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Love flows deeper than the river || Marigold && Aedrian

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❝ Disponibilité RP : Disponible
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~#~Sujet: Love flows deeper than the river || Marigold && Aedrian Lun 26 Juin - 0:48


Love flows deeper than the river

MARIGOLD OSREN & AEDRIAN SCARFIN


Ibai, la capitale de Vainui. A chaque fois que j’y mets les pieds, tout un tas de souvenirs refont surface. Des bons, des moins bons. J’aime tellement mon village que lorsque je me rends là-bas, je le fais presque à reculons. Mais mon emploi actuel me l’oblige, puis, quand j’y réfléchis, si j’étais devenue soldat, je ne serais pas restée vivre à Asgeir. Ce que mon père a fait ce jour-là a du bon, finalement. Je n’aurais jamais cru penser de cette manière un jour, mais je ne pourrais pas lui en vouloir indéfiniment. Il est mon père et a toujours tout donné pour moi. C’est aujourd’hui à mon tour de tout faire pour lui et de le rendre fier, même si mon métier ne me passionne pas autant que ce que j’avais rêvé de devenir plus jeune.

Après presque cinq jours de voyage et un petit incident en route, j’aperçois enfin la capitale.  C’est un soulagement d’arriver enfin. Je ne suis jamais rassurée lorsque je monte à cheval, non pas parce que je n’aime pas ces bêtes, bien au contraire, mais j’ai toujours peur de les fatiguer plus qu’il ne faut ou qu’ils se blessent. J’ai toujours eu cette affinité particulière avec les animaux, et leur faire du mal est une idée qui me répugne. On se fout souvent de moi lorsque je parle de ma crainte lors des voyages à cheval, c’est pourtant une inquiétude réelle et sans exagération. Cela dit, ce voyage s’est visiblement bien passé pour ma monture, malgré le détour que l’on a dû faire et ce qui nous a coûté presque une journée de plus. La bête ne semble pas fatiguée et c’est une bonne chose.

Si je suis de retour à Ibai, ce n’est pas pour le simple plaisir de faire parcourir des lieues à mon cheval. Etant encore apprentie, c’est moi qui suis chargée d’aller démarcher nos clients récurrents. Je dois aller les voir et leur demander s’ils seraient intéressés par de nouvelles forges. La clientèle dans notre village n’est malheureusement pas suffisante. Mon père m’a évoqué une fois l’envie de nous déplacer jusqu’à Ibai. Il est vrai que ça faciliterait les choses et l’accès aux soins pour lui serait plus simple, mais quitter mon village serait trop difficile. Je m’efforce de le convaincre qu’en restant à Asgeir, on garde notre marque de fabrique, notre prestige. A Ibai, il y aurait une concurrence plus difficile à combattre. Alors il vaut mieux faire le voyage de temps à autre et démarcher nos clients habitués.

Les premiers pas dans la ville d’Ibai sont toujours les mêmes. Je marche aux côtés de ma monture en traversant la rue passante. Il y a toujours du monde, entre les commerces, les voyageurs, les passants. Il est vrai que cette ville a un certain charme et la vie ici n’est pas désagréable. Mais pour y être restée un moment lors de ma formation, je sais à quel point à un moment donné il m’est difficile de supporter toute cette activité. Je suis faite pour le calme. Je suis plus comme un fleuve qui rejoint tranquillement la mer tandis que les habitants d’ici sont beaucoup plus semblables à un torrent dévalant la montagne pour se jeter dans une rivière en aval. On n’est pas tous pareils. Je ne me vois plus vivre ici. Chaque coin de rue m’est pourtant si familier. Je me rappelle de cette taverne dans laquelle je buvais des chopes avec mes confrères et mes consœurs apprentis soldats ; je me rappelle de cette poissonnerie où la patronne passait ses matinées à crier que son poisson était le meilleur de toute la ville si ce n’est de tout Vainui ; je me rappelle surtout de cette boutique dans laquelle travaille Marigold. Ah… Marigold. Un des souvenirs les plus chers que j’ai de la capitale. Si je devais décrire l’histoire de notre rencontre et tout ce qui s’en est suivi, je ne saurais par où commencer. Un sourire timide se dessine sur mon visage à la vue de cette boutique. Je suis heureuse de voir qu’elle est toujours là, inchangée. Contrairement à d’autres échoppes de la rue, il y a eu des rénovations, des changements de propriétaires, des abandons. Mais pas pour cette boutique-là. Je reprends mon chemin. Puis après quelques pas, je suis prise de remords. Je fais demi-tour et me dirige vers le petit magasin. J’attache mon cheval au-devant en lui signalant clairement que je n’en ai pas pour longtemps et je m’avance vers la porte d’entrée.

Je n’ose pas. Je reste un moment plantée là, devant la porte. Je sais que l’on a probablement remarqué ma présence, je sais que des gens me regardent, se demandant ce qu’une jeune femme comme moi fait plantée devant la boutique à ne rien faire. Lassée de ces regards, j’ouvre alors la porte. La porte émet un bruit léger mais suffisant pour signaler ma présence. Il est trop tard pour faire demi-tour à présent. Mon estomac se noue, je ne sais pas pourquoi j’ai fait demi-tour, pourquoi je suis entrée là. Peut-être que Mari ne travaille plus là, ce qui m’étonnerait fort cependant. Je fais un pas, puis un second. Personne pour venir m’accueillir. J’hésite à de nouveau revenir sur mes pas, ce n’était peut-être pas une si bonne idée finalement. Je ne me reconnais pas à être là, les mains tremblantes, à autant hésiter. Alors je prends mon courage à deux mains.

« Il y a quelqu’un ? »

Je n’ai toujours pas de réponse. Ce n’était peut-être pas le moment. Je tente une dernière fois, un dernier appel. Après tout, je n’ai pas besoin de savoir s’il y a quelqu’un mais simplement si Marigold est là. C’est elle que je veux voir. Pourquoi ? Je ne sais pas. Peut-être simplement parce que voir son visage serait agréable.

« Marigold ? Tu es là ? »

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❝ Disponibilité RP : Disponible
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~#~Sujet: Re: Love flows deeper than the river || Marigold && Aedrian Mar 4 Juil - 1:30

La température commence à se faire déprimante, de plus en plus. Marigold ne sait pas trop quoi en penser, elle est trop occupée à rajouter des doublures, ainsi qu'à devoir faire des manteaux, des capes pour réussir à se poser assez longtemps pour y penser. De toute façon, elle préfère ne pas le faire, même quand elle en a l'occasion. C'est effrayant, elle a l'impression que les Dieux ne sont pas d'accord non plus avec ce qui est arrivé à Lucrézia lors de leur fête et ils le font payer à tous alors qu'il n'y a que quelques coupables. C'est de plus ne plus inquiétant, mais elle se dit que ça ne va pas durer. En attendant, elle ajuste, coud, crée, elle ne s'ennuie pas. Même les autres couturières avec qui elle partage la boutique sont plus occupées, même si certaines commandes sortent de leur champ d'expertise habituelle, sa mère aussi, qui tend de plus en plus vers la retraite, coud un peu plus dernièrement. Les demandes, essayer de faire un stock, elles donnent l'impression d'être des écureuils avant l'hiver. Elle n'a pas d'autre image en tête. Occupée, elle prend tout de même le temps de se reposer et d'adresser quelques prières. Elle ne sait pas plus ce que cela peut donner, mais peut-être que de la part d'une Eau qui ne partage pas le point de vue des extrémistes, cela va fonctionner. Ou tout du moins les calmer un peu. Tant que ce n'est pas le contraire, elle ne pense pas pouvoir faire plus.

Elle est en train de doubler une cape, faisant semblant de pas voir la vraie fourrure — fourrure provenant d'un animal de compagnie mort, mais cela la dégoûte pareil —, elle chantonne en même temps, sans s'en rendre compte, mettant un peu d'ambiance dans l'arrière-boutique puisque c'est calme. Elle est seule, c'est une première en quelques jours. Les autres ont décidé de prendre une pause, bien mérité, ou bien de continuer chez elles. Il n'y a pas non plus de clients, comme s'ils avaient décidé d'attendre et d'arriver tous en même temps. Ce qui ne la surprendrait pas, ils semblent vraiment douer pour faire cela. Elle sursaute lorsqu'elle entend son nom, et elle se lève. – Hey, Aedrian ! fit-elle, avec un sourire, lorsqu'elle l'aperçoit une fois sortie de l'arrière-boutique. Depuis combien de temps attend-t-elle ? Car elle n'a pas entendu la porte s'ouvrir ni se refermer, pas plus le son de la rue. – Désolée, la clochette est brisée. La cordelette a lâché après un énième mouvement de porte, la clochette a été rejoindre le sol et la petite boule qui tinte contre les parois décidé d'aller vivre sa propre vie par la suite. Elle l'a retrouvé sous une des tables. C'est arrivé il y a environ deux heures, et elle n'a pas eu le temps d'aller en chercher une autre ou encore demander à la faire réparer. Elle ne veut pas laisser la boutique sans surveillance. Elle s'est dit qu'elle n'avait qu'à porter plus attention aux bruits... ce qui n'a pas fonctionné, car elle a fait le saut en entendant son nom. Elle a été absorbée par ses travaux. Elle espère surtout qu'elle n'a pas raté d'autres personnes pendant qu'elle était dans sa bulle.

Elle regarde vite fait les comptoirs, les étalages, mais tout semble être là. C'est un soulagement, mais elle ne pensait pas être devenue si dépendante à la clochette. – Ça va ? lui demande-t-elle, contournant le comptoir, non sans avoir regardé la caisse d'un coup d'œil (tout semble être là) afin de se rapprocher de la jeune femme. Elle la prend dans ses bras, rapidement. – Tu veux une nouvelle robe ? demande-t-elle. On ne sait jamais, bien que quelque chose lui dit que c'est en rapport avec son travail d'apprenti. Elle fait la conversation, elle est bien contente de la voir. Elle n'a pas d'arrières-pensées, elles sont amies à présent, enfin de son côté. Elle ne sait pas trop si c'est aussi le cas d'Aed. Sujet qui n'est de toute façon pas à aborder en public. Il n'y a personne sauf elles en ce moment dans la boutique, mais n'importe qui peut entrer n'importe quand.

______________________

So long under water ♦ I couldn't hold my breath anymore ♦ In this watery world ♦ I went ♦ Down, down, down ♦ Past the carals ♦ Sinking into the bottomless deep

Spoiler:
 


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