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Event n°2
La Célébration en l'honneur du couple princier devenu Shöva-Drogon est arrivée
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Roses have thorns ♆ avec Einar

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Rhenis Kunan
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~#~Sujet: Roses have thorns ♆ avec Einar Jeu 6 Juil - 5:19


Roses have thorns
ft @Einar Celeth
le quinzième jour de la dixième lune de l'an 836
C’est difficile à avaler. Même après deux jours, tu n’arrives toujours pas à croire que tu aies accepté de te prêter à un tel jeu... Comme si tu ne doutais pas suffisamment de toi-même et de tes capacités avec les récents événements qui sont survenus sous ta surveillance, le roi s’est mis de la partie avec ses phrases joliment tournées et t’a ainsi imposé la présence d’un nouveau conseiller. Quelque part au fond de toi-même, tu ne peux t’empêcher d’avoir l’impression que tu as ainsi laissé le roi entrer chez vous. Bien sûr, les Kunan officient en son nom à Dahud. Votre famille est fidèle à son souverain et elle se rapporte ponctuellement à lui comme l’exige sa position. Néanmoins, la famille passait avant tout. En acceptant la présence de ce conseiller auprès de toi, tu laisses le loup entrer dans la bergerie, tu permets au roi d’avoir des yeux et des oreilles même dans vos moments les plus intimes. Vivrait-il au palais, cet homme ? Ou bien continuerait-il à habiter dans ses appartements en ville ? Tant de questions restent pour l’instant sans réponse...

Les phrases échangées avec Andar Drogon continuent à te trotter dans la tête depuis la veille. Je suis certain que le Colonel Celeth saurait vous épauler dans ces moments difficiles que nous traversons tous. Il serait bête de se priver d’une telle expérience et d’un esprit de stratège alors que vous êtes encore si jeune et que vous avez encore tellement de choses à apprendre... Non seulement ces paroles dissimulaient-elles des reproches savamment prononcés et des insultes habilement cachées, mais ce qu’il était parvenu à faire sonner comme une proposition innocente aux yeux de la plupart des personnes qui étaient présentes lors de votre entretien te semblait clairement être une demande de la part de ton roi. Une demande que tu ne pouvais te permettre de refuser maintenant que votre famille s’était mise dans une position bien précaire à cause d’une erreur sur laquelle tu n’as pas encore été en mesure de poser le doigt. Le regard lourd qu’avait posé Nehko, ton père et ton mentor, à ce moment-là n’était pas nécessaire. Tu avais beau avoir beaucoup à apprendre, tu avais soupé du badinage courtois depuis ton entrée dans le grand monde. En tant que femme, tu sais lire entre les lignes mieux que quiconque. Avant d’entrer en formation auprès de ton père pour lui succéder en tant que Représentante en Chef lorsque le temps sera venu, tu as passé vingt années de ta vie à apprendre à devenir une dame. Et en tant que femme de la noblesse, la première chose que tu as appris à maîtriser, ce sont les discussions mondaines, les conversations sous-entendues, le badinage et l’hypocrisie. Tu excelles dans le domaine. Ces exercices de répartie auprès des autres nobles dames de ton entourage – principalement ta tante Ida et ta cousine Ora – ont aiguisé ton esprit et ta langue et t’ont aidée à te faire une place dans cet univers principalement masculin dans lequel tu évolues aujourd’hui. Malgré tous les reproches que tu te fais – et ceux que les autres te font depuis plusieurs jours –, tu es certaine d’être compétente pour assurer tes fonctions.

Selon le roi, le fameux Colonel Celeth pourrait t’aider à acquérir de nouvelles connaissances que tu pourrais mettre au service de votre patrie. Dahud ayant toujours été une région pacifique sans grande forces armées, un endroit où on prévenait beaucoup plus qu’on n’attaquait, il était normal que tu en saches beaucoup plus sur les patrouilles et les interrogatoires que ce que tu connaissais en terme de défense. Les temps changent. Avoir un tel atout parmi les vôtres, même si cela te dégoûte un peu, ne pouvait pas vous nuire. Ainsi, tout sourire, tu avais acquiescé à la demande de ton roi, lui indiquant qu’il te ferait plaisir de rencontrer ce grand homme dont il louait les hauts faits.

La rencontre a été organisée beaucoup plus rapidement que tu ne l’avais escompté au premier abord. Tu t’es réveillée tôt, ce matin. Submergée encore une fois par une culpabilité qui t’étreignait les tripes à t’en causer des épisodes de panique, tu avais plongé dans les bains, te recroquevillant dans le fond du bassin où tu avais passé de longues minutes sans bouger. Gidris déteste cette habitude que est tienne. N’étant pas elle-même touchée par Glorë, l’exempte panique à chaque fois qu’elle aperçoit ta silhouette au fond des grands bassins. Tu as beau lui répéter qu’un cadavre flotterait à la surface, elle n’arrive pas à supporter cette vue. Elle ne peut pas comprendre à quel point c’est paisible là-dessous. Submergée dans l’eau tiède, tu te plonges dans un silence tellement parfait... Tu pourrais rester là pendant des heures si tu ne détestais pas tellement avoir la peau flétrie après les longues baignades. Lorsque tu as fini par remonter pour aller manger un petit-déjeuner, tu as aperçu un pli sur la coiffeuse. Séchant rapidement tes mains mouillées à l’aide du drap de bain, tu as saisi l’enveloppe marquée du sceau royal pour lire rapidement les lignes écrites dans une calligraphie impeccable. Tu rencontrerais le colonel peu avant midi. Il viendrait à te rencontre dans le grand hall d’entrée pour discuter avec toi. Pinçant les lèvres, tu avais fourré le pli dans la poche de ton peignoir de soie avant de te diriger vers ta chambre pour te préparer.

Et alors que tu discutais avec Fauve, ta dame de compagnie, ta favorite, tu as décidé que tu prendrais les devants pour le rencontrer dans la grande cour. Vous pourriez marcher ensemble vers les salons privés. Tu te sentirais probablement plus à l’aise ainsi qu’en le laissant venir à toi. Cela te permettrait de choisir un endroit calme où tu pourrais t’entretenir avec lui et seulement avec lui. Depuis la mort d’Osrian Birghild, les salons du palais sont constamment bondés d’yeux indiscrets et d’oreilles trop curieuses alors que les jardins sont presque toujours déserts.

À l’heure donnée, tu quittes tes appartement, vêtue d’une robe bleu poudre qui met mon regard céruléen en valeur, ta longue chevelure dorée retenue par quelques barrettes brillantes pour retomber sur ton épaule droite. Une tenue somme toute simple, mais élégante. Tu franchis les portes du palais pour descendre le grand escalier, le regard à l’affût de cet homme imposant dont le roi a parlé...
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Dernière édition par Rhenis Kunan le Mar 11 Juil - 5:26, édité 1 fois
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~#~Sujet: Re: Roses have thorns ♆ avec Einar Jeu 6 Juil - 23:21

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rhenis & einar

 
Ce que le roi veut, le roi obtient. Lorsqu’Einar avait été affecté en Dahud il y a un an de cela, il n’avait pas bronché. Pas plus que lorsqu’il avait été question de le poster à Lucrezia pour une période indéfinie, avec entres autres tâches la formation des jeunes soldats qui venaient y passer quelques mois. Alors il n’allait évidemment rien dire s’il s’agissait de prendre une nouvelle affectation. Andar Drogon avait donné quelques consignes dans leur dernière entrevue.

Comme à son habitude, il avait été très attentif aux indications données par le roi. Le roi ne pouvait pas se tromper, il n’avait pas envisagé de remettre en cause sa nouvelle nomination. Quelques mots échangés sur ce sujet au milieu d’une conversation qui prenait un tour plus personnel. Il aurait su comprendre ce message même avec dix ans d’expérience en moins. Son souverain cherchait une personne fiable pour lui rendre des comptes, Einar serait donc ses yeux et ses oreilles.

Il était difficile de ne pas penser à ce qu’il s’était passé sur le marché. Le meurtre d’un dignitaire d’une autre nation commençait à l’obséder sérieusement. Il se sentait coupable quand il pensait à la veuve que cela laissait – parce qu’il y en avait une. On ne se mariait pas souvent par amour dans ces milieux là, mais il avait une bonne idée du vide qu’on ressentait en perdant son partenaire.

Depuis l’incident, il avait commencé à jeter ses filets. Interroger les personnes qu’il connaissait dans la capitale le plus discrètement possible. Laisser traîner ses oreilles dans les repaires des maîtres de l’eau, quelques tavernes dont il connaissait les endroits les plus stratégiques pour entendre ce qui se passait dans le reste de l’établissement. Il y a quelques années, il avait commencé à orienter son parcours vers des missions faisant marcher ses méninges et pas uniquement ses aptitudes de survie. Il aurait été exagéré de dire qu’il s’en mordait déjà les doigts, mais présomptueux de considérer qu’il vivait sereinement la situation.

La piste serait longue à remonter, et la confiance des autres nations ne serait peut-être plus jamais la même. Ce dernier point l’inquiétait moins, il avait conscience de son peu de possibilités. C’était une affaire de diplomates, de représentants : il n’était qu’un outil, l’exécutant fidèle et patient qui aiderait à faire la lumière sur la situation.

Les bruits de couloir, pour ne pas dire de taverne, ne l’avaient guère mieux renseigné sur son interlocutrice. On parlait de la jeunesse de Rhenis, ce à quoi il s’attendait déjà. Présenter un visage vierge des épreuves de la vie devait être une décision stratégique. On parlait de sa beauté, aussi. On la disait froide, inaccessible.

Il craignait déjà cette situation, s’attendant à un genre de princesse des glaces. Quand il avait fait ses débuts dans la haute société, c’était déjà un comportement incroyablement daté, et il avait bien connaissance de ne plus être de première fraîcheur. La petite Kunan devait être radicalement différente de la passion, de la fougue juvénile de Nymeria Drogon. Einar eut un sourire attendri, il avait bien conscience de jouer un rôle de mentor voire de vieux grigou quand il désapprouvait une idée un peu trop libérale, mais connaître la princesse depuis qu’elle était enfant avait ôté une certaine gêne. Leur communication était plus simple, respectueuse mais bâtie sur des années de confiance. Avec Rhenis Kunan … Dieu sait à quoi s’attendre. Sans doute le regarderait-elle avec défiance. Il lui ferait certainement l’effet d’un provincial mal dégrossi. Comment s’était-elle retrouvée à un poste pareil, déjà ?  

A son lever, il y pensait distraitement. En suivant ses habitudes, il était parti faire un grand tour dans son quartier avant de s’éloigner en direction de la périphérie. Courir l’aidait à oublier une partie de ses problèmes, et le faisait parfois réagir. L’essentiel, c’était de faire la lumière sur cette affaire le plus tôt possible. Trouver les coupables n’était pas qu’une obligation pour faire bonne impression, mais il faudrait être certain d’avoir épinglé les bonnes personnes pour éviter toute récidive. Un autre incident de ce type serait fatal à la cohésion entre les Nations. Or le roi lui avait confié une mission, pas question d’y faillir.

En rentrant, il prit le temps de vaquer à d’autres affaires. Il était encore tôt. Il s’affaira sans que le cœur y soit. Ses pensées tournaient en cercle, qu’il fasse ses ablutions, prenne une collation, essaie de trouver du calme dans la bibliothèque. Hormis une évidente question de loyauté, pourquoi lui dans un tel rôle ? Courir à perdre haleine ce matin avait mis ces angoisses en sourdine pour un moment, mais elles revenaient sans cesse. Il était certain d’être à sa place dans le commandement de l’armée. Deux choses le portaient : la conscience de connaître les codes et sa valeur en tant que soldat, et la légitimité que lui conférait la confiance de ses subordonnées. Mais dans des antichambres feutrées, qu’avait-il hormis l’oukaze du roi ?

C’était sot. La confiance du roi était bien assez. Il ne pouvait pas se tromper. Il se répéta ce mantra lorsqu’il sélectionna – plus soigneusement qu’à l’ordinaire – ses vêtements. Tissus d’un bleu foncé et d’une nuance de kaki douce au regard.
Jusque-là, se fiant aux conseils de son entourage féminin qui ne pouvait qu’être plus aguerri sur le sujet que quelqu’un ayant passé sa vie en uniforme, il avait opté pour des tissus de bonne facture et des vêtements simples. On lui avait soutenu que c’était très bien, et en vérifiant sa tenue dans le miroir, il lui sembla en effet qu’il était présentable. Il paraissait que les couleurs brunes lui allaient bien au teint, il n’en demandait pas tant et s’estimait satisfait de ne voir aucun faux pli. Les faux-pli, une de ses petites névroses depuis qu’il était à des postes exigeant de parfois quitter son uniforme auquel il ne reprochait rien. Pas moins digne que le pli restant sur un vêtement quand on se prétend rigoureux. Il avait replié les affaires utilisées au cours de sa journée de la veille dans son sac à dos, comme prêt à repartir. Ce n’était pas l’envie qui lui manquait, au fond.

Durant le court trajet qu’il accomplit à pied en direction du Palais, il se répéta sa petite maxime. Le roi ne pouvait pas se tromper. Les choses pourraient bien se passer, après tout. Le roi ne pouvait pas se tromper. Il montra patte blanche au garde à l’entrée, avec lequel il échangea quelques propos. Profitant d’un instant de complicité, vérifia si Rhenis Kunan correspondait bien à la description d’une jeune femme aux cheveux clairs, élancée, les yeux très bleus. En d’autres circonstances, son interlocuteur se serait longuement entretenu à ce sujet. Il se contenta de confirmer ce qu’Einar avait en tête.

Franchissant l’entrée des jardins, il promena lentement son regard autour de lui.
Pour retarder l’inévitable ? Il aperçut une silhouette en haut des escaliers. Ni son allure ni la facture de ses vêtements n’étaient ceux de quelqu’un de rang inférieur. Il toussota, pour la forme. Le garde de l’entrée se tourna vers lui. D’un mouvement d’yeux, Einar lui indiqua la femme en haut des escaliers. Un hochement de tête un peu trop vif constitua une preuve suffisante pour qu’Einar s’éloigne, non sans avoir murmuré un remerciement silencieux au jeune homme.
En montant les marches à sa rencontre, sans se presser non plus parce qu’il ne s’agissait pas d’un rendez-vous galant, il lui adressa un sourire qui se voulait sincère. « Dame Rhenis ? » demanda-t-il en arrivant à sa hauteur. Il s’incline selon le protocole de salutations. « Colonel Celeth. C’est un honneur de vous rencontrer. »

 
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Dernière édition par Einar Celeth le Sam 15 Juil - 11:20, édité 2 fois
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Rhenis Kunan
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~#~Sujet: Re: Roses have thorns ♆ avec Einar Mar 11 Juil - 5:25

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Il est loin d’être comme tu l’avais imaginé... En écoutant le roi parler, tu avais eu l’impression qu’il parlait d’un homme d’âge vénérable. Un soldat aguerri qui s’était retiré après de longues années de service pour s’établir dans la cité où il formait désormais les futurs gardes, un travail plus calme pour un homme vieux et fatigué. Tu avais imaginé un homme qui avait tout vu et tout vécu, un mâle grisonnant et ventru qui te traiterait forcément comme une enfant au vu de ton visage à la fois doux et juvénile. À vrai dire, tu t’étais préparée à tout sauf ça...

Tu observes d’un œil curieux le Colonel Einar Celeth qui se tient devant toi. Il est visiblement plus âgé que toi, mais il n’a rien perdu de son charisme. Son visage aux traits coupés au couteau est surmonté d’une chevelure très sombres et parfaitement ordonnée. Sa lèvre supérieure est ourlée d’une moustache impeccablement taillée et son menton est rasé de près. Malgré les fils argentés qui ornent sa chevelure noire ici et là, son apparence physique n’en est pas moins très attirante. Quelques marches vous séparent encore alors qu’il s’incline respectueusement en te saluant, mais tu discernes parfaitement sa stature imposante – il doit faire au moins une vingtaine de centimètres de plus que toi. S’il doit approcher la quarantaine, il n’est pas bedonnant comme la plupart des hommes de cet âge que tu connaisses, son physique est à la fois mince et musculeux. Sa tenue aux couleurs sombres et profondes met ses yeux d’un vert très foncé en valeur. Et que dire de ce regard... il te transperce comme une lance. Debout ainsi sur le parvis du palais, tu te sens aussi vulnérable que si tu t’étais tenue complètement nue devant lui.

Malgré ta petite taille, tu as toujours été une femme déterminée, autoritaire et directrice. Peut-être que c’est relié au fait que tu as perdu ta mère à un très jeune âge. Âgée de tout juste 10 ans, tu es devenue l’unique figure féminine parmi ta famille proche et tu as ainsi ressenti le besoin de t’imposer, de tailler ta place dans le monde. Les hommes autour de toi ont rapidement compris qu’il ne servait à rien de te contredire. Tu es devenue cette femme qui n’entend pas être défiée par qui que ce soit, surtout en public. Bien sûr, dans l’intimité de tes appartements, tu te radoucis parfois, acceptant de discuter plus ouvertement et de recevoir des conseils, mais tu n’aimes pas avoir l’air faible aux yeux du monde. Et malgré tous tes efforts pour être une femme forte et sans peur aux yeux de la société, les gens trouvaient encore le tour de te qualifier de laxiste. Quand avais-tu fait preuve de laxisme ? Tu ne le sais pas. Tu as toujours fait ce qu’on attendait de toi. Malgré tes convictions profondes, tu n’as pas hésité à emprisonner des Exempts en cavale et à punir ceux qui tentaient de les aider. Parce que c’est ainsi que votre monde est fait. Parce que c’est ce qu’il fallait faire. Tu as toujours tâché d’être juste et bonne dans chacun des gestes que tu as posés dans les sept dernières années.

Au fond de toi, il t’arrivait de rêver à un tout au monde... Un Oranda dont les frontières seraient ouvertes, où tous pourraient aller et venir à leur guise. Où tu pourrais voyager entre terre et mer pour observer l’immensité du désert, la magnificence des îles flottantes et l’énormité des montagnes de Sterenn ou la beauté transcendante de la forêt fluorescente brillant de mille feux un soir de pleine lune... Tant de choses auxquelles tu n’avais pas accès. Un Oranda dont le peuple aurait l’esprit aussi ouvert que ses frontières, où les habitants pourraient aimer qui ils veulent, nonobstant leur sexe, l’élément qu’ils maîtrisent ou leur statut. Où tu pourrais vivre ton attirance pour la gent féminine sans te cacher, sans te sentir honteuse. Un Oranda où tous seraient égaux, où tous vivraient dans le respect des uns et des autres. Où tu n’aurais pas à réduire les Exempts en esclavage, où tu n’aurais pas à débusquer les enfants de Rhaegal pour les tuer dans l’œuf... Mais c’était une utopie. Un mirage qui jamais ne verrait le jour.

Tu t’es souvent posé la question... qu’est-ce qui faisait de toi une personne faible aux yeux de votre peuple ? Pourquoi ne t’aimait-on pas alors que les Drogon, eux, étaient idolâtrés ? Quelque part, tu ne pouvais que craindre que tes aventures impures, que les baisers que tu avais échangés avec plusieurs femmes par le passé, avaient dû parvenir aux oreilles du public. Mais le ressentiment du peuple pour Levan te laissait perplexe. Peut-être que les raisons resteraient toujours un mystère...

Alors que tu l’avais imaginé froid et hautain, vieux et gras, tu te retrouves devant un homme viril, ordonné et respectueux. Le silence plane quelques secondes de trop entre vous deux avant que tu ne te ressaisisses. « C’est moi qui suis honorée, Colonel Celeth, » que tu réponds, tes lèvres pleines s’étirant en un sourire poli, peut-être un peu plus grand que tu ne l’aurais espéré. « J’avoue que les paroles du roi m’ont intriguée. Je n’ai pu faire autrement que de venir à votre rencontre, que tu ajoutes de ta voix claire et chaude. J’admets également ne pas avoir envie de discuter au milieu de la cour de mon père. Tu aurais pu ajouter que sa venue n’était pas la meilleure chose qui soit pour sauver les apparences alors que tous craignaient te froisser après le manquement à la sécurité lors du bal des représentants. J’ai cru que nous pourrions parler plus honnêtement seul à seule. Vous voulez marcher avec moi ? » Tu le dévisages franchement de ton regard clair, tes lèvres rosées esquissant l’ombre d’un sourire. Toi qui aurais voulu t’avérer froide et moribonde en sa présence, tu as été prise de court par son apparition. C’est un de ces rares moments où tu as l’impression de ne pas être en plein contrôle, de ne pas être en pleine possession de tes moyens. Mais ça, il ne doit pas s’en rendre compte.
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~#~Sujet: Re: Roses have thorns ♆ avec Einar Sam 15 Juil - 11:15

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Maintenant que le soleil ne lui gâche plus la vue, Einar peut être éblouit par tout autre chose. Elle est vraiment jolie, l'héritière Kunan. Il a vu de jolies femmes plus d'une fois dans sa vie et n'a pas à se plaindre, mais il lui arrive parfois de se faire cette réflexion. Qu'il a devant lui quelqu'un de vraiment charmant. C'est comme un paysage splendide, ça fait partie de ses petits bonheurs de regarder la beauté quand il en trouve. Naturellement, il s'efforce de ne pas fixer trop longtemps la jeune femme. On n'a jamais vu une chaîne de montagne se plaindre d'une contemplation, mais il a assez de jugeote pour savoir que ce serait malvenu dans le contexte. Tout au plus a-t-il eu un sourire plus rêveur que d'habitude.

« Avec plaisir. »

Comme cela se fait d'habitude - il espère que les choses n'ont pas trop changé ces derniers mois. On n'a pas l'occasion de prendre grand-monde dans ses bras quand on balance de la flotte sur les nouvelles recrues en essayant désespérément de leur apprendre à faire quelque chose d'utile de leurs dix doigts même s'il ne se plaindrait jamais de son rôle - il lui tend galamment son bras. Elle accepte. A priori, ça se fait encore. A-t-elle remarqué son hésitation ? Il se sent plus mal à l'aise qu'il ne l'aurait cru à travers ce contact. Ce doit être le fait de savoir qu'il se rapproche des cercles politiques, qu'il entre dans un monde où il ne suffit pas de faire usage de rapidité et de persévérance. Il est trop tard. Il compense un sourire de façade, au léger rictus. Il voudrait jouer avec son alliance, utiliser l'objet à la fois pour s'occuper les mains et pour attirer le regard loin de lui. De ses rides, des cicatrices légères sur son visage, de sa vieillesse. Ce doit être la jeunesse de Rhenis ?

Ils marchent quelques instants en silence. Un silence qui deviendra bientôt gênant s'il ne fait rien. Il suppose qu'il s'agit maintenant du moment pour lui conter fleurette ou ourdir de sombres discussions politiques. Faut-il parler de la situation ici ? Il ne lui semble pas qu’il y ait d’oreilles indiscrètes, et il est moins facile de se cacher à ciel ouvert que dans les couloirs. Il attend encore un peu qu’ils s’enfoncent plus dans le jardin. Il se laisse mener patiemment dans le jardin, avec le rythme lent d'un flâneur. Ou en tout cas, de quelqu'un qui ne connaît pas les lieux. Il profite du jardin. Aussi délicatement que possible, il l'espère, il coule un regard vers Rhenis.

Elle a donc :
- les yeux très doux
- beaucoup de maintien
- un air mutin
- un charme fou

Il s'emballe peut-être sur l'air mutin.

Il détourne les yeux.  Ca doit être la floraison qui le rend comme ça. Ils s’arrêtent devant un massif de fleurs encore bourgeonnantes. Reprenant délicatement son bras maintenant qu’ils ont cheminé, Einar trouve le moyen d’occuper ses mains et de se donner par là-même une contenance en triturant quelques bourgeons. De ce qu’il sait du jardinage, les représentants de l’eau ne lésinent pas sur le personnel de qualité. S’il avait l’occasion de flâner plus dans la capitale, il viendrait trouver du repos ici. Bien sûr, il faudrait aussi que les relations avec la famille représentante soient suffisamment bonnes. Il trouvera donc du repos ailleurs les jours de beau temps. Comme il se fait le reproche d’être taiseux aujourd’hui, il reprend la parole. Sa voix est claire, quoi qu’il ne parle pas fort : les murs ont des oreilles, pas les rosiers, mais on n’est jamais trop prudent. Ou peut-être s’inquiète-t-il inutilement ? Allez savoir.

« Bien, il n’est pas nécessaire que nous attendions encore avant d’en parler. Je vous propose de partager ce que nous savons sur … ce qu’il s’est passé au marché. »

Il marque une pause. « Ce qu’il s’est passé au marché » lui semble déjà clair. Inutile d’enrober cette phrase d’un euphémisme, n’est-ce pas ? Il se tourne vers elle, en essayant de rendre son visage moins crispé. Sans trop de succès, sans doute. Elle doit voir qu’il n’a pas envie de passer par ces longues phases de discussions polies, qu’en quelques mots : il n’a pas envie de se trouver là, et pas envie de faire ça. Qu’il serait plus à l’aise dans le concret. Il espère juste qu’elle ne pensera pas qu’il est hostile à sa présence ou prévoit de rendre insoutenable cette collaboration par des regards fuyants et des onomatopées désapprobatrices. Il faudra faire attention aux onomatopées, mauvaise habitude de grommeler dans sa barbe s’il n’y prête attention.

« Il faut aussi prendre une décision ferme sur ce que nous ferons des coupables quand nous les tiendrons. Je ne pense pas que notre décision satisfasse les autres nations. De quels éléments disposez-vous ? Que prévoyez-vous de faire ?»

Cette fois encore, il se tourne vers elle, espérant être polie. Les mains dans le dos – pour se triturer les doigts de gêne plus sereinement, il attend patiemment qu’elle réponde. Dieux, il se sent maladroit, engoncé. Parce que c’est sa première discussion politique ? Parce qu’il lui trouve beaucoup de charme et qu’il se serait senti plus à l’aise en parlant – disons- au représentant actuel ? Pas le même risque de passer pour un rustre devant un homme de cet âge – tout au plus, pour un genre de freluquet impertinent : ça le changerait, ça, d’être le freluquet de quelqu’un.

« Nous avons sous notre garde plusieurs des insurgés qui ont frappé sur le marché. Jusqu’à maintenant, on m’a recommandé de les laisser pourrir dans les cachots quelques jours pour éveiller un peu leur nervosité… on ne sait donc presque rien. Ce sont effectivement des fidèles de Glorë, ils portent des marques bleutées à leurs avants-bras. »

Elle le regarde plus sérieusement. Il soutient ce regard, en se demandant s’il n’aurait pas , disons, été directif au point de la vexer. Ce serait de bien mauvais augure pour leur collaboration.

« Une chose est certaine, colonel, c’est que celui qui est responsable de cet affront sera exécuté. Nous ne pouvons laisser ces actes impunis... »

Il ne s’attendait pas à ce que la future représentante ait cet air de détermination ni qu’elle sache où elle mettait les pieds. Un jour, s’il en a l’occasion, il s’excusera de l’avoir mal jugée. Il hoche la tête à ses déclarations, maintenant qu’il a rajouté quelques onomatopées pour l’inciter à continuer lorsqu’elle parlait. Il lui semble apercevoir, indistinctement, une fosse de non-dits entre eux. Ce doit être cela, la politique. N’empêche …

« Très bien. Je vous remercie d’avoir détaillé aussi clairement la situation. » Le compliment est sincère, il espère qu’elle le ressent. L’un de ses mantras : valoriser les choses bien faites. « J’aimerais, je vous prie, que vous me teniez au courant quand … quand il sera décidé de les faire parler. » Inutile de préciser qu’il compte bien participer, mais il se répugne à dire qu’il veut bien rajouter « tortionnaire » à la liste de ces métiers occasionnels si c’est pour protéger sa nation.

« Des informations que j’ai pu obtenir, il n’y a pas d’autre foyer anarchiste dont nous connaissions l’existence. Aucune famille ne s’est encore manifestée pour revendiquer une parenté avec un de ces hommes, et aucune dénonciation n’est remontée. » Il marqua une pause. « Quant aux évènements du bal … je crains que mes sources d’information soient mal placées pour me communiquer de nouveaux éléments ». Il lui adresse un sourire contrit, ce serait gênant de dire tout haut que jusqu’ici, il se passait bien des évènements politiques et évoluait dans le microcosme de l’armée avec satisfaction.

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~#~Sujet: Re: Roses have thorns ♆ avec Einar Mer 26 Juil - 0:11

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Ton coeur fait un petit bond dans ta poitrine lorsqu’il te répond à l’affirmative. Un sourire mutin se dessine sur tes lèvres roses et douces comme les pétales de certaines fleurs des jardins des palais. C’est d’ailleurs dans cette direction qu’il t’entraîne. Même s’il ne le fait probablement pas de façon intentionnelle. À ta connaissance, le colonel Celeth n’a jamais pénétré dans l’enceinte des palais des représentants. Tu es certaine de ne jamais l’avoir croisé auparavant. Un homme tel que lui serait sans aucun doute resté profondément gravé dans les méandres de tes souvenirs. Un peu comme lorsqu’on rencontre le roi, Sven Ramose ou Kalen Hileran pour la toute première fois. Tous trois font forte impression sur leurs interlocuteurs. Et tout comme tu n’aurais pas oublié le visage d’un de ces dirigeants, tu n’aurais pas oublié celui d’Einar Celeth. Quelque chose dans son regard te marque plus que tu ne l’aurais voulu. Pourtant, tu étais destinée à le détester. Il est un intrus, un être indésirable que l’on a forcé dans ton entourage alors que tu es déjà très bien encadrée par plusieurs figures importantes du monde politique et social de Dahud et de ta mère patrie, Vainui. Mais toutes ces personnes n’ont pas la confiance du roi, chuchote une petite voix au fond de ta psyché. C’est cette foi envers sa fidélité qui l’a catapulté dans ta vie.

Après une légère hésitation – peut-être parce qu’il craint te voir être réfractaire à l’étiquette étant donné ta position de future représentante, unique femme dans un univers dominé par la gent masculine –, il te tend son bras que tu saisis sans tâtonner. Tu serres les doigts autour de son avant-bras, légèrement surprise de la fermeté de sa poigne. Vous gravissez tranquillement l’escalier pour pénétrer dans la pénombre à l’intérieur du palais. Les nuages empêchant un éclairage optimal, des torches ont été disséminées dans les différentes pièces du château. En silence, vous traversez le hall où quelques regards curieux se posent sur votre duo. Tu n’y fais pas attention, demeurant intensément concentrée sur ton but : le portillon qui mène aux jardins communs des palais. Un noble t’interpelle joyeusement, tu lui adresses un petit signe de la tête et un sourire poli avant de ressortir au grand air. Ces jours-ci, depuis que les événements survenu le premier jour des festivités donnés en l’honneur des déités sont survenus, la fraîcheur des jardins, le vent qui souffle hors du palais ou l’immersion dans tes bains privés sont les seules chose qui apaisent la tourmente. Étrangement, le contact du bras d’Einar a le même effet sécurisant. Les années ont marqué ses traits, son travail a renforcé ses muscles et son expérience a assagi son esprit. Peut-être qu’avec le temps, tu comprendras la confiance que le roi porte à ce soldat à la retraite.

Vous marchez dans les jardins en silence. Tu te perds allégrement dans tes pensées… Lorsque tu relèves les yeux, tu crois sentir ses iris sur toi, mais il détourne les yeux. Il s’arrête près d’une petite fontaine, son bras se défaisant du tien avec délicatesse. Évitant ton regard inquisiteur, il tâtonne les corolles des fleurs non loin de vous. C’est à cet endroit que tu as planté quelques roses provenant du jardin de ta mère. Il est rare que tu ne laisses qui que ce soit pénétrer dans la roseraie de Fulvia. Ce jardin privé t’appartient. Il est rempli de souvenirs où seuls ton père, tes frères et toi-même avez le droit de vous réfugier. Seuls les jardiniers venaient y travailler. La voix d’Einar brise le silence. « Bien, dit-il, la voix basse, mais assez claire pour que tu saisisses chacune de ses intonations. Il n’est pas nécessaire que nous attendions encore avant d’en parler, décide-t-il, les sourcils légèrement froncés. Je vous propose de partager ce que nous savons sur… ce qu’il s’est passé à marché. » Son hésitation te prend de court. Tu es tentée de le corriger à brûle pourpoint. Inutile de mettre de l’eau dans son vin, que tu persistes à répéter à tes conseillers. Appelons une pomme une pomme. Appelons donc ce qui s’est passé sur le marché comme ce que c’est réellement : un massacre. Mais tu gardes le silence. Son visage est crispé. Tu as l’impression que cette hécatombe l’a frappé aussi durement qu’elle l’a fait pour toi. « Il faut aussi prendre une décision ferme sur ce que nous ferons des coupables quand nous les tiendrons, continue-t-il alors que tu te contentes de le dévisager, les mains jointes à la hauteur de tes hanches. Je ne pense pas que notre décision satisfasse les autres nations. » Encore une fois, tu es tentée de répliquer que la décision des dirigeants ne fait jamais l’unanimité. Il existe des meneurs et des suiveurs. Les meneurs ont malheureusement la position la plus précaire des deux et doivent parfois faire des sacrifices qui ne plaisent pas nécessairement au plus grand nombre. C’est une des premières leçons qui t’a été apprise par ton père. Mais tu restes coite. « De quels éléments disposez-vous ? Que prévoyez-vous de faire ? »

Il se tourne vers toi, ses iris vert forêt se posant sur ta silhouette mince. Bien que ses paroles soient extrêmement franches et qu’il ne fasse pas de détour, tu ne détectes pas de ressentiment dans le ton de sa voix. Tu pinces les lèvres avant de lui énoncer les faits : « Nous avons sous notre garde plusieurs des insurgés qui ont frappé sur le marché. » Bien qu’on t’aie jusqu’à maintenant déconseillé de te rendre dans les cachots, tu as aperçu certains de ces malfrats alors que les soldats les escortaient vers le bâtiment de la justice. Des hommes – et quelques femmes – qui semblaient, somme toute, normaux… C’était douloureux de penser que, si tu avais vécu dans les quartiers nord de la ville, n’importe lequel d’entre eux aurait pu être ton voisin. « Jusqu’à maintenant, on m’a recommandé de les laisser pourrir dans les cachots quelques jours pour éveiller un peu leur nervosité… on ne sait donc presque rien outre que ce sont effectivement des fidèles de Glorë ; ils portent des marques bleutées à leurs avants-bras. » Tu ne peux t’empêcher d’être révulsée par les gestes commis par ces individus. Votre déesse prône des valeurs d’amour et de respect. Comment des gens qui vénèrent cette Déesse bonne et généreuse qu’est Glorë pouvaient-il aller aussi bas ?

Tu lèves les yeux vers son visage et soutien son regard avec une franchise désarmante. Une étincelle brille dans le fond de ton regard chaque fois que tu ressasses ces pensées sombres et déconcertantes. « Une chose est certaine, colonel, ce que celui qui est responsable de cet affront sera exécuté. Nous ne pouvons laisser ces actes impunis… » Et tu espères qu’on ne t’empêchera pas de faire pendre ces prisonniers sur la Place Centrale en guise d’exemple après qu’ils auront été dûment interrogés.

Ton interlocuteur hoche la tête. « Très bien, souffle-t-il. Je vous remercie d’avoir détaillé aussi clairement la situation. J’aimerais, je vous prie, que vous me teniez au courant quand… quand il sera décidé de les faire parler. » Tu acquiesces discrètement en soufflant que cela va de soit. Dès que tu quitteras le colonel, tu devras faire porter un pli à Ceersa Birghild pour lui indiquer que votre collaboration devra se faire plus discrète que prévu. Avec la présence d’Einar Celeth lors des interrogatoires, tu ne peux pas être surprise à défier les ordres du roi en t’alliant avec une autre famille. « Des informations que j’ai pu obtenir, il n’y a pas d’autre foyer anarchiste dont nous connaissions l’existence. Aucune famille ne s’est encore manifestée pour revendiquer une parenté avec un de ces hommes, et aucune dénonciation n’est remontée. » Il s’interrompt un instant, pesant probablement le poids des paroles qu’il s’apprête à prononcer. « Quant aux événements du bal… je crains que mes sources d’information soient mal placées pour me communiquer de nouveaux éléments. »

Tu esquisses un sourire frondeur à sa remarque sur les anarchistes. « Sauf votre respect, colonel, je me permets de vous corriger… Nous n’avons connaissance d’aucun autre foyer anarchiste parmi les représentants de notre peuple. Les extrémistes Feu sont omniprésents dans la capitale, bien qu’ils cachent bien leur jeu. Je soupçonne que les Ergorn soient un peu… négligents sur cet aspect. » Tu marques une pause, ton regard se perdant quelques instants dans le feuillage et la végétation qui vous entourent. « Poursuivons notre chemin, si ça ne vous ennuie pas… » Parler ouvertement des complots politiques et sous-entendre l’implication d’une ou l’autre des familles à portée d’oreille est un jeu dangereux. Les espions avaient tendance à se poser dans un coin pour écouter les conversations. Ils évitaient de filer leurs cibles par crainte de se faire prendre. Vous faites quelque pas, continuant votre progression vers l’ouest des jardins. « Je ne crois pas que l’assassin d’Osrian Thenkar ait été un invité provenant de l’extérieur. À mon avis, la personne qui l’a tué connaissait ses habitudes, que tu avoues à mi-voix sans le regarder dans les yeux, ton regard papillonnant dans le paysage. La plupart des invités qui sont repartis dans leurs régions respectives ont été blanchis sans problème. La manque de coopération de nos amis de l’ouest n’aide guère leur cause. » Tu soupires en pinçant la lippe. « J’espère que mon père saura adoucir les tensions entre les Birghild et les Fanior afin que nous puissions jeter lumière sur cette affaires plus facilement… » Cet aveu est spontané. Tu laisses rarement qui que ce soit connaître tes pensées profondes comme celle-là.

Relâchant ta prise sur son coude, tu te tournes vers lui pour planter ton regard couleur saphir dans le sien avant de déclarer sans équivoque : « J’aimerais mettre les choses au clair tout de suite entre nous, messire… J’ai déjà plusieurs conseillers qui font du très bon travail dans mon entourage. J’ai accédé à la suggestion du roi parce que je ne crois pas qu’il fasse entièrement confiance à ma famille pour gérer tout ce qui se produit présentement dans la capitale. Votre présence ne m’enchante pas particulièrement, mais elle est un mal nécessaire. Excusez ma franchise, mais j’ai mon peuple à coeur, je porte la vie et le bien-être de mes sujets parmi mes plus hautes priorités, peu importe ce que les gens peuvent en penser. J’espère que nous réussirons à nous entendre malgré tout… »
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~#~Sujet: Re: Roses have thorns ♆ avec Einar Mer 2 Aoû - 0:10

roses have thorns
rhenis & einar

 
Einar hausse les épaules en entendant parler des anarchistes feu. Sans connaître son interlocutrice, il se voit mal plaisanter que c’est bien connu, il faut être naïf comme un nouveau-né pour faire confiance à quelqu’un qui peut cracher des flammes. Qu’au surplus, ce n’est pas son problème . « Vous avez raison, mais je crois que j’ai bien peu d’impact sur les foyers anarchistes d’un autre peuple que le mien. » Et ce sont des Eaux qu’on a mis sous les fers, certainement pas des pyromanes. Il s’empêche d’être de mauvaise foi en se lançant dans une longue diatribe expliquant que son explication était très suffisante comme cela. On lui a déjà fait la réflexion qu’il pouvait parfois être un peu sanguin, et ce travers lui sera d’autant moins pardonné maintenant qu’il se retrouve dans un rôle plus politique. Se plaindre du relâchement des nouvelles recrues, c’est une chose. Avoir une vive dispute avec la fille du représentant de son peuple en serait une autre. Un vieil adage selon lequel on ne contrarie pas les dames lui revient en mémoire. Il se voit mal l’appliquer à Rhenis. Elle ne lui fait pas le moins du monde cet effet dame, celui des femmes qui restent à une distance polie des affaires politiques et ne s’en mêlent que dans des secrets d’alcôve. Il soutient son regard. Non, décidément, elle ne paraît pas être ce type de personnalité fragile qui ne peut être contredite. Il le note pour une escarmouche ultérieure – s’ils sont de nouveaux seuls, évidemment : il ne se mettra pas en difficulté en se laissant aller à trop de naturel en public.

Les Ergorn font-ils ce genre de choses ? La pensée d’un certain visage brun lui revient en mémoire. Serait-il mal de se servir de ces histoires d’extrêmistes pour, par la même occasion, se rapprocher l’air de rien de Kara ? Il lui semble que la fin justifie les moyens, et Einar donnerait bien une chance à cette idée. Il sera toujours à temps de découvrir ce qui se cache derrière les traits contrariés d’une femme qu’il aimé. Il a du mal à relier les moues de Kara à des complots politiques, mais elle est suffisamment bien placée pour qu’il feigne lui en parler. S’il obtient quelques informations d’elle, à titre personnel ou politique, il sera bien payé de sa peine. Il s’efforce de ne rien laisser paraître. A tout moins, de ne laisser son regard dériver trop loin. Une petite part de sa conscience recueille soigneusement les propos de la jeune femme sur les autres familles. Il faudra prendre le temps de traiter cela. Décortiquer ce qu’elle a dit, comme un fruit sec sorti de sa coquille. Les enjeux le dépassent. Il y a une toile de fond, une trame qu’il entrevoit mais dont il est incapable d’évaluer les contours. Un jeu de dupes, la politique en Oranda.

Il se laisse prendre le bras et entraîner avec un peu de surprise. Il en oubliait presque où il était. La douceur des jardins, la douceur de Rhenis l’ont suffisamment distrait pour qu’il soit agréablement surpris de ce contact. Elle a vraiment beaucoup de charme. Il apprécie ce contact. Elle ne lui fait pas du tout l’effet d’être trop jeune, il se sent … bien. Cela fait un moment qu’il ne s’est pas senti en aussi agréable compagnie. Bien sûr, il ne faut pas qu’il devienne sentimental. Fût un temps où cela lui arrivait tout le temps, cette sensation d’avoir été placé sur le chemin d’une femme pour une bonne raison, que leur rencontre était inscrite quelque part.

Mais il y eut aussi un temps où cela ne lui arrivait plus. Où le monde lui apparaissait encore derrière la glace, ou derrière l’écran de fumée du deuil. Assourdi. Sous-marin. Les jours suivants le deuil avaient permis une embellie. La période à errer dans le froid de Vainui avait considérablement aidé. Pourtant, il était resté quelque chose de différent. Comme un mécanisme cassé. Des moments de bonheur parvenaient à éclipser cette impression de défaillance. La sensation de ne plus y penser et de recommencer la vie avec la même fluidité qu’avant. Einar avait appris à délimiter des frontières auprès des autres. Une zone tampon de laquelle on peut s’approcher physiquement ou émotionnellement, rarement les deux. Seuls quelques émus restent dans ses bonnes grâces et peuvent initier un contact physique sans qu’une partie de lui ne se mette sur la défensive, gamberge, s’inquiète, fasse des plans sur la comète.

Il aimerait expliquer tout ceci à Rhenis. Lui dire qu’il apprécie la douceur de ce contact, de sa voix, de sa présence. Même si on a déjà du le lui dire, d'ailleurs c’est peut-être un des compliments les plus éculés du monde. Il se sent curieusement intrigué, à l’aise, en tension mais apaisé, alors qu’ils parlent d’un sujet qui ne lui plaît guère. Ce petit baromètre d’inquiétude au fond de lui devrait déjà allumer tous ses signaux. Il n’a pas pied dans ces intrigues politiques. Ce serait rassurant aussi de faire preuve de la même confiance qu’avec, disons, Prisca ou Aldriel. Faire comprendre que quelque chose s’est brisé chez lui il y a des années, et ne se répare pas. Qu’il est un peu lointain par choix mais aussi parce qu’il ne sait pas faire autrement. Il lui semble que le moment est propice aux confidences, mais c’est la douche froide quand Rhenis relâche son bras. Il est traversé par l’envie de la garder plus près de lui pour parler, et l’envie de déguerpir aussi sec lorsqu’elle ouvre la bouche.

« C'est bien la première fois qu'on me traite ouvertement de mal nécessaire. » Sa voix est dépourvue d’émotion, comme s’il n’opérait qu’un constat. Le ciel est bleu, les rosiers odorants, je suis un mal nécessaire. Il affiche une expression neutre, d’autant plus facile à imiter qu’il n’avait pas vu venir cela. Einar reste encore un peu sous le coup de cette formulation cavalière. Il sait qu'il ne peut pas se permettre la même familiarité avec la future représentante. Il s'est déjà fait tout un scénario de cette rencontre, et est parvenu à la conclusion qu'il était important de n'avoir aucun différend avec cette jeune personne. Parce qu'il est amené à rester un Conseiller - une option qu'il ne porte pas nécessairement dans son coeur, mais après tout, il paraît qu'il faut tout envisager - ce serait une bien mauvaise chose d'avoir nourri des griefs l'un contre l'autre depuis des années. Il n'empêche qu'en s'entendant traiter de mal nécessaire - mal nécessaire ! - il ne retient pas un rictus. Il crève d'envie de lancer une répartie cinglante à cette ... à cette gamine, tiens ! Lui dire qu'il n'apprécie pas d'être là conter fleurette au milieu des rosiers à une jeune parvenue, et qu'il aimerait mieux dialoguer avec son paternel ou qui que ce soit de compétent. Se plaindre qu'on ne lui a jamais dit ce genre de choses, qu'elle fait preuve d'une grossièreté dont il prend note.

Pourtant, il se laisse radoucir par la suite du discours de la jeune femme. Il avait déjà pris la décision de ne pas rentrer en conflit, mais il le fait de bonne grâce lorsqu'il l'entend détailler ses raisons. « Je n'espérais pas ... Je n'espérais pas être attendu avec enthousiasme, et une telle perspective aurait fait peser une pression dont je me passe bien. Mais tout de même ... j'échappe en général à ce qualificatif. » Maintenant qu'il a dit ça, Einar prend le temps d'adresser un sourire qui n'est pas sincère mais veut être le vibrant signal qu'il ne lui en veut pas tant que ça. N'est pas fâché. Ne prends pas la mouche. Il aimerait transmettre tout ceci, mais c'est principalement pour une oreille extérieure à leur conversation qu'il le fait. Il bout.

« Je ne compte pas vous imposer bien longtemps ma présence ». Tout compte fait, il était peut-être un peu vexé aussi. Se laisser adoucir, ce n’est pas se laisser … écraser. « Je ne doute ni que vous ayez vos missions à cœur, ni que vous disposiez déjà de toute l’aide nécessaire. Je me vois toujours dans l’obligation de vous imposer la mienne. Je ne doute pas que nous préfèrerions œuvrer pour notre pays d’autres manières vous et moi, mais le Roi a jugé bon que nous coopérions. Il n’appartient qu’à vous de participer à cette dynamique. Je ne veux ni le rôle ni l’influence qu’ont vos Conseillers. Mais j’aime mon peuple … » Elle aura bien compris que lorsqu’elle parle de sujets, il est heureux de parler de peuple. Et qu’il est suffisamment vexé pour ne pas manquer de lui faire remarquer. Que se disait-il, déjà, sur sa tendance à ressasser et être trop sanguin lorsqu’il sort de son mutisme ? Il se reprend, d’une voix plus douce. « Il me semble que nous avons déjà suffisamment de personnes dont prendre garde en ce moment. Je serais heureux de collaborer sincèrement avec vous, si c’est que vous souhaitez également. Il ne tient qu’à vous de me signifier comment vous voyez les choses. Je vous laisse le temps de la réflexion. » Il baisse encore un peu la voix. « J’entends bien dire ce que j’ai à dire, et je ne serai pas à un fantoche. Mais il me semble que nous avons les mêmes intérêts à cœur. Je vous souhaite de passer une bonne journée, madame.» Sur ces entrefaites, incapable de donner une contenance plus longtemps, il s’incline et prend congé. La traversée des jardins lui paraît moins agréable qu’à l’aller.


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~#~Sujet: Re: Roses have thorns ♆ avec Einar Mar 22 Aoû - 5:09

Roses have thorns
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Tes propos l’ont froissé. Il n’a pas aimé que tu qualifies son assistance – sa présence près de toi – de mal nécessaire. Tu peux le comprendre. Mais tu n’es pas de ces femmes qui usent de belles paroles pour déguiser leurs propos. Contrairement aux langues acérées que sont la plupart de tes tantes et la plupart des femmes de la noblesse dahudienne, tu joues cartes sur table. Tu n’es pas de ces politiciens qui usent de courtoisie en enjolivant la réalité, simplement pour s’attacher les personnes dont l’allégeance te sied. Ton frère tient ce rôle. Il le porte comme un gant. Il y excelle. Toi, tu es franche, directe et impérieuse. Tu es froide et calme. L’univers politique, bien qu’on y retrouve dorénavant de nombreuses femmes – ta cousine la princesse Nymeria, Zora Birghild, Skynen Fanior pour n’en nommer que quelques-unes –, est un univers que beaucoup considèrent toujours comme masculin. Ta position fait en sorte que tu évolues à la fois dans un monde politique foisonnant d’hommes à l’ego demesuré, mais également dans la milice où les misogynes sont encore plus nombreux. En tant que femme, que future représentante, ta position d’autorité est constamment remise en question face à ces vétérans qui occupent des postes importants dans l’armée Eau de Dahud. Plusieurs n’ont pas de remords à te dire ouvertement qu’ils remettent en question le choix de Nehko quant à ton rôle. Ta franchise désarmante, ta répartie et ta capacité à ne pas flancher sous les regards impassibles mais bouillants de colère comme celui que te lance Einar Celeth en cet instant sont trois qualités qui t’ont permi de faire ta place parmi les grands de ce monde. Si vous devez vous côtoyer quotidiennement dans les lunes à venir, autant qu’il sache immédiatement à quoi s’attendre.

Tu ne le traites pas ainsi à cause de son allégeance qui va au roi Andar bien avant de venir à ta famille. Tu es également fidèle à votre souverain, bien que son manque de confiance envers le clan Kunan dans ces temps difficile te blesse énormément. Au fond de ton cœur, tu sais que Nymeria ne partage pas les craintes de son père, qu’elle ne remettrait pas en doute la fidélité et les capacités des tiens à régner sur ses sujets dans la région centrale. Et même si ça ne change rien, tu t’en réconfortes.

« Je ne compte pas vous imposer bien longtemps ma présence, déclare-t-il un peu sèchement. Je ne doute ni que vous ayez vos missions à cœur, ni que vous disposiez déjà de toute l’aide nécessaire. Je me vois toujours dans l’obligation de vous imposer la mienne. Je ne doute pas que nous préfèrerions œuvrer pour notre pays d’autres manières vous et moi, mais le Roi a jugé bon que nous coopérions. Il n’appartient qu’à vous de participer à cette dynamique. Je ne veux ni le rôle ni l’influence qu’ont vos conseillers. Mais j’aime mon peuple… » Tu le dévisages franchement en ouissant ces paroles remplies de franchise. Son ton est ferme et assuré. Il ne flanche pas sous la froideur de tes iris bleu glacé. Il constate que vous semblez avoir assez d’ennemis potentiels autour sans vous considérer comme tels. « Je serais heureux de collaborer sincèrement avec vous, si c’est ce que vous souhaitez également. Il ne tient qu’à vous de me signifier comment vous voyez les choses. Je vous laisse le temps de la réflexion. Il marque un bref silence, baissant davantage la voix. J’entends bien dire ce que j’ai à dire, et je ne serai pas à un fantoche. Mais il me semble que nous abons les mêmes intérêts à cœur. Je vous souhaite de passer une bonne journée, madame. »

Sans plus de cérémonie, il s’incline brièvement et tourne les talons. « Colonnel Celeth ! que tu l’interpelles attendant qu’il interrompe son pas protocolaire pour se retourner vers toi. Je n’aime pas les conseillers qui n’ont pas assez de tripes pour me dire ce qu’ils pensent… je suis certaine que nous parviendrons à nous entendre, même si ce serait ennuyant que nous soyons toujours du même avis, déclares-tu d’une voix posée en soutenant son regard où brille toujours une étincelle de frustration. Nous nous reverrons bientôt. » Tu lui adresses un sourire énigmatique, soutenant son regard un long moment avant de tourner les talons pour rejoindre le palais de ta famille.
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