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Forgive me || Einar

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~#~Sujet: Forgive me || Einar Mer 12 Juil - 23:46

Flashback
Einar, l'an 830


Le princesse n'avait pas réellement réalisé depuis combien de temps elle avait quitté le palais. Elle avait traversé bien des villages à Vainui et avait terminé son périple sur la plus belle des rencontres. Cet homme dont elle ne connaissait pas le nom, cet homme lui avait accordé sa confiance. Elle avait hâte de rentrer au palais, hâte d'aller trouver Noah et de lui dire qu'elle allait enfin partir, enfin vivre la vie dont elle avait toujours rêvé ! Tant de choses se passaient dans son esprit, Nymeria était heureuse, enfin. Ce pourquoi elle avait quitté le palais semblait s'être enfin envolé, elle se sentait sereine, elle pouvait enfin y retourner. Elle savait qu'une soufflante l'attendrait sûrement, voilà 20 jours bientôt qu'elle était partie. Andar, son père, avait dû fouiller le palais en comble, envoyer maintes et maintes gardes à sa poursuite, déclencher un plan d'urgence dans l'idée que sa fille ait pu être enlevée. La princesse n'avait pas pensé à cela en partant, elle n'avait pas pensée à l'inquiétude de ses proches. Elle redoutait la colère d'Andar, bien sûr. Mais doutait cependant qu'il décide de la déshérité pour une petite fugue en bonne compagnie car oui -elle posa les yeux sur ses gardes – elle était en bonne compagnie. Ils ne l'avaient pas quitté des yeux un instant, ils avaient dormi ensemble, ils n'avaient rien tenté qui puisse mettre en danger la chasteté de cette enfant de 14 ans. Ils avaient défendu leur princesse, acceptant ses caprices, ses plaintes. Nymeria se jura de les faire récompenser une fois rentré, de plus, elle nota dans un coin de son esprit qu'ils allaient avoir besoin de repos. 20 jours à faire des rondes pour que quelqu'un soit toujours éveillé pendant que la future régente de Vainui dormait paisiblement.

Ce petit voyage improvisé lui avait permit de rencontrer un peu plus son peuple et de se faire connaître. Peu d'entre eux avaient conscience du visage que la princesse Nymeria Drogon avait, aujourd'hui, il la connaissait un peu plus. Elle souhaitait que cette visite surprise ait été une bonne chose, qu'ainsi, le peuple se rende compte que, malgré son jeune age, elle pensait déjà à eux. Elle savait qu'elle allait devoir affronter certaines choses, accepter certaines choses. Elle s'y préparait tout les jours, mais cela, est-ce que les Vainuiens le savaient ? En partant du palais, le cœur de la jeune femme était lourd d’appréhension et de rancœurs. Elle se sentait terriblement seule, brimée par le protocole et l'étiquette. En rentrant, elle savait qu'elle pourrait que mieux reprendre les leçons et prendre un peu plus de place dans le monde politique. Sa vie future ne serait sans doute rythmée que par cela : les réunions et la politique. Encore fallait-il qu'elle soit bénie par Glore... Non pas qu'elle en doutait, mais il fallait qu'elle accepte la possibilité qu'un autre dieu l'ait choisi. Peut-être que son destin n'était pas celui auquel elle se préparait, peut-être ne serait-elle pas une eau, fière et puissante, comme son père mais autre chose. Elle secoua doucement la tête, les sourcils froncés. Elle ne devait pas pensé à cela. Elle serait eau, c'était une évidence. Elle allait devenir Reine. Elle allait régner et être une bonne souveraine. Tel était son destin.

Les 10 jours de retour se firent sans encombre, ils s'arrêtèrent dans les mêmes auberges qu'à l'allée, se reposaient peu pour rentrer le plus vite possible. Les gardes étaient épuisés, les chevaux aussi. La princesse commençait à se sentir mal alaise dans ses vêtements mit et remit plusieurs fois sans être forcément lavés, mais ne disait rien. Elle savait à quel point cela devenait éprouvant pour ses compagnons, il aurait été malvenu de sa part de se plaindre. Enfin, la dernière nuit en dehors du palais, l'auberge était bien gardée, toute proche d'Ibai. Les chevaux mit aux écuries, les gardes buvaient au bar des bières, la princesse était enroulée dans de doux draps, la petite pièce était simplement éclaira par une faible bougie. Dernière nuit en dehors du palais... bientôt, elle retrouverait son confort qui lui manquait, elle retrouverait la grande salle des bains, ses draps de soie, son lit à baldaquin, la cheminée de ses appartement, les repas chaud servit dans une belle vaisselle... Tout ceci était tant superficiel, pourtant, c'était son quotidien et il était bien difficile de s'en détaché. Elle s'endormit paisiblement.

Le lendemain matin annonçait le jour de leur arrivée, quelques heures de chevauchée et voilà qu'ils voyaient apparaître le palais. Tous avaient le sourire aux lèvres malgré les larges cernes qui ornaient leur yeux. Nymeria pouvait voir que ses gardes appréhendaient le retour, ils avaient sans doute peur d'être menacé par Andar pour avoir accepté d'emmener la princesse sans l'autorisation du roi. Mais Nymeria saurait raisonné son père, elle en était persuadée. Les portes s'ouvrirent devant leur arrivée, la princesse en première ligne pour qu'on puisse bien l’apercevoir. « Enfin à la maison les amis !  » chantonna-t-elle. Elle laissa les chevaux aux hommes qui devaient s'en occupé et se précipita dans son aile du château, là où se trouvaient ses appartements. Courant à vive allure, elle s'engouffra dans la salle des bains, jetant à la volée ses vêtements à même le sol, elle plongea dans un bain chaud et fumant qui sentait bon les huiles et les épices. Elle laissa son corps se détendre pendant un moment, nettoyant sa peau doucement, frottant celle-ci avec quelques tissus. Ses longs cheveux argentés flottaient à la surface de l'eau claire. Elle crut s'endormir un instant, bercée par le doux son de l'eau qui coulait. Une fois propre, elle prit l'un des peignoir de soie qui étaient posés là et l'enfila, elle retourna dans ses appartements, les cheveux noués sauvagement au dessus de sa tête. Nymeria se laissa tomber sur son lit, appréciant celui-ci, elle ferma les yeux. Rien ne pourrait venir gâcher ce doux moment d'allégresse.



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Dernière édition par Nymeria Drogon le Jeu 20 Juil - 16:59, édité 4 fois
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~#~Sujet: Re: Forgive me || Einar Dim 16 Juil - 19:40

no time for drama, no time for games
nymeria & einar

 

Einar était de nouveau garde au palais. La première fois, la princesse n'était pas née. Désormais, elle était suffisamment grande pour que sa préparation à la Cérémonie soit devenue préoccupante. Il savait qu'elle suivait un entraînement régulier, tout comme il savait que ses professeurs s'arrachaient les cheveux. Lui aussi avait montré des techniques à Nymeria. Il avait espéré commencé par les plus faciles avant de rajouter de la difficulté. Grossière erreur. Ils n'avaient jamais dépassé ce qui constituait, pour Einar, les techniques les plus simples. Il s'était rassuré en se disant qu'elle ne sera jamais loin de sa garde, composée tant de jeunes prometteurs qu'on voulait former que de vétérans en lesquels on pouvait avoir toute confiance.

Les appartements de la princesse n'avaient pas livré d'indice. On avait noté quelques absences dans le registre des gardes et pour ce qu'on en savait, pas de cadavre. Il ne fallait pas forcément déduire qu'ils avaient accompagné nymeria. Aucun d'eux n'avait laissé de mot. On aurait cru qu'ils comptaient revenir le lendemain.

Depuis une vingtaine de jours, le soldat dormait bien mal. La disparition de la princesse avait pris tout l'entourage de la princesse de court. La question de la rendre publique avait été très débattue. Affoler le peuple ou se priver d'une chance de la retrouver  ?

Durant cette absence, Einar n'avait pas chômé. Pour commencer, il était arrivé aussi vite que possible. Ses missions réparties à ses collègues, il avait quitté ce bout de terre désert et cavalé vers la capitale. Il s'était joint aux équipes de recherche. A défaut de trouver celle qu'ils cherchaient, ils avaient débusqué une multitude de traficants en tout genre, élucidé deux ou trois histoires à glacer le sang ou donner une sueur froide. S'il avait des enfants pas sages un jour, il leur narrerait l'histoire de ce pied retrouvé ...

Il s'efforça de ne pas laisser divaguer ses pensées. Son angoisse avait été difficile à canalyser. Des images s'imposaient à lui avec la régularité d'une clepsydre bien huilée. Il imaginait nymeria captive, battue, étranglée, egorgée, en otage politique, en proie facile, complètement vulnérable, tuméfiée, stupéfiée ... elle était si vulnérable.
Il pensait à l'adorable gamine qui avait voulu le consoler. L'idée qu'on ait pu lui faire du mal le rendait malade.

Il était partagé entre l'envie de la voir revenir saine et sauve, fût ce dans des années, et celle ... eh bien de ne plus risquer de faux espoirs. Il faudrait alors qu'elle n'ait pas souffert. Difficile de rester optimiste, il préférait presque qu'elle se soit éteinte plutôt que de la savoir livrée à on ne sait qui. Avant de se reprendre de cet accès de noirceur et partir explorer tours, faubourgs, égouts, baraques.

Il priait quand on était venu le trouver dans la demeure familiale. Dans ces moments de calme, il parvenait à oublier ses sueurs froides, ses cauchemars le laissant désorienté la nuit, la sale impression qu'il faisait un transfert. Que sur une quantité d'affection disponible, il avait tout mis sur cette tête blonde là. Tous ses oeufs dans le même papier. Pathétique.
Les mots de la soldate qui était venu le trouver l'avaient laissé pantelant. Revenue. Avec ses gardes. Ses gardes. Il espérait qu'ils avaient une bonne excuse, la misericorde inspirée de glore connaîtrait une entorse. Comment avaient-ils pu être si incompétents ?

Sans oser y croire, il courut vers le palais, laissant tout en plan. Sans manteau, son uniforme était trop léger mais il ne sentait plus le froid.
Arrivé dans la salle des gardes, il retrouva les fautifs et leur attribua bien des noms d'oiseaux. Après avoir menacé leur carrière, leur honneur et leur famille, il prit un verre d'eau et s'effondra dans un coin discret pour réfléchir. Il était tard mais il n'y croyait pas réellement. Maintenant que la frayeur était passée, il etait prêt pour la tempête.

Il monts quatre à quatre la volée de marches menant aux appartements de la princesse. Il croisa une jeune femme qu'il savait être sa demoiselle de compagnie et lui prit le bras en l'entraînant avec lui.

«  Comment vous portez vous ? J'espère que vous avez une bonne mémoire, car je voudrais que vous serviez de pense-bête à quelqu'un.»

Ce faisant, il ouvrit la porte des appartements, y poussa sans brutalité mais sans trop de tact non plus la demoiselle de compagnie, et claqua la porte. Il ne se souvenait pas avoir déjà jeté un regard noir à nymeria, mais elle se souviendrait de celui-ci.

« Tu as deux minutes pour me fournir une explication, dont j'espère qu'elle sera satisfaisante. »


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~#~Sujet: Re: Forgive me || Einar Mar 18 Juil - 10:42

Flashback
Einar, l'an 830



Nymeria s'était étendu de tout son long sur son grand lit à baldaquin, les pieds encore posés au sol. Elle avait les yeux fermés, ses cheveux encore mouillés faisant perler quelques goûtes sur son front et sa nuque. Elle devait absolument réussir à aborder Noah au plus vite. Celle-ci allait être si heureuse quand la princesse lui dirait ce qu'elle lui avait réservé. Elle ne put s'empêcher de sourire en repensant à cet homme qu'elle avait rencontré il y avait dix journées de cela. Grand, agressif, bourru. Il était impressionnant et passionnant à la fois. Le premier exempt qu'elle avait rencontré. Elle savait qu'elle ne le reverrait sûrement jamais, son cœur se serra à cette idée. Mais elle ne pouvait pas retourner le voir. Sa présence au côté de cet homme allait attirer l'attention sur celui-ci. Il avait eut de la chance ou du moins, c'était bien débrouillé. Il ne semblait pas être l'esclave de qui que ce soit. Telle était sa hantise. Lui et sa sœur vivaient libres mais cachés. Nymeria soupira. Que pouvait-elle faire de plus pour lui ? Noah serait la voix de la princesse, encore fallait-il qu'elle trouve une excuse pour envoyer celle-ci aussi loin d'Ibai. Elle n'avait pas de doute, à elles deux, elles allaient forcément trouver quelque chose. Sa domestique et amie était très intelligente, et puissante.  Après tout, elle se faisait passer pour une eau au sein même du palais de Vainui alors qu'elle était bénie par Malaggar. Nymeria la respectait énormément pour cela. Le risque que Noah avait prit était incroyable, tout cela pour gagner une liberté qu'elle n'aurait pas eut à Sezni. Nymeria étira un à un ses membres, ceux-ci étaient endoloris par les nuits passés dans les auberges ou au clair de lune. Elle n'était pas habituée à tant de mouvements dans sa vie.

Alors qu'elle commençait à plonger dans un doux rêve inaccessible, des pas se firent entendre, ils venaient du couloir qui menait à sa chambre. La princesse ouvrit les yeux, sans pour autant quitter sa position. L’appréhension monta en elle. La personne qui approchait était déterminée. Ce n'était pas une domestique, celles-ci étaient discrètes la plupart du temps. Il ne lui fallut pas attendre longtemps avant de découvrir qui venait. La porte s'ouvrit à la volée, Meria, une domestique à la chevelure rousse entra, secondée ou peut-être même poussée par Einar. En reconnaissant l'homme, la princesse se redressa. Elle n'était vêtue que par son peignoir qui laissait apparaître ses jambes pâles et le haut de son buste. Il claqua la porte, les enfermant ainsi dans les appartements de Nymeria et jeta un regard assassin à celle-ci. Elle croisa les bras sur sa poitrine naissante tout en soutenant le regard de l'homme. Il n'était pas un inconnu pour elle. Loin de là. Einar était comme son second père, son parrain et un tuteur. Il éduquait la princesse de son mieux même si cela n'était pas son rôle. Elle le savait autoritaire, impatient mais jamais elle ne l'avait vu en proie à une telle rage. Il semblait en colère, quoi qu'une pointe de soulagement se lut un instant dans ses yeux. Sans doute s'était-il inquiété de la disparition de Nymeria. « Tu as deux minutes pour me fournir une explication, dont j'espère qu'elle sera satisfaisante. »

La princesse se leva, tentant de ne pas laisser échapper trop de chair de sous son peignoir. Elle lança un regard entendu à sa domestique qui s'empressa de d'attraper une robe dans l'une des armoires qui régnaient les appartements. « Si tu le permet, Einar, je vais m'habiller avant cela. » lui déclara-t-elle d'un ton froid. Elle était irritée de le voir ainsi débarquer. Il ne semblait pas avoir été particulièrement doux avec Meria qui portait sur elle un air stupéfiait et effrayé. Einar n'était pas méchant, mais il pouvait souvent être impressionnant pour quelqu'un qui ne le connaissait pas. Un sourire éphémère se dessina sur son visage : Einar n'était pas un simple garde, il avait un rang et un pouvoir plus haut. Il se devait d'inspirer la méfiante et le respect. Évidemment, Nymeria était impressionner d'ainsi le voir face à elle. Il avait toujours été doux vis à vis d'elle, mais sa colère était si forte qu'elle sentait qu'une tempête allait s’abattre sur elle d'une seconde à l'autre. Elle suivit sa domestique et se changea dans un petit espace derrière un meuble, là où le regard d'Einar ne pourrait pas les atteindre. Nymeria savait qu'il ne regarderait pas, cependant, il était bien peu protocolaire d'ainsi venir dans les appartements de la princesse, même s'il était accompagné. Elle posa une main douce sur l'épaule tremblante de Meria. « Va t’asseoir sur mon lit. Tu n'y es pour rien, je le sais bien. » elle lui lança un sourire si doux que le cœur de la domestique se sentit fondre « Einar t'a emmené avec lui parce qu'il ne peut se permettre d'être seul avec moi dans mes appartements. Tu vas assisté à une soufflante ». La domestique ne dit rien, elle aida la princesse a enfiler une robe aux formes simples, couvrant ainsi entièrement sa peau laiteuse. Nymeria détacha ses cheveux mouillés, ceux là tombaient jusque dans le creux de son dos et revint se placer face à Einar. Elle hésita un instant avant de poser sa tête contre le buste de l'homme. « Je suis désolée. J'avais besoin de prendre l'air. »


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~#~Sujet: Re: Forgive me || Einar Sam 29 Juil - 19:15

no time for drama, no time for games
nymeria & einar

 

En apercevant la tenue de la princesse, Einar se sentit gêné. C'était le brusque rappel que Nymeria était toujours une enfant, une jeune fille en devenir, plus qu'un mot. Derrière la princesse, il y avait une jeune fille, dont il n'était pas sûr que le quotidien soit enviable si on avait peur de la pression.

Bon. En grommellant dans sa barbe, il se tourna immédiatement pour faire face à la porte. Ca ne servait à rien de lui dire qu'elle avait le droit de se changer. Non seulement il n'avait pas le droit de lui donner des ordres, mais évidemment qu'il n'allait pas l'empêcher juste pour l'humilier. Une des règles de l'armée, ça. Pas d'humiliation inutile, mais quand une soufflante est méritée, elle aura lieu quand même. Il entendit un bruit de froufrous, qu'il trouva long mais pas anormal. Il se souvenait d'un jour où il était garde au palais, il y a quelques années de cela. Nymeria qui s'était déjà prise d'affection pour lui avait profité du jour où elle revêtait sa nouvele robe préférée pour venir le voir. Il avait feint de s'exastier sur la très jolie dentelle des manches, vantant les mérites des dentellières. Il fallait être honnête : ça lui passait bien au-dessus de la tête mais il n'avait pas voulu décourager cette joie enfantine. Cultiver la coquetterie d'une princesse ne lui avait pas paru un mal pour le Royaume : Nymeria serait bien plus amenée à se vêtir de tissus somptueux qu'à rouler dans la boue. Autant qu'elle trouve des satisfactions dans une existence ordonnée. Einar avait déduit que jamais les servantes s'occupant de la princesse n'auraient choisi du tissu de mauvaise qualité, et pour ce qu'il savait des choses qui brillent, c'était un joli bleu brillant qu'elle portait. Maintenant qu'il attendait et qu'il entendait ces bruits de tissu, le nez vers la porte - suffisamment loin pour qu'une nouvelle irruption ne risque pas d'emporter son profil sottement - il se souvenait des explications de Nymeria sur les différentes pièces de tissu.

C'était bien beau, mais il avait quand même envie de pousser une soufflante légitime. S'il avait eu un parchemin sous la main, il aurait noté l'ensemble des raisons rendant sa colère compréhensible et en aurait fait un exercice à copier. Leur déesse soit louée, il n'avait rien pour noter. Et puis il n'aurait pas puni Nymeria, il ne se serait pas permis. La soufflante, c'était déjà beaucoup, il jouait un peu dangereusement avec le Protocole. Le Roi ne lui tiendrait pas rigueur d'avoir voulu éduquer sa fille à des concepts tels que la responsabilité individuelle et la sécurité de la nation ... n'est-ce pas ?

Lorsqu'il entendit la domestique s'asseoir sur le lit, il sut qu'il put se retourner. Il ne s'attendait pas à ce que Nymeria s'approche de lui brusquement. Einar se figea. Une partie de lui était très attendrie et mourrait d'envie de tenir cette petite tête blonde dans ses bras, de lui expliquer comment il avait été inquiet, qu'il était heureux de la retrouver, qu'il avait ressenti tant la douleur du deuil que l'angoisse de l'espoir. Mais ce n'était pas le choix raisonnable. Il n'avait pas d'enfants lui-même pour vérifier cette théorie et se souvenait mal des préceptes éducatifs de ses parents, sauf qu'on lui avait martelé qu'il ne fallait pas gâter les jeunes gens. Il la repoussa doucement. Il était blême. Sa voix forte ne se brisa pas.

« Par Glorë, qu'as-tu dans la tête ? Je ne comprends pas que tu aies pu ... Comment as-tu pu être si inconséquente ? Vingt jours d'absence, bon sang, sais-tu à quel point nous étions inquiets ? Tu aurais pu être ... » morte. Violée. Dépecée. Retenue en otage. Maltraitée. Il n'osa pas prononcer les mots, de peur de faire disparaître la jeune femme devant lui, comme si elle n'avait été qu'une illusion qui s'évanouirait si on la confrontait à la réalité. «  Tu sais ce qui arrive aux gamines de ton âge qui s'en vont sans précautions ? La garde ... je n'en reviens pas. C'est tellement inconséquent de leur part. Ils seront rétrogradés. Mais par Glorë, comment peux-tu te comporter comme si tu étais ... si tu étais une roturière ? » Le mot avait franchi ses lèvres avant qu'il puisse s'inquiéter de la sensibilité de leur gade-chiourme commise d'office. Du coin de l'oeil, il la vit bouger. Mais sa colère envers Nymeria n'était pas retombée. «  Tu imagines dans quelle position ça a mis ton père ? Et les gardes ? Les autres, pas la petite troupe de saltimbanques inconséquents qui t'as emmenée. Comment as-tu pu cracher sur notre travail ? Ca fait des années qu'on te protège ! Qu'on fait des rondes, qu'on surveille le palais, que c'est un honneur d'être affecté ici et tu pars ? Tu pars ? Si tu avais été enlevée ... Tu ne sais pas qu'il y a des troubles en ce moment ? Tu t'en fiches ? Je ne peux pas croire que ...

Il aurait continué sur cette lancée si Nymeria ne l'avait interrompue. Meria était blême.
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~#~Sujet: [color=#0033ff] Einar || [color=#378EC0] Nymeria Jeu 3 Aoû - 0:17

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Einar, l'an 830



La jeune fille de seulement 14 ans était venue coller sa tête contre le torse d'Einar, lui intimant des excuses silencieuses. Elle savait que cet acte pouvait l'attendrir, et peut-être faire baisser un peu la colère de son garde envers elle. Elle resta un moment sans bouger, ayant prononcer déjà quelques paroles auxquelles Einar ne répondit pas. Elle fut un instant apaisée de pouvoir se serrer contre cet être qui lui était très cher. Au delà d'un garde, il s'apparentait à un parent, un second père. Plus rustre, plus présent, plus protecteur qu'Andar lui même. Elle avait une confiance aveugle en lui, sans doute obéirait-elle s'il venait à lui dire de se jeter d'une montagne de Sterenn. Mais cet homme avait ses défauts, le premier étant ce côté étrémement protocolaire auquel Nymeria n'accordait pas beaucoup de crédit. En effet, cela ne l'aurait guère dérangée qu'il vienne seul dans les appartements de la princesse, elle n'en aurait point parlé, elle aurait d'autant plus préféré se faire crier dessus en toute intimitée plutôt que sous les yeux ébahis de Meria. Contre toute attentes, Einar resta stoïque face à l'embrassade de Nymeria, il ne posa pas le moindre doigt sur son corps enfantin et vint même finalement l'éloigner de lui. La princesse déglutit difficilement. Les problèmes étaient annoncés.

L'homme avait le garde si froid et fermé que la princesse ne le reconnaissait quasiment plus, il semblait avoir pris des années en quelques jours tant la fatigue et l'angoisse avait marquées sa peau. Elle se sentait bien bête à cet instant, d'avoir causé tant de tord à Einar. Elle ne voulait pas l'inquiéter. Elle avait juste besoin de s'éloigner de cette vie monotone qu'elle menait. Si seulement il pouvait comprendre... Si seulement. Mais la jeune fille se retint de lui expliquer les derniers détails de son périple. Sa rencontre avec cet exempt dans le village de Brynjolf était son secret à elle et elle se refuser d'en parler à quiconque à part Noah. Elle soupira, pourtant Einar n'avait-il pas attrapé Noah, la jolie domestique bénie par le feu -bien qu'elle se fasse passée pour une enfant de Glore- au lieu de Meria ? La jeune femme assise sur le lit était bien trop sensible et émotive, sans doute allait-elle devoir gérer les deux êtres si Einar venait à dire un mot de travers. Il prit une inspiration et Nymeria sentit un frisson lui parcourir l'échine. L'aura naturellement froide des enfants de Glore était décuplée lorsque ces derniers avaient de fortes émotions, dans le cas d'Einar, la colère se lisait dans ses yeux et les appartements de Nymeria furent alors plongée dans une atmosphère bien froide.

« Par Glorë, qu'as-tu dans la tête ? Je ne comprends pas que tu aies pu ... Comment as-tu pu être si inconséquente ? Vingt jours d'absence, bon sang, sais-tu à quel point nous étions inquiets ? Tu aurais pu être ... »  La princesse baissa les yeux, peu fière de son attitude, bien qu'elle ne s'était pas une seconde sentit en danger. Elle avait confiance en ses gardes, ces hommes qu'elle avait emmenée contre leur gré dans cette histoire qui n'en finissait plus. Il fallait qu'elle aille s’excuser auprès d'eux, puis qu'elle s'assure que la colère d'Einar ne viendrait pas les frapper à leur tour. Nymeria ouvrit doucement les lèvres pour rétorquer, mais l'homme ne lui en laissa pas le temps, plongé dans ses pensées, il semblait parler sans s'en rendre compte, ses émotions se battaient en lui, elle pouvait les distinguer nettement. Tentant alors de ne pas aggraver son cas, elle se tut. «  Tu sais ce qui arrive aux gamines de ton âge qui s'en vont sans précautions ? La garde ... je n'en reviens pas. C'est tellement inconséquent de leur part. Ils seront rétrogradés. Mais par Glorë, comment peux-tu te comporter comme si tu étais ... si tu étais une roturière ? » Elle fronça les sourcils, tournant instinctivement son regard vers Meria qui avait à son tour la tête baissée et les poings serrés. Voilà qu'il avait piqué l'égo de la domestique et que celle-ci se sentait d'autant plus mal à l'aise qu'initialement. De nouveau, il lui coupa la parole alors qu'elle allait parler. S'en fut trop. La princesse sentit monter une elle une colère qui n'était pas nouvelle. Pourtant calme de nature, elle ne supportait pas le manque de respect à son égare et à celui d’autrui. Hors, Einar, sous la colère, manquait par bien des manières de respecter le protocole.

«  Tu imagines dans quelle position ça a mis ton père ? Et les gardes ? Les autres, pas la petite troupe de saltimbanques inconséquents qui t'as emmenée. Comment as-tu pu cracher sur notre travail ? Ca fait des années qu'on te protège ! Qu'on fait des rondes, qu'on surveille le palais, que c'est un honneur d'être affecté ici et tu pars ? Tu pars ? Si tu avais été enlevée ... Tu ne sais pas qu'il y a des troubles en ce moment ? Tu t'en fiches ? Je ne peux pas croire que ... » S'en fut trop pour Nymeria qui posa brutalement sa main sur l'épaule du garde, le regard plongé dans les yeux bruns. «  Ca suffit Einar ! » coupa-t-elle en haussant le ton. Malgré son jeune âge, la princesse imposait le respect et soufflait l'autorité. «  Tu peux être en colère contre moi, je l'entends. Mais Meria n'a rien demandé, comment oses-tu lui manquer de respect ? Les roturiers comme tu les appelles valent-ils moins que moi parce qu'ils ne sont pas nés riches ? » Elle retira sa main de l'épaule de l'homme pour venir tendre celles-ci à Meria qui les prit sans oser regarder la princesse. Celle-ci la raccompagna jusqu'à la porte et fit sortir sa domestique avec beaucoup de délicatesse. «  Tu es pourtant bien friand de protocole. Nous voilà seuls à présent. Par ta faute. » Elle soupira de nouveau avant de venir prendre positon sur son lit, ses pieds touchaient à peine le sol tant la princesse était petite.

D'une voix plus posée, elle reprit. «  Einar. Mon but n'était pas d'inquiéter qui que ce soit. Je n'ai pas réfléchit aux conséquences de mes actes et je les regrettent. Cependant, mes gardes ne méritent pas d'être punis. Ils me doivent obéissante tout comme à toi. Si je te mandais officiellement de m'emmener quelque part, tu le ferais. Tu n'aurai pas le choix. Je représente la couronne en l'absence de mon père, durant notre voyage, j'étais seule monarque, ainsi seule Reine et cheffe. Ils n'ont pas eut le choix, je ne leur ai pas laissé. » la princesse se releva finalement, avançant de nouveau vers son garde et mit un genou à terre devant lui. Tête baissée. «  Je te présente mes excuses et te demande pardon pour le tord que je t'ai causé. »

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~#~Sujet: Re: Forgive me || Einar Dim 20 Aoû - 12:06

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nymeria & einar

 

Einar fit une grimace. Il avait parlé trop vite, et il n’en voulait à Nymeria de faire partir sa domestique maintenant. Quel rustre ! Bon sang, il faudrait qu’il trouve un moyen de s’excuser auprès d’elle. Il n’avait pas voulu être insultant … C’était venu tout seul. Ce n’était pas mieux. Il faudrait un intermédiaire, aussi. Trop délicat de venir la chercher en personne, et ce serait humiliant de lui demander de venir à lui pour qu’il puisse s’excuser d’avoir été grossier. Il resta un peu silencieux quand la porte fut refermée, comme si on l’avait pris en faute. Ce n’était pas tout à fait juste. Il ne s’était pas enfui en laissant s’inquiéter autant de monde, et …

Il toussa nerveusement quand Nymeria reprit la parole et eut le plus grand mal à soutenir son regard. Lorsqu’elle retourna s’asseoir – si petite dans cette pièce, si angélique, si vulnérable – il se sentit fondre. Nymeria avait été une enfant adorable. Le genre qu’il aurait aimé avoir mais dont pour une raison ou une autre, Glorë l’avait privé. Sa colère se dissipa doucement. Il se sentait plus apaisé maintenant qu’il avait dit ce qu’il avait à dire. Toujours en colère, évidemment, mais il lui était difficile d’en vouloir à une enfant. C’était une réaction immature de lui demander de faire preuve du recul d’un adulte, toute princesse qu’elle était. Elle n’avait jamais vécu qu’un aspect de ces relations de mentorat et de protection. Il se souvenait avoir été enfant, qu’on l’ait consolé et aidé. C’était assez loin, bien évidemment. Il se sentait beaucoup mieux depuis qu’il pouvait rendre la pareille à d’autres, en étant la figure protectrice voire paternelle à son tour. Il prit un siège posé sur la coiffeuse. Délicat, léger, raffiné et l’approcha pour se placer face à Nymeria. Il s’assit aussi doucement que possible, il se faisait l’effet d’un ours polaire dans l’échoppe d’un souffleur de verre : tout ce décor était bien trop précieux pour lui. Et le protocole … Il se souvint des mots de Nymeria. Le protocole, sa faute et eut un petit rictus. Loin du visage fermé qu’il avait encore peu avant.

« Je m’excuse de t’avoir parlé ainsi, Nymeria. Et je trouverai le moyen de présenter également des excuses à … Méria, c’est cela ? Méria. » Il prit une profonde inspiration. « Tu as raison pour ce que les gardes pouvaient faire. J’étais simplement -et je le suis encore, même si je ne hausserai plus la voix – furieux qu’ils aient pris une décision si risquée. Si encore ils avaient prévenu … nous aurions pu mettre en place des relais le long du trajet. Ton père aurait été averti d’où tu étais. Avec le décalage qu’il faut naturellement pour qu’un messager rapide fasse le déplacement, mais … ça nous aurait vraiment soulagés. »

Il hésita à se lever pour faire les cent pas. Non, il était en train de reconnecter un peu de lien avec Nymeria. C’était une relation rare et privilégiée que d’avoir des échanges aussi francs avec leur princesse, de la voir grandir avec un pincement de cœur et beaucoup de fierté. « Nous avons une relation privilégiée … Je suis très content qu’on s’entende bien. Ca ne m’autorisait pas à te parler comme ça. Je suis désolé d’avoir … levé la voix. » Crié, poussé une gueulante qu’il estimait méritée sur le coup. Le Protocole lui revenait en pleine tête. Et si elle s’était plainte ? Ou si Méria le faisait ? Non, il les voyait mal l’une comme l’autre ne pas comprendre qu’il avait été traversé par des sueurs froides ces vingt derniers jours. « Je sais que ce n’est pas très protocolaire, pas très respectueux peut-être de dire ça, mais je pense que tu te doutes déjà que je tiens beaucoup à toi. J’étais extrêmement fier quand on m’a nommé garde au palais la première fois, et d’autant plus quand j’ai eu l’occasion de me rapprocher de la garde de toi et ton père. » Il tournait désespérément autour de l’éléphant qu’il avait introduit dans la pièce en se rapprochant de ce sujet. Comment formuler poliment que ça lui avait fait beaucoup de bien de pouvoir expliquer la situation simplement à une enfant ? De pouvoir mettre des mots sur le fait qu’il avait été très amoureux de quelqu’un, que cette personne n’était plus là depuis des années mais qu’il se sentait toujours triste et qu’il était … normal … de se sentir triste. « J’ai tout de suite voulu te faire confiance et te traiter autant que possible comme une adulte. Bien sûr, ça n’a pas du te faciliter plus la tâche. Peut-être que je t’ai rajouté de la pression, mais enfin … disons qu’à titre de soldat de l’Eau, je suis déjà très fier de notre Princesse qui montre des qualités humaines que j’apprécie. Et qu’en tant que proche de la vie du palais, je suis très attaché à toi. »

Il prit une inspiration. Venait la partie qu’il aimait le moins, les sermons. Il ne doutait pas que d’autres personnes l’en informeraient tôt ou tard. « Je ne veux pas t’inquiéter. Tu es très bien protégée au palais, et tu as bien fait de partir avec des gardes plutôt que de te glisser seule hors des murs d’Ibaï. Mais … disons qu’il y a quelques années, il y a eu certains … complots. Intrigues. Autour de la Couronne. Ton père est un excellent Roi, mais même quelqu’un d’aussi juste ne peut pas faire l’unanimité. Sans parler des autres nations … Nous vivons plutôt une époque de paix, mais je ne sais pas si ça durera si longtemps. C’est … plutôt une bonne chose … que les éléments soient séparés. Ca rend le travail des gardes aux frontières plus facile, puisque tout étranger est considéré comme suspect. Ce que je voulais dire, ce n’est pas que Méria a moins de valeur en tant que personne, mais … Tu es une jeune femme. Mais tu es aussi notre Princesse. Je suis désolée de faire peser de la pression sur tes épaules, mais tu es une personne très importante pour notre peuple. Je me souviens très bien de l’annonce de ta naissance. On n’a parlé que de ça pendant des semaines. Et tes apparitions en public mettent du baume au cœur à tout le monde. C’est parfois difficile d’être garde, mais j’ai vu tous mes compagnons se féliciter de l’être quand ils ont le sentiment d’être utiles à la Couronne ou qu’ils t’ont vu. » Il adressa un petit sourire à Nymeria. « D’ailleurs … si tu voulais remercier les gardes qui t’ont accompagnée et t’excuser auprès des autres de l’angoisse que nous avons ressentie, je crois que ce serait très apprécié. Nous pourrons en parler avant et je t’aiderai si tu le désires.

« Et … et bien sûr que j’accepte tes excuses. Encore une fois … je m’excuse à mon tour d’avoir été ... moins délicat que d’habitude. » Il lui adressa un petit sourire. D’ordinaire, il était tout simplement bougon ou rabat-joie, une amélioration considérable. « Si tu en as encore envie, je serai ravie de me lever et te prendre dans mes bras. Pardon de t’avoir rejetée. »
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~#~Sujet: Re: Forgive me || Einar Mer 23 Aoû - 20:15

Flashback
Einar, l'an 830




Finissant ses derniers mots, la princesse reprit sa place sur son grand lit à baldaquin avant de toiser du regard Einar qui ne savait, visiblement, plus où se mettre. Elle était quelque peu irritée par son attitude, bien consciente cependant qu'elle en était la cause. Jamais Nymeria n'aurait pensé que ce voyage improvisé ait tant d'impact sur son entourage. Mais elle ne le regrettait pour rien au monde. Elle y avait rencontré cet exempt qui avait bien voulu de son aide. Il avait comme, mit sa vie entre les mains de la princesse. Et pour cela, elle se pardonnait largement les soucis causés aux autres. Le conseiller prit une assise non loin de la coiffeuse de la jolie blonde et vint s'assoir en face d'elle. Il fuyait son regard tandis qu'elle se redressait quelque peu, attentive. « Je m’excuse de t’avoir parlé ainsi, Nymeria. Et je trouverai le moyen de présenter également des excuses à … Méria, c’est cela ? Méria. » La princesse aquiessa silencieusement, repensant à sa domestique et ce qu'elle allait bien pouvoir lui dire. La pauvre devait à présent haïr les nobles et principalement Einar. Elle soupira doucement. « Tu as raison pour ce que les gardes pouvaient faire. J’étais simplement -et je le suis encore, même si je ne hausserai plus la voix – furieux qu’ils aient pris une décision si risquée. Si encore ils avaient prévenu … nous aurions pu mettre en place des relais le long du trajet. Ton père aurait été averti d’où tu étais. Avec le décalage qu’il faut naturellement pour qu’un messager rapide fasse le déplacement, mais … ça nous aurait vraiment soulagés. »

Un court silence s'installa, Einar ne semblait pas tenir en place contrairement à Nymeria qui restait stoïque sur son lit, épuisée par son voyage et par la soufflante du conseiller. Cet homme avait toujours eut une place particulière dans son cœur, un homme fort bien que blessé par le deuil de son épouse. L'enfant qu'elle était n'avait pas comprit cela avant de faire face à la mort de Morween, sa nourrice. Quand bien mêmes, les années passaient et Einar s'apparentait à un père plus qu'à un garde ou conseiller. Il était là pour la soutenir et la gronder, toujours doux et touchant. Sauf cette fois, où ses paroles ont dépassées ses pensées. Connaissant l'homme, sans doute devait-il s'en vouloir énormément. Il avait dû, aussi, mourir d'inquiétude. Il était vrai que la princesse avait songé une fois à faire porter un message jusqu'au palais, mais il aurait fallut qu'elle se sépare de l'un de ses gardes pour cela et elle ne pouvait se le permettre. Ce voyage prenait une ampleur démeusurée par rapport au mal réel qu'il avait causé :  de l'inquiétude, certes, mais rien de plus. La jeune fille avait eut besoin de se resourcer, de prendre l'air loin des murs du palais, loin des conseillers et du protocole. Elle avait eut l'impression de vivre durant ces derniers jours. Vivre comme une roturière, vivre comme une jeune fille à peu près normale. Oui, à peu près, parce qu'en théorie, personne n'aurait dû la protéger. Mais la rencontre avec l'exempt lui avait prouvé qu'il n'y avait pas que des gens mauvais en Vainui. Bien que des voyous l'ai attaqué, bien qu'ils aient tentés de la voler, un homme, cet homme, était venu la sauver. Et c'était pour ce genre de personne que la princesse désirait se battre, désirait grandir et apprendre à régner du mieux qu'elle le pouvait. Elle voulait voir naitre dans son pays plus de personne comme lui... Elle avait tant hâte de voir Noah pour lui en parler !

« Nous avons une relation privilégiée … Je suis très content qu’on s’entende bien. Ca ne m’autorisait pas à te parler comme ça. Je suis désolé d’avoir … levé la voix. Je sais que ce n’est pas très protocolaire, pas très respectueux peut-être de dire ça, mais je pense que tu te doutes déjà que je tiens beaucoup à toi. J’étais extrêmement fier quand on m’a nommé garde au palais la première fois, et d’autant plus quand j’ai eu l’occasion de me rapprocher de la garde de toi et ton père. » la princesse l'écouta sans dire mot. « J’ai tout de suite voulu te faire confiance et te traiter autant que possible comme une adulte. Bien sûr, ça n’a pas du te faciliter plus la tâche. Peut-être que je t’ai rajouté de la pression, mais enfin … disons qu’à titre de soldat de l’Eau, je suis déjà très fier de notre Princesse qui montre des qualités humaines que j’apprécie. Et qu’en tant que proche de la vie du palais, je suis très attaché à toi » elle lui sourit doucement, flattée, sentant quelque peu son cœur se réchauffer. Elle voulait le rendre fier, Einar. Elle voulait que tout le monde soit fier d'elle, qu'ils aient confiance en elle. Mais les doux mots du conseiller lui allèrent droit au cœur. Tellement qu'elle eut la subite envie de fondre dans ses bras, mais se retint, sentant qu'il n'avait pas encore terminé sa tirade. Elle soupira, non pas d'ennui, mais de soulagement. Il semblait se rendre compte du poids qui pesait sur les épaules de cette si jeune demoiselle. Armée de seulement 14 années, pas encore bénie par qui que ce soit, promise à un avenir glorieux et incertain. Elle avait du mal à trouver un juste milieu entre la royauté et sa jeunesse. Nymeria se doutait qu'il fallait qu'elle profite de cette dernière année avant sa cérémonie, car à partir du moment où elle serait bénie par l'un des dieux, tout allait changer. Pour le meilleur, ou pour le pire. Si Glore l'acceptait, elle deviendrait officielement héritière du trône de Vainui, future régente et reine de son pays. Si tel n'était pas le cas, elle ne savait vers qui elle allait être envoyer. Finirait-elle roturière finalement ? La honte de son pays. La fille du roi Andar, non bénie par l'eau, mais par un autre élément. Ou pire : par personne. Auquel cas, elle savait déjà vers qui elle se tournait. Sans doute ne l'accepterait-il pas tout de suite, mais cet homme l'aiderait, elle en était persuadée.  « Je ne veux pas t’inquiéter. Tu es très bien protégée au palais, et tu as bien fait de partir avec des gardes plutôt que de te glisser seule hors des murs d’Ibaï. Mais … disons qu’il y a quelques années, il y a eu certains … complots. Intrigues. Autour de la Couronne. Ton père est un excellent Roi, mais même quelqu’un d’aussi juste ne peut pas faire l’unanimité. Sans parler des autres nations … Nous vivons plutôt une époque de paix, mais je ne sais pas si ça durera si longtemps. C’est … plutôt une bonne chose … que les éléments soient séparés. Ca rend le travail des gardes aux frontières plus facile, puisque tout étranger est considéré comme suspect. Ce que je voulais dire, ce n’est pas que Méria a moins de valeur en tant que personne, mais … Tu es une jeune femme. Mais tu es aussi notre Princesse. Je suis désolée de faire peser de la pression sur tes épaules, mais tu es une personne très importante pour notre peuple. Je me souviens très bien de l’annonce de ta naissance. On n’a parlé que de ça pendant des semaines. Et tes apparitions en public mettent du baume au cœur à tout le monde. C’est parfois difficile d’être garde, mais j’ai vu tous mes compagnons se féliciter de l’être quand ils ont le sentiment d’être utiles à la Couronne ou qu’ils t’ont vu. »  Elle acquiessa doucement. Cette histoire de complot, elle la connaissait déjà. Son meilleur ami, Brehn, la lui avait conté une fois, pour lui expliquer pourquoi les autre le regardait parfois avec mépris. Oui, les ancêtres Shöva ont tentés de renverser la couronne, et sous le règne d'Andar, le risque était toujours là. On pouvait s'attaquer à elle, Nymeria, pour atteindre le roi. Mais la princesse se refusait à une vie enfermée dans un palais à se faire pomponner et gâter sans rien pouvoir faire. Cela la froissait déjà, alors qu'elle n'avait que 14 ans. Son cœur se réchauffait toujours un peu plus en entendant que le peuple tenait à elle, les dieux savaient à quel point elle aimait son peuple. « D’ailleurs … si tu voulais remercier les gardes qui t’ont accompagnée et t’excuser auprès des autres de l’angoisse que nous avons ressentie, je crois que ce serait très apprécié. Nous pourrons en parler avant et je t’aiderai si tu le désires. .» Il lui adressa de nouveau un sourire auquel elle répondit sans attendre. Elle n'aimait pas savoir Einar contrariée contre elle.

« Et … et bien sûr que j’accepte tes excuses. Encore une fois … je m’excuse à mon tour d’avoir été ... moins délicat que d’habitude. Si tu en as encore envie, je serai ravie de me lever et te prendre dans mes bras. Pardon de t’avoir rejetée. » Sans plus attendre, la princesse se leva et vint poser sa tête contre le torse du conseiller mais cette-fois, les bras de ce dernier se fermèrent autour d'elle, la lovant dans un cocon d'amour.  Elle en avait presque les larmes aux yeux et dû s'y reprendre à deux fois tout en reniflant avant de finalement ouvrir la bouche, la tête toujours cachée. «  J'accepte tes excuses. » murmura-t-elle d'abord, doucement, sa voix percée de sanglot qu'elle tentait pourtant de cacher. «  Einar, je... » elle recula doucement, se défaisant ainsi de l'étreinte. Nymeria passa la paume de sa main sur son visage, essuyant ses yeux qui s'étaient mit à perler. « Je suis vraiment désolé de t'avoir causé autant de souci » balbutia-t-elle, les yeux écarillés. «  je ne pensais pas à mal, vraiment... crois moi... je ne voulais pas ! J'avais juste besoin de... d'air frais. Les murs m'opressent, la cérémonie arrive, la politique grandit en moi mais moi, moi je ne grandis pas. » elle secoua doucement son visage de gauche à droite. «  Non, c'est juste que je ne veux pas grandir. On m'offre un avenir tout tracé sans jamais me demander mon avis. » planta son regard dans les yeux sombres d'Einar, elle continua : «  je veux être reine, c'est le seul désire que je n'ai jamais eu. Mais... mais... mais j'ai peur. J'ai peur de ne pas être à la hauteur des attentes de mon père, ni de celles de mon peuple... et encore plus... des tiennes. Tu te donnes tant de mal pour m'apprendre des choses et je suis nulle. Si, Einar, il faut le dire ! Je suis nulle ! La survie est un concept qui me passe bien au dessus de la tête, je suis toujours protégée. Comment veux-tu que je m'imprègne de ces choses là en restant lovée dans un foyé chaleureux ? » elle baissa les yeux, essuyant de nouveau ses larmes. «  Je devais me faire violence. Je devais voir à quoi ressemble la vie, la vraie. Vous tentez de m'en protéger parce qu'elle est dangereuse pour moi, mais elle m'est tellement étrangère, me semble tellement lointaine que je ne peux pas la concidérer comme réelle. Là. J'ai dormi dans les auberge insalubre, j'ai bu de l'eau trouble, j'ai dormi à la belle étoile. Je sais enfin à quoi m'attendre. Et j'en redemanderai, parce que j'ai aimé ça. »

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Forgive me || Einar
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