AccueilAccueil   Tumblr  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  
Avis de Recherche
Nous recherchons activement des Terre, des Eau et des Innocents
Merci de favoriser les PV, scénarios et pré-liens !
Intrigue n°2
La deuxième intrigue a vu le jour
Pour savoir ce qui va se passer entre les régions, c'est par ici !

Partagez|

[flashback] don't let me down (lachlan)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
AuteurMessage

avatar

Invité
Invité




~#~Sujet: [flashback] don't let me down (lachlan) Sam 24 Déc - 15:21


Une voix te tire subitement de ton sommeil, te faisant grimacer. Tes yeux s’ouvrent rapidement, tandis que ton cœur se met à battre la chamade. Tu sens que le danger n’est pas loin. Tu as l’habitude de ne dormir que d’une oreille, à l’écoute du moindre bruit qui pourrait trahir une présence. Et cette présence, tu la sens. Il y a des voix à l’extérieur de la grange dans laquelle tu as trouvé refuge pour la nuit. Tu as passé une journée chez un couple de fermiers dont  l’enfant était souffrant de fièvre. Tu as pris soin de lui, tu es restée à son chevet plusieurs heures. Jusqu’à ce que la fièvre finisse par tomber et que tu considères ton travail achevé. En récompense, les fermiers t’avaient offert un copieux repas, et un lit de pailles. De quoi te satisfaire plus que de raison. Il ne t’en faut pas plus pour être heureuse. Savoir que tu as peut-être sauvé une vie, manger à ta faim, et avoir un toit au-dessus de ta tête pour dormir.

Tu écoutes les bruits des alentours. Des voix, plusieurs. D’instinct, tu t’es redressée, empoignant la lame que tu caches sous les jupes de ta robe. Tu sais te défendre, et cela ne te fait pas peur de devoir te battre. Tu es une voyageuse, une femme seule de surcroît, et de ce fait une cible facile pour les mercenaires ou les voleurs. Tu en as déjà à de nombreuses reprises fait les frais. Quelque fois à tes dépends, et surtout aux leurs. Tu retiens ton souffle, tandis que les bruits de pas se rapprochent de l’entrée de la grange. Accroupie, tu sautes agilement jusqu’à te cacher derrière des fétus de pailles, pour être ainsi à l’abri des regards. Ton regard se porte vers la fenêtre au niveau du toit, laissant passer les rayons lumineux de la lune. Tu pestes que le ciel soit aussi dégagé cette nuit, dans l’obscurité totale il aurait été plus difficile de te repérer. Mais tu es réveillée avec les sens alertes, et l’envie d’en découdre. Qu’ils tentent quoi que ce soit contre toi, tu es prête. Tu auras l’effet de surprise avec toi.

Lentement, la porte de la grange s’ouvre, et deux hommes pénètrent à l’intérieur. Tu reconnais grâce aux rayons de lune le fermier qui t’a accueilli, et un inconnu à ses côtés. Tu restes perplexe quant à la présence du fermier. Tu as sauvé son fils aujourd’hui, il est redevable à ton égard. Et puis il avait l’air sincère. L’idée qu’il puisse te trahir te surprend. Mais tu préfères rester dans l’ombre, et sur tes gardes. « Dame Nee’lahn, des voyageurs sont venus jusqu’à nous dans la nuit. L’un des leurs est blessé et ils réclament votre aide. » Tu fronces les sourcils, sondant le timbre de voix du fermier. Il a l’air sincère. Comme s’ils semblaient avoir compris ton hésitation, les deux hommes mettent leurs mains bien en évidence, pour prouver qu’ils ne sont pas armés. Après quelques secondes de réflexion supplémentaires, tu te décides à sortir de ta cachette, la main contenant le poignard dans ton dos. Juste au cas où, même si tu penses qu’ils disent la vérité. « Où est-il ? » que tu leur demandes, restant à bonne distance d’eux. Le fermier reprend la parole « Nous l’avons installé sur la grande table du salon. » Tu hoches la tête en signe d’approbation, les suivant jusqu’en dehors de la grange. Sur le court trajet jusqu’à la ferme, tu en profites pour remettre rapidement tes cheveux en place et ranger ta lame. Tu pénètres dans la bâtisse, où en effet un homme est allongé. Et visiblement mal en point. À entendre ses grognements, il est encore conscient. « Que vous est-il arrivé ? » que tu lui demandes, une fois auprès de lui. Tandis que tu attends sa réponse, tu sondes les blessures apparentes et leurs potentielles gravités. « Enlevez votre chemise. » Ta voix est sèche, autoritaire, contrastant avec ton regard doux. Tu ne veux pas perdre de temps à négocier, si il veut qu’il soit soigné, il a tout intérêt à t’obéir, au doigt et à l’œil.


Dernière édition par Nee'lahn Silvany le Lun 26 Déc - 21:09, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas

avatar


❝ Disponibilité RP : Disponible
❝ Message : 1904
❝ Avatar : Kristofer Hivju
❝ Multi-Compte(s) : Kara Ergorn-Jaggde, Cyne Wkar
❝ Crédits : angeldust (ava), tumblr (gif signa & profil), persephone (signa)

❝ Métier : Aide son ami Aishwarya à sa taverne
❝ Age : 37 ans
❝ Niveau : Je n'ai pas de niveau


~#~Sujet: Re: [flashback] don't let me down (lachlan) Dim 25 Déc - 21:49


Le combat avait été rude. Bien plus rude que prévu. Les coups avaient été violents, répétés, incessants. Brutaux. Lachlan n'avait pas sous-estimé son adversaire. Pour une fois, il était bien plus grand que lui, de dix bons centimètres, ce qui avait déjà mis la puce à l'oreille de l'Exempt. Rares étaient ceux qui dépassaient le géant roux, qui accumulait les victoires les soirs où il venait se défouler et amasser des pièces. L'homme était cependant plus gras, et donc plus lent que Lachlan, qui avait tout misé sur ce détail. Un homme lent et empoté était facile à vaincre, car ce dernier ne pensait qu'à abattre ses poings pour causer le plus de dégâts possibles, sans penser à garder son énergie pour rester debout le plus longtemps. Lachlan savait que le combat allait être dur, car il devait subir les attaques de son rival et le laisser se fatiguer, seul, avant de l'achever.

Non, Lachlan n'avait pas sous-estimé son adversaire. Il s'était tout simplement lui-même surestimé. Il avait pensé pouvoir supporter les coups, encaisser sans broncher, mais au bout du cinquième uppercut, il avait compris que ça ne pouvait plus durer. Son arcade était ouverte, le sang ruisselant sur son visage. Au vu de la douleur dans son torse, il devait avoir plusieurs côtes cassées, et il peinait à respirer sans qu'un sifflement aigu ne se fasse entendre. Son genou semblait avoir du mal à supporter son poids, tremblant à chaque pas. Néanmoins, Lachlan restait debout, fixant son adversaire de son regard froid, impitoyable, le jaugeant, le défiant, prêt à réagir à la moindre faiblesse même minime. Et c'est cette attention extrême qui termina le duel ; l'homme blond, voyant Lachlan trébucher, avait baissé sa garde, croyant sûrement gagner, mais l'Exempt profita de ce sursaut de confiance. Il se rattrapa rapidement, évitant de tomber, avant de se jeter sur son rival, lui assénant directs du droit après directs du gauche, encore et encore. Une douleur sourde pulsa dans sa main droite lorsqu'un de ses doigts se brisa, mais il ne s'arrêta que lorsqu'il fut sûr que son adversaire n'allait pas se relever. Celui-ci avait frappé le sol à trois reprises de sa main, signifiant qu'il abandonnait. Lorsque les deux hommes se détachèrent, Lachlan reculant en boitillant, il n'y avait qu'une vision sanglante de ce qui avait été une arène, la poussière ayant pris une couleur rougeâtre presque noire. Les deux combattants avaient été très salement amochés ; le géant blond était presque inconscient, se faisant traîner par d'autres gars hors de l'arène. Même si Lachlan n'était pas dans un meilleur état, il refusa l'aide des autres et ramassa lui-même les pièces qui lui revenaient de droit.

Et sans savoir vraiment comment tout cela s'était fait, il s'était retrouvé en route pour Dahud, aidé par quelques autres hommes qu'il pensait connaître — plus rien n'était vraiment très clair dans son esprit, à cet instant. Il voyait vaguement les ombres des arbres alors qu'ils entraient dans la forêt formant la frontière qui séparait Vainui de leur région voisine. L'obscurité de la nuit était bien plus opaque qu'habituellement, les nuages bas assombrissant fortement la forêt. Cependant, le petit groupe formé d'à peine trois personnes faisait bien attention à ne pas se faire remarquer par les gardes qui patrouillaient à la frontière ; même si voyager ici n'était pas vraiment interdit officiellement, mieux valait l'éviter durant la nuit. « Où va-t-on ? » grogna Lachlan entre ses dents. Ses camarades lui répondirent vaguement qu'ils rejoignaient un guérisseur très connu qui pouvait éviter à Lachlan de nombreuses souffrances. Ce dernier, s'il avait été en état de répondre correctement, leur aurait faussé compagnie, rentrant simplement chez lui en camouflant ses blessures, comme il avait l'habitude. Il était doué, puisque sa sœur et son presque beau frère n'y voyaient que du feu, mais si ses compagnons de route considéraient qu'il avait besoin d'un coup de main, alors il les croyait. Même s'il n'avait pas totalement confiance en eux, ne les connaissant pas suffisamment, il ne pouvait pas se voiler la face : il restait dans un trop mauvais état pour rentrer seul chez lui.

Il dut perdre connaissance un moment puisque ce furent des voix masculines qui le firent revenir à lui. « ...besoin d'elle... » « ...nous ont dit qu'elle était ici... » « ...trop mauvais état... » Lachlan voulut ouvrir les yeux pour regarder autour de lui, mais une seule paupière se souleva avant de se rabaisser immédiatement, éblouie par la lumière. C'était une simple bougie qui flamboyait juste devant lui, mais c'était trop pour lui, habitué à la noirceur de la nuit. Ses compagnons de route le firent à nouveau bouger et il finit par s'écraser sur une surface dure et froide, qui s'enfonça douloureusement dans son dos meurtri. Il grogna et rouvrit son unique œil valide, examinant la pièce dans laquelle il se trouvait. Une ferme, comprit-il rapidement. Il devait être sur une table. A peine eut-il fini de regarder autour de lui qu'une grande femme arriva, ses longs cheveux blonds bien en place sur ses épaules. Lachlan ne lui lança qu'un simple regard inattentif, pensant qu'il s'agissait de la femme du propriétaire des lieux, mais celle-ci s'approcha de lui, sondant ses blessures. « Que vous est-il arrivé ? » demanda-t-elle. Lachlan ne répondit pas, la scrutant, prêt à réagir au moindre mouvement suspect. Il était hors de question qu'une inconnue s'approche de lui. Il ne pouvait pas être aussi inconscient. « Enlevez votre chemise » Sa voix dure et sèche contrastait énormément avec son regard doux, mais l'Exempt n'était pas dupe. Il prit une longue inspiration sifflante, ne quittant pas des yeux la femme.

« Je n'ai pas besoin de vous ». Sa voix était rauque, bien plus qu'à l'accoutumée. C'était à peine si l'on pouvait considérer ce grognement comme une réponse, tant Lachlan avait serré les dents. Il n'avait pas besoin d'une femme pour soigner ses blessures, encore moins une inconnue qui pouvait très bien le dénoncer. Pour motiver ses dires, il se releva en position assise avant de lancer ses jambes sur le côté, prêt à descendre de la table, mais il se sentit partir en arrière et il s'écrasa lamentablement sur la table, grognant de douleur. « Ramenez-moi ». Redoutant que la dame ne le touche et découvre son secret — après tout, si elle était véritablement guérisseuse, elle pouvait très bien sentir qu'il ne possédait aucun don —, il ajouta : « Et ne me touchez pas ».


______________________

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar

Invité
Invité




~#~Sujet: Re: [flashback] don't let me down (lachlan) Lun 26 Déc - 19:49


Il n’a pas besoin de toi. Cette phrase claque l’air et jette un froid dans l’assemblée. Il y a des regards contrariés de la part des autres voyageurs, ainsi que des regards gênés. Personne ne semble savoir quoi répondre, et tout le monde s’observe, se demandant quoi faire. Tu lis clairement l’hésitation dans l’attitude de ses compagnons. Est-ce qu’il faut l’écouter ? Ou le forcer ? Avoir fait tout ce chemin pour rien, et avoir réveillé une guérisseuse et une famille de fermiers… Ça ne serait pas un peu du gâchis ? Qui plus est, l’homme est mal en point. Il n’y a pas besoin d’avoir de quelconques connaissances en matière de soins pour le savoir. Il a un œil fermé à cause d’un énorme hématome causé par une blessure au niveau de l’arcade sourcilière. Arcade, d’ailleurs, qu’il faudra recoudre, sinon elle va risquer de s’infecter. Et ça, ce n’est que le haut de l’iceberg. Le pire, surement, est ailleurs. Il n’y a qu’à entendre sa respiration sifflante et sa voix rauque et grésillante. Pour l’instant, tu ne bronches pas. Après tout, c’est lui le patient, c’est lui qui décide. Même si tu ne souhaites pas le voir souffrir, tu n’en es pas à l’obliger à se faire soigner. S’il ne veut pas de toi, libre à lui de se lever et de repartir d’où il vient. Quoi que tu doutes fortement que cela soit possible.

Tu hausses un sourcil lorsqu’il se décide à bouger. Lorsqu’il tente de se lever et de se tenir sur ses jambes. Tu remarques sans difficulté la douleur qu’il a à une de ses jambes. Une plaie, une entorse, tu ne pourrais pas le dire, mais en tout cas c’est assez sérieux pour le faire vaciller et perdre l’équilibre. Tu l’observes sans bouger s’échouer de nouveau sur la lourde table en bois du salon, qui recule tout de même sous le poids de l’estropié. Tu jettes un regard curieux à ses compagnons lorsque l’homme s’obstine et demande à ce qu’il soit ramené chez lui. Toi, tu croises les bras au niveau de ta poitrine, le calme émanant de toutes les fibres de ton corps. La panique ne fait pas partie de ton tempérament, et tu sais que ses blessures ne sont pas mortelles. Et quand bien même elles le seraient, s’il continue à rester dans l’opposition, et bien tu ne pourras de toute manière rien pour lui. Et si c’est pour te faire perdre ton temps, autant que tu reprennes tes affaires et que tu retournes te coucher. Tu tiques lorsqu’il t’ordonne de ne pas le toucher. Tu soupçonnes en sondant son regard que ce n’est pas une question d’orgueil. Il a peur de quelque chose. Possède un secret qu’il préfèrerait bien garder. Tu as peut-être une petite idée quant à la réponse, mais préfères garder tes hypothèses pour toi. « Je ne suis pas là pour vous causer le moindre mal. » que tu te contentes de lui rétorquer, avec un calme décontenançant. Tu pourrais être en colère qu’il te rejette, ou qu’il te fasse perdre ton temps. Mais il n’en est rien. Il est inquiet, et douloureux, tu peux donc comprendre aisément qu’il se comporte de la sorte, et tu ne lui en tiens pas rigueur.

S’il est un minimum doué d’intelligence et de raison, il se rendra très bientôt compte qu’il n’a pas vraiment le choix. Que s’il veut pouvoir se lever de cette table, il devra avant être soigné. « Sortez tous. Et que l’un d’entre vous remplisse ce seau de neige. » Ta voix claque dans la pièce, et après quelques secondes de surprises et d’hésitations, tous s’exécutent en silence. Si l’homme semble gêné à cause de son secret, peut-être le sera-t-il moins si tous sont dehors. Tu attends qu’ils soient tous partis pour reporter ton attention sur l’homme. « Quelque soit votre secret, sachez que je m’en contrefiche. Je suis ici pour vous soigner, pas pour vous juger. » Tu poses la lourde sacoche que tu as autour de ta taille sur un buffet en bois, et l’ouvres pour vider son contenu. Tu le laisses ainsi poser le pour et le contre, tandis que tu te tournes vers le feu pour y laisser une boite en fer chauffer et se stériliser. « Vous avez de la chance déjà d’être arrivé sur vos deux jambes. Mais sachez que si vous décidez de partir, vous ne ferez pas trois pas dehors avant de vous effondrer. » Tu fais des allers et retours entre le feu et ton plan de travail improvisé, ne prenant même plus la peine de le regarder. « Je ne vous force en rien. Mais avant de prendre votre décision, réfléchissez bien aux conséquences de vos actes. » que tu conclues d’une voix grave, finissant ta phrase en posant un regard lourd de significations dans sa direction.
Revenir en haut Aller en bas

avatar


❝ Disponibilité RP : Disponible
❝ Message : 1904
❝ Avatar : Kristofer Hivju
❝ Multi-Compte(s) : Kara Ergorn-Jaggde, Cyne Wkar
❝ Crédits : angeldust (ava), tumblr (gif signa & profil), persephone (signa)

❝ Métier : Aide son ami Aishwarya à sa taverne
❝ Age : 37 ans
❝ Niveau : Je n'ai pas de niveau


~#~Sujet: Re: [flashback] don't let me down (lachlan) Lun 26 Déc - 21:34



Le calme de la guérisseuse était décontenançant, et Lachlan ne sut comment réagir quand elle lui parla, d'une voix ferme mais douce. C'était comme si elle savait, comme si elle avait découvert son secret alors qu'elle ne l'avait même pas touché. Rien qu'en le regardant, examinant ses réactions, ses gestes, ses paroles. Alors, Lachlan fut convaincu, convaincu de son pouvoir, de ses capacités. Pourtant, au fond de lui, quelque chose le rebutait. Il ne pouvait pas se permettre de lâcher le morceau aussi facilement, alors que tant de personnes les entouraient, les fixant, attendant une quelconque action d'un côté comme de l'autre. Non, il ne pouvait pas la laisser l'approcher, la laisser le toucher, le soigner, alors qu'il avait tant à protéger. A cet instant, malgré son esprit embrumé par la douleur, il pensa à sa sœur. Sa petite sœur, dont il était l'unique famille restante. Il pensa qu'il ne pouvait pas l'abandonner, la laisser seule après tout ce qu'ils avaient vécu. Même si leur ami était là pour elle, il ne pouvait pas l'abandonner.

Le bruit soudain autour de lui attira son attention et il se rendit compte que les autres hommes présents dans la pièce quittaient l'espace petit à petit, laissant la guérisseuse et Lachlan seuls l'un avec l'autre. Le géant roux sonda la dame, tandis qu'elle se tournait vers lui, le regard franc. « Quelque soit votre secret, sachez que je m’en contrefiche. Je suis ici pour vous soigner, pas pour vous juger. » Quelque soit votre secret... quelque soit votre secret... Cela tournait en boucle dans l'esprit de Lachlan. Il était perdu. Il s'était certes pris trop de coups pour réfléchir clairement, mais il était certain que s'il avait été amené ici, c'était pour une bonne raison. Les guérisseurs  de Vainui, qui voulaient bien soigner les combattants clandestins, étaient rares et ne soignaient guère un homme durant la nuit, préférant largement la sécurité du jour et de sa lumière. Cependant, ses compagnons ne savaient pas pour sa... condition, et c'était un énorme enjeu. Car il n'était pas le seul à se mettre en danger. Lachlan suivit du regard tous les faits et gestes de la guérisseuse, la regardant poser une sacoche sur un buffet, avant d'en sortir plusieurs objets plus étranges les uns que les autres. « Vous avez de la chance déjà d’être arrivé sur vos deux jambes. Mais sachez que si vous décidez de partir, vous ne ferez pas trois pas dehors avant de vous effondrer. » Elle ne le regardait plus, à présent, concentrée sur ses jeux de mains. Ses nombreux allers-retours commença à donner le tournis à Lachlan qui préféra fermer son œil un court instant, alors qu'une envie de vomir se faisait sentir. « Je ne vous force en rien. Mais avant de prendre votre décision, réfléchissez bien aux conséquences de vos actes. »

« J'accepte », grogna-t-il, les yeux fermés. « Si seulement vous voulez bien arrêter de tourner ». Après quelques secondes de silence, son envie de vomir tout le peu qu'il avait dans l'estomac disparut, redonnant vie à la douleur sourde qui pulsait dans son torse. Rouvrant son œil valide, il scella son regard à celui de la belle blonde, la défiant du regard. « Mais je vous préviens ». Lachlan n'avait pas pour habitude de menacer les gens. Il n'avait pas besoin de ça, puisqu'il ne faisait jamais assez confiance aux autres pour leur laisser le temps de trouver un moyen de pression contre lui. De plus, c'était totalement contre sa morale, contre son état d'esprit. Menacer était une preuve de faiblesse et de violence, mais à cet instant précis, il n'avait pas d'autre choix. « Si un jour des soldats viennent m'arrêter, je saurai qui je devrai retrouver ». Cette dernière phrase lui coûta de nombreuses futures excuses envers sa sœur et envers cette guérisseuse si jamais cette menace s'avérait inutile. Il se promit de la remercier comme il le fallait s'il sortait de ce mauvais pas sans aucun autre problème, plus qu'il n'en avait déjà.

Se détendant le plus possible, il releva les bras vers sa chemise pour la retirer, en silence. Cependant, au moment de la passer par-dessus sa tête, il dut se résigner à demander un coup de main. Sa main droite était douloureuse du fait de ses doigts cassés, et il ne pouvait pas s'asseoir et rester droit seul. Sans mot dire, il regarda la guérisseuse. Les mots ne pouvaient pas franchir ses lèvres. Lachlan était quelqu'un de fier, qui avait grandi seul. Il était devenu indépendant très jeune et avait tout appris de lui-même, ne se reposant que sur ses acquis et sur ce qu'il pouvait apprendre dans la rue. Il n'avait jamais eu à demander de l'aide, excepté à sa sœur et son meilleur ami, et c'était dur, à cet instant, de devoir briser les tabous pour demander main-forte à une inconnue. Certes, celle-ci ne semblait pas dangereuse ni même ne serait-ce qu'un peu intéressée par lui autre que pour son état, mais Lachlan n'y arrivait pas. C'était trop lui demander. Surtout qu'après tout, ce n'était pas lui qui avait choisi d'aller jusqu'à une inconnue pour bander ses blessures. « Une dernière chose ». Lachlan tenta un brin d'humour pour tenter de cacher son désarroi. Il était vraiment dans une position délicate qu'il n'appréciait guère. « Interdiction d'utiliser vos instruments de torture. C'est pas trop mon genre, j'suis pas un garçon facile ». Son unique oeil se tourna vers la dame, la sondant toujours autant.


______________________

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar

Invité
Invité




~#~Sujet: Re: [flashback] don't let me down (lachlan) Mar 27 Déc - 20:19


Finalement, il accepte ton aide. Tu pousses un soupir discret tandis que ses mots sortent de sa bouche, tandis que tu sens un poids s’enlever de tes épaules. Tu ne voulais pas le forcer, mais le laisser là, dans sa douleur, t’aurais semblé insurmontable. Tu n’aimes pas voir les gens souffrir, et tu es soulagée que la raison l’emporte sur ses hésitations. T’as un demi-sourire qui se peint sur tes lèvres, illuminant ton visage aux couleurs de la porcelaine. Finalement, il n’est pas si buté qu’il n’y parait. Peut-être est-ce le fait d’avoir fait sortir tout le monde qui l’a décidé. Ou peut-être est-ce simplement ses blessures qui lui ont rappelé qu’il n’était pas invulnérable et que se passer d’une guérisseuse serait assimilé à du suicide. Tu as le dos tourné, occupée à organiser tes instruments, lorsqu’il te demande d’arrêter de faire des allers et retours entre le feu. Tu retiens un rire de percer entre tes lèvres vermeilles, tandis que tu remarques qu’il est de plus en plus détendu. Pour une fois que ses paroles ne portent pas uniquement dans l’agressivité… Tu te stoppes donc de marcher, et restes un long moment devant le buffet, commençant à préparer des mixtures qui te serviront pour plus tard. Tu te retournes et le fixes lorsqu’il te menace. Cela ne te fait ni chaud ni froid, en réalité. Parce que tu sais pertinemment que tu ne le dénonceras pas. Jamais. Parce que ce n’est pas dans ton intérêt. Tu as voué ta vie à soigner les autres, à faire le bien autour de toi. Tu te contentes de peu. De manger, de boire, un toit pour dormir, et c’est tout. Le reste n’est que futilités. Certes, tu es ambitieuse, et tu souhaites accroître ta renommée dans tout Oranda, mais tu ne le feras pas aux détriments des autres, jamais. Alors tu te contentes de le fixer avec douceur, et de lui offrir un sourire chaleureux. Tu gardes le silence face à ses menaces, ton attitude valant toutes les réponses du monde. Qu’il puisse avoir confiance en toi, tu seras muette comme une tombe.

Tu te retournes par politesse lorsqu’il souhaite enlever sa chemise. Des hommes torses-nus, voire complètement nus, tu en as déjà vu un paquet. Tu es une guérisseuse, et tu ne juges pas. Tu sais regarder les corps avec un regard détaché et désintéressé. Mais ça, les patients ne le comprennent pas forcément, la pudeur l’emportant souvent dans les premiers temps. Tu l’entends grogner, et tu te décides à te retourner pour voir ce qui ne va pas. Tu remarques alors qu’il est coincé avec une des manches, et qu’il est incapable de se déshabiller seul. « Je vais vous aider.  » que tu souffles dans un murmure, tandis que tu t’approches sans faire le moindre bruit dans sa direction. Doucement, et avec milles précautions, tu te permets de l’aider et de lui enlever sa chemise, que tu plies ensuite soigneusement pour poser dans un coin du salon. Certes, c’est une chemise crasseuse et couverte de sang, mais tu ne te permettrais pas de la balancer et la jeter à terre. Tu prends soins des choses, comme des gens. Tu retournes ensuite près de lui, remarquant le doigt visiblement cassé qui l’a tant fait souffrir au moment d’enlever son haut. Une blessure supplémentaire qu’il te faudra prendre en charge. Mine de rien, la liste commence à s’alourdir, mais cela ne te fait pas peur pour autant, bien au contraire. Tu retournes ensuite au niveau de ton buffet, d’où tu prends un bol rempli d’herbes et de racine en tout genre. Tu le poses à côté de l’homme, puis tu attrapes une bougie et y mets le feu. La fumée qui s’y dégage est opaque, et diffuse une odeur agréable. « Respirez la fumée. Elle va vous ouvrir les bronches et vous permettre de mieux respirer. » Première blessure soignée. Tu poses ensuite un regard distrait vers la porte de la ferme qui se rouvre. Le fermier fait quelques pas dans la demeure, dépose le seau rempli de neige, puis repart rapidement.

Tu ne peux pas t’empêcher de rire face à la remarque de l’homme. Ne pas utiliser tes instruments de torture sur lui. Cela risque d’être compliqué pour la plaie qu’il a à l’arcade… Tu te diriges vers la cuisine, d’où tu tires une bouteille d’un alcool fort. Tu lui tends avec un sourire amusé. « Buvez ça, vous sentirez moins la douleur. » Parce que tu ne peux pas lui promettre une telle chose. D’ailleurs, tu te diriges vers le feu, d’où tu extraits grâce à des pinces la boite métallique à présent incandescente. Tu attends quelques minutes qu’elle refroidisse, puis l’ouvres et sors un hameçon. « Il va falloir recoudre votre arcade sourcilière. » Tu t’approches de lui, l’hameçon et le fil accroché dessus dans la main. Tu lui tends de ton autre main un petit bâton qu’il va pouvoir mordre si la douleur se fait trop forte. « Il ne va pas falloir bouger par contre. » que tu lui imposes. Sinon ça ne fera qu’augmenter la souffrance et leur faire perdre du temps inutilement. « Attention, ça va piquer. » que tu lui annonces, lui prenant la bouteille pour lui renverser de l’alcool sur la plaie pour désinfecter. Tu attends quelques secondes que la douleur passe, puis, tu te penches au-dessus de lui jusqu’à introduire l’hameçon dans sa peau. Tu ne trembles pas, et poses toute ton attention sur la plaie. Pour ainsi travailler vite et bien. « Voilà, c’est terminé. Pas la peine de pleurer, non ? » que tu lui lances, taquine, avec d’enchainer avec un « Et donc, qu’est-ce qui vous est arrivé ? » histoire de changer de sujet.
Revenir en haut Aller en bas

avatar


❝ Disponibilité RP : Disponible
❝ Message : 1904
❝ Avatar : Kristofer Hivju
❝ Multi-Compte(s) : Kara Ergorn-Jaggde, Cyne Wkar
❝ Crédits : angeldust (ava), tumblr (gif signa & profil), persephone (signa)

❝ Métier : Aide son ami Aishwarya à sa taverne
❝ Age : 37 ans
❝ Niveau : Je n'ai pas de niveau


~#~Sujet: Re: [flashback] don't let me down (lachlan) Mer 28 Déc - 17:50



Lachlan respirait mieux, maintenant. La fumée dégagée par les plantes brûlées lui procurait une sensation agréable, et il inspira à nouveau pendant un long moment avant d’expirer. Même s’il avait encore mal à chaque respiration, sûrement dû à des côtes brisées, le bruit de sifflement ne se faisait plus entendre. Il ferma son œil pour savourer encore un peu la disparition d’une partie de la douleur, mais un bruit à côté de lui le lui fit rouvrir, et il eut tout juste le temps d’apercevoir le fermier sortir de la pièce en silence, comme la guérisseuse leur avait demandé. Ils furent à nouveau seuls, l’un blessé, l’autre guérissant. Face à ce tableau, si Lachlan avait eu l’esprit plus clair, il aurait ri de devoir dépendre d’une femme inconnue en terre inconnue. Non pas parce que c’était une femme, il n’était pas macho — sinon sa sœur l’aurait tué —, mais parce qu’en temps normal, il n’aurait jamais accordé sa confiance à quelqu’un qu’il ne connaissait même pas — il n’avait jamais entendu parler d’une guérisseuse ! — alors qu’il ne pouvait pas penser à aligner plus de deux mots. Cependant, à cet instant, il avait tout sauf envie de rire, surtout quand la guérisseuse lui apporta une bouteille, la lui tendant. Lachlan la renifla un court instant avant de grimacer, l’odeur de l’alcool lui débouchant les narines. Il était hors de question qu’il boive. Son esprit était bien trop embrumé par la douleur et la fatigue, et être ivre était la dernière de ses envies, surtout s’il devait rentrer chez lui en marchant. Néanmoins, après une courte hésitation, il porta le goulot à ses lèvres et but une demi-gorgée d’alcool. Après tout, on ne pouvait pas cracher sur de l’alcool, même blessé.

Après quelques nouveaux vas-et-viens, la guérisseuse finit par venir lui recoudre l’arcade après avoir renversé un peu d’alcool sur la blessure. C’était quasi la partie du corps la plus fragile, qui ne survivait pas très longtemps  aux coups des adversaires. C’était la partie la plus visée des combattants, puisque cela permettait d’aveugler un court instant l’ennemi alors que le sang coulait. Bien sûr, c’était le premier coup que Lachlan avait subi durant son combat avec l’autre géant, mais il ne s’était pas fait avoir et avait directement essuyé le sang avant que celui-ci ne le gêne. C’était également la blessure la plus facile à cacher à sa sœur et son beau-frère. Un fil, une aiguille, un petit peu de doigté, un morceau de miroir et le tour était joué. Lachlan avait bien l’habitude de se soigner lui-même les soirs où il rentrait trop tard, alors que sa famille dormait paisiblement, ne semblant pas se rendre compte des quelques gouttes de sang qu’il pouvait laisser tomber au sol, et qu’il se dépêchait de laver discrètement le lendemain, dans leur dos. Alors, quand la guérisseuse le prévint que ça risquait de faire mal et qu’il ne devait pas bouger, il ne fit que serrer les dents, ne bronchant pas. Un simple hameçon n’était rien comparé à tous les coups qu’il avait déjà reçus. « Voilà, c’est terminé. Pas la peine de pleurer, non ? » lâcha-t-elle d’un ton taquin. Son ton tranchait de celui utilisé au début de leur rencontre, plus sec et ferme. Maintenant qu’il avait accepté son aide et qu’il ne semblait plus vouloir ficher le camp sans prendre en considération ses blessures, peut-être était-elle redevenue elle-même, plus douce, plus naturelle. Cela surprenait vaguement Lachlan, mais il préféra ne pas s’attarder là-dessus. « Il faudra me faire bien plus pour me faire pleurer, madame ».

« Et donc, qu’est-ce qui vous est arrivé ? » La voix de la guérisseuse était totalement neutre, comme si elle posait la question pour lui changer les idées alors qu’il souffrait. Lachlan regarda pendant un moment le plafond, ne semblant pas vouloir lui répondre. A vrai dire, il ne voulait pas lui parler des combats clandestins. Il était très connu que les guérisseurs, les vrais, ceux pour qui aider les autres, soigner les gens était dans leurs gènes,  n’appréciaient pas particulièrement ces petites parties dont le but était de se taper dessus pour se détendre. Pour une raison qu’il ignorait, Lachlan ne voulait pas atteindre la guérisseuse d’une quelconque manière — peut-être parce qu’elle maniait des instruments qui ne lui inspiraient pas confiance du tout —, alors il se cherchait une excuse. Et la seule qui lui vint fut pathétique. « Je suis tombé ». Sur un poing, pensa-t-il. Et même sur plusieurs, vu son état. Ne voulant pas épiloguer sur son mensonge flagrant, il pencha la tête vers la guérisseuse, la sondant du regard. « J’ai une proposition, madame ». D’un signe du menton, il désigna les instruments de la guérisseuse, qui étaient posés un peu plus loin, sur le buffet. « J’accepte que vous vous serviez de vos outils de terreur, si seulement vous répondez à toutes mes questions ». Parce qu’il fallait bien passer le temps, et qu’il ne voulait pas parler de lui. Dans son état, il risquait de révéler des choses qu’il devait garder pour lui, qui pouvaient être bien trop dangereuses pour sa famille. Lançant un regard interrogateur à la guérisseuse, il se dit qu’elle pouvait penser que finalement, il n’était pas si difficile à convaincre, mais après tout, son esprit n’était plus vraiment en état.

______________________

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar

Invité
Invité




~#~Sujet: Re: [flashback] don't let me down (lachlan) Mer 28 Déc - 20:40


Il ne boit pas à la bouteille. Ou disons pas comme il le devrait. Quelques gorgées, tout au plus. De quoi savourer, mais pas s’enivrer. Tu ne bronches pas face à ce constat, et tu fais comme si tu n’avais rien vu. Il ne veut pas perdre connaissance. Ne veut pas risquer de perdre ses réflexes. Il ne te fait donc toujours pas confiance. Tu retiens une petite mine boudeuse. Que lui faut-il pour qu’il comprenne que tu es quelqu’un qui ne le trahira pas ? Il est spécial. De ceux qui ont quelque chose à cacher, et qui l’ont toujours eu. Il est de ceux qui n’ont jamais fait confiance à personne. Suspicieuse, et des plus curieuses, tu profites d’être à ses côtés pour l’observer. Distraitement, ton regard se pose sur son avant-bras. Et ce que tu ne vois pas confirme tes doutes. C’est un Exempt. Voilà donc la raison de sa méfiance, et de son refus catégorique que tu l’approches ou ne le touches. Un petit sourire se dessine sur le coin de tes lèvres, qui s’éteint aussi vite qu’il est apparu. Tu le comprends mieux, à présent. Et tu soupçonnes qu’à présent, tu dois encore mieux le comprendre que la plupart de ses congénères. Sont-ils au courant de sa condition ? Tu en doutes fortement. Sinon il n’aurait pas fait tout ce boucan et aurait toléré qu’ils restent dans la pièce.

Qu’il soit un Exempt ne te fait ni chaud ni froid. Tu ressens même une certaine fierté à le côtoyer. Les Exempts sont connus pour être de grands solitaires qui fuient les autres comme la peste. Ou qui, quand ils les côtoient, mentent autant aux autres qu’à eux-mêmes. Machinalement, tu peux pas t’empêcher à penser à ton défunt mari. Lui aussi était un Exempt. Tu chasses cette image de lui d’un battement de cils, sentant ton cœur se serrer à ce souvenir. C’est toujours douloureux, de penser à lui. Il te manque tellement. Tu te reconnectes avec la réalité, et te forces à sourire lorsqu’il t’avoue qu’il lui en faudra plus pour pleurer. Ton sourire, même si teinté de tristesse, reste chaleureux et empli de bonté. Tu es contente qu’il te parle, qu’il s’ouvre à toi. Qu’il ne soit plus l’ours douloureux prostré sur lui-même et refusant de dire ou de faire quoi que ce soit. Une fois le travail fini, tu reposes dans sa boite l’hameçon, et te diriges vers une bassine d’eau pour te laver les mains, qui sont couvertes de sang. Il n’a pas bronché lorsque tu l’as recousu. Comme s’il avait l’habitude. Sa réponse quant à ta question te confirme tes doutes. Il est tombé. Soit disant. « Alors la chute a dû être rude. » que tu lui confies avec un haussement d’épaules. Tu ne le crois pas, et tu lui fais bien comprendre de par ton regard et ton attitude. Seulement, tu préfères ne pas rentrer plus dans les détails, et ne pas insister. S’il veut garder la raison secrète, c’est son choix. Tu n’es pas là pour mieux le connaitre, mais pour le soigner. Et c’est dans ses droits de ne pas tout te dire.

Tu tiques lorsqu’il te fait une proposition. Intriguée, tu retournes à ses côtés, les bras croisés au niveau de ta poitrine. « Nee’lahn. » que tu t’empresses de rétorquer. Ainsi, il n’aura plus à t’appeler madame. Tu attends ensuite qu’il te fasse part de sa requête, et de nouveau un rire fuse à travers tes lèvres lorsqu’il finit par le faire. Ça t’amuse, qu’il appelle tes instruments des outils de terreur. De bonne foi, et ne voulant pas casser la relation de confiance qui s’établie petit à petit entre vous, tu acquiesces. « Très bien. Quelle est votre première question ? » Tu veux bien jouer le jeu, même si de toute manière tu sais déjà que tu n’auras plus besoin d’utiliser tes fameux « outils de terreur » comme il aime si bien les qualifier. Le reste de ses blessures, tu les soigneras d’une autre manière. Pas sûr qu’il l’apprécie, mais ça, il n’a pas vraiment le choix de toute façon. Tandis que tu attends qu’il formule sa question, tu te diriges vers une table, où sont posés des linges. Tu en prends trois, et les enroules dans de la neige. Une fois les ballotins faits, tu lui tends un après avoir posé les deux autres sur le buffet, pour plus tard. « Pour votre arcade, ça devrait vous soulager et éviter que l’hématome ne s’agrandisse. » Tu te positionnes ensuite en face de lui, et tu tends une de tes mains devant toi. Ainsi, tu lui demandes indirectement qu’il te donne la tienne. Bien évidemment, tu veux la main avec le doigt cassé, l’autre ne t’intéressant pas des masses. Une fois qu’il t’a tendu sa main, tu la prends entre tes doigts avec douceur, et soupèses la gravité de la fracture. « Il va falloir que je vous remette le doigt en place. » Là encore, une bien mauvaise nouvelle pour lui. « Et je n’aurais pas besoin d’un de mes outils de terreur. » que tu précises. Seule ta dextérité suffira.
Revenir en haut Aller en bas

avatar


❝ Disponibilité RP : Disponible
❝ Message : 1904
❝ Avatar : Kristofer Hivju
❝ Multi-Compte(s) : Kara Ergorn-Jaggde, Cyne Wkar
❝ Crédits : angeldust (ava), tumblr (gif signa & profil), persephone (signa)

❝ Métier : Aide son ami Aishwarya à sa taverne
❝ Age : 37 ans
❝ Niveau : Je n'ai pas de niveau


~#~Sujet: Re: [flashback] don't let me down (lachlan) Ven 30 Déc - 16:01



« Nee’lahn ». Son nom était doux, autant à prononcer qu’à entendre. Lachlan regarda la guérisseuse un court instant, l’étudiant alors qu’elle venait tout juste de prononcer à une vitesse étonnante son prénom. A croire qu’elle n’aimait pas qu’on l’appelle madame. Pourtant, Lachlan connaissait bon nombre de femmes qui refusaient catégoriquement qu’on utilise leur prénom ou même leur nom, même dans un cercle privé, trop intéressées par leur rang qu’autre chose. Ainsi, rien que ce petit nom, prononcé avec hâte, rendit Lachlan un peu plus respectueux de la guérisseuse, sans qu’il ne sache véritablement quand il avait commencé à la respecter plus que de raison. Peut-être au moment où elle avait commencé à dire une petite blague, pour le détendre. La guérisseuse rit doucement lorsqu’il lui fit sa proposition, et il arqua un sourcil, prêt à ajouter une condition — ne pas se moquer de lui, après tout, il était blessé —, mais elle ne lui en laissa pas vraiment le temps. « Très bien. Quelle est votre première question ? ». Lachlan ne s’était pas attendu à ce qu’elle accepte aussi facilement et aussi rapidement, et avait pensé devoir la convaincre grâce à son légendaire sens de la répartie. Aussi, quand la guérisseuse accepta sa proposition, Lachlan fut pris de court, et il ne sut quelle question poser. Alors, il se mit à réfléchir, regardant la guérisseuse. En attendant, celle-ci se retourna vers une table, avant de revenir jusqu’à lui, lui tendant une sorte de ballotin duquel des gouttes tombaient irrégulièrement. Grognant, Lachlan le prit de sa main valide avant de le poser sur son arcade.

Immédiatement, la douleur qui pulsait dans son arcade et son œil disparut au contact du froid. Ce dernier agit également sur le mal de tête que subissait le géant roux depuis la fin du combat, douleur dont il ne se rendait compte qu’à présent. Son esprit s’éclaira alors un peu, ses idées s’éclaircissant à leur tour, et Lachlan put enfin réfléchir correctement, ne perdant plus le fil de ses pensées. Même si certaines choses restaient floues, notamment tout le trajet jusqu’à l’endroit où ils se trouvaient — d’ailleurs, où étaient-ils ? —, mais il arrivait à s’entendre réfléchir. La guérisseuse lui tendit ses mains et, maintenant qu’il avait les idées claires, il lu tendit directement sa main blessée, sachant pertinemment ce qu’elle souhaitait. S’il avait eu les idées plus entremêlées et plus sombres, il n’aurait pas compris et aurait regardé la guérisseuse d’un air interrogateur. Nee’lahn — il allait devoir prendre l’habitude de l’appeler par son nom et non plus par le terme de guérisseuse — lui annonça qu’il fallait lui remettre le doigt en place. Il ne réagit guère, habitué une fois de plus. C’était certes un endroit du corps très douloureux, mais à force de frapper des nez et des côtes, forcément, il avait eu l’habitude de se casser des doigts. Alors, le remettre en place, c’était un peu son quotidien. « Et je n’aurais pas besoin d’un de mes outils de terreur », précisa-t-elle. Lachlan lui fit l’ombre d’un sourire, se rappelant son marché. Et d’ailleurs, là, tout de suite, il avait une question à poser. « Où sommes-nous ? ». Il aurait pu poser bien d’autres questions. Sur la guérisseuse. Sur son origine. Sur son intérêt à soigner un homme tel que lui alors qu’il n’avait rien promis en retour. Peut-être ses compagnons s’en étaient-ils chargés, peut-être qu’il allait devoir proposer quelque chose. Mais pour le moment, il avait besoin de savoir où il se trouvait. Allait-il pouvoir rentrer à pied, seul ? Si la taverne était assez proche, oui, il le pourrait. Si non, il allait devoir remettre sa chemise et demander aux autres de l’aider.

A cette pensée, son cœur s’arrêta brutalement. Il ne laissa pas le temps à la guérisseuse de lui remettre son doigt en place. D’un coup sec et assez violent, il récupéra sa main avant de rouler hors de la table, atterrissant brutalement sur ses genoux. Lachlan grogna de douleur mais se releva immédiatement, l’adrénaline subite lui donnant de la force. Se redressant, il fit face à la guérisseuse, se positionnant de biais pour cacher son avant-bras. Son avant-bras. Nu de tout tatouage. Lui, l’Exempt, qui avait l’habitude de se battre avec des chemises à manches longues pour éviter que quiconque ne le voie. Lui, l’Exempt, qui vivait dans la peur constante de voir des soldats débarquer dans la taverne pour lui voler sa sœur. Lui, l’Exempt, qui avait retiré sa chemise sans même penser à son avant-bras. Nu de tout tatouage. Immédiatement, tout le peu de confiance qui s’était établi entre les deux disparut, surtout du point de vue de Lachlan, qui regardait toute la pièce dans ses moindres détails. Il avait besoin de sortir. Il devait partir, avant qu’elle ne le dénonce à ses camarades. Mais lorsqu’il s’appuya sur sa jambe blessée, Lachlan comprit qu’il ne pouvait pas partir. Pas avant d’être soigné. « Dîtes un mot, Nee’lahn, et je vous jure que je vous tuerai ». Et cette fois-ci, cette menace ne fut pas difficile à prononcer. Parce qu’il était en pleine possession de ses moyens. Et surtout, parce que ce n’était pas uniquement sa vie qui était en jeu, mais également celle de sa sœur.

______________________

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


Contenu sponsorisé




~#~Sujet: Re: [flashback] don't let me down (lachlan)

Revenir en haut Aller en bas
[flashback] don't let me down (lachlan)
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Oranda ~ Truth is not far :: Archives :: Corbeille-
Sauter vers: