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Vers l'infini et au delà

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Sivaas Lift
avancé


❝ Disponibilité RP : Pas disponible
❝ Message : 93
❝ Avatar : Gerard Butler
❝ Multi-Compte(s) : /
❝ Crédits : Zombs.

❝ Métier : Mercenaire de la faction Air ainsi que Chasseur et Pêcheur.
❝ Age : 40 ans
❝ Niveau : 5


~#~Sujet: Vers l'infini et au delà Sam 15 Juil - 19:08

En l'an 836, quelques jours après le retour des représentants airs dans leurs zones d'habitations respectifs, une certaine appréhension de l'autre se ressentait. Questions, doutes, regards curieux, cela concernait tout le peuple de Sterenn après tout. Les messes basses, les craintes et les accusations pleuvaient même à l'intérieur des frontières. Certains ne se gênaient pas pour donner leurs avis tranchés avec hargne mais en échange il y avait des querelles publiques. Des situations loin d'être agréables pour les personnalités soucieuses, fragiles et innocentes comme les enfants par exemple. Fort heureusement Sivaas habitait majoritairement de son temps bien loin des quant-dira t-on et pouvait en profiter pour emmener sa fille à l'abri des soucis actuels sous pression.

Aujourd'hui il ne l'avait pas avec lui, s'est son ancienne compagne qui s'en occupait. Comme l'homme n'était pas en service, il se permit d'une solitude plus poussée, là ou l'adrénaline ne fait qu'augmenter, là ou les muscles, l'endurance s'accroit et surtout là ou il peut ne faire qu'un avec la nature totale, en lien avec son don. Il avait grand hâte de parcourir la montagne, petite mais pas inoffensive pour autant. Cette aventure lui fera travailler un peu ses anciens entrainements et la vérification de ses pouvoirs obtenus. Équipé d'un grand sac d'explorateur, il avait sur lui l'équipement adéquat ainsi que les armes utiles autant pour être assez intimidant à toutes menaces que pour chasser.

Ses pas l'avaient amener vers la sortie de la forêt pour atteindre le début de son objectif, face à la frontière à plusieurs kilomètres direction la région de Dahud. Bien entendu son but n'était pas d'aller là bas même si une escale de deux trois jours dans les auberges ne lui ferait pas de mal tout en fouinant dans les marchés mais l'heure était à l'escalade, à se surpasser ainsi que communier avec les Dieux, peut être. Observant les horizons en buvant de sa gourde un rafraichissement liquide transparente, il repensa au passé: sa formation, ses exercices puis sans le vouloir à celle qu'il a aimé, à leurs rêves, leur enfant et... Sivaas referma la bouteille puis la rangea dans son sac. Il se racla la gorge, leva la tête vers le ciel et ses nuages, pensif, silencieux. Le paysage était dégagé, la lumière était généreuse, le vent voletait sans trop gêner. Bientôt la conquête de Lulphegel viendrait.
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Teb Fanior
novice


❝ Disponibilité RP : Disponible
❝ Message : 204
❝ Avatar : oh sehun
❝ Multi-Compte(s) : none
❝ Crédits : ilyria, baz (ava) ; deden♥ (icon sign), uc
;
❝ Métier : politicien, futur représentant en chef
❝ Age : vingt-deux ans
❝ Niveau : 2


~#~Sujet: Re: Vers l'infini et au delà Mar 18 Juil - 13:31


VERS L'INFINI ET AU DELÀ
sivaas lift & teb fanior
explications:
 

Devant lui, au loin, imposante, se tenait la majestueuse montagne de Lulphegel, la plus petite des chaines montagneuses de Sterenn. L'image de Cyne flotta un instant dans sa mémoire, et il lui sembla entendre certaines de ses phrases, sa voix moqueuse aux accents tendres mais à l'intonation dure: elle lui répétait qu'il lui faudrait bien assez tôt sortir de sa zone de confort, s'aventurer ailleurs, explorer d'impensables possibilités et les rendre réellees, véritables. En l'espace de quelques secondes, il décida qu'il se rendrait à la montagne l'après-midi durant, et qu'il tenterait de la gravir.

Il lui fallait de nouvelles découvertes, de nouveaux savoirs: son existence se résumait à une série de droites, noires profondes et bien dessinées, où par moment l'encre coulait, minces bavures, mais jamais ne permettait de s'éloigner des traces indétournables qu'elle façonnait. Une courbe était désormais fatale, essentielle: seuls le mouvement et le changement lui apporteraient ce qu'il cherchait: se délivrer de l'oppressante impression qu'il n'était plus qu'un fidèle pantin obéissant, un automate compréhensif. Il voulait vivre, pleinement, exister dans son entièreté la plus absolue.

Plus tard dans la journée, il s'en alla, seul, vers les monts rocheux. Les caravanes, le convoi, ceux qui l'accompagnaient étaient restés dans un village et s'y restauraient, s'y reposaient: tant mieux, ils le méritaient. Arrivé devant, il s'interrogea: où commencer son ascension, jusqu'où aller, quels endroits offraient de meilleures prises, une ascension plus aisée, etc. Il souffla bruyamment, une large expiration vulgaire, tendue, soucieuse: il s'apercevait soudainement qu'il n'avait, dans le domaine, aucun savoir, de moindres, discrètes connaissances seulement. Cela l'agaçait, mais ne le dérangeait pas outre mesure: il grimperait quand même.

Il s'avança donc, tentant d'évaluer, de comprendre, de cerner la montagne, d'y trouver en elle une alliée; sa progression commençait. Il marchait d'un bon pas, autant qu'il le pouvait, espérant n'avoir pas à trop escalader prochainement, réfléchissant d'avance à la manière de rendre la descente paisible, ou au moins peu dangereuse.
Malheureusement pour lui, il se trouva bientôt face à un mur, infranchissable sans le gravir à la force des bras. Déterminé à ne pas céder, il attrapa un morceau de pierre qui, proéminent, sortait un peu du reste plus ou moins lisse, s'y accrocha, l'utilisa pour se hisser, appuya une jambe contre le roc.... et lamentablement tomba. Là, sur le sol, blessé dans son ego mâle, gisait Teb, fier cadet des Fanior, nobles et dignes hommes, lui aux grands projets, aux grands rêves, lui qui allait transformer le monde, changer la vie, lui, vaincu par quelques hauts blocs anthracites. Comme il avait honte! Difficilement, il se remit sur ses pieds, quand ses yeux attrapèrent, du coin de l'oeil, l'image d'un sentier, certes escarpé, mais pratiquable. Ce dernier allait en réalité plus loin que le jeune homme ne l'imaginait, et en l'empruntant, il se surprit à atterir jusqu'à une sorte de plateau, une place ronde et plane, d'où la vue sur les paysages de Sterenn, phénomène de beauté miraculeux (d'aucuns disent occulte, surnaturel!), était à couper le souffle. Là, il fit une pause, les mains sur les hanches, en contemplation du monde, ce monde qui était sien.

L'altitude n'était pas des plus impressionantes, mais la hauteur n'en était pas moins négligeable: tomber serait peut-être fatal, à coup sûr source de souffrances grandes; Teb recula donc de quelques pas par prudence. D'autant plus que les vents se levaient, violence croissante, se répercutant contre les parois, frappant l'être petit qu'en comparaison il était. Au bout de ce qui lui parut être des heures (qui n'était en fait peut-être que quelques minutes), il se détacha de l'envoûtante vision des forêts, plaines, rivières, alliage parfait et sans artifice: que la nature était un architecte talentueux!
Teb reprit l'ascension, s'accrochant pour continuer aux herbes sur les abords du chemin qui alors devenait presque vertical. Lentement, sûrement, il progressait vers le sommet, et un sourire heureux de cet accomplissement s'esquissait, s'imposait de plus en plus sur son visage.
Parce que les plans et autres desseins ne sont jamais menés à terme exactement comme imaginés, une bourrasque féroce, belliqueuse, un véhément, virulent déchaînement à l'allure divine le heurta de plein fouet, déclenchant également plus haut un éboulement. Rabattu contre son gré contre un rocher, tentant d'éviter les pierres qui roulaient, son dos se fracassa sur la pierre. Il hoqueta lorsque la douleur se répandit dans son corps, enveloppant son être de folles ténèbres tentaculaires; sa vue se voila un instant, revint, son audition s'étouffa une poignée de secondes durant, revint. Un cri lui avait échappé, incontrôlé, propagé par l'écho. Quiconque aurait été dans les parages, en bas, en haut de Lulphegel, l'aurait entendu.

Il attendit là, contre le minéral couleur grisaille sordide, le temps de reprendre ses esprits. Sa tête lui tournait, lourde, lourde, trop lourde, mais l'air qui machinalement, mécaniquement rentrait dans sa bouche, sa gorge, ses poumons, lui faisait du bien, apaisait ses souffrances. Il fallait qu'il continue, il fallait qu'il arrive au sommet.
D'étranges bruits lui parvenaient (un animal?), mais sans s'en occuper, le jeune homme et politicien (que venait-il donc faire ici, quelle idée stupide, quel conseil de prêtre étranger à la réflexion l'avait donc poussé à monter, pensant cela sans danger? Prendre une courbe, on ne l'y reprendrait pas, jamais plus!) se releva, chancelant, affronta le vent, vacillant, et recommença sa bataille contre les monts, inconscient de n'y être pas seul.  


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~#~Sujet: Re: Vers l'infini et au delà Lun 31 Juil - 17:16



VERS L'INFINI ET AU DELÀ
ft. Sivaas Lift & Teb Fanior




Hly'tha avait beau être arrivé à Sterenn depuis déjà cinq ans, il y avait encore de nombreux endroits qu'elle connaissait encore mal, voir pas du tout. Elle avait vécu bien longtemps à Gorka et cela avait été la même chose. Elle n'avait eu qu'un infime aperçu du territoire de son enfance. Ainsi, la jeune femme avait décidé, dès sa première arrivée à Arne, que sur ce nouveau territoire qui serait désormais le sien, qu'elle ne limiterait pas ses horizons. Autant qu'elle le pourrait, elle explorerait l'ouest d'Oranda. Quand Hly'tha voulait quelque chose, elle y pensait très fort et on pouvait être certain que cela se ferait. Elle regrettait parfois de ne pas avoir eu cette chance quand elle vivait encore à Gorka. Il fallait avouer que sa famille ; comme de nombreuses autres, n'était que de simples cultivateurs de la terre. Il n'y avait pas beaucoup d'occasion de voyager. Heureusement, elle vivait près de la forêt fluorescente qui apportait son lot d'éblouissement et d'exploration. A bien des égards, elle avait vécu là de beaux moments. Peu importait, combien elle aimait sa nouvelle vie, elle aurait toujours une pensée nostalgique pour ceux qu'elle avait laissé derrière elle., accompagné bien entendu de la culpabilité d'avoir eu à simuler sa mort avant la fin de la Cérémonie. Si cela lui apparaissait toujours comme la meilleure solution, Hly'tha ne pouvait s'empêcher de regretter le mal qu'elle avait certainement causé à sa famille. Pourtant, elle savait qu'ils n'auraient pas compris. Aucune famille ne réagissait bien au changement de don dans la famille et la jeune femme n'avait pas voulu subir leur rejet. Elle préférait garder en tête, l'affection qu'ils lui avaient portée que de voir un visage plein d'aversion. Malgré tout, c'était devenu de plus en plus difficile de se persuader qu'elle avait fait le meilleur choix possibles, surtout depuis ces périodes troubles qui secouaient le continent et menaçait la fragile paix qui permettait à tous de vivre.

Hly'tha accordait peu d'attention à la politique, car cela ne l'intéressait pas vraiment. Elle s'ennuyait à mourir dès que le sujet était abordé. Ce n'était pas la faute d'Elwyn qui avait bien tenté d'éveiller son intérêt pour la chose, mais peine perdue. Son esprit avait une fâcheuse tendance à la pousser vers ses rêveries. Toutefois, elle n'avait pas pu éviter le sujet ses derniers temps. La mort d'Osrian Thenkar et les soupçons sur les Airs étaient sur toutes les lèvres ; d'autant plus maintenant que la famille représentante des Fanior était retourné à Sterenn. Chacun y allait de sa petite analyse personnelle et de ses commentaires plus proches des cancans que de la véritable dissection politique ou judiciaire. Cette atmosphère de suspicions et de théorie les plus saugrenus avaient le don de la rendre folle. Elle ne supportait plus tout cela. Au vu de l'ambiance étouffante, la jeune femme avait donc décidé de rendre l'air ailleurs que dans la capitale de Sterenn. La peintre s'était donc muni de sa sacoche habituelle pleines de ses petits outils de dessin, d'une gourde d'eau et d'un en cas qui étancherait toute faim qui pourrait survenir. Elle avait décidé d'aller escalader Lulphegel, située à la frontière entre Sterenn et Dahud, ce qui mettait suffisamment de distance entre elle et les quand dira-t-on du moment à Arne. C'était l'un des plus petits sommets de la chaîne de montagne de la région et elle n'avait jamais encore eu occasion d'y grimper. Bien qu'on lui ait dit de faire attention, car la montagne pouvait se montrer assez traître. Hly'tha n' avait accordé qu'une oreille distraite. Bien sûr qu'elle avait écouté les conseils, mais elle pensait qu'il y avait une grande part d'exagération dans tout ce qu'on lui disait. De plus, elle avait confiance en ses capacités. A Gorka, elle s'était toujours sortie seule du moindre obstacle sur sa route et elle n'avait pas changé depuis qu'elle était venue s'installer à Sterenn.

Si la confiance en soi apportait souvent son lot d'avantages, elle pouvait aussi se révéler dangereuse. Il faut savoir l'utiliser à bon escient et malheureusement ce n'était pas vraiment ce que faisait Hly'tha en ce moment précis où elle décida qu'elle n'avait pas à trop apporter d'importance à ce qu'on lui avait recommandé pour son ascension. Les débuts de la montée furent plutôt simples et cela la conforta dans son sentiment à propos des conseils de prudence trop exagérés à son goût. Hly'tha commençait à penser que c'était un peu comme les injonctions que l'on donne aux enfants pour leur éviter de faire des bêtises comme « ne fait pas ça, sinon... » ou les « Ne va pas trop loin, autrement... ». Elle n'avait pas besoin de ça, elle. Pourtant, ce sentiment d'orgueil mal placé disparut bien vite. Lulphegel n'était pas de celle que l'on gravissait facilement, les mains dans les poches. La peintre s'en rendit compte assez rapidement. Bien qu'elle était agile de nature et que son don avait encore accru cette agilité naturelle, cela ne suffisait pas à vaincre les difficultés qu'il y avait à gravir cette montagne. Lulphegel se révélait plus escarpé qu'elle n'en avait l'air à son pied. Les contreforts de la montagne étaient exposés aux bourrasques de vents du territoire de Sterenn, qui pouvaient se révéler violente et froides. Si Hly'tha avait pensé à prendre une laine pour se protéger du froid, elle avait mal compris combien ses vents n'étaient pas à prendre à la rigolade. Un aquilon la désarçonna et ce ne fut que grâce à la chance et à de bons réflexes qu'elle parvint à éviter la chut en se rattrapant comme elle le pouvait. On était loin de la petite balade plaisir qu'elle avait voulu s'octroyer pour fuir le climat lourd d'Arne. Si la montagne pouvait faire regretter d'autres esprits moins combatifs, ce ne fut pas le cas pour la jeune femme. Obstiné comme elle l'était, Hly'tha était plus que jamais destiné à monter.

Cependant, même l'obstination ne peut venir à bout de tous les obstacles en une fois et elle dut s'y reprendre à plusieurs fois pour pouvoir avancer. Elle faisait cela à tout petit pas. Cela lui semblait prendre des heures. Elle n'allait plus jamais rechigner lors de ces leçons pour apprendre à maîtriser son don. C'était un vœux pieux, mais nul ne savait vraiment si elle le tiendrait, pas même elle. Il est vrai qu'au départ, elle n'avait pas vraiment cherché à mieux apprivoiser son don, se contentant des bienfaits que lui apportait le plus petit niveau de son don. C'était dans ces moments-là qu'elle se rendait compte que la maîtrise de son don pourrait définitivement être un plus. Surtout, si elle voulait continuer à explorer les environs. Un petit contrôle des mouvements d'air ou de la pression auraient été réellement un plus dans cette situation, ne lui donnant pas l'impression de devoir se battre contre un adversaire invisible, mais néanmoins puissant. Hly'tha serait sa laine contre elle et maintenait le tout de la main qui tenait par ailleurs la lanière de sa sacoche. Comment avait-elle pu croire qu'elle pourrait dessiner quoi que ce soit ici ?! Au sommet peut-être, mais quand elle levait la tête pour l'apercevoir, il lui semblait bien loin d'elle. Ce qui était certain, c'est qu'elle n'était pas préparée à la tâche à accomplir. Une personne moins tenace aurait rebroussé chemin et se serait mieux préparé pour une seconde ascension, mais ce n'était pas comme cela qu'Hly'tha agissait. Alors qu'elle avait la tête baissée pour essayer de fendre le vent tout en continuant d'avancer, elle n'entendit pas l'éboulement déclenché par une bourrasque plus puissante et plus belliqueuse que les autres. Ce n'est que lorsqu'elle trébucha qu'elle s'en rendit compte. Elle n'échappa pas, à quelques blessures, mais d'une roulade et en se pressant contre la paroi de la montagne, elle parvint à éviter de plus gros ennuis. C'est alors qu'elle entendit un cri en écho. Quelqu'un d'autre était ici et il avait lui aussi dû faire la rencontre de l'éboulement.

Le fait de ne pas se savoir seul donna des ailes à Hly'tha qui, une fois le chemin à nouveau praticable et en évitant le reste des pierres qui n'étaient pas entièrement tombées, reprit la route du sommet. Elle était certaine que la personne qui avait poussé ce cri devait se trouver en amont, car elle n'avait vu personne quand elle était arrivéz. Ses montagnes semblaient moins désertes qu'elles n'y paraissaient. Peut-être que c'était les restes de la philosophie des Terres, mais Hly'tha était persuadé qu'il lui fallait apporter son aide si besoin était. On ne peut vraiment aller contre la manière dont on a été élevé. Cela joue toujours sur notre comportement. C'est donc avec une nouvelle ardeur qu'elle continua à grimper. Elle ne s'était pas encore rendu compte que lors de l'éboulement sa sacoche avait été abîmée et qu'elle semait derrière elle des croquis qu'elle avait rapidement esquissés sur des feuilles volantes qu'elle gardait normalement dans son carnet pour d'éventuelles retouches ou de futurs œuvres sur toile. Le vent l'empêchait de bien voir, mais elle avait décidé de garder les yeux ouverts sur le chemin et pas sur ses pieds pour pouvoir être à même d'éviter un autre problème comme celui de l'éboulement qu'elle avait vécu un peu plus tôt. Elle avait eu beaucoup de chance la première fois, mais la chance n'est pas éternelle, pas comme une mort stupide. Après de longues minutes de marche, il lui sembla apercevoir une forme mouvante. Était-ce la personne qui avait poussé le cri de tout à l'heure ou bien n'était-ce qu'un reflet de son imagination perturbé par les bourrasques de vent. Hly'tha espérait secrètement qu'au sommet, ce vent se fasse plus calme et qu'elle puisse se poser, car ses jambes commençaient à lui faire mal. Elle pensait que c'était dû à la marche de force contre le vent, sans savoir que c'était les plaies acquises avec les gravats qui lui faisaient ressentir ce mal.

« Hey Ho ! Il y a quelqu'un ?! » Cria-t-elle.

Ses paroles se répercutèrent plusieurs fois en un écho assez effrayant. La nature était maîtresse ici et elle n'était pas très accueillante. On était loin du charme de la forêt fluorescente.


CSS par Gaelle

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