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Un vent de changement souffle sur les terres d'Oranda... Pour en découvrir plus, la première intrigue a été dévoilée
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See you again × Hazel

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~#~Sujet: See you again × Hazel Jeu 29 Juin - 12:53

Hazel Mesmond
&
Lexmja Kielrhan


See you again
29, dixième lune de l'an 836 × Beaucoup de questions me taraudent ces derniers jours. Je n'ai qu'à peine réalisé que j'étais à nouveau seule. Seule dans une ville dépassant le million d'habitants... Coudes posés sur le comptoir de la taverne que j'avais pour habitude de fréquenter, je ressassais les souvenirs que j'avais de Markal. Markal Thorm. Cet homme était grand. Il aurait pu faire bien plus de sa vie, mais il s'était voué corps et âme à son métier. Un homme bon, humble. Il avait en lui cette étincelle que chaque Feu possédait : cette passion intense qui guidait nos actes. Cette dévotion envers ses principes et sa nature. Je soupirai. Finissant ma quatrième chope. Je tenais bien l'alcool, cependant mes dernières nuits étaient courtes. La fatigue se faisait ressentir dans mon travail. Je n'avais pas le détachement que possédait Markal. En chaque pièce que je confectionnais se ressentait l'émotion que j'y mettais. Une part de moi-même. Ce devait être pareil pour tous les artisans, supposai-je. Le processus de création nécessitait que le créateur laisse un part de lui pour rendre ces pièces uniques.

Le souci était que mes émotions du moment étaient loin d'être roses... Elles ne l'ont jamais réellement été, après tout. Mais la souffrance que la perte de Markal m'affligeait, je peinais à la contenir, la refouler pour me concentrer sur ce qui importait. Je ne devais pas cesser de vivre ou agir différemment. Il fallait, au contraire, que j'avance et faire en sorte qu'il soit fier de moi. J'étais persuadée qu'aux côtés de Malaggar, il continuait de m'observer. Je souris avec mélancolie à l'imaginer me houspiller comme quoi je ne devais pas laisser les événements ainsi m'abattre et que je m'atèle plutôt à faire tourner la boutique. Il y tenait, à sa boutique. Dans l'atelier où je travaillais à présent seule, je percevait le passé de Thorm Précieuse. Comme si les générations avaient, chacune à son tour, gravé ce lieu de leur empreinte. Je n'étais pas une Thorm, mais je me sentais digne de faire perdurer cette affaire familiale. Peut-être était-ce prétentieux de ma part. Mais Markal avait été une réelle figure paternelle à mes yeux. Alors quelque part, je me sentais comme sa fille de substitution. Arrivée bien tard dans sa vie... « Une autre s'il te plaît, Garm... » Demandai-je au tavernier qui me regarda d'une moue navrée. Je lui lançai un regard noir peu crédible - yeux humides et mine basse, je ne faisais pas très charismatique... Il m'avait toujours connue instable, avec des périodes fortes, puis des périodes basses. Les taverniers sont aux premières loges de nos états d'âme.

Il me resservit, se passant de commentaire. Et j'amorçai la descente de cette nouvelle choppe de bière. Il pouvait y avoir un côté triste de me voir ainsi alors que les autres personnes présentes chantaient, riaient entre amis. Mais je n'avais pas la tête à faire la fête. Je voulais juste prendre une cuite et partir me coucher. L'alcool ne m'aidait en rien à oublier mes problèmes et mes questionnements... Mais cela me permettait de faire passer le temps un peu plus rapidement. Faisant le décompte de ce qui me restait dans la vie. Ce que j'ai perdu. Ce que j'ai détruis ou manqué. Ce que j'avais fait de mal et de bien. Une sorte de bilan, un état des lieux. Et je devais bien avouer que la balance tanguait du mauvais côté. Une baisse de confiance en moi peut-être. Un coup de mou dû à la sensibilité que me donnait l'alcool. Je n'étais pas du genre à m’apitoyer sur mon sort. Ça ne m'était même jamais arrivé auparavant. Je prenais sur moi, constamment. Assumant mes choix jusqu'à avoir supporté ces années avec ce mari violent dont j'espérais que la ville toute entière avait oublié le nom depuis. Lorsque le moment fut venu, je m'étais débarrassée moi-même de lui. Difficile de dire que j'en étais fière. J'aurais aimé que les choses se passent autrement... Sans effusions de sang. Sans la mort d'Eihnor comme élément déclencheur de ma fureur. J'aurais pu trouver un moyen plus... doux. Ou au moins quelque chose qui aurait épargné la vie de cet ami qui m'avait aidé. Contrairement aux autres qui se contentaient de me regarder avec cette pitié dans les yeux. Comme je détestais ce regard.

« Garm... » dis-je en lui glissant ma chope. « Lex'... Rentre chez toi... » Je tentai à nouveau de le fustiger du regard. « Je la gère mon ardoise, t'en fait pas. Sers-moi au lieu de discutailler. » Il secoua la tête de droite à gauche. « Sérieusement ? Je crois pas que ce soit dans ton intérêt de refuser de me servir. » Lui dis-je avec une fermeté dénotant avec mon état d'ébriété. Il savait que je faisais allusion à quelques relations que nous avions en commun que je pourrais aisément utiliser pour le mettre en mauvaise posture. « Ça n'te ressemble tellement pas Lex'... » Dit-il en se résignant à me servir une nouvelle fois. Un grand sourire faux s'affiche sur mes lèvres. « Meeerciiii. » Puis je me morfondis à nouveau dans ma choppe. « Il est plus là... Plus. Là. Certaines personnes devraient être immortelles... » Me mis-je à prononcer sans interlocuteur, le tavernier étant parti s'occuper de clients plus entiers que je ne l'étais. Il gardait un œil sur moi, une attention pour laquelle je devrais le remercier. Mais cela attendrait demain. Ce soir, cette nuit, il se contentera de me servir des bières tant que je les lui paye ! Je ne voulais pas faire de social... Cependant, le destin paraît aimer lancer quelques signes, ou quelques farces, dans ce genre d'instants. Une voix familière d'une femme s'approchant de moi m'arriva aux oreilles. Il serait difficile de feindre mon ivresse aux allures d'enterrement ce soir... Ce rare soir qui faisait partie des rares jours où je n'étais pas réellement moi-même. Où je ne pouvais que lâcher prise et me laisser porter au gré du vent. J'avais beau paraître forte, cela ne m'empêchait pas d'être profondément humaine et normale : avec mes joies et mes peines. Certaines plus douloureuses que d'autres... Et même si d'habitude j'aime à cacher ces moments de faiblesse, ça ne serait pas le cas ici.

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Hazel Mesmond
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~#~Sujet: Re: See you again × Hazel Lun 3 Juil - 20:23


See You again

Lexmja & Hazel


Ma vie était morne, monotone, je m’ennuyais terriblement. Ma vie en tant qu’épouse ne m’épanouie pas, je me sent prisonnière d’un homme que je n’aime pas, un homme pour lequel je suis qu’un bel objet dont il fait étalage. Il n’est pas des plus tendre avec moi, sa possessivité le mène parfois à se montrer violent… sa poigne ferme marque ma peau parfois. Me défaire de lui ? Je ne le peux pas, il ne l'accepterai jamais… Je me console en m’offrant aux hommes dès qu’il à le dos tourné. Un pied de nez voilé que je lui fais, ma manière pour moi d’exister.

Devant mon miroir, je regarde mon reflet, touchant du bout de mes doigts la marque qu’il à laissé au niveau de mon poignet. Je me surprend à m’imaginer ce que pourrait être ma vie si je ne l’avais pas épousé, si j’avais attendus l’amour… Ma vie aurait sans doute était tellement différente. En songeant à cela, le visage de cet homme qui m’intrigue tant se dessine dans ma tête, il m’a vexée, blessée dans mon égo en se refusant à moi, et pourtant il habite mes pensées depuis notre rencontre, éclipsant d’un revers de la main tous mes amants, tous ces homme avec lesquels je trompe mon mari. Je secoue légèrement la tête pour revenir doucement à la réalité. Mon maris est parti dans le sud pour une transaction et ne reviendra pas avant deux jours. Je n’aime pas la solitude, je trouve le silence pesant et angoissant. Je n’ai pas de projet spécifique en tête pour ma soirée, mais je vais probablement aller dans cette taverne ou je me rend habituellement pour tromper l’ennuie. J’y trouve toujours du monde pour passer une soirée intéressante et je doute que ce soir déroge à la règle.

Vêtue d’une robe simple mais parfaitement ajustée à mes courbes harmonieuse que je me rend à la dites taverne. Depuis le temps que je vis dans le quartier des Feu, j’en connais les moindres recoins, ces rues pourtant sombres à la tombé de la nuit n’ont plus aucun secret pour moi.

Je pousse la porte de la taverne qui tinte, annonçant l’entré d’un nouveau client. Les bavardages, les rires, cris, chants, raisonne dans la pièce et cette ambiance particulière m’arrache un petit sourire discret. J’aime cette ambiance, cette convivialité, les tavernes sont toujours pleine de vie, certains y viennent pour étaler leurs bonheur, d’autres pour noyer leurs ennuis dans l’alcool. Et moi dans tout ça ? Je viens pour oublier… oublier que je suis mariée, oublier cette vie antipathique dans laquelle je demeure prisonnière. Je m’avance dans l’établissement, mon attention est happée par cette silhouette familière au bar.  Plus qu’à quelques mètres d’elle, je la reconnais aisément, Lexmja nous nous sommes déjà rencontré via mon maris, à causes de leurs métiers les rapprochant. Nous nous sommes rencontrés à quelques réceptions et cette jolie blonde m’a toujours était sympathique. Un climat de confiance s'est rapidement installé entre nous

« Il est plus là... Plus. Là. Certaines personnes devraient être immortelles... »

Elle parle seule, et ces mots là me parviennent lorsque j’arrive à sa hauteur. Je me hisse sur un tabouret de bar, juste à côté d’elle. Cet air triste qu’elle affiche ne lui ressemble tellement pas. Elle n’est pas le genre de personne à laisser entrevoir ses faiblesses. Moi non plus d’ailleurs, elle ignore tout de mon mal être avec mon époux, lorsque je suis avec lui, je feind le bonheur, m’affublant d’un masque parfaitement crédible aux yeux de tous. Trouvera-t-elle étrange ma présence seule à la taverne ? Je l’ignore, cela dépendra sans doute également du nombre de bière qu’elle à but…

“ Lexmja…”

Je l’interpelle, posant une main amicale sur son avant bras, la gratifiant d’un sourire amical sincère.

“ Comment vas tu ?”

Pas au meilleur de sa forme à en juger par sa mine déconfite, mais je ne veux pas me montrer trop intrusive. Je fais un signe au tavernier pour qu’il me serve une bière, ce qu’il fit tout de suite. La chope entre les mains, je bois une gorgé du breuvage avant de reporter tout mon attention sur mon amie.

“ Tu en es à combien de chope ?”


Finis je par lui demander en voyant le regard navré du tavernier sur elle. J’ignore depuis combien de temps elle est ici, à enfiler les bières… J'essaye d’amorcer le dialogue, de lui faire comprendre que je peux être l’oreille attentive dont elle a besoin, ou alors tout simplement sa comparse de beuverie.


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~#~Sujet: Re: See you again × Hazel Mar 4 Juil - 10:22

Hazel Mesmond
&
Lexmja Kielrhan


See you again
29, dixième lune de l'an 836 × Mon prénom prononcé dans mon dos n'avait jamais eu pour don de me rassurer, mais j'étais à bien trop de bières pour que cela n'ait le moindre intérêt. Prise dans mes songes, je reconnus cependant la voix et elle n'était pas pour me déplaire. Hazel Mesmond. Nous nous connaissions depuis un certain maintenant, par l'intermédiaire de son mari et de feu mon maître... Markal. Le monde me paraissait être petit ce soir. Mais quelque part, je préférais sa compagnie à ma solitude. Le tavernier aurait trop bien vite fait de me mettre à la porte si je persistais dans cette voie sans que personne ne puisse me chaperonner. J'avais passé l'âge d'être surveiller depuis bien longtemps. Mais mon passif bagarreur était augmenté avec l'alcool et Garm me connaissait. Même si je n'avais guère le cœur à me quereller ce soir, il serait vite fait qu'une parole ou un geste déplacé de quelqu'un à mon égard ne déclenche mes foudres...

Je n'ai jamais été une femme facile à vivre. Même dans mes jeunes années. Après tout, je ne serais pas ici aujourd'hui si ça avait été le cas... Bien vite j'ai appris que dans la vie, rester dans le droit chemin ne payait pas. Tôt ou tard, on se retrouver à vendre son enfant pour chercher à survivre... Les temps avaient changés. Sezni n'était plus à l'image que j'avais pu m'en faire dans mon enfance. Les Vara'Hall avait péris et Sven Ramose redressait tant bien que mal la nation qui, jadis, brillait d'un éclat incandescent. Nous étions loin de cette grandeur, mais le dictateur paraissait être la clé. L'élu qui allait redorer Sezni. La famine persistait sûrement dans les coins reculés, mais si ma mère m'avait donné naissance sous le règne de Ramose, je n'aurais certaine pas été vendue comme esclave. Ma mère même, n'aurait pas eu à se donner ainsi à des hommes dans l'espoir que l'un d'eux s'éprenne d'elle. Les femmes n'avaient pas la vie facile en Sezni. Mais ça, c'était loin de pouvoir changer. Les mœurs étaient rigides et avaient la vie dure là-bas. Lucrezia avait beau paraître pus ouverte, j'avais appris à mes dépendant que les hommes y restaient des hommes : se marier à une femme n'était pas le partage ou l'accomplissement d'un amour réciproque. L'homme Feu se mariait à une femme pour la posséder, se l'accaparer et la soumettre. Reyliik a failli réussir à me soumettre, m'écraser. Cependant, mon esprit était fort de cette indépendance que j'étais parvenue à prôner avec les années. Au début, je l'aimais d'un amour candide et juvénile. Je le voyais comme un héro, celui qui allait tous nous protéger, celui qui, quoi qu'il advienne, nous aimerait jusqu'à la fin. Or, me marier ma fis découvrir un tout autre visage. Son visage Seznien. Chaque nuit où je rêvais à ces années de ma vie, je me revoyais lui asséner ces coups de couteau. Pour toutes ces fois où il m'avait frappée, toutes ces fois où il m'avait abusée. Tout le mal qu'il m'avait fait et ces coups qu'il avait porté à Eihnor. Son meilleur ami. Mon seul réel soutien. Il l'avait conduit vers Malaggar bien avant son heure. J'espérais que Reyliik pourrissait dans le néant. Ce n'était pas un homme bon. Ni avec ses amis, sa famille, ni avec lui-même.

La main d'Hazel me parvint comme réconfortante. Un réconfort dont j'avais mille fois besoin, quand bien même je ne l'avouerai jamais. Parler, c'était une clé vers la rédemption, vers ce pardon qu'il fallait s'accorder pour parvenir à vivre avec ces regrets, ces choses que l'on aurait aimé voir se dérouler différemment. « Comment vas-tu ? » Demanda-t-elle, sachant très bien la réponse vu cette mine que j'arborais. Aucun masque d'assurance ne m'allait ce soir. Ce serait peut-être la première fois où elle me verrait dans cet état. Mais notre relation avait dépassé le cadre professionnel depuis quelques lunes déjà. Pour seul réponse, je trinquai avec elle et enfouis ma tête dans ma chope pour en vider le contenu. « Tu en es à combien de chopes ? » Se préoccupa-t-elle. Je cherchais Garm du regard, mais il devait sans doute m'éviter intentionnellement. « J'en suis à... mélancolie plus un », décrivis-je en renversant ma chope. Une seule et minuscule goutte tomba sur le comptoir et je fis une moue déçue en échappant un soupir. « Ça va mal à Lucrezia, pas vrai ? Après tout ce foutoir, les taverniers ne devraient pas être autorisés à nous couper les robinets... » Exprimai-je à mon amie en portant un regard noir à Garm. Je voulais une autre bière... « Gaaarm ! » Son indifférence me fit soupirer bruyamment et je plongeai ma tête dans mes mains, coudes posés sur le comptoir. « Et toi, que fais-tu là, Hazel ? Tu n'as même pas ton mari avec toi ? Ou t'a-t-il abandonnée pour aller rire grassement avec ses compagnons à l'autre bout de la taverne ? » J'étais loin de me figurer des histoires de couple de ces deux-là. Je ne me mêlais pas de la vie privée des autres. Plus par sentiment de ne pas être concernée que par désintéressement.

Je considérais que ce qui se passait dans le cadre privé ne devait pas s'en échapper. Cela me permettait de plus facilement accepter de rester une tombe silencieuse lorsqu'il s'agissait de parler de mon passé sans avoir l'air d'être trop secrète ou mystérieuse. La majeure partie de mes connaissances ignoraient que j'avais été mariée. Ayant toujours œuvrer pour détourner le propos lorsqu'il venait l'heure où on souhaitait me faire parler de ma vie privée, cela resserrait le cercle des personnes qui connaissaient mon passé. En même temps, c'était loin d'être reluisant... Cette jeunesse passée à faire de nombreux larcins, cette union faite de violence et d'un enfant perdu avant même qu'il en ait la forme, ce sang qui s'était éparpillé dans la maison que nous habitions... Lorsque j'étais sortie de prison, j'avais revendu la maison pour en acheter une autre. Plus petite, moins cossue, mais plus agréable. Il n'y avait pas ce passif qui hantait encore quelques nuits agitées qui m'éprenaient. Dans cette nouvelle demeure, j'avais vraiment eu l'impression de pouvoir procéder à un nouveau départ. Une nouvelle vie. Cette renaissance avait pu se faire surtout grâce à Markal. Mais malheureusement, lui aussi s'était échappé. Comme si aucune personne me voulant du bien ne pouvait rester à mes côtés sans périr ou chercher à se débarrasser de moi. Je me sentais maudite... Seule, luttant pour me noyer... Mais à quoi pouvais-je me raccrocher pour ne pas cesser de me donner cette peine ? J'avais ressenti le besoin de marcher sur les traces de mes parents. Retrouver ma mère, connaître mon père. Cependant, je devais m'armer de bien plus de détermination si je voulais parvenir à mener cette quête. Mon état de ce soir me faisait comprendre que je n'étais pas encore prête.

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~#~Sujet: Re: See you again × Hazel Mer 5 Juil - 21:49


See You again

Lexmja & Hazel


Je ne m’attendais pas à tomber sur Lexmja ce soir en me rendant dans cette taverne. Je n’avais en réalité aucun but précis, je voulais seulement me distraire. Je supporte que très difficilement la solitude. Bien que je n’aime pas mon maris et que nous nous ignorons la majeur partie du temps, je n’aime pas rester seule dans mes appartements. J’aime la compagnie, que ce soit celle d’une amie, ou celle d’un homme dans ma couche. Mon maris n’a plus cette étincelle de désir dans le regard lorsqu’il me regarde… et j’ai besoin de me sentir désirer, d’exister aux yeux des autres. J’ignorais ce que j’allais trouver ce soir dans cette taverne, je me suis fiée au hasard, à la surprise et j’ai bien fait. Je m’installe à côté de mon amie, me commandant une chope pour l’accompagner dans sa lancé. Ma main sur son avant bras, mon geste se veut réconfortant et amical. J’ignore depuis combien de temps elle est ici à enchainer les verres, mais à en juger par la mine du tavernier beaucoup trop… Cette vision qu’elle m’offre ce soir est surprenante, je ne la connaissait pas ainsi, mais nous avons tous nos moments de faiblesse, et ce soir est le sien. Je pourrais passer mon chemin et la laisser dans sa morosité, mais je ne le ferais pas, j’ai beau être égoïste sur les bords et penser à mon bonheur avant tout, je ne la laisserais pas se noyer dans sa chope de bière toute seule. Je lui demande comment elle va bien que je connaisse déjà en partie la réponse… J’enchaine avant qu’elle ait eut le temps de me répondre sur le nombre de verre qu’elle a descendus.  

« J'en suis à... mélancolie plus un »,

Elle descend ce qui reste de sa chope, la posant pour le contoire pour s’en faire sans doute servir une nouvelle.

« Ça va mal à Lucrezia, pas vrai ? Après tout ce foutoir, les taverniers ne devraient pas être autorisés à nous couper les robinets... Gaaarm ! »

J’esquisse un sourire semi amusé lorsqu’elle hèle ce pauvre Garm pour lui commander une énième chope qu’il ne semble pas enclin à lui servir.

“ On a connus des temps meilleurs… “

Lui répondis-je simplement avant qu’elle me questionne sur les raisons de ma présence ici… et sur l'absence de mon mari.

« Et toi, que fais-tu là, Hazel ? Tu n'as même pas ton mari avec toi ? Ou t'a-t-il abandonnée pour aller rire grassement avec ses compagnons à l'autre bout de la taverne ? »

A ses propos concernant mon maris j’esquisse une moue discrète. Devoir me justifier sur son absence est parfois pesant. Je parviens à donner le change, l’illusion que ce mariage imparfait et… parfait ou presque.

“ Saul ne m’a pas accompagné ce soir, il est à Sezni pour affaire pour quelques jours…”

Je soupire laissant penser que son absence me pèse et me peine alors qu’au contraire je respire. Son absence n’est pas un hasard d’ailleurs, c’est Orkem qui l’a envoyé dans le Sud pour de soit disante transaction… Cette accord avec Orkem me permet d’obtenir plus souvent quelques jours de tranquillité. Comme ont dit quand le chat n’est pas là, les souris dansent.  Je fais un signe à Garm pour qu’il nous apporte une nouvelle chope chacune, il hésite, regardant Lexmja peinée, je soupire et agite un billet sous son nez, qu’il se rassure, je m’occuperai d’elle… si je ne suis pas dans le même état d’ici quelques verres de plus…

“ Je t’invite… je crois qu’un peu de bonne compagnie nous fera de mal ni à l’une, ni à l’autre.”

Lui dis-je en lui adressant un sourire amical et complice. Garm nous apporte nos verres. Je prend le mien, et me tourne vers mon amie. Nous ne sommes ni l’une ni l’autre d’humeur à trinquer et faire la fête, et pourtant nous avons toutes les deux cruellement besoin de nous changer les idées.

“  Qu’est ce qui te rend à ce point mélancolique ? Garm avait l’air à deux doigts de te foutre dehors… Je t’ais connue tellement plus joyeuse.”

Son visage souriant et enjoué se dessine dans ma tête alors que je lui adresse un sourire compatissant. Dans la taverne, il fait bon vivre. Nous deux mise à part, l’ambiance à l’air d’être plutôt à la fête. Un groupe d’homme bois à une table dans le fond tout en riant grassement. Je m’occupe guère de tout ce qui se passe autour de nous, mon amie à toute mon attention.

“ Excuse moi, je suis peut être trop intrusive, tu n’as pas à me répondre si tu ne souhaite pas en parler, après tout, ça ne me regarde pas.”

Je ne veux pas la braquer. Mon but n’est pas qu’elle se referme comme un huître. Je sais mieux que personne qu’on à tous nos secrets, notre jardins secrets et qu’il n’est pas toujours bon de trop en montrer. Je prend mon verre pour en boire quelques longues gorgées, attendant une réaction de Lexmja à présent.




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~#~Sujet: Re: See you again × Hazel Ven 7 Juil - 15:55

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Être vue dans un tel état pouvait me rendre honteuse. Mais c'était une question que j'avais déjà étudiée : je n'avais pas une réserve de bière telle que celle-ci chez moi. Je n'avais pas non plus assez de maîtrise de moi passé un certain cap pour pouvoir me servir seule. Alors la taverne était le meilleur moyen que j'avais pour me rendre ivre à en oublier mon nom sans que ça ne finisse trop mal. L'alcool pouvait me rendre particulièrement violente, ce qui pourrait me porter préjudice - oui et à la personne à qui je m'en prendrais probablement injustement, si si, j'y ai pensé, je vous assure - cependant, ça n'était pas là ma motivation. Mon humeur du soir tendrait plus à rendre l'alcool triste qu'agressif. Alors certes, cela cassait tout le prestige que je pouvais avoir acquis auprès des personnes qui me reconnaîtraient, mais tout le monde avait bien le droit de flancher de temps à autres... Hazel m'apparaissait comme assez perspicace pour délier l'humeur de la personne. Nous n'avions jamais échangé longuement sur des sujets sérieux, ne nous fréquentant principalement pour le lien professionnel qui nous rassemblait. Mais elle m'avait l'air d'être une femme bien. Sûrement avait-elle son mauvais côté, comme tout le monde, mais Hazel m'évoquait plus l'élégance et la douceur féminine que le côté rustre et déplacé que pouvaient avoir certaines personnes du peuple.

Peuple dont je faisais partie. Même si travailler avec une clientèle aisée rehaussait inéluctablement mon niveau, je n'en oubliais que difficilement mes racines : une pauvre mère poussée à me vendre par manque de moyen, réduite à l'esclavage dont je m'étais échappée pour m'engouffrer dans une bande organisée régie par le vol et l'arnaque... Lorsqu'on me voyait dans la vie de tous les jours, il était impossible de deviner ce passé tumultueux. Je n'avais pas un visage d'enfant de cœur, mais de part ma détermination à vouloir vivre dans le respect des lois et des règles, une droiture exprimée à travers un métier d'artisanat plus que notable par sa finesse, faisaient de moi une personne que l'on plaçait en assez bonne confiance et ce rapidement. Le "haut du panier". C'était à Markal que je devais tout ça... Il m’avait permise de voir le monde différemment et de m'en sortir sans replonger dans mes mauvais travers. Grâce à lui, je m'étais enfin construite. Comment pouvais-je me résigner à le laisser ainsi quitter ce monde ? Quitter mon esprit ? Mon cœur ? Ça m'était impossible... Il n'avait pas été qu'un maître orfèvre à mes yeux...

Comment étais-je sensée réagir face à cette perte ? Y avait-il un mode d'emploi, des règles à suivre, des étapes à franchir pour finir par accepter ce qui était arrivé ? Peut-être qu'Hazel avait les réponses... Elle n'avait pas l'air d'être au mieux de sa forme elle non plus... « Saul ne m’a pas accompagnée ce soir, il est à Sezni pour affaire pour quelques jours… » Une certaine lassitude dans son ton me fit froncer les sourcils. Sezni... Longtemps j'avais eu la hantise de devoir y retourner. De peur d'être rattrapée par cette "Reem" que j'avais été enfant. Même si les chances pour que je retombe sur la famille que je servais étaient infimes - et qu'en plus ils me reconnaissent, je n'avais que trop changé depuis mes quinze ans, année de laquelle datait la dernière image qu'ils devaient avoir de moi, le dernier souvenir d'une fille pour qui ils n'avaient jamais eu la moindre réelle considération - persistait cette boule au ventre lorsqu'il était question de ma région natale. Un jour, j'y retournerai, j'en avais la certitude. Mais je ne comptais pas me projeter là-bas. La vie que je menais à Dahud était très bien pour l'instant. Je n'avais aucune raison de m'en défaire. De plus, jamais la garde ne me laisserait ainsi quitter leur surveillance imposée. Est-ce qu'un jour je parviendrai à gagner leur confiance pour qu'ils lèvent cette épée menaçante au-dessus de ma tête qui risquait de tomber à chaque instant ?

Peu importait cette réflexion sur mon avenir et la pression qui faisait ainsi partie de ma vie depuis ma libération - qui commençait à dater - ce qui comptait : c'était cette chope qui était encore vide. Paraissant affectée par l'absence de son mari, Hazel était visiblement prête à se porter garante de mon ébriété quand elle proposa : « je t’invite… je crois qu’un peu de bonne compagnie nous fera de mal ni à l’une, ni à l’autre. » Avoue-t-elle. Je lui souris. Sa présence ne répondrait probablement pas à mes questionnements, mais au moins elle aurait le mérite de m'apaiser un peu, de ne pas me morfondre seule à parler à ma chope... « Qu’est-ce qui te rend à ce point mélancolique ? Demanda-t-elle après avoir tendu la bière jusqu'à moi. Garm avait l’air à deux doigts de te foutre dehors… Je t’ai connue tellement plus joyeuse », s'inquiéta Hazel. Je terminai une lampée et soupirai en posant ma tête sur ma main, coude sur le comptoir. « Excuse-moi, je suis peut-être trop intrusive, tu n’as pas à me répondre si tu ne souhaites pas en parler, après tout, ça ne me regarde pas. » J'esquissai l'ombre d'un sourire dans le coin des lèvres. Hazel ne me dérangeait pas le moins du monde. Même son indiscrétion dans cette question ne m'offensait en rien. Bien au contraire, j'avais l'impression que c'était la personne la mieux placée pour servir de compagnon de comptoir. « Markal... ça a beau remonter à presque une lune... j'ai du mal à... tu vois ? » Laissai-je en suspend. Mon lien avec mon mentor n'avait jamais été très expressif. Pour les autres, j'étais simplement une apprentie, une amie. Le deuil ne devait pas être si insurmontable que cela. Mais voilà qui devait évoquer que quelque chose de plus nous liait. « J'ai l'impression d'avoir perdu plus qu'un mentor... il était ce qui pouvait se rapprocher de mieux d'une famille à mes yeux... » Dis-je avant d'enfouir ma tête à nouveau dans ma chope. La famille n'était pas une valeur pilier des Feu. Nous étions ensemble par nécessité et non par ce pseudo amour qui doit soit-disant nous pousser à aimer notre frère, nos parents, comme si nous leur devions tout.

La fraternité existait, mais envers des personnes que nous choisissions. Personne n'imposait à un Feu son entourage. C'était à lui de le choisir pour subvenir au mieux à ses besoins et servir ses intérêts. Une vision très cynique des rapports humains que nous entretenions, mais il fallait plutôt voir cela d'un côté pragmatique. À l'époque, Sezni c'était la famine, la pénurie de tout, presque même d'air lors des grosses chaleurs. Alors les choses ne pouvaient être différemment. Même si à Dahud les circonstances et le cadre de vie étaient drastiquement différent, ça n’empêchait guère les réminiscences du mode de vie passé des Seznien dans notre façon d'être. Je ne voyais pas cela comme un mal. Surtout que ça n'empêchait pas de se lier d'amitié avec d'autres personnes, de partager avec ces gens. Mais nous ne nous accrochions pas aux nôtres pour une question de partage du même sang. Non. Nous nous choisissions. « Tu ne devrais pas t'en faire pour Saul. Après tout, ça peut te faire du bien aussi de respirer. Je ne sais pas comment tu peux supporter d'être attachée à un homme de la sorte... » Avouai-je en souriant. Bien évidemment, je savais... J'avais été mariée. Mais le mariage n'avait apporté que violence et douleur. Tristesse et doutes. Cela m'avait renforcée quelque part ; mon cœur n'avait plus jamais chaviré pour aucun homme et j'étais plus que déterminée à ne plus jamais laisser quiconque m'enchaîner à son bras. Certaines femmes - la plupart - voulaient cet enchaînement : épouser un homme, par sentiment, pour sa position, pour ses richesses. Il y avait mille raisons de vouloir se lier ainsi à un homme. Hazel ne paraissait pas être de ces femmes-là, pourtant, elle devait bien y avoir trouvé un avantage. Cela devait lui apporter quelque chose... sûrement... peut-être... peut-être pas. Aucune raison ne paraissait me convenir plus que cette liberté que j'avais à ne dépendre que de moi-même et n'avoir à rendre de comptes à personne. La liberté... Cela avait un prix. Mais pour l'heure, le payer ne me dérangeait pas le moins du monde.

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~#~Sujet: Re: See you again × Hazel Ven 7 Juil - 22:31


See You again

Lexmja & Hazel



Être vue dans une taverne sans être accompagnée de mon mari ne m’inquiète pas. Il est souvent en déplacement - à cause de moi qui plus est - alors j’en profite. Bien sûr, je pourrais l’accompagner, il me le demande parfois, mais je refuse systématiquement. Ses absences me sont bien trop profitables, bien trop essentielles. Je ne me rappel même pas si je l’ai aimé un jour, au début, il m’a séduite, il m’a mise sur un piédestal, prônant ma beauté et mon charme, et j’ai fini par céder à toutes ses avances. Pourquoi ? L’envie de devenir quelqu’un d’autres peut-être, je savais que je ne pourrais pas vendre mon corps toute ma vie, je me fane un peu plus chaque année, et les hommes me préféreront rapidement une petite jeune. J’ai devancé cela avant de me retrouver devant le fait accompli sans gagne-pain. J’ai laissé un homme me passer la corde au cou pour conserver mon train de vie. J’aime l’argent et le luxe, je ne m’en suis jamais cachée, et Saul pouvait subvenir à mes besoins. Seulement voilà, vis-à-vis de moi il est devenu possessif, me considérant comme sa propriété, sa chose. Avec le temps, j’ai appris à faire avec, jouant un rôle la plupart du temps, redevenant moi-même sitôt qu’il a le dos tourné. Je redeviens alors la Hazel pétillante et séductrice. Mes rapports avec Lexmja ont souvent été que professionnel, mais ça ne m’empêche nullement de l’apprécier. Elle fait partie de ses femmes fortes, qui avancent d’elles même dans la vie, pas comme moi qui vit finalement qu’aux crochets de mon mari. S’il le décidait, je pourrais me retrouver dans la rien et sans rien du jour au lendemain. Je ne préfère pas y penser. Au fond Lexmja je l’admire, sa force de caractère est rare. J’ignore bien sûr ce par quoi elle est passée, tout comme elle ignore ma “double vie”, mon passé de favorite n’est pas un secret même si je n’en parle pas facilement. Avouer avoir vécu en vendant son corps aux plus offrant n’est pas quelques choses dont on se vante particulièrement.

Lorsqu’elle me demande ou se trouve mon mari, je prends un air faussement peiné pour lui apprendre qu’il est en déplacement à Sezni. Je suis devenue maîtresse dans l’art de la comédie et de la tromperie. Bien forcée de le devenir pour ne pas me faire prendre et pour vivre une vie pas trop ennuyante. Je n’ai pas envie de songer à Saul ce soir, me forcer à me rappeler cette brutalité avec laquelle il m’a rappelée que je n'étais sienne pas plus tard que la nuit dernière. Je secoue légèrement la tête pour revenir à la réalité. J’invite mon amie, cautionnant ainsi sa soirée beuverie, et pire encore, je me joins à elle, bien qu’elle est quelques chopes d’avance, la soirée risque d’être épique… Garm nous apporte nos verres, visiblement pas ravis de mon arrivé, il aurait sans doute préféré que Lex rentre chez elle, alors qu’à présent, cette option semble sévèrement compromise. Je l’interroge sur la raison de sa mélancolie, avant de me reprendre de peur de la braquer en me montrer trop intrusive. Je suis une jeune femme spontanée, qui ne tourne pas suffisamment de fois sa langue dans sa bouche avant de parler, trop impulsive, je fais et réfléchis dans un second temps ce qui m’a plus d’une fois porté préjudice.

« Markal... ça a beau remonter à presque une lune... j'ai du mal à... tu vois ? »

Lorsqu’elle prononce le nom de son mentor, mon sourire s’efface, je comprends sa douleur. Je n’ai pas perdu une personne chère à mon cœur, mais je peux comprendre. Je sais à quel point la vie peut être dure et sans merci.

“ Je comprends… Je crois qu’on ne se remet jamais vraiment de la perte d’un être cher… Leurs disparitions laissent un vide en nous qu’il nous est impossible de combler… Le temps nous aide, mais ne nous guérit jamais complètement.”

Ma main vient trouver la sienne. Je la serre doucement pour la rassurer et l’apaiser. J’ignore si je peux avoir ce pouvoir, mais l’intention est là et je suppose qu’un peu de chaleur et de compassion ne lui feront pas de mal.

« J'ai l'impression d'avoir perdu plus qu'un mentor... il était-ce qui pouvait se rapprocher de mieux d'une famille à mes yeux... »

Sa détresse, sa tristesse me touche plus que j’aurais pu l’imaginer. L’égoïste que je suis ignorait pouvoir ressentir une telle compassion pour quiconque. Nous buvons en concert une longue gorgée de bière, nos chopes se rapprochent dangereusement du niveau zéro, ainsi, je fais un signe à Garm afin qu’il nous prépare déjà les prochaines.

“ Je n’ai jamais eut réellement de famille… Je comprends ce que tu ressens, tu as perdu ton seul repère et à présent, tu te sens perdu…”

La famille n’est pas un facteur qui m’importe beaucoup, après tout j’avais que ma mère qui n’a pas compris que je veuille devenir tout comme elle une favorite. Quant à Saul… il a beau être mon mari, j’ai beau partager sa couche, il a tout d’un étranger pour moi.

« Tu ne devrais pas t'en faire pour Saul. Après tout, ça peut te faire du bien aussi de respirer. Je ne sais pas comment tu peux supporter d'être attachée à un homme de la sorte... »

A croire qu’elle lit dans mes pensées… J’aimerai tant pouvoir lui avouer la vérité, que je ne suis pas heureuse avec Saul, que j’aspire qu’à une chose, qu’il parte en déplacement… Mais je ne peux pas, je ne peux pas avouer cette partie sombre de moi que je cache aux yeux du monde.

“ Tu as sans doute raison… “

Je soupire, vidant d’un seul trait ma bière, la faisant glisser sur le bar pour que Garm nous servent les pleines. J’en re bois une bonne moitié, songer à mon mariage avec Saul ne me rend pas particulièrement gaie… Mon esprit est accaparé depuis au moins une Lune déjà par cet homme qui s'est refusé à moi, qui s’est dérobé alors que j’étais nue devant lui. Il m’a blessée dans ma fierté oui… Mais il a suscité en moins un intérêt inédit.

“ Oh tu sais ma vie auprès de Saul n’est pas toujours rose, il est bien différent de l’homme qu’il laisse paraître en public.”

J’avoue à demi-mot mon malaise, buvant de bon cœur avec mon amie, comme si les bières que nous descendons allaient effacer nos démons. Les réduire à néant.

“ Il me considère plus comme sa chose que comme sa femme…”

Un bel objet avec lequel il aime se pavaner, voilà ce que je suis pour mon mari, mais peut être que j’en dis trop à Lex, mais les mots sont sortis tous seuls.

“ Nous faisons peine à voir ma cher Lexmja… à nous morfondre dans nos chopes de bières, alors que nous devrions mordre dans la vie à pleines dents, nous amuser et en profiter allègrement… la vie est mal faite parfois…”

Soufflais-je en lui adressant un maigre sourire, mon ton est bien morose et emprunt d’une certaine nostalgie.




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~#~Sujet: Re: See you again × Hazel Dim 9 Juil - 11:50

Hazel Mesmond
&
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See you again
Il m'était difficile d'envier la situation maritale de pourtant les trois quarts de la population. Se trouver un mari, avoir des enfants, c'était l'ordre naturel des choses. Une femme de mon âge, célibataire, cela cachait inévitablement quelque chose. Ce qui n'était pas faux d'ailleurs. Maintenant que Markal n'était plus, peut-être même que ma place à l'orfèvrerie n'était plus certaine... J'avais beau avoir hérité de ses possessions, cela ne voulait pas dire que les autres artisans verraient toujours d'un bon œil la place que j'avais prise. Thorm Précieuse amassait pas mal d'argent, nos créations et notre savoir-faire était une valeur ajoutée réputée dans toute la région. Ce n'était pas une réputation qui dépassait les frontières, mais cela suffisait à m'assurer une clientèle aisée généreuse et consommatrice. Avides de nouveautés, les nobles de la cité se laissaient portés par les modes et leurs envies passagères. Une véritable manne qui nous faisait travailler parfois nuit et jour à deux. Arrivera un jour - plus tôt que je ne le pensais - où je devrais avoir un apprenti. Je ne me considérais pas assez aiguisée pour savoir quelle personne pourrait avoir un potentiel dans cette branche, mais je pouvais me fier à mon instinct et ma perception des autres pour trouver au moins une personne fiable. Avant que les notables ne viennent me demander de rattacher cette petite fortune au bras d'un homme...

Me marier... cela me paraissait impossible. Après tout, mon âme avait déjà été liée à un autre homme. Je me gardais bien de dire que j'étais veuve, mais pour des personnes très croyantes, cela pourrait poser un sérieux problème... De toute façon, je n'en étais pas là. Il n'y avait qu'une raison qui me pousserait à revivre l'enfer du mariage : que ce soit une condition pour que je puisse continuer à vivre de ma passion. Un mariage, ce n'était pas le bon mot. Ce serait plus un contrat, un commun accord où les intérêts des deux parties seraient comblés. Loin de moi l'envie de changer de nom, de maison, de région, de métier. Je ne voulais pas changer pour celui que j'épouserai. Je ne voulais pas lui appartenir et je ne voulais pas qu'il m'appartienne. Les Feu avaient cette fierté de vouloir subvenir eux aux besoins de leur famille. Alors d'ici que je trouve un homme gagnant mieux sa vie, ne cherchant pas une nourrice comme femme, ni une mère poule, s'écouleraient probablement plusieurs années... Unir son âme à un autre était un acte sacré, en rien ça n'était qu'un arrangement.

Ce que je redoutais le plus dans ce genre d'engagement, c'était l'enchaînement que ça impliquait. L'obligation de servir un homme, de lui obéir au doigt et à l'œil. Car c'en était ainsi pour les Feu : le mari possède tout, jusqu'à la personne qu'il a épousé. Ce qui peut paraître "normal" en soi. Ce ne serait normal à mes yeux que lorsqu'une réciprocité sera admise. La femme est autant propriétaire de l'homme que l'homme l'est de la femme. Ce que le mari possède, l'épouse le possède. Ce que décide le mari se faisant avec l'accord partagé de la femme. Retomber dans la violence, l'orgueil, la fierté masculine et les airs de supériorité de Reyliik pouvait me faire avoir des frissons rien qu'à y penser... C'était terrifiant tant ceci paraissait naturel chez les Feu. Bien des femmes, sans pour autant être soumise en apparence, se pliaient à toutes les volontés de leur mari lorsqu'ils se retrouvaient dans l'intimité. Je soupçonnais Hazel d'être dans cette situation malgré la cordialité qui résidait entre Saul et moi. Je ne pouvais que difficile ignorer mes suppositions... C'était un Seznien. Il était l'archétype-même, donc, de cette idée que tous se font des hommes Feu. Je n'étais pourtant pas triste pour Hazel. Elle paraissait savoir comment s'en sortir. Comment garder la tête hors de l'eau. Elle avait beau avoir un regard attendrissant et une silhouette délicate, je ne me faisais pas trop d'inquiétudes au sujet d'Hazel. Elle ne m'inspirait pas fragilité et faiblesse. Les personnes soumises savent souvent s'armer de faux-semblants pour éviter de laisser trop de détails paraître. Mais quelque chose me disait que dans sa situation, elle trouvait son compte...

Le soirée n'apparaissait pas comme celle de notre vie, loin de là... Nos mines basses et mes yeux peinant à rester secs, tant que le nuage au-dessus de ma tête ne se sera pas dissipé, il me serait compliqué d'être de meilleure compagnie... « Je comprends… Je crois qu’on ne se remet jamais vraiment de la perte d’un être cher… Leur disparition laisse un vide en nous qu’il nous est impossible de combler… Le temps nous aide, mais ne nous guérit jamais complètement. » Je soupirai. Ce n'était pas vraiment rassurant, mais au moins elle restait franche sur sa façon de voir les choses. Laissant sa main se lier à la mienne, je lui accordai un léger sourire. C'est la deuxième fois que je perds quelqu'un à qui je tiens. Mais là, c'est différent... Le fait que ces dégénérés d'Eau courent toujours, que personne n'ait payé pour l'injustice dont il a été victime, ça me frustre... Eihnor, mon meilleur ami, mon seul véritable ami de l'époque. Lorsque Reyliik l'a battu jusqu'à ce qu'il meurt de ses blessures, mon cerveau avait pris le pas sur mon esprit et ma réflexion, me poussant à le venger sur l'instant. Pour Markal, c'était autre chose. Peut-être que le massacre ne trouvera jamais de coupables à blâmer. Difficile à accepter pour moi qui ait toujours aimé que chaque chose trouve son équilibre, que chacun paye pour ses actions. Bien loin était passée la Lexmja sans considération. Mais auparavant, c'était le jeu : voler, arnaquer, et le jour où je me suis faite prendre, alors j'ai assumé. Un jeu auquel je ne voulais plus m'adonner. Sans être réellement la citoyenne modèle qu'Alfeim m'oblige à faire croire que j'étais devenue, j'aspirais à la légalité. À me ranger. Si ce n'est dans le moule mari, enfant, foyer, au moins dans celui de la société avec une place méritée.

La bière m'aiderait. Ouais. Ce soir, ce serait mon exutoire. Une lampée, une ! « Je n’ai jamais eu réellement de famille… déclara Hazel. Je comprends ce que tu ressens, tu as perdu ton seul repère et à présent, tu te sens perdue… » La famille... Hm. Ce n'était pas vraiment moi qui pouvais réellement en parler. Ma mère oubliée, mon père ignoré. Si ça se trouve, il était chef dans l'armée ou riche propriétaire de la noblesse Seznienne ! Mais ça n'avait pas une once d'importance à mes yeux. Je nourrissais une curiosité naissante quant à son identité. Cependant, ça ne changerait pas vraiment le fait que la famille n'était pas une valeur que je défendais. Si le sort venait à nous réunir, je ne lui demanderai même pas de me considérer comme sa fille. Je ne le considérerai pas plus comme mon père. Il ne sera que l'homme grâce à qui j'ai pu naître. Après un acquiescement sur mes mots concernant sa situation à elle, Hazel vida sa chope cul-sec. Je fis de même, plus par mimétisme qu'autre chose.

Garm rechargea les chope de cette bière qui commençait à m'attaquer le cerveau. « Oh tu sais ma vie auprès de Saul n’est pas toujours rose, il est bien différent de l’homme qu’il laisse paraître en public. » Reprit Hazel. J'échappai un léger rictus. « Je veux bien te croire... » Que ce soit en société ou dans le travail, les hommes Feu savaient se faire voir sous le jour qu'ils souhaitaient. Ils pouvaient se révéler drastiquement différents dans l'intimité. Reyliik avait complètement détruit l'image que je pouvais me faire des hommes et de l'amour en général. On pouvait tomber amoureux de la pire pourriture sans même s'en rendre compte. On ne voit cette nature qu'après. Et on en paye le prix. Bien des femmes pouvaient rester par cet amour pourtant souillé. Je n'étais pas de celles-ci. « Il me considère plus comme sa chose que comme sa femme… » Mon regard se déposa sur Hazel avec une certaine compassion. Ce n'était pas de la pitié. Je me voyais à son âge... Ce devait être à cette période que j'avais fini par commettre l'irrémédiable geste qui m'avait coûté la prison. Je ne voulais pas qu'Hazel vive la même chose. Mais je ne pourrais pas l'en empêcher. Je ne voudrais pas l'en empêcher. Qui étais-je vraiment pour la juger et juger de ce qu'elle endure ? Parfois, les pressions quotidiennes et les frustration que l'on ressent sont différentes et ont un impact différent sur chaque personne. Cela dépendait de notre seuil de tolérance, de notre résistance, de notre endurance. J'avais été patiente, m'étant mariée jeune, ce n'est que plus tard, bien des années plus tard, que j'avais franchi la limite. Depuis, je ne me suis plus jamais laissée attendrir par un homme. Je n'ai pas d'aversion pour eux. Seulement, maintenant je sais à quoi m'attendre. Alors soit ils ne me donnent pas l'impression de pouvoir me satisfaire même pour une nuit, soit ils sont trop peu capables de considérer les femmes comme des êtres à part entières et portent trop d'attachement à les "posséder" plus qu'à les combler. En règle générale, je pouvais simplement résumer cela en une déception.

« Nous faisons peine à voir ma chère Lexmja… à nous morfondre dans nos chopes de bières, alors que nous devrions mordre dans la vie à pleines dents, nous amuser et en profiter allègrement… la vie est mal faite parfois… » Je souris avant de boire à nouveau. « Tu as raison. C'est pathétique... » Si Garm écoutait discrètement la conversation, il n'aurait pu qu'approuver. « Profiter et s'amuser, pour oublier tout ça autrement qu'avec de l'alcool, c'est c'qu'on devrait faire ! » Déclarai-je avec une lueur malicieuse et déterminée dans les yeux que je peinais cependant à garder rivés dans ceux d'Hazel. Je joignis mes mains aux siennes, attendant qu'une idée jaillisse de mon esprit ou du sien. Ce devait probablement être sous le coup de la bière, mais les seules idées qui me venaient en tête n'étaient absolument pas de bonnes mœurs...

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~#~Sujet: Re: See you again × Hazel Lun 10 Juil - 18:26


See You again

Lexmja & Hazel



Saul n’avait rien de l’homme bien sous tous rapport qu’il voulait bien laisser transparaître. Il est un homme Feu dans toute sa splendeur, autoritaire et misogyne, aimant à me rappeler qu’il m’est supérieur, qu’il me possède purement et simplement. Je le laisse le penser, je lui offre ce qu’il souhaite seulement pour endormir sa méfiance. Si Saul peut se montrer autoritaire et parfois même violent et brutal, moi, je suis aussi sournoise et fourbe qu’une vipère, agissant dans l’ombre pour arriver à mes fins.

Les raisons pour lesquelles mon amie demeure seule et sans hommes dans son quotidien m’échappe totalement, mais je me doute grandement que cela n’est pas un hasard, elle a sûrement ses raisons à vouloir rester ainsi, car ce n’est pas sa grande beauté qui l’empêcherait de trouver homme à son pied. Avec son regard de braise, sa longue chevelure blonde et ses courbes parfaitement dessinées, il ne fait aucun doute que Lexmja doit provoquer bien des convoitises. Son passé ? Peut-être qu’un jour, j’oserai la questionner plus amplement sur le sujet.

Mes propos quant à la perte d’un être cher ne la rassure pas et pour cause, ce n’était pas réellement le but. Je pourrais lui raconter des histoires ayant pour seule but de la rassurer, mais ce serait mensonge et je doute qu’elle est besoin de ça. La famille… je lui avoue ne jamais en avoir réellement eu moi aussi. Ma mère n’a jamais accepté que je suive ses traces en tant que favorite et mon père nous a mises dehors avant même que je puisse avoir des souvenirs de lui. Lexmja et moi vidons nos chopes cul sec, comme si ce geste allait chasser nos idées noires… Une espérance vaine cependant. Garm nous resserre aussitôt à ma demande, se doutant sans doute qu’il est inutile de discuter avec deux femmes qui savent ce qu’elles veulent. Je me confie à elle quant à ma vie avec Saul, comme quoi elle n’est pas toujours aussi rose que je veux bien le laisser transparaître.

. « Je veux bien te croire... »

Sa réponse m’arrache un sourire complice. Non pas que ma situation avec Saul puisse me réjouir, mais pouvoir, en parler ainsi avec une amie qui semble me comprendre me soulage. Ca me fait un bien immense, ça couplé à quelques chopes de bières… c’est le meilleur des remèdes. Lorsque je lui avoue que Saul me considère plus comme sa chose que comme sa femme, le regard de mon amie change, je lis en elle une compassion particulière, l’idée qu’elle est pu traverser une situation semblable me traverse l’esprit, mais je n’en dis rien, ne désirant, mais éveiller en elle de nouveaux tourments. Même si ma vie n’est pas celle que j’aurai voulue, cette idylle que je m’étais imaginée auprès d’un mari aimant, on ne peut pas dire que je sois malheureuse. J’ai réussi à prendre mon parti, à me montrer aussi sournoise et manipulatrice que lui pour le tromper dans le plus grand secret. Je lui fais ensuite part de la pâle image que nous offrons en nous morfondant dans nos chopes de bières alors que nous devrions mordre dans la vie à pleines dents… Je termine ma bière faisant claquer la chope sur le bar en bois

. « Tu as raison. C'est pathétique... Profiter et s'amuser, pour oublier tout ça autrement qu'avec de l'alcool, c'est c'qu'on devrait faire ! »

La lueur de malice que je lis dans son regard me plaît. Nos regards demeurent rivés l’un dans l’autre, c’est comme si à cet instant tout ce qui se passait autour de nous n’avait plus aucune importance.

“ Absolument… et je doute que ce soit ici qu’on puisse le faire…”

Je lui adresse un clin d’œil malicieux, ignorant ou mes envies, mon instinct va bien pouvoir me mener, mais je suis bien décidé à aller de l’avant. Lexmja semble partager cette idée, j’ignore bien sûr si les mêmes idées se dessinent dans sa tête mais son regard pétille à nouveau, son sourire se fait enjôleur alors je me plais à penser que oui. Peut-être est ce l’alcool qui embrume nos esprits… Mais qu’importe.

“ Que dirais-tu de poursuivre cette soirée chez moi ? Saul est absent et nous pourrions… nous amuser sans nous soucier des mauvaises langues… et puis il a fait rentrer des nouveaux vins absolument divin…”

Mes mains attrapent les siennes, les serrent doucement pendant que mes prunelles noisette demeurent toujours fermement ancrées dans les siennes. J’ignore dans quelle voie je m’engage avec mon amie… mais une chose est certaine, si elle accepte mon invitation, notre amitié risque de prendre un tournant inattendu. Je me lève enfin, laissant ma chope vide sur le comptoir. Je me tourne vers Garm pour le payer et lui donner un pourboire généreux. Je ne le vois pas froncer les sourcils en nous observant, lui qui voulait voir Lex rentrer chez elle, semble à présent soucieux de nous voir quitter ensemble sa taverne. A t-il raison ? Peut-être… Il n’est jamais très raisonnable pour deux femmes imbibées par l’alcool de rentrer seule à cette heure, mais il se garde bien de nous donner son avis, car il sait pertinemment que nous ne l’écouterons pas.

“ Tu viens ?”


Mon sourire malicieux et enjôleur enveloppe mon amie d’une aura bienfaitrice. Il semble que nous soyons toutes les deux sur la même longueur d’onde ce soir, les mots semblent à peine utiles pour partager nos envies aux moeurs pas très convenable.

“ Merci pour la soirée Garm, à bientôt sans aucun doute…”

Je suis une habituée de la taverne et Garm sait parfaitement qu’il m’y verra sous peu, il nous accorde qu’un petit hochement de tête avant de nous recommander de nous montrer prudentes. Ma réponse est qu’un sourire taquin… Ce qui n’est pas forcément fait pour le rassurer, mais baste… ce qui se passe lorsqu’on aura franchi le pas de sa porte ne le regarde plus. La main, de Lex dans la mienne je l’attire avec moi à l’extérieur. Je n’habite pas très loin de la taverne. Elle est déjà venue chez Saul et moi pour parler de certaines affaires avec mon mari, sa visite cette fois-ci n’aura absolument rien de professionnel et nous le savons parfaitement l’une comme l’autre. Dans quoi nous nous engageons toutes les deux ? Est ce dangereux ? J’en doute, après tout ce n’est que deux amies prêtes à s’amuser, agir sans réfléchir et sans se soucier du lendemain. Un peu de folie et d’insouciance ne nous fera pas de mal.

Nous déambulons à travers les ruelles sombres pour arriver devant ma demeure imposante. Je l’invite à entrer. Je ne l’ai lâchée à aucun moment. Sa main chaude dans la mienne, je lui lance un regard à la dérober avant de la tirer à l'intérieur à ma suite. A l’abri des regards, mes prunelles peuvent l’observer, la dévorer sans se soucier des quand diras t-on. Je n’ai jamais été attirée spécialement par les femmes, mais cette soirée me fait douter, j’apprécierais toujours autant la gente masculine, mais cette soirée à un goût d’inédit totalement addictif. Dans mon immense salon, une carafe d’un vin hors de prix trône sur la table basse attendant d’être dégusté si on le souhaite… mais ne sommes-nous pas déjà suffisamment saoules ? Dans cette semi-obscurité, nous sommes proches l’une de l’autre, je peux sentir son souffle chaud caresser mon visage. Ce sentiment de nouveauté, cette tension de désir charnelle à peine voilé fait battre anormalement vite mon coeur dans ma poitrine. Cette adrénaline nouvelle m’offre cette sensation de liberté dont j’ai besoin… dont elle a besoin elle aussi à n’en point douter.

“ Dis moi que ce que je m’apprête à faire est mal Lex…”

Soufflais-je mon visage anormalement proche du sien, mes lèvres tremblantes effleurent les siennes, pour venir enfin l’embrasser, timidement, ne sachant pas encore comment elle va réagir. Quelque chose dans son regard me disait qu’elle aspirait elle aussi à ce rapprochement, mais peut être que je me trompe après tout…





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~#~Sujet: Re: See you again × Hazel Mer 12 Juil - 12:17

Hazel Mesmond
&
Lexmja Kielrhan


See you again
Mon éducation a toujours été faite dans les bonnes mœurs Sezniennes. Bien que ma mère n'était pas des plus nobles, avec ce souvenir que j'ai d'elle d'une femme prête à courir tous les lits pour tenter d'en obtenir le moindre avantage matériel ou financier, ce qui ressort de mon environnement est cette idée conservatrice et traditionnelle dont chaque Feu peut bénéficier. Je n'ai pas eu le luxe d'avoir une instruction quand j'étais enfant. Livrée comme esclave, je n'avais que les valeurs Sezniennes en guise de modèle. Mais heureusement - ou malheureusement - mon esprit a toujours été assez fort pour se construire de lui-même. Cela aurait pu m'handicaper si je n'étais pas parvenue à me défaire de cette famille de qui j'avais été la servante pendant cinq années. Ce n'est qu'arrivée à Lucrezia, aux côté de Reyliik, que j'avais appris à lire, écrire, compter. User de beau langage et de belles manières. Il n'avait pas été que mauvais pour moi. Même si je regrettais d'avoir connu l'amour, il m'avait indéniablement construite en tant que femme et pour ça, quoi qu'il ait pu faire, quoi qu'il ait pu devenir et quoi que j'ai pus lui faire, je lui étais reconnaissante.

On avait beau dire ce qu'on voulait, Reyliik en tant qu'homme était presque trop parfait. Pas irréprochable, mais il avait beaucoup à apporter aux autres et ne manquait pas de le faire. En tant que mari par contre... On voyait bien que dans sa vie, ça n'a pas dû être toujours rose dans ses rapports avec les femmes. Je savais que sa mère était morte des suites des coups de son mari. Je savais aussi que Reyliik avait hérité de cette violence dont faisait preuve son père. Je me disais juste naïvement qu'avec cet exemple dans son passé, il ne se laisserait pas aller à cette déviance. Et pourtant... C'est comme s'il s'était découvert une nouvelle passion. Frapper, posséder, disposer, soumettre. Reyliik n'avait plus rien de l'homme que j'avais rencontré lorsqu'il m'avait passé la bague au doigt.Les choses n'avaient jamais été pires que lorsque de ses coups, je perdis notre enfant. Enfant que je ne désirais pas et que j'ai sans doute moi-même condamné injustement. Mais je ne voulais pas qu'il grandisse dans cet environnement. Je ne voulais pas l'abandonner non plus, Reyliik m'en aurait de toute façon empêchée. Quand bien même j'y serais parvenue, j'aurais toujours eu cette appréhension à me dire que peut-être j'avais engendré la même crapule qu'était Reyliik. Un garçon tout mignon mais qui, une fois lancé, ne sera que violence et mauvaises intentions. De là, on pouvait déduire que je n'avais pas un instinct des plus maternels...

Ces tumultes qui s'étaient amusés à tordre et retordre mes valeurs et mes croyances avaient semé des graines de discorde qui me faisait parfois oublier jusqu'à la personne que j'étais. Altérée par l'alcool, un alcool plus mélancolique que violent, je me laissai appâtée comme une enfant à qui l'on promettrait monts et merveilles. « Que dirais-tu de poursuivre cette soirée chez moi ? Saul est absent et nous pourrions… nous amuser sans nous soucier des mauvaises langues… et puis il a fait rentrer des nouveaux vins absolument divin... » Sous l'œil suspicieux de Garm, je souris et acceptai l'invitation d'Hazel d'un cillement intéressé. Loin des regards, tout pouvait être différent. Lorsque deux personnes se retrouvaient entre quatre yeux, les relations changeaient drastiquement. Ce fut, la plupart du temps, en mal pour ma part. Mais avec Hazel, je ne suspectais pas que les choses pourraient mal tourner. C'était une femme de bonne éducation, consciente de la bienséance et des bonnes mœurs. Que je croyais... Mais après tout, je me considérais également comme une femme honorable alors que je l'encourageais de signes aguicheurs. Ce soir, il n'y en aurait pas une pour rattraper l'autre... Taverne quittée, je la laissai me guider à travers les ruelles sombres. Nous les connaissions, en bonnes Feu de Lucrezia, et les dangers qui y résidaient, nous les connaissions tout aussi bien. Je n'étais pas sans défenses et je ne doutais pas du fait qu'Hazel était également capable de se sortir de toute situation délicate. C'était un sens à part entière pour les femmes Feu, à n'en pas douter.

Sous les effets de l'alcool, entre euphorie et déséquilibre, nous parvînmes à atteindre sa demeure. Je la connaissais de jour, de soir. Pour y avoir passé quelques soirées mondaines entre professionnels et petite noblesse brillant d'une fortune assez conséquente pour attirer les yeux de Saul Mesmond et de quelques représentants. Markal n'était pas à l'aise dans ce genre de gala. Il était heureux d'avoir trouver une personne aimant se prêter au jeu. Ma curiosité et ma sociabilité étaient appréciées dans ce genre d'événements. Cela permettait de mettre en valeur Thorm Précieuse. Bien que l'atelier tournait de façon raisonnable, ça ne faisait pas de mal de faire un petit peu sa réclame lors de ces dîners. Mon invitation de ce soir était totalement détachée du cadre professionnel. Ce qui rendait mon entrée dans la demeure assez perturbante. Il n'y avait personne, nous serions seules. Toutes les deux avec sûrement quelques domestiques endormis à cette heure tardive. Cela donnait une atmosphère toute particulière aux couloirs par lesquels Hazel me conduisait, nos mains toujours liées. Nous arrivâmes dans le salon. Une luminosité basse me permettait de discerner toutes les formes mais masquait certaines couleurs. Ou alors était-ce l'alcool qui m'embrumait la vue autant qu'il m'embrumait l'esprit. Une proximité dangereuse entre Hazel et moi occultait cependant tout ce qui pouvait se trouver autour de nous. Ses yeux dans les miens, glissant le long de mes traits alors que ma main libre vint délicatement effleurer son épaule.

Que faisions-nous ?

Cet éclair de lucidité fut dissipé par le contact raffiné de ses lèvres suaves. Une lascivité m'éprit alors que ma poitrine se soulevait au rythme lent mais intense de ma respiration. Nous n'étions que toutes les deux, seules dans cette villa. Seules dans ce monde qui se tissait tout autour de nous. Ma main remontait subrepticement le long de son bras, de son épaule, se logeant dans son cou pour dévier vers sa nuque où je glissai sensuellement mes doigts dans ses mèches brunes. « Dis moi que ce que je m’apprête à faire est mal Lex… » Me dit-elle du bout des lèvres alors que nos souffles s'entre-mêlaient. Au silence de sa voix je sentis monter en moi un désir charnel qui ne demandait qu'à prendre le contrôle. Celui de mon corps et du sien. La chaleur de nos corps croissait à mesure que les secondes défilaient. Sans répondre, je dévorai ses lèvres langoureusement. Mes doigts se resserrèrent sur sa nuque alors que l'autre main se détacha de la sienne pour l'enserrer par la taille, la menant contre moi. Un baiser d'une passion charnelle qui ébranlait mes sens un à un. Je mis cependant fin à cette danse, volant du bout des lèvres une de ses expiration avant de sensuellement voyager du coin de sa bouche jusqu'au creux de son cou. Ma poitrine contre la sienne, nos respirations s'alternant pour finalement marcher au même rythme. Je pouvais sentir son cœur battre alors que ma peau frissonnait de désir. Son odeur, parfum satiné captivant, la douceur de sa peau aussi délicate que les bijoux que confectionnait son mari... Son mari.. Saul... Yeux écarquillés, je me reculai d'un pas. Même si ces gestes que nous nous accordions n'étaient que purement physiques, il était inconcevable que je me lance dans ces ébats... L'envie avait beau être là, impétueuse et audacieuse - sûrement encouragée par mon manque de fréquentations de ces dernières années - il m'était impossible de poursuivre.

Hazel avait raison... nous ne pouvions pas le faire. C'était mal. Pas en soi, car deux personnes consentantes devraient pouvoir se libérer des normes que nous imposaient la bienséance. Comme deux amis s'insultant sans vraiment s'insulter, deux femmes ou deux hommes ayant une attraction physique l'un envers l'autre devraient pouvoir en profiter et prendre du plaisir sans que cela ne vienne entacher leur réputation. Mais ni elle, ni moi, ne pouvions nous permettre ce luxe de laisser libre cours à nos envies... « Hazel... Tes yeux envoûtants, ton odeur et ta douceur... tu es comme une confiserie dont on aimerait savourer chaque courbe, se délecter de chaque grain de sucre... » Lui susurrai-je, mordillant mes lèvres en m'approchant à nouveau d'elle. Légèrement haletante, réprimant mon envie de la mettre au sol et de la délivrer de sa tunique pour découvrir son intimité alléchante, je repris ses mains dans les miennes et lui adressai un regard joueur mêlé à une sagesse qui n'aurait jamais pu se frayer de chemin dans mon esprit avec ce degré d'alcool dans mon sang quelques années auparavant. L'âge me rendait-il moins impulsive ? Non, je mettais plutôt cela sur le dos des coups que j'avais dû encaisser à cause de mes méfaits et de ma fougue... « Peut-être devrions-nous simplement déguster ce vin... un léger silence plana sans que je ne referme mes lèvres. Un sourire courba ma bouche. On pourrait rendre ça tout de même intéressant : pose une affirmation sur moi, sur une envie, quelque chose que j'ai pu faire ou non. Si c'est vrai, je bois et tu en poses une autre. Si c'est faux, tu bois et je t'en pose une », lui proposai-je malicieusement. D'accord, sagesse était un bien grand mot. Car même si le jeu ne serait pas physique, il persisterait certainement. Ne restait plus qu'à prier que l'alcool me donnerait d'oublier ce qui avait failli se passer entre nous afin de ne pas être mal à l'aise lorsque je verrai à nouveau Saul. Cela ne me gênerait certainement pas face à Hazel. Je n'avais pas honte de mes attirances ; depuis toujours, ce qui m'avait donné envie, fait plaisir, je l'avais assumé. Et il ne faisait aucun doute qu'elle se serait volontiers offerte à moi sans ciller.

@Hazel Mesmond × #Sanie #Vanka × 1758 mots

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Hazel Mesmond
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~#~Sujet: Re: See you again × Hazel Lun 17 Juil - 22:46


See You again

Lexmja & Hazel



Je ne suis pas issus d’une famille noble. Ma mère était qu’une vulgaire pute qui a forniqué avec un riche marchand Seznien, et si moi je fais partie des haut nom du Feu c’est mon maris qui m’a apporté mon rang et ma richesse, c’est lui qui m’a appris à me comporter comme une noble, une jeune femme de bonne famille.

Peu importe notre passé ce qui compte c’est ce que nous sommes aujourd’hui, et le chemin que nous allons emprunter pour notre avenir. On dit souvent que nos destins sont tracés avant même notre naissance. Je ne suis pas de cette avis, selon moi chaque individu à un pouvoir sur sa vie et son destin, rien n’est gravé dans le marbre. Lexmja et moi sommes dans la fleur de l’âge et tout est encore possible, mais ce soir, nous ne pensons guères au lendemain, nous oublions nos soucis, nos démons dans quelques chopes de bière. J’ignore si c’est l’alcool qui embrume mon esprit, mais la proposition que je fais à Lex en l’invitant chez moi n’a rien de sage… Elle comme moi le savons parfaitement, et pourtant elle accepte sans sembler hésiter. Loin des regards, dans l’intimité de ma demeure les choses peuvent devenir tellement différente. C’est effrayant et excitant à la fois. Je suis comme une enfant qui ne peut résister face à l’interdit. Je ne connais finalement pas suffisamment Lexmja pour prévoir comment allé tourner les choses, je pouvais simplement espérer qu’elles soient agréable. La jolie blonde me faisant face ne semble pas plus raisonnable que moi, m’encourageant de sourire et regards aguicheurs… nous quittons la taverne sous le regard curieux et inquiet de Garm pour rejoindre l’intimité de ma demeure. Les dangers qui rodent la nuit, nous les connaissons, autant l’une que l’autre et si par chance nous sommes arrivé jusqu’à chez moi sans encombre, nous aurions était sans nul doute capable de nous défendre si cela avait été nécessaire.

Mon amie est ici ce soir non pas pour le travail, non ce soir il s’agit de tout autre chose. De deux femmes animée par les vapeurs de l’alcool, dans une ambiance bien plus… intime. Nous serons seules, dans cette immense demeure, et nous le resterons. Nous sommes bien loin de ces soirées mondaines dans lesquelles nous nous sommes rencontrées. Nos mains liées, nos doigts entrelacés je la guide jusque dans le salon faiblement éclairé. Seule quelques chandelles sont allumées ci et là, rendant l’atmosphère plus intime encore. Nous sommes trop proches, dangereusement proches, et diable que je la trouve attirante à la lueure des chandelles. Elle m’effleure l’épaule, ce contact aussi léger qu’un battement d’aile de papillon me fait l’effet d’une décharge électrique. Elle m’électrise, m’attire. Je voudrais pouvoir résister à cette envie qui me ronge de l’intérieur, mais je n’y parviens pas. Je comble le maigre espace entre nous, plaquant mes lèvres aux siennes pour l’embrasser lascivement. Nos langues s’enlacent en une danse fiévreuse. Ma respiration devient rapide et irrégulière, j'agis mal, je le sais, je ne devrais pas faire cela, et pourtant je n’arrive pas à m’en empêcher. Nous sommes seules, et je sais parfaitement que personne ne viendra nous déranger cette nuit. Seulement est-ce une bonne chose ? Vu comme les choses semble partir, je n’en suis pas certaine. Je rompt doucement ce baiser, l’implorant presque d’une voix à peine audible d’arrêter, de me dire que ce que je fais est mal… pour tenter de m’arrêter. Je fais appel à sa lucidité… mais l’est-elle plus que moi ? Je l’espère car si elle ne dit rien mon désir à son égard va faire que grandir, devenir brûlant et indomptable. J’ignorais pouvoir ressentir autant de désir pour une femme, est-ce le fais de l’alcool ? Ou simplement elle, dont la présence m’a rassurée, apaisée ? Est-ce finalement bien important de trouver une raison à cela ? Pas réellement, j’aspire seulement à profiter du moment présent. Elle ne s’arrête pas, elle revient m’embrasser, me serrant doucement contre elle. Ma main viens prendre sa nuque, la caressant du bout des doigts alors que le seconde se pose sur son épaule. Elle m’attise et me transporte dans un monde où nous sommes comme seules au monde. Je sens son souffle caresser mon visage, sa chaleur irradie délicieusement en moi. Nos lèvres se séparent, nos respirations pourtant rapide et saccadées semble faire plus qu’un seul souffle. Je profité de ses caresses, glissant ma main sur son épaule sur sa poitrine généreuse… et puis je vois la belle changer d’attitude. Son regard change, puis elle se recule. Prent-elle conscience du danger qui nous guettes si nous restons ainsi l’une contre l’autre… les baisers et les caresses deviendrons bien plus que ça, des ébats passionnés et brûlant. Elle a conscience de cela et à la force de se détacher de moi et de résister à nos envies pourtant commune. Je peux que partager sa position nouvelle, je sais que c’est mal, et même si tromper Saul et pour moi affaire commune, je ne peux mettre mon amie mal à l’aise avec un de ses collaborateurs.

« Hazel... Tes yeux envoûtants, ton odeur et ta douceur... tu es comme une confiserie dont on aimerait savourer chaque courbe, se délecter de chaque grain de sucre... »
«  Tu ne devrais pas me dire de telles choses Lex… » Je me mordille la lèvre, la regardant avec une envie non dissimulée. «  Ce n’est pas pour calmer mes ardeurs… au contraire, tes mots les attisent que trop… »

Ma main glisse sur sa taille fine et bien dessiner. J’admire chacun de ses traits, chacune de ses courbes, elle est un véritable appel à la luxure. L’attraction physique entre nous est à son paroxysme… et pourtant elle parvient à se détacher de moi, pour mettre un terme à ce jeu trop dangereux.

« Peut-être devrions-nous simplement déguster ce vin... On pourrait rendre ça tout de même intéressant : pose une affirmation sur moi, sur une envie, quelque chose que j'ai pu faire ou non. Si c'est vrai, je bois et tu en poses une autre. Si c'est faux, tu bois et je t'en pose une »


Son jeu est intéressant. J’acquiesce d’un sourire malicieux. L’alcool n’était pas fait pour adoucir les esprits, mais cela me permettra d’en apprendre plus sur elle… à condition bien sûr que je m’en souvienne le jour levé. Rien est moins sûr. Je la reprend par la main, l’invitant jusque dans le canapé confortable du salon. Je m’installe proche d’elle avant de nous servir deux coupes, reposant la carafe de vin sur la table basse.

« Jouons alors. » Un sourire malicieux anime les traits fins de mon visage. Je prends sa coupe et la lui tend. «  Je commence donc… »

Je la dévisage, mon regard pétille de malice. Je la déshabille littéralement du regard cherchant quelques chose pour faire mouche et la saouler d’avantage.

« Je pense que tu es une femme avec une immense force de caractère et que tu places ton travail avant toute chose. »


Voilà une chose qui à moi m’est totalement étrangers. Depuis que je suis mariée à Saul, je me laisser vivre, je vis à ses crochets. Je ne me souviens même pas ce qu’est de travailler… Je suis certaine que sur ce point-là Lex est moi sommes diamétralement différentes. Elle acquiesce et moi un verre. Je la resserre avant de poursuivre. Je cherche pour la suite, puis ses mots concernant mon mariage me reviens à l’esprit.

« Je pense que tu n’es pas le genre de femme à se faire passer la bague au doigt. »

Un sourire éclair mon visage lorsqu’elle acquiesce une nouvelle fois. Un second verres pour la belle. Je la resserre, ravie de mes deux affirmations se révélant exacts.

« Hum… c’est que ça se complique… Tu es une femme aussi… complexe qu’attirante. Lire en toi est pas aussi simple que ça… »  

Je la flatte, lui adressant un sourire complice avant d’enfin poursuivre et énoncer la troisième affirmations la concernant.

« Je ne suis pas certaine que tu es un jour connus l’amour ? »

Je ne suis pas sûr de moi, pas du tout et ça se ressent dans le ton de ma voix… et pour cause, sa tête balance doucement de gauche à droite. J’affiche une moue faussement boudeuse avant de vider mon verre d’une seule traite. Je m’en serre un second. Ma coupe entre les mains, je m’installe confortablement et me tourne vers elle.

«  A ton tour ma belle… à toi de tenter de lire en moi sans te tromper. »


Mon sourire est malicieux et enjôleur, je lui lance là un véritable défis, et j’ai hâte de voir comment elle va le relever.





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~#~Sujet: Re: See you again × Hazel Hier à 11:56

Hazel Mesmond
&
Lexmja Kielrhan


See you again
L'ivresse et l'envie amènent plaisir mais aussi désordre. Je ne pouvais pas me permettre de faire de faux pas, je n'avais personne qui passait derrière moi pour ramasser les pots cassés. Tout ce que j'avais, c'était un homme prêt à saisir la moindre opportunité pour me faire tomber, pour faire s'écrouler les cartes que j'étais parvenue à maintenir pour créer ce petit château que je comptais bien faire grandir et grandir encore et encore. Je voulais que depuis le siège qui Malaggar lui avait accordé à ses côtés, Markal soit fier de moi. Ce n'était pas réellement une façon d'être digne de lui que de tenter la femme d'un collaborateur à l'adultère avec une femme... Un parjure pour la bien-pensance et l'étique. Déjà de tromper, mais encore plus avec une personne du même sexe. Les dieux eux-mêmes menaceraient de nous punir pour un tel acte. Enfin, c'est ce que l'on nous rabâchait pour façonner notre mode de pensée. À mes yeux, cet interdit n'en était que plus excitant encore que pour moi, cela pouvait tout aussi bien être le plaisir de partager un verre, un repas. Il n'était pas réellement question de sentiments, seulement de laisser aller profitable aux deux parties. Deux parties plus qu'intéressées. Mais je ne devais pas avoir encore assez bu... Les années m'avaient peut-être rendue plus résistante aux effets de l'alcool. Fort heureusement pour nous sans doute.

Je savourais la lascivité de ma partenaire tout en écoutant sa douce voix qui venait s'ajouter à la mienne lorsque je la gratifiais de ce qu'elle m'évoquait. Un jeu dangereux, un jeu que je souhaitais arrêter par raison mais poursuivre par envie irrépressible. Mon épiderme tout entier bouillonnait de ce désir charnel qui ébranlait chaque parcelle de mon corps. Mais souffle et esprits repris, nous parvînmes toutes les deux à trouver un tout autre moyen de jouer. De profiter de ce temps que nous laissions filer à toute vitesse sans prendre le temps d'en apprécier les instants. Le vin s'écoula et elle m'apporta une coupe. « Jouons alors. Je commence donc… » Je pris la coupe qu'elle me tendait et en regardai malhabilement la robe. L'obscurité empêchait toute distinction précise - ou peut-être était-ce l'alcool, voire les deux - mais les Mesmond avaient des goûts raffinés. Ce ne serait sûrement pas un picrate sorti d'une cave de taverne mal fréquentée. Les Feu n'étaient pas réputés pour la qualité de leur vin, les vignes ne poussant pas en Sezni. Les Terre avaient là un avantage considérable qui rendait leurs marchandise bien plus noble qu'il ne pouvait le paraître. Bénie soit Lucrezia de nous apporter le vin Gorkien ! Je n'étais pas particulièrement fervente de la réunion des élémentaires, mais pour tout ce que ça avait pu m'apporter de bien dans ma vie, l'échappatoire que cette ville avait été pour moi, m'obligeait à nuancer mes pensées et à croire en cette ville. Berceau de réussite, de crime, de dépravation mais aussi de commerce et d'échange. Tout n'était pas bon, mais tout n'était pas à jeter non plus.

Sans gêne aucune, je suivis son regard qui me dévisageait. Tentait de me percer à jour. Un sourire en coin face à toute la malice qui se lisait sur le visage d'Hazel, j'essayais de me préparer à la question qu'elle pourrait me poser. « Je pense que tu es une femme avec une immense force de caractère et que tu places ton travail avant toute chose. » Un sourire large se dessina sur mes lèvres. « C'était facile. » Lui dis-je, non sans orgueil, en levant mon verre avant d'en prendre une gorgée. Incapable de réellement en savourer tous les arômes vu mon état, je l'aurais certainement trouvé bon même si ça n'avait pas été le cas ! Le verre vidé, je le tendis vers Hazel pour qu'elle me resserve et pose une nouvelle question. « Je pense que tu n’es pas le genre de femme à se faire passer la bague au doigt. » Mon sourire s'atténua. Je n'avais peut-être pas pensé aux questions qui pourraient m'être posées et aux réponses qu'il me serait en droit de dire ou non. Enfin en droit... Qui me seraient en tout cas favorables à dévoiler ou, au contraire, à taire... Celle-ci restait toutefois abordable tant que je ne rentrais pas dans les détails. Sans dire un mot, je bus un verre, une moue quelque peu suspicieuse. Une nouvelle fois, je tendis la coupe à Hazel qui me resservit. « Hum… c’est que ça se complique… Tu es une femme aussi… complexe qu’attirante. Lire en toi est pas aussi simple que ça… » Je l'intimai d'un regard charmeur. « Le charme est une arme dont il faut savoir se servir mais aussi préserver. » Et mon petit doigt me disait que Hazel savait exactement jouer du sien sans l'abandonner, laisser son intégrité en pâtir. Si le contraire était vrai, elle ne se permettrait pas de jouer ainsi.

Lui laissant le temps de prononcer une troisième affirmation, je la scrutais pour préparer les miennes. « Je ne suis pas certaine que tu aies un jour connus l’amour ? » J'arquai un sourcil. Cette proposition assez audacieuse me déclencha un rictus. Je gardai un sourire affiché mais détournai les yeux un bref instant. « Vous pouvez boire ma très chère dame. » J'avais beau en dire tout le mal possible aujourd'hui, j'avais connu l'amour. Enfin, ce que je pensais être de l'amour. L'intensité n'avait pas été à la réciproque bien longtemps. À moins que frapper et réduire à l'état d'objet était une façon d'aimer... Reyliik m'avait envoûtée, enrobée de ce sentiment par lequel je me sentais prête à parcourir le monde à ses côtés. J'ai longtemps tenté de me persuader que sa violence n'était qu'une mauvaise passe. Que les choses pouvaient s'arranger. Je m'étais trompée. Et même si le temps et les coups ont déchiquetés cet amour que je lui portais, il m'était impossible de dire qu'ils n'avaient jamais été présents. Je les avais ressentis. Je l'avais aimé. L'homme que j'avais tué n'était pas celui envers qui j'avais pu porter ces sentiments. Mais c'était une autre histoire à mes yeux. Deux époques différentes. Deux personnalités différentes. Ma vie était morcelée de personnalités, d'époques, de moments où moi-même j'avais été très différente. Même si aujourd'hui cela me paraissait être à des années lumières, cela faisait tout de même partie de moi.

Une moue mêlant fierté et malice se dessina sur mon visage alors qu'elle se prenait joyeusement au jeu. « À ton tour ma belle… à toi de tenter de lire en moi sans te tromper », dit-elle, regard défiant et inquisiteur. Je souris de plus belle, l'observant, plissant les yeux comme si cela me permettait d'être plus concentrée. Me replaçant bien face à elle, profitant également du canapé confortablement, je me lançai : « Je dirais... Plana un instant de silence. Tu as été bercée par l'amour d'une mère toute ton enfance ? » Elle but. Je souris. Presque fière. Mais essayant toujours de réfléchir à ce qui pourrait l'avoir construite. « Tu n'es pas ignorante de l'effet que tu as sur les hommes, consciente de ton charme ? » Elle but une nouvelle fois. Je tentai alors de m'aventurer sur un terrain plus glissant... « Ton mariage avec Saul est un arrangement entre vos deux familles ? » Il était courant dans le Sud et dans la mentalité Feu en général, d'user des liens du sang pour l'intérêt des affaires. La famille était un moyen de subvenir à nos besoin et de préserver ce que l'on possède. Lorsque deux familles se voyaient unies, leurs richesses se voyaient renforcer, l'une par celle de l'autre. Hazel devait venir d'une famille assez notable de ce que je pouvais en penser. Mais visiblement, je m'étais trompée : son union avec Saul n'était pas un mariage d'intérêt. Je penchai la tête sur le côté, perplexe. Et vidai ma coupe. Je la tendis pour qu'elle me resserve. « Hm... on va vite être à court... » dis-je en voyant le niveau de la bouteille. Il devait y avoir de quoi servir encore deux petites coupes mais sans plus. « Tu ferais mieux de te tromper », déclarai-je en la défiant d'un rire amical.

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