re-hisser à sa juste hauteur avant de rentrer plus précisément dans le vif du sujet ? Voulait-il tout simplement s'amuser un peu, tester sa future employeuse ou encore préparer les adieux ? Non je ne pouvais pas croire à cette dernière hypothèse. L'homme est tout autant intéressé par l'argent que par les missions en elles-mêmes, leurs difficultés, leurs enjeux... Avec nous il avait les deux. Pour l'un c'était évident, la somme sur la table était conséquente, pour l'autre il devait forcément se douter que si je faisais appel à ses services, moi, ancien Protecteur et actuellement chef de la Garde des Représentants Terre, et donc fervent défenseur des lois et de l'humanité - tout ce que Filbor n'incarne pas -, c'est qu'il y a un défi important qui l'attend. Pourtant, à mesure que sa représentation continuait, tout portait à croire qu'il allait vraiment nous laisser en plan, purement et simplement.

"Sur ce, je me retire." lança-t-il après avoir fait une dernière courbette provocatrice envers Aspyn. Puis, il pivota vers la porte de sortie tout en me décochant un regard amusé, le sourire en coin, comme à son habitude. Je sentais bien qu'il n'en avait pas fini avec nous; ses yeux étaient animés d'une lueur qui présageait qu'il n'en avait pas fini avec nous, et relativement détendu je le laissai feinter sa sortie. Non sans ton moqueur il déclara juste après avoir ouvert la porte: "Au fait, pour que vous ne doutiez plus de mon talent, mon courage, ou même … de mon employabilité, voici pour vous." Trop détendu ? Certainement. Et pour cause, en une fraction de seconde l'homme, loin d'être flandrin, virevolta sur lui-même pour décocher un poignard qui vint frôler la joue de la jeune Terre avant de finir sa course au fond de la callagineuse pièce avec un tintinnabulement propre à la rencontre de la pierre et du métal...
Il était temps de réagir pour moi. Alors que Filbor se retourna une dernière fois pour simuler - ou non - sa sortie, j'usai de mon don tellurique pour désolidariser une dizaine de dalles du sol afin de les faire léviter les unes au-dessus des autres au niveau de la porte, formant ainsi une barrière rocheuse.

"C'est bon tu as fini de jaboter comme une petite perruche ? On peut passer aux choses sérieuses ?" Décollant mon pied du mur je m'avançai vers lui et repris. "Dis donc, je ne te pensais pas être devenu aussi... enfantin. Mais bon, tu auras le mérite de m'avoir fait sourire. Et si toutefois toute cette mise en scène n'avait pas pour but de nous divertir et que tu es sérieux à l'idée de nous fausser compagnie de la sorte, je te dirais qu'il faut que tu te décrottes les yeux. Ne vois-tu pas là une sacoche remplie à ras-bord de pièces. Je lui montrai la bourse du doigt. Ne te doutes-tu pas que cette somme est à la hauteur de la tâche qui t'attend ?  Je portai mon regard vers Aspyn avant de le regarder de nouveau. J'espère croire que tu es toujours l'homme de défi que j'ai connu. Je n'en doute pas d'ailleurs, ta réputation est encore intacte, voire même toujours plus grande. Alors installons-nous tranquillement... Après une brève interruption je repris ultimement. Et si traiter avec une femme Birghild est au-dessus de tes petites forces, alors nous ne traiterons qu'entre homme."

Les dalles s'ancrèrent à nouveau sur le sol tandis que j'invitai les deux personnages, légèrement abasourdis par les événements, à s'installer sur la grande table, toujours surmontée de ces bougies et de la bourse dégoulinante de deniers aux couleurs flavescentes et brillantes. Une fois assis, je croisais les mains avant de les regarder successivement avec calme et maturité histoire de définitivement faire retomber la tension et espérer qu'il puisse coopérer l'un et l'autre malgré leurs différends.

@Aspyn Birghild
© FRIMELDA @ Vanka 1077 mots

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