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Intrigue
Un vent de changement souffle sur les terres d'Oranda... Pour en découvrir plus, la première intrigue a été dévoilée
Venez donc tout savoir (ou presque) du meurtre d'Osrian Thenkar, membre de la Famille Birghild
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Roses have thorns ♆ avec Einar

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Rhenis Kunan
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~#~Sujet: Roses have thorns ♆ avec Einar Jeu 6 Juil - 5:19


Roses have thorns
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le quinzième jour de la dixième lune de l'an 836
C’est difficile à avaler. Même après deux jours, tu n’arrives toujours pas à croire que tu aies accepté de te prêter à un tel jeu... Comme si tu ne doutais pas suffisamment de toi-même et de tes capacités avec les récents événements qui sont survenus sous ta surveillance, le roi s’est mis de la partie avec ses phrases joliment tournées et t’a ainsi imposé la présence d’un nouveau conseiller. Quelque part au fond de toi-même, tu ne peux t’empêcher d’avoir l’impression que tu as ainsi laissé le roi entrer chez vous. Bien sûr, les Kunan officient en son nom à Dahud. Votre famille est fidèle à son souverain et elle se rapporte ponctuellement à lui comme l’exige sa position. Néanmoins, la famille passait avant tout. En acceptant la présence de ce conseiller auprès de toi, tu laisses le loup entrer dans la bergerie, tu permets au roi d’avoir des yeux et des oreilles même dans vos moments les plus intimes. Vivrait-il au palais, cet homme ? Ou bien continuerait-il à habiter dans ses appartements en ville ? Tant de questions restent pour l’instant sans réponse...

Les phrases échangées avec Andar Drogon continuent à te trotter dans la tête depuis la veille. Je suis certain que le Colonel Celeth saurait vous épauler dans ces moments difficiles que nous traversons tous. Il serait bête de se priver d’une telle expérience et d’un esprit de stratège alors que vous êtes encore si jeune et que vous avez encore tellement de choses à apprendre... Non seulement ces paroles dissimulaient-elles des reproches savamment prononcés et des insultes habilement cachées, mais ce qu’il était parvenu à faire sonner comme une proposition innocente aux yeux de la plupart des personnes qui étaient présentes lors de votre entretien te semblait clairement être une demande de la part de ton roi. Une demande que tu ne pouvais te permettre de refuser maintenant que votre famille s’était mise dans une position bien précaire à cause d’une erreur sur laquelle tu n’as pas encore été en mesure de poser le doigt. Le regard lourd qu’avait posé Nehko, ton père et ton mentor, à ce moment-là n’était pas nécessaire. Tu avais beau avoir beaucoup à apprendre, tu avais soupé du badinage courtois depuis ton entrée dans le grand monde. En tant que femme, tu sais lire entre les lignes mieux que quiconque. Avant d’entrer en formation auprès de ton père pour lui succéder en tant que Représentante en Chef lorsque le temps sera venu, tu as passé vingt années de ta vie à apprendre à devenir une dame. Et en tant que femme de la noblesse, la première chose que tu as appris à maîtriser, ce sont les discussions mondaines, les conversations sous-entendues, le badinage et l’hypocrisie. Tu excelles dans le domaine. Ces exercices de répartie auprès des autres nobles dames de ton entourage – principalement ta tante Ida et ta cousine Ora – ont aiguisé ton esprit et ta langue et t’ont aidée à te faire une place dans cet univers principalement masculin dans lequel tu évolues aujourd’hui. Malgré tous les reproches que tu te fais – et ceux que les autres te font depuis plusieurs jours –, tu es certaine d’être compétente pour assurer tes fonctions.

Selon le roi, le fameux Colonel Celeth pourrait t’aider à acquérir de nouvelles connaissances que tu pourrais mettre au service de votre patrie. Dahud ayant toujours été une région pacifique sans grande forces armées, un endroit où on prévenait beaucoup plus qu’on n’attaquait, il était normal que tu en saches beaucoup plus sur les patrouilles et les interrogatoires que ce que tu connaissais en terme de défense. Les temps changent. Avoir un tel atout parmi les vôtres, même si cela te dégoûte un peu, ne pouvait pas vous nuire. Ainsi, tout sourire, tu avais acquiescé à la demande de ton roi, lui indiquant qu’il te ferait plaisir de rencontrer ce grand homme dont il louait les hauts faits.

La rencontre a été organisée beaucoup plus rapidement que tu ne l’avais escompté au premier abord. Tu t’es réveillée tôt, ce matin. Submergée encore une fois par une culpabilité qui t’étreignait les tripes à t’en causer des épisodes de panique, tu avais plongé dans les bains, te recroquevillant dans le fond du bassin où tu avais passé de longues minutes sans bouger. Gidris déteste cette habitude que est tienne. N’étant pas elle-même touchée par Glorë, l’exempte panique à chaque fois qu’elle aperçoit ta silhouette au fond des grands bassins. Tu as beau lui répéter qu’un cadavre flotterait à la surface, elle n’arrive pas à supporter cette vue. Elle ne peut pas comprendre à quel point c’est paisible là-dessous. Submergée dans l’eau tiède, tu te plonges dans un silence tellement parfait... Tu pourrais rester là pendant des heures si tu ne détestais pas tellement avoir la peau flétrie après les longues baignades. Lorsque tu as fini par remonter pour aller manger un petit-déjeuner, tu as aperçu un pli sur la coiffeuse. Séchant rapidement tes mains mouillées à l’aide du drap de bain, tu as saisi l’enveloppe marquée du sceau royal pour lire rapidement les lignes écrites dans une calligraphie impeccable. Tu rencontrerais le colonel peu avant midi. Il viendrait à te rencontre dans le grand hall d’entrée pour discuter avec toi. Pinçant les lèvres, tu avais fourré le pli dans la poche de ton peignoir de soie avant de te diriger vers ta chambre pour te préparer.

Et alors que tu discutais avec Fauve, ta dame de compagnie, ta favorite, tu as décidé que tu prendrais les devants pour le rencontrer dans la grande cour. Vous pourriez marcher ensemble vers les salons privés. Tu te sentirais probablement plus à l’aise ainsi qu’en le laissant venir à toi. Cela te permettrait de choisir un endroit calme où tu pourrais t’entretenir avec lui et seulement avec lui. Depuis la mort d’Osrian Birghild, les salons du palais sont constamment bondés d’yeux indiscrets et d’oreilles trop curieuses alors que les jardins sont presque toujours déserts.

À l’heure donnée, tu quittes tes appartement, vêtue d’une robe bleu poudre qui met mon regard céruléen en valeur, ta longue chevelure dorée retenue par quelques barrettes brillantes pour retomber sur ton épaule droite. Une tenue somme toute simple, mais élégante. Tu franchis les portes du palais pour descendre le grand escalier, le regard à l’affût de cet homme imposant dont le roi a parlé...
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Einar Celeth
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~#~Sujet: Re: Roses have thorns ♆ avec Einar Jeu 6 Juil - 23:21

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Ce que le roi veut, le roi obtient. Lorsqu’Einar avait été affecté en Dahud il y a un an de cela, il n’avait pas bronché. Pas plus que lorsqu’il avait été question de le poster à Lucrezia pour une période indéfinie, avec entres autres tâches la formation des jeunes soldats qui venaient y passer quelques mois. Alors il n’allait évidemment rien dire s’il s’agissait de prendre une nouvelle affectation. Andar Drogon avait donné quelques consignes dans leur dernière entrevue.

Comme à son habitude, il avait été très attentif aux indications données par le roi. Le roi ne pouvait pas se tromper, il n’avait pas envisagé de remettre en cause sa nouvelle nomination. Quelques mots échangés sur ce sujet au milieu d’une conversation qui prenait un tour plus personnel. Il aurait su comprendre ce message même avec dix ans d’expérience en moins. Son souverain cherchait une personne fiable pour lui rendre des comptes, Einar serait donc ses yeux et ses oreilles.

Il était difficile de ne pas penser à ce qu’il s’était passé sur le marché. Le meurtre d’un dignitaire d’une autre nation commençait à l’obséder sérieusement. Il se sentait coupable quand il pensait à la veuve que cela laissait – parce qu’il y en avait une. On ne se mariait pas souvent par amour dans ces milieux là, mais il avait une bonne idée du vide qu’on ressentait en perdant son partenaire.

Depuis l’incident, il avait commencé à jeter ses filets. Interroger les personnes qu’il connaissait dans la capitale le plus discrètement possible. Laisser traîner ses oreilles dans les repaires des maîtres de l’eau, quelques tavernes dont il connaissait les endroits les plus stratégiques pour entendre ce qui se passait dans le reste de l’établissement. Il y a quelques années, il avait commencé à orienter son parcours vers des missions faisant marcher ses méninges et pas uniquement ses aptitudes de survie. Il aurait été exagéré de dire qu’il s’en mordait déjà les doigts, mais présomptueux de considérer qu’il vivait sereinement la situation.

La piste serait longue à remonter, et la confiance des autres nations ne serait peut-être plus jamais la même. Ce dernier point l’inquiétait moins, il avait conscience de son peu de possibilités. C’était une affaire de diplomates, de représentants : il n’était qu’un outil, l’exécutant fidèle et patient qui aiderait à faire la lumière sur la situation.

Les bruits de couloir, pour ne pas dire de taverne, ne l’avaient guère mieux renseigné sur son interlocutrice. On parlait de la jeunesse de Rhenis, ce à quoi il s’attendait déjà. Présenter un visage vierge des épreuves de la vie devait être une décision stratégique. On parlait de sa beauté, aussi. On la disait froide, inaccessible.

Il craignait déjà cette situation, s’attendant à un genre de princesse des glaces. Quand il avait fait ses débuts dans la haute société, c’était déjà un comportement incroyablement daté, et il avait bien connaissance de ne plus être de première fraîcheur. La petite Kunan devait être radicalement différente de la passion, de la fougue juvénile de Nymeria Drogon. Einar eut un sourire attendri, il avait bien conscience de jouer un rôle de mentor voire de vieux grigou quand il désapprouvait une idée un peu trop libérale, mais connaître la princesse depuis qu’elle était enfant avait ôté une certaine gêne. Leur communication était plus simple, respectueuse mais bâtie sur des années de confiance. Avec Rhenis Kunan … Dieu sait à quoi s’attendre. Sans doute le regarderait-elle avec défiance. Il lui ferait certainement l’effet d’un provincial mal dégrossi. Comment s’était-elle retrouvée à un poste pareil, déjà ?  

A son lever, il y pensait distraitement. En suivant ses habitudes, il était parti faire un grand tour dans son quartier avant de s’éloigner en direction de la périphérie. Courir l’aidait à oublier une partie de ses problèmes, et le faisait parfois réagir. L’essentiel, c’était de faire la lumière sur cette affaire le plus tôt possible. Trouver les coupables n’était pas qu’une obligation pour faire bonne impression, mais il faudrait être certain d’avoir épinglé les bonnes personnes pour éviter toute récidive. Un autre incident de ce type serait fatal à la cohésion entre les Nations. Or le roi lui avait confié une mission, pas question d’y faillir.

En rentrant, il prit le temps de vaquer à d’autres affaires. Il était encore tôt. Il s’affaira sans que le cœur y soit. Ses pensées tournaient en cercle, qu’il fasse ses ablutions, prenne une collation, essaie de trouver du calme dans la bibliothèque. Hormis une évidente question de loyauté, pourquoi lui dans un tel rôle ? Courir à perdre haleine ce matin avait mis ces angoisses en sourdine pour un moment, mais elles revenaient sans cesse. Il était certain d’être à sa place dans le commandement de l’armée. Deux choses le portaient : la conscience de connaître les codes et sa valeur en tant que soldat, et la légitimité que lui conférait la confiance de ses subordonnées. Mais dans des antichambres feutrées, qu’avait-il hormis l’oukaze du roi ?

C’était sot. La confiance du roi était bien assez. Il ne pouvait pas se tromper. Il se répéta ce mantra lorsqu’il sélectionna – plus soigneusement qu’à l’ordinaire – ses vêtements. Tissus d’un bleu foncé et d’une nuance de kaki douce au regard.
Jusque-là, se fiant aux conseils de son entourage féminin qui ne pouvait qu’être plus aguerri sur le sujet que quelqu’un ayant passé sa vie en uniforme, il avait opté pour des tissus de bonne facture et des vêtements simples. On lui avait soutenu que c’était très bien, et en vérifiant sa tenue dans le miroir, il lui sembla en effet qu’il était présentable. Il paraissait que les couleurs brunes lui allaient bien au teint, il n’en demandait pas tant et s’estimait satisfait de ne voir aucun faux pli. Les faux-pli, une de ses petites névroses depuis qu’il était à des postes exigeant de parfois quitter son uniforme auquel il ne reprochait rien. Pas moins digne que le pli restant sur un vêtement quand on se prétend rigoureux. Il avait replié les affaires utilisées au cours de sa journée de la veille dans son sac à dos, comme prêt à repartir. Ce n’était pas l’envie qui lui manquait, au fond.

Durant le court trajet qu’il accomplit à pied en direction du Palais, il se répéta sa petite maxime. Le roi ne pouvait pas se tromper. Les choses pourraient bien se passer, après tout. Le roi ne pouvait pas se tromper. Il montra patte blanche au garde à l’entrée, avec lequel il échangea quelques propos. Profitant d’un instant de complicité, vérifia si Rhenis Kunan correspondait bien à la description d’une jeune femme aux cheveux clairs, élancée, les yeux très bleus. En d’autres circonstances, son interlocuteur se serait longuement entretenu à ce sujet. Il se contenta de confirmer ce qu’Einar avait en tête.

Franchissant l’entrée des jardins, il promena lentement son regard autour de lui.
Pour retarder l’inévitable ? Il aperçut une silhouette en haut des escaliers. Ni son allure ni la facture de ses vêtements n’étaient ceux de quelqu’un de rang inférieur. Il toussota, pour la forme. Le garde de l’entrée se tourna vers lui. D’un mouvement d’yeux, Einar lui indiqua la femme en haut des escaliers. Un hochement de tête un peu trop vif constitua une preuve suffisante pour qu’Einar s’éloigne, non sans avoir murmuré un remerciement silencieux au jeune homme.
En montant les marches à sa rencontre, sans se presser non plus parce qu’il ne s’agissait pas d’un rendez-vous galant, il lui adressa un sourire qui se voulait sincère. « Dame Rhenis ? » demanda-t-il en arrivant à sa hauteur. Il s’incline selon le protocole de salutations. « Colonel Celeth. C’est un honneur de vous rencontrer. »

 
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Dernière édition par Einar Celeth le Sam 15 Juil - 11:20, édité 2 fois
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Rhenis Kunan
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~#~Sujet: Re: Roses have thorns ♆ avec Einar Mar 11 Juil - 5:25

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Il est loin d’être comme tu l’avais imaginé... En écoutant le roi parler, tu avais eu l’impression qu’il parlait d’un homme d’âge vénérable. Un soldat aguerri qui s’était retiré après de longues années de service pour s’établir dans la cité où il formait désormais les futurs gardes, un travail plus calme pour un homme vieux et fatigué. Tu avais imaginé un homme qui avait tout vu et tout vécu, un mâle grisonnant et ventru qui te traiterait forcément comme une enfant au vu de ton visage à la fois doux et juvénile. À vrai dire, tu t’étais préparée à tout sauf ça...

Tu observes d’un œil curieux le Colonel Einar Celeth qui se tient devant toi. Il est visiblement plus âgé que toi, mais il n’a rien perdu de son charisme. Son visage aux traits coupés au couteau est surmonté d’une chevelure très sombres et parfaitement ordonnée. Sa lèvre supérieure est ourlée d’une moustache impeccablement taillée et son menton est rasé de près. Malgré les fils argentés qui ornent sa chevelure noire ici et là, son apparence physique n’en est pas moins très attirante. Quelques marches vous séparent encore alors qu’il s’incline respectueusement en te saluant, mais tu discernes parfaitement sa stature imposante – il doit faire au moins une vingtaine de centimètres de plus que toi. S’il doit approcher la quarantaine, il n’est pas bedonnant comme la plupart des hommes de cet âge que tu connaisses, son physique est à la fois mince et musculeux. Sa tenue aux couleurs sombres et profondes met ses yeux d’un vert très foncé en valeur. Et que dire de ce regard... il te transperce comme une lance. Debout ainsi sur le parvis du palais, tu te sens aussi vulnérable que si tu t’étais tenue complètement nue devant lui.

Malgré ta petite taille, tu as toujours été une femme déterminée, autoritaire et directrice. Peut-être que c’est relié au fait que tu as perdu ta mère à un très jeune âge. Âgée de tout juste 10 ans, tu es devenue l’unique figure féminine parmi ta famille proche et tu as ainsi ressenti le besoin de t’imposer, de tailler ta place dans le monde. Les hommes autour de toi ont rapidement compris qu’il ne servait à rien de te contredire. Tu es devenue cette femme qui n’entend pas être défiée par qui que ce soit, surtout en public. Bien sûr, dans l’intimité de tes appartements, tu te radoucis parfois, acceptant de discuter plus ouvertement et de recevoir des conseils, mais tu n’aimes pas avoir l’air faible aux yeux du monde. Et malgré tous tes efforts pour être une femme forte et sans peur aux yeux de la société, les gens trouvaient encore le tour de te qualifier de laxiste. Quand avais-tu fait preuve de laxisme ? Tu ne le sais pas. Tu as toujours fait ce qu’on attendait de toi. Malgré tes convictions profondes, tu n’as pas hésité à emprisonner des Exempts en cavale et à punir ceux qui tentaient de les aider. Parce que c’est ainsi que votre monde est fait. Parce que c’est ce qu’il fallait faire. Tu as toujours tâché d’être juste et bonne dans chacun des gestes que tu as posés dans les sept dernières années.

Au fond de toi, il t’arrivait de rêver à un tout au monde... Un Oranda dont les frontières seraient ouvertes, où tous pourraient aller et venir à leur guise. Où tu pourrais voyager entre terre et mer pour observer l’immensité du désert, la magnificence des îles flottantes et l’énormité des montagnes de Sterenn ou la beauté transcendante de la forêt fluorescente brillant de mille feux un soir de pleine lune... Tant de choses auxquelles tu n’avais pas accès. Un Oranda dont le peuple aurait l’esprit aussi ouvert que ses frontières, où les habitants pourraient aimer qui ils veulent, nonobstant leur sexe, l’élément qu’ils maîtrisent ou leur statut. Où tu pourrais vivre ton attirance pour la gent féminine sans te cacher, sans te sentir honteuse. Un Oranda où tous seraient égaux, où tous vivraient dans le respect des uns et des autres. Où tu n’aurais pas à réduire les Exempts en esclavage, où tu n’aurais pas à débusquer les enfants de Rhaegal pour les tuer dans l’œuf... Mais c’était une utopie. Un mirage qui jamais ne verrait le jour.

Tu t’es souvent posé la question... qu’est-ce qui faisait de toi une personne faible aux yeux de votre peuple ? Pourquoi ne t’aimait-on pas alors que les Drogon, eux, étaient idolâtrés ? Quelque part, tu ne pouvais que craindre que tes aventures impures, que les baisers que tu avais échangés avec plusieurs femmes par le passé, avaient dû parvenir aux oreilles du public. Mais le ressentiment du peuple pour Levan te laissait perplexe. Peut-être que les raisons resteraient toujours un mystère...

Alors que tu l’avais imaginé froid et hautain, vieux et gras, tu te retrouves devant un homme viril, ordonné et respectueux. Le silence plane quelques secondes de trop entre vous deux avant que tu ne te ressaisisses. « C’est moi qui suis honorée, Colonel Celeth, » que tu réponds, tes lèvres pleines s’étirant en un sourire poli, peut-être un peu plus grand que tu ne l’aurais espéré. « J’avoue que les paroles du roi m’ont intriguée. Je n’ai pu faire autrement que de venir à votre rencontre, que tu ajoutes de ta voix claire et chaude. J’admets également ne pas avoir envie de discuter au milieu de la cour de mon père. Tu aurais pu ajouter que sa venue n’était pas la meilleure chose qui soit pour sauver les apparences alors que tous craignaient te froisser après le manquement à la sécurité lors du bal des représentants. J’ai cru que nous pourrions parler plus honnêtement seul à seule. Vous voulez marcher avec moi ? » Tu le dévisages franchement de ton regard clair, tes lèvres rosées esquissant l’ombre d’un sourire. Toi qui aurais voulu t’avérer froide et moribonde en sa présence, tu as été prise de court par son apparition. C’est un de ces rares moments où tu as l’impression de ne pas être en plein contrôle, de ne pas être en pleine possession de tes moyens. Mais ça, il ne doit pas s’en rendre compte.
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~#~Sujet: Re: Roses have thorns ♆ avec Einar Sam 15 Juil - 11:15

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Maintenant que le soleil ne lui gâche plus la vue, Einar peut être éblouit par tout autre chose. Elle est vraiment jolie, l'héritière Kunan. Il a vu de jolies femmes plus d'une fois dans sa vie et n'a pas à se plaindre, mais il lui arrive parfois de se faire cette réflexion. Qu'il a devant lui quelqu'un de vraiment charmant. C'est comme un paysage splendide, ça fait partie de ses petits bonheurs de regarder la beauté quand il en trouve. Naturellement, il s'efforce de ne pas fixer trop longtemps la jeune femme. On n'a jamais vu une chaîne de montagne se plaindre d'une contemplation, mais il a assez de jugeote pour savoir que ce serait malvenu dans le contexte. Tout au plus a-t-il eu un sourire plus rêveur que d'habitude.

« Avec plaisir. »

Comme cela se fait d'habitude - il espère que les choses n'ont pas trop changé ces derniers mois. On n'a pas l'occasion de prendre grand-monde dans ses bras quand on balance de la flotte sur les nouvelles recrues en essayant désespérément de leur apprendre à faire quelque chose d'utile de leurs dix doigts même s'il ne se plaindrait jamais de son rôle - il lui tend galamment son bras. Elle accepte. A priori, ça se fait encore. A-t-elle remarqué son hésitation ? Il se sent plus mal à l'aise qu'il ne l'aurait cru à travers ce contact. Ce doit être le fait de savoir qu'il se rapproche des cercles politiques, qu'il entre dans un monde où il ne suffit pas de faire usage de rapidité et de persévérance. Il est trop tard. Il compense un sourire de façade, au léger rictus. Il voudrait jouer avec son alliance, utiliser l'objet à la fois pour s'occuper les mains et pour attirer le regard loin de lui. De ses rides, des cicatrices légères sur son visage, de sa vieillesse. Ce doit être la jeunesse de Rhenis ?

Ils marchent quelques instants en silence. Un silence qui deviendra bientôt gênant s'il ne fait rien. Il suppose qu'il s'agit maintenant du moment pour lui conter fleurette ou ourdir de sombres discussions politiques. Faut-il parler de la situation ici ? Il ne lui semble pas qu’il y ait d’oreilles indiscrètes, et il est moins facile de se cacher à ciel ouvert que dans les couloirs. Il attend encore un peu qu’ils s’enfoncent plus dans le jardin. Il se laisse mener patiemment dans le jardin, avec le rythme lent d'un flâneur. Ou en tout cas, de quelqu'un qui ne connaît pas les lieux. Il profite du jardin. Aussi délicatement que possible, il l'espère, il coule un regard vers Rhenis.

Elle a donc :
- les yeux très doux
- beaucoup de maintien
- un air mutin
- un charme fou

Il s'emballe peut-être sur l'air mutin.

Il détourne les yeux.  Ca doit être la floraison qui le rend comme ça. Ils s’arrêtent devant un massif de fleurs encore bourgeonnantes. Reprenant délicatement son bras maintenant qu’ils ont cheminé, Einar trouve le moyen d’occuper ses mains et de se donner par là-même une contenance en triturant quelques bourgeons. De ce qu’il sait du jardinage, les représentants de l’eau ne lésinent pas sur le personnel de qualité. S’il avait l’occasion de flâner plus dans la capitale, il viendrait trouver du repos ici. Bien sûr, il faudrait aussi que les relations avec la famille représentante soient suffisamment bonnes. Il trouvera donc du repos ailleurs les jours de beau temps. Comme il se fait le reproche d’être taiseux aujourd’hui, il reprend la parole. Sa voix est claire, quoi qu’il ne parle pas fort : les murs ont des oreilles, pas les rosiers, mais on n’est jamais trop prudent. Ou peut-être s’inquiète-t-il inutilement ? Allez savoir.

« Bien, il n’est pas nécessaire que nous attendions encore avant d’en parler. Je vous propose de partager ce que nous savons sur … ce qu’il s’est passé au marché. »

Il marque une pause. « Ce qu’il s’est passé au marché » lui semble déjà clair. Inutile d’enrober cette phrase d’un euphémisme, n’est-ce pas ? Il se tourne vers elle, en essayant de rendre son visage moins crispé. Sans trop de succès, sans doute. Elle doit voir qu’il n’a pas envie de passer par ces longues phases de discussions polies, qu’en quelques mots : il n’a pas envie de se trouver là, et pas envie de faire ça. Qu’il serait plus à l’aise dans le concret. Il espère juste qu’elle ne pensera pas qu’il est hostile à sa présence ou prévoit de rendre insoutenable cette collaboration par des regards fuyants et des onomatopées désapprobatrices. Il faudra faire attention aux onomatopées, mauvaise habitude de grommeler dans sa barbe s’il n’y prête attention.

« Il faut aussi prendre une décision ferme sur ce que nous ferons des coupables quand nous les tiendrons. Je ne pense pas que notre décision satisfasse les autres nations. De quels éléments disposez-vous ? Que prévoyez-vous de faire ?»

Cette fois encore, il se tourne vers elle, espérant être polie. Les mains dans le dos – pour se triturer les doigts de gêne plus sereinement, il attend patiemment qu’elle réponde. Dieux, il se sent maladroit, engoncé. Parce que c’est sa première discussion politique ? Parce qu’il lui trouve beaucoup de charme et qu’il se serait senti plus à l’aise en parlant – disons- au représentant actuel ? Pas le même risque de passer pour un rustre devant un homme de cet âge – tout au plus, pour un genre de freluquet impertinent : ça le changerait, ça, d’être le freluquet de quelqu’un.

« Nous avons sous notre garde plusieurs des insurgés qui ont frappé sur le marché. Jusqu’à maintenant, on m’a recommandé de les laisser pourrir dans les cachots quelques jours pour éveiller un peu leur nervosité… on ne sait donc presque rien. Ce sont effectivement des fidèles de Glorë, ils portent des marques bleutées à leurs avants-bras. »

Elle le regarde plus sérieusement. Il soutient ce regard, en se demandant s’il n’aurait pas , disons, été directif au point de la vexer. Ce serait de bien mauvais augure pour leur collaboration.

« Une chose est certaine, colonel, c’est que celui qui est responsable de cet affront sera exécuté. Nous ne pouvons laisser ces actes impunis... »

Il ne s’attendait pas à ce que la future représentante ait cet air de détermination ni qu’elle sache où elle mettait les pieds. Un jour, s’il en a l’occasion, il s’excusera de l’avoir mal jugée. Il hoche la tête à ses déclarations, maintenant qu’il a rajouté quelques onomatopées pour l’inciter à continuer lorsqu’elle parlait. Il lui semble apercevoir, indistinctement, une fosse de non-dits entre eux. Ce doit être cela, la politique. N’empêche …

« Très bien. Je vous remercie d’avoir détaillé aussi clairement la situation. » Le compliment est sincère, il espère qu’elle le ressent. L’un de ses mantras : valoriser les choses bien faites. « J’aimerais, je vous prie, que vous me teniez au courant quand … quand il sera décidé de les faire parler. » Inutile de préciser qu’il compte bien participer, mais il se répugne à dire qu’il veut bien rajouter « tortionnaire » à la liste de ces métiers occasionnels si c’est pour protéger sa nation.

« Des informations que j’ai pu obtenir, il n’y a pas d’autre foyer anarchiste dont nous connaissions l’existence. Aucune famille ne s’est encore manifestée pour revendiquer une parenté avec un de ces hommes, et aucune dénonciation n’est remontée. » Il marqua une pause. « Quant aux évènements du bal … je crains que mes sources d’information soient mal placées pour me communiquer de nouveaux éléments ». Il lui adresse un sourire contrit, ce serait gênant de dire tout haut que jusqu’ici, il se passait bien des évènements politiques et évoluait dans le microcosme de l’armée avec satisfaction.

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